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Le
Combat du peuple
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N°497 |
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Du lundi, 09 mai
2005
Violences politiques
au Togo : Crimes d’hier et tragédies d’aujourd’hui : ’Opposition togolaise
atteinte de sida mental ?
S’interroge Le Combat du Peuple. Dans
sa dernière parution, N° 496, le confrère avait publié un article sur les
violences perpétrées après la proclamation des résultats provisoires avec à
l’appui des photos sur les destructions et casses dont,
selon lui, les militants de l’UFC, du CAR et de la CDPA se sont rendus coupables
dans les Lacs notamment à Aklakou et à Avévé (son village natal) et ceci pour
montrer à ses lecteurs « le degré de barbarie de ces soi-disant démocrates qui
sont prêts à déclencher un véritable pogrom pour atteindre leur finalité
politique »
Aujourd’hui, notre confrère revient sur ces événements, plus
précisément les vagues d’attaques lancées contre le domicile de son Directeur
de Rédaction M. Lucien MESSAN sis à Nyékonakpoè Togbato à Lomé. Occasion pour
lui de fustiger le comportement des leaders de l’opposition (Gilchrist Olympio,
Agboyibo et Gnininvi) lesquels ont toujours fondé leur démarche politique sur
le mensonge, la haine, l’intolérance et la méchanceté, sinon comment expliquer
le fait « que dès la proclamation des résultats provisoires, leurs militants et
sympathisants se déchaînent et s’attaquent indistinctement aux biens meubles et
immeubles voire même physiquement à des citoyens togolais préalablement ciblés »
« En s’attaquant à M. Lucien MESSAN, les militants de l’UFC et
leurs commanditaires ont apporté la preuve de leur intolérance vis-à-vis d’un
journaliste qui a choisi d’exprimer librement ses opinions .S’attaquer à un
journaliste pour ses opinions, s’en prendre à ses biens et tenter de l’abattre
physiquement, c’est ça la démocratie qu’on promet. C’est ça le changement tant
galvaudé ?
On se demande, en voyant ces hommes agir avec une
telle méchanceté s’ils ne sont pas atteints de SIDA mental », souligne le
journal qui tente alors de justifier l’intervention sauvage de l’armée.
« L’armée togolaise est ce qu’elle est, on peut tout lui
reprocher. Mais dans le cas des violences déclenchées par l’opposition après la
proclamation des résultats provisoires, l’armée n’avait pas d’autres choix. Elle
a fait son devoir. Elle a sauvé le pays du chaos.
Lorsque des militants d’une coalition de partis, sous l’effet de
la drogue et d’alcool se déchaînent et déferlent machettes et gourdins en main
et détruisent tout sur le passage, nous ne voyons pas ce que l’armée peut faire
d’autre que réagir fermement », écrit-il avant de conclure que « sous d’autres
cieux, ces leaders doivent être déjà mis sous les verrous pour le plus grand
bien de la Nation ».
Le comble de la
désinformation : La fameux rapport de l’Union Européenne n’a pas fait long
feu : Fraudes massives : Le Commissaire Louis Michel a remis la pendule à
l’heure
A propos de ce rapport confidentiel de l’UE,
le journal accuse d’abord les confrères togolais de se livrer à la
désinformation en piquant des informations publiées sur les sites Internet
pour en faire des scoops, une façon de travailler qui, selon lui, discrédite la
profession.
« Sans épiloguer sur ce fameux rapport dont nous connaissons les
tenants et les aboutissants, nous constatons seulement que la montagne a
accouché d’une souris.
En guise de suite à ce rapport, c’est plutôt le Commissaire Européen Louis
Michel qui a envoyé le chargé d’affaires de l’UE à Lomé M. Desesquelles pour
signifier au Président Faure Gnassingbé qu’il a pris acte de son élection. La
messe est ainsi dite.
En
remettant ainsi la pendule à l’heure, M. Louis Michel a coupé court à toutes
spéculations ultérieures.
Au
jour d’aujourd’hui, Faure Gnassingbé est le Président légal et légitime du Togo.
Sur ce point, le débat est clos, définitivement clos. L’opposition dite radicale
doit apprendre à digérer son échec stratégique et électoral et se remettre en
cause.
Les
journalistes qui cherchent partout la petite bête et qui passent leur temps à
inventer toutes sortes de ragots doivent désormais savoir que Eyadema est mort
et que c’est une nouvelle page de notre histoire qui s’ouvre. Faute de
comprendre cette vérité, ces journalistes risquent, à terme, de se discréditer
et faire du tort à la profession tout entière », écrit le confrère

La Cour a tranché : Elu démocratiquement : Le
président Faure Gnassingbé a prêté serment
C’est le gros titre à la Une de notre confrère avec une photo de
Faure Gnassingbé dans ‘’le fauteuil de Président’’. Pour Le Combat du Peuple,
« une nouvelle page de l’histoire du Togo vient de s’ouvrir avec l’élection de
Faure Gnassingbé. Désormais, personne ne parlera plus d’un président mal élu
c’est-à-dire issu d’un coup d’Etat. Au contraire, on parlera plutôt d’un
président élu démocratiquement puisqu’il est issu d’une élection crédible et
transparente le 24 avril 2005 ».
Mais, pour réussir souligne le journal, « le nouveau président
doit maintenant rompre avec les vieilles habitudes qui ont toujours marqué les
38 ans du régime de feu Président Eyadema » car « s’il est vrai que ‘’c’est au
bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle’’, il est aussi vrai que pour
pouvoir honorer la promesse qu’il a faite au peuple, M. Faure doit avoir le
courage de se débarrasser de certains collaborateurs du président défunt qui
l’avaient pris en otage ».
Le Togo au jour le jour : Faure
Gnassingbé, des résultats provisoires a la confirmation de la victoire
Le confrère passe ici en revue les grands événements qui se sont succédé après
la proclamation par la CENI des résultats provisoires le 26 avril 2005.
Le mardi 03 mai 2005, soit une
semaine jour pour jour après la proclamation des résultats provisoires du
scrutin, la Cour Constitutionnelle a, au cours d’une audience tenue en son siège
à Lomé, Cité OUA 2000, officiellement et définitivement confirmé la victoire du
candidat du RPT, Faure Gnassingbé, avec 60,15 % des voix devant Emmanuel
Akitani-Bob de la Coalition, 38,25 % et Harry Olympio du RSDD, 0,55 % des
suffrages exprimés.
Le lendemain 04 mai 2005, le
Conseil des ministres s’est réuni au Palais des Congrès, sous l’autorité du
Président de la République par intérim, Abass Bonfoh. Au cours de cette
rencontre, la dernière du genre qu’il devait présider, Abass Bonfoh a tenu à
manifester sa satisfaction et à féliciter ses collaborateurs pour le bon
déroulement de l’élection.
Dans l’après-midi, la grande salle du Palais des Congrès a servi
de cadre à l’audience solennelle de la Cour constitutionnelle, audience au cours
de laquelle, le nouveau Président élu, Faure Gnassingbé, a prêté serment suivant
les termes de l’article 64 de la Constitution
Le 05 mai 2005, M. Faure
Gnassingbé s’est envolé pour la Kozah où un accueil populaire et chaleureux lui
a été réservé. Il a pris un bain de foule depuis le carrefour de la Route
nationale jusqu’à la résidence présidentielle
Le vendredi 6 mai, le nouveau chef
de l’Etat qui est en train d’installer ses quartiers a reçu plusieurs audiences
au Palais de la Présidence où il a conféré entre autres avec M. Gilles
Desesquelles et Mme Aïchatou Mindaoudou, ministre nigérienne des Affaires
Etrangères arrivée avec retard pour transmettre ses congratulations ainsi que
celles du Président Mamadou Tandja au nouveau chef de l’Etat
Actes de violence et de barbaries : Un groupe
d’observateurs béninois accuse la coalition
Le journal commente ici le fameux rapport du
groupe d’observateurs béninois dirigé par un certain Andoche Amegnissé,
président de la Ligue Citoyenne Patriotique Internationale
« Le
groupe d’observateurs béninois qui a donné plusieurs exemples de preuves,
conclut que les militants de la coalition sont à l’origine des incidents
survenus à Lomé et dans certaines villes de l’intérieur du pays
Ce groupe d’observateurs indépendants conduit par M. Andoche
Amégnissé, président de la Ligue Citoyenne Patriotique Internationale estime que
malgré tout cela, le scrutin a été conforme aux critères et principes
universellement admis en matière d’élection », commente t-il
Liberté de la presse : Le Togo quitte la
liste des prédateurs
Se réjouit notre confrère qui, avant de publier le rapport de
l’organisation internationale de défense de la liberté de presse sur la
situation de la presse dans le monde Reporter Sans Frontières se dit «
heureux de constater que pour une fois depuis longtemps, le Togo ne figure
pas au rang des pays à triste réputation en matière de liberté de la presse ».
Pour le confrère, « c’est un acquis à mettre à l’actif de la presse togolaise et
de nos autorités ». Aussi en appelle t-il au sens de responsabilité des uns et
des autres, afin que le Togo ne se retrouve plus dans la honteuse catégorie qui
était la sienne, il n’y a pas longtemps.
«Les barons du régime et les thuriféraires du RPT, qui semblent
avoir juré la perte de presse au Togo porteront une responsabilité historique,
si par leur fait, le Togo, se retrouvait encore un jour, au rang des prédateurs
de la liberté de la presse », avertit le journal
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Motion d"information
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N°
303 |
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Du lundi, 09 mai 2005
En imposant Faure Gnassingbé aux Togolais, La
communauté internationale enfonce le Togo dans l’impasse
Estime notre confrère qui affirme que « le fils
Eyadema n’a jamais gagné l’élection présidentielle et que l’unanimité qui s’est
faite au sein de la communauté internationale autour de son nom, relève d’abord
d’un arrangement stratégique voulu, décidé et imposé par la France dans le but
de barrer la route à Gilchrist Olympio ».
Mais qu’à cela ne tienne ! Le plus dur, selon Motion
d’Information, ce sont les grands défis auxquels le nouveau président devra
faire face.
D’abord sur le plan familial, la gestion des antagonismes
familiaux : «les autres enfants Eyadema, et plus particulièrement ceux qui, par
leur activisme, ont contribué à la conservation du pouvoir dans le clan,
voudront leur part de l’héritage que constitue pour eux le Togo ». Ensuite
l’armée. Et le confrère se demande si « Faure Gnassingbé sera capable de faire
l’unité de l’Armée autour de sa personne comme l’avait fait son père.
Comment Faure Gnassingbé pourra-t-il réconcilier le peuple
togolais avec une armée qui, au cours de ces dernières semaines, n’a symbolisé
que la violence aveugle et sauvage sur des populations aux mains nues ? ».
Enfin le troisième défi est celui de la démocratie. « Arrivé au
pouvoir par la non démocratie et la parodie électorale, Faure Gnassingbé
aura-t-il quelque intérêt à promouvoir la démocratie et l’Etat de droit ? Même
s’il en avait la volonté, pourra-t-il le faire dans le cadre d’un entourage qui
fait de la non démocratie et de l’Etat de non droit, des fonds de commerce
inépuisables ? », s’interroge le journal.
En tout état de cause, souligne le confrère, « mal élu ou pas
élu du tout, tiraillé entre les différentes composantes de son entourage,
gardien d’intérêts parfois contradictoires, Faure Gnassingbé apparaît déjà aux
yeux de beaucoup, au mieux, comme un président sous tutelle, et au pire, comme
un président par procuration pour le compte de ses mandants » dont l’imposition
à la tête du Togo par la France constitue selon lui, « une voie sans issue qui
ne fait que compliquer davantage une situation togolaise déjà bien complexe ».
Embarras au sein de l’UE : L’intégralité du rapport qui accable le régime RPT
et discrédite Faure Gnassingbé
Titre notre confrère à la Une avec en appui la photo
de Manuel Barroso Président de la commission de l’UE.
Avant de publier l’intégralité de ce rapport, le journal écrit à
propos du déplacement du chargé d’affaires de la délégation de l’UE Gilles
Desesquelles à la présidence de la République qui était allé donner au ‘’prince
héritier de la république monarchique togolaise’’ la position de l’UE à propos
de ce rapport.
« Le déplacement de Gilles Desesquelles évite ainsi à l’UE
d’avoir à démentir ou à prendre en compte les cinq rapports confidentiels
émanant de sa délégation à Lomé et faisant état de ‘’présomptions de fraude
massive’’.
Malgré les gymnastiques et les bégaiements de M. Desesquelles à
sa sortie de l’audience princière, ce que la mémoire collective togolaise
retiendra, c’est sa propre description de ce qui s’est passé au Togo le 24 Avril
2005 »
Autopsie de l’arrivée au pouvoir d’Eyadema
Junior :‘’Le Canard Enchaîné’’ caricature le régime de Faure Gnassingbé
Le journal publie l’entretien que le journal français ‘’Le Monde’’ a eu avec
François-Xavier Verschave, président de l’association Survie sur la situation
togolaise où il déclare que ‘’ce sont des policiers et des militaires formés par
la France qui tirent sur la foule, avec des armes françaises’’ |
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Agni
l'Abeille |
N° 32 |
Du mardi, 10 mai 2005
Terriblement malmenée par la CEDEAO,
L’opposition radicale doit-elle se contenter d’un gouvernement d’union de Faure
?
Se demande Agni qui, au regard des différents
accords et rencontres initiés depuis le processus démocratique enclenché le 05
octobre 1990 et des conditions dans lesquelles la présidentielle du 24 avril
2005 s’est déroulée (surtout l’échec de la CEDEAO dans le règlement du problème
togolais), affirme qu’un gouvernement d’union n’est qu’un leurre. Pour lui,
« la CEDEAO aurait pu jouer au véritable arbitre et un gouvernement d’union
dont elle fait l’éloge aujourd’hui aurait tout son sens ». Mieux, elle (CEDEAO)
« aurait plutôt proposé un gouvernement de transition avec un programme bien
défini et durant un temps bien précis conduisant à de véritables élections
générales transparentes, libres, équitables et dignes d’un Togo que nos aïeux
nous ont légué »
Honte pour les chefs d’Etats Africains La
CEDEAO incapable de gérer les crises africaines n’a pas sa place à l’ONU
En tout cas, c’est ce croit notre confrère. Rappelant les
événements qui se sont succédé au Togo depuis la mort du chef de l’Etat sous le
regard complice de la CEDEAO et de l’UA, le journal écrit : « quelle honte pour
l’Afrique de ce troisième millénaire, l’Afrique de l’Oluségun Obasanjo qui
réclame un poste permanent au conseil de sécurité des Nations Unies, honte pour
l’UA incapable de prendre une résolution assez ferme pour sortir un pays membre
d’une crise qui ne fait que perdurer. Honte pour l’Afrique de ce 21ème siècle
qui n’arrive pas à s’unir contre la manipulation éhontée de ses anciennes
métropoles qui ne cessent toujours de l’exploiter comme une bête de somme.
Honte pour le syndicat de ces chefs d’Etat africains
assoiffés de pouvoir qui ne pourront en un seul instant contester une petite
décision de la France dans l’intérêt de leur pays par peur d’être enlevés du
pouvoir ou de voir supprimer leur aide personnelle réservée à des futilités .
Que l’Afrique cesse de développer cette bassesse afin que ses dirigeants ne
constituent des basilics à des citoyens honnêtes et paisibles »
Koffigoh, Kodjo et Ayéva humiliés lors de
l’investiture de Faure
C’est ce que révèle notre confrère qui indique que lors de la
cérémonie de prestation de serment de Faure Gnassingbé au Palais des Congrès de
Lomé, certaines personnalités de haut rang avaient été invitées à aller
présenter leur félicitation au nouvel élu mais que « toute honte bue Edem Kodjo,
Koffigoh et Ayéva n’ont pas été invités à aller présenter leur ‘’ félicitation’’
au Président élu ». Cet oubli, si l’oubli il y en avait, est perçu par le
journal comme une humiliation.
« Ils ont purement et simplement été humiliés. C’est inadmissible car faire
cela au PM Koffigoh et à Zarifou Ayéva peut se comprendre. Mais à l’ancien SG de
l’OUA c’est inimaginable, impensable », estime t-il
Révélations scandaleuses de l’UE sur le
scrutin
·
Voici le rapport de la
délégation de l’UE qui dit tout
·
Malgré ça Louis Michel
reconnaît la victoire de Faure et appelle à la réconciliation nationale
Le
journal publie sous ce titre le rapport confidentiel de l’UE sur l’élection
présidentielle du 24 avril et la réaction de Louis Michel qui dit prendre acte
de l’élection de Faure Gnassingbé |
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Le
Regard |
N°
440 |
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Du mardi, 10 mai
2005
Les notes confidentielles qui font courir le Délégué de l’UE au Togo
Lit-on à la Une du journal et dans l’angle gauche la photo du chargé d’affaires
de l’UE au Togo, M. Gilles Desesquelles.
« Après
avoir soumis des rapports sur la situation politique pendant et après l’élection
du 24 avril à l’appréciation de Bruxelles, la Délégation de l’UE au Togo tente
de fuir ses responsabilités et de faire porter le chapeau de ses turpitudes à la
presse », indique le journal qui dénonce ce qu’elle pense être une fuite en
avant de chargé d’affaire de l’UE au Togo qui, à l’issue de l’audience que le
nouveau président Faure Gnassingbé lui a accordée au lendemain de la publication
de ces notes confidentielles, a déclaré : ce sont des rapports sur des sites
Internet qui n’engagent pas l’UE. C’est une note que nous n’assumons pas. Il y
a une seule position de la Commission Européenne qui est celle de Louis Michel
Fort donc de ce que ces notes ne sont pas le fruit d’une quelconque imagination
de l’esprit mais bien de la délégation de l’UE à Lomé, le confrère estime que,
«le tout n’est pas de dire que ce rapport n’engage pas l’UE. Si ce n’est pas
Gilles Desesquelles lui-même qui a confectionné ces notes, qu’on nous le dise
publiquement. Si elles n’avaient pas été relayées sur les sites Internet, on
n’en parlerait pas. Mais la question la plus importante, c’est comment la
délégation de l’UE à Lomé s’est elle arrangée et qui a étalé ces rapports
confidentiels sur la place publique ? Soit il s’agit là d’une grosse bourde soit
on l’a fait à dessein ».
En tout cas, pour l’hebdomadaire, « cette façon d’entretenir le flou dans le
but de soumettre la presse à la vindicte des autorités togolaises n’est pas la
meilleure »
Question de rapport de force : Comment
Obasanjo a sacrifié Gilchrist Olympio et la Coalition
« La réaction de la Communauté internationale face à
la situation togolaise n’a guère tenu compte de la transparence ou du caractère
équitable de l’élection du 24 avril mais plutôt, des rapports de force en
présence ». En tout cas, c’est ce que croit savoir notre confrère qui comprend
alors pourquoi personne, même les plus bavards comme Wade et Konaré, n’a voulu
tenir compte de nombreuses irrégularités qui ont émaillé le scrutin
présidentiel. Et le journal explique comment le président nigérian a enfariné
l’opposition et Gilchrist Olympio
« La Coalition qui avait désavoué la CEDEAO avait appelé l’Union
Africaine, l’ONU et l’UE à se saisir du dossier togolais. Gilchrist Olympio
sans connaître les réelles préoccupations du Général Obasanjo a cru que ce
dernier ferait mieux que la CEDEAO. ‘’ Erreur de gaou’’ comme disent les
Ivoiriens. Bien au contraire, le Président nigérian a trouvé une occasion à lui
offerte par le biais de l’UA, de sacrifier Gilchrist Olympio et la Coalition
–intérêts obligent – pour obtenir un semblant de victoire à brandir devant la
Communauté internationale. En désavouant la CEDEAO pour appeler l’UA à la
rescousse, la Coalition avait sans le savoir, « déshabillé Atsu pour habiller
Etsè ». Du pareil au même.
C’est donc à dessein que le Président nigérian a organisé précipitamment une
rencontre entre le Président de l’UFC et le candidat du RPT Faure Gnassingbé la
veille même de la proclamation des résultats. Gilchrist Olympio ne savait pas
qu’il était au centre d’une haute manipulation destinée à la consommation
internationale organisée par son frère et ami. C’est à la demande du Président
Obasanjo que le Président Kufuor a affrété un avion pour le transporter d’
Accra où il séjournait à Abuja. Il n’était même pas informé qu’il allait
rencontrer le fils du Général Eyadema. En réalité, le but de cette rencontre
était de réaliser un coup médiatique afin d’obtenir du Président de l’UFC qu’il
reconnaisse la victoire de Faure Gnassingbé pour éviter qu’il y ait des
affrontements », mentionne le journal. En tout cas, pour le confrère, « en
acceptant ce marché de dupes alors qu’il n’était pas lui-même candidat,
Gilchrist Olympio a apporté de l’eau au moulin de Faure Gnassingbé en
accréditant la thèse selon laquelle, toute l’opposition togolaise n’est réduite
qu’à Gilchrist Olympio et que les points de vue des autres responsables de
l’opposition ne comptent pas »
Les obstacles à un gouvernement d’Union
Titre le journal pour qui, la
situation qui a prévalu avant, pendant et après l’élection présidentielle
n’offre pas les perspectives d’une convivialité nécessaire à la formation d’un
gouvernement d’union nationale.
Bien plus, souligne le confrère, en entrant
dans un tel gouvernement, les principaux partis de l’opposition risquent de se
faire hara-kiri et n’avoir aucune marge de manœuvre. Les
raisons sont simples.
« Faure Gnassingbé a battu campagne en se fondant sur un
programme qu’il devra réaliser. Pour cela, il a besoin des gens qu’il juge
compétents pour travailler comme il l’entend. Des opposants qui entreraient dans
son gouvernement auront le sentiment de n’être que de simples métayers obligés
d’aider leur adversaire à réaliser son programme politique auquel ils n’adhèrent
pas. Au bout de cinq ans, le résultat obtenu, s’il est jugé satisfaisant par la
majorité des Togolais, va constituer un capital de confiance à l’actif de Faure
Gnassingbé qui en profitera pour se faire réélire. L’opposition aura les mains
liées et se verra contrainte d’avaler des couleuvres et serait alors discréditée
vis-à-vis de ses électeurs parce qu’elle manquerait d’arguments pour relever les
lacunes d’une politique à laquelle elle a adhéré. Etant donné que la
Constitution actuelle fait du Président de la République le conducteur de la
politique nationale, tous les actes que posera le chef de l’Etat engagera les
opposants qui seront au gouvernement. Quand bien même ils ne seront pas d’accord
avec certaines décisions, ils devront s’y soumettre au nom de la discipline
gouvernementale ».
Outre le risque de subir un revers aux prochaines élections pour
les partis qui accepteraient de participer à ce gouvernement d’union nationale,
le journal pense que « si l’on pousse vaille que vaille des partis à y adhérer
contre leur gré, il va s’instaurer une pagaille gouvernementale où des ministres
vont alors s’observer en chiens de faïence, chacun voulant défendre les intérêts
de son parti et au bout du compte, c’est l’action du gouvernement qui en sera
affectée. Pour mettre fin au désordre, le chef de l’Etat sera alors obligé de
mettre dehors les ministres insoumis qui nuisent à la cohésion de son équipe et
l’on reviendrait à la case départ »
Dahuku Péré se prononce sur
l’Affaire Agbéyomé Kodjo
Pour éclairer l’opinion nationale
et internationale sur le caractère arbitraire de la détention de son client, Me
Martial Akakpo a animé une conférence de presse le 5
mai dernier à son cabinet. Etait
présent à cette conférence de presse, M. Dahuku Péré, l’ami et compagnon de
lutte de M. Agbéyomé Kodjo. M. Péré, à en croire notre confrère, était intervenu
sur deux sujets à savoir l’accusation de détournement de dix milliards de francs
CFA et leur rencontre de Libreville.
S’agissant du détournement des dix
milliards, M. Péré a demandé à l’avocat « qu’on
explique à tout le monde comment on peut arriver à détourner une telle somme
sur un fonds qu’on n’a jamais remis directement au Port, ces fonds étant restés
entre les mains des banques qui ont accordé le prêt et qui ont payé les
entreprises et les entrepreneurs qui ont accompli les tâches. Comment donc cet
argent a pu être remis à M. Agbéyomé Kodjo alors qu’il a été débloqué par les
institutions et versé aux prestataires de services après l’accomplissement des
tâches et suite à une vérification minutieuse », s’est-il alors demandé.
S’agissant de la rencontre de Libreville, le journal indique que
M. Péré, un peu embarrassé de parler de cette rencontre, « a relevé qu’à
proprement parler, Libreville n’a pas été demandé ni par lui ni par Agbéyomé
Kodjo et cela n’a concerné en rien le dossier qui a conduit Agbéyomé en
prison. C’était une rencontre beaucoup plus politique. Il s’était agi de savoir
quel problème ils ont eu avec leur parti et les autres dirigeants dans le parti
au point d’arriver à claquer la porte et à arriver jusque-là. Chacun d’eux a
évoqué un peu son parcours politique au sein du parti jusqu’à la mesure
d’exclusion. Cette histoire de détournement n’est venue que lorsque l’autre
délégation a estimé qu’il n’était pas possible pour elle de laisser Agbéyomé
venir parce qu’il y a des problèmes d’insécurité qui le concernent directement.
Bongo Ondimba a tout fait et a supplié qu’on le laisse venir. Il a fait des
propositions et a même offert ses services pour la protection d’Agbéyomé Kodjo.
Mais on lui a dit que ce n’était pas possible. M. Péré a souligné que si son ami
est rentré ce n’est pas parce qu’on a donné des délais. C’est parce qu’il ne se
reproche absolument rien. Autrement, qu’on le lui dise et que tout le peuple
togolais sache », rapporte le journal
Dans sa rubrique humoristique
ça vous regarde, le journal a
concocté pour vous : AU SECOURS, LOMÉ SE VIDE

Alors qu’on se félicite que le calme soit revenu dans la
capitale, des quartiers entiers sont en train de se vider de leurs habitants et
Lomé est en passe de devenir une ville fantôme. Ceux qui ont subi des
représailles FATales, continuent de considérer les appels des autorités
togolaises comme un piège grossier. Beaucoup sont convaincus qu’une autre
catastrophe ne tardera pas à s’abattre sur la capitale au point que même ceux
qui n’avaient pas envie de quitter changent d’avis.
TOUS À TABAC !
Depuis le début du processus démocratique, plusieurs
élections ont été organisées au Togo. Mais de toutes ces élections, celle du 24
avril dernier marquera encore longtemps les Togolais. En effet, alors que les
élections, sous d’autres cieux, viennent régler des problèmes, celle du 24
avril 2005 au Togo aura plutôt compliqué une situation déjà difficile. La
proclamation des résultats provisoires du scrutin a donné lieu à des
débordements tous azimuts. Alors que dans un camp on célébrait une prétendue
victoire avec des machettes et des gourdins, dans l’autre, on protestait en
érigeant des barricades, en brûlant des pneus, en creusant des tranchées, etc.
La suite de ces mouvements de protestation, on la connaît. Des
treillis déversés en quantité industrielle dans la ville de Lomé et certaines
localités de l’intérieur du pays ont pris d’assaut les quartiers réputés
favorables à l’opposition. S’ensuivra alors une importante opération de
bastonnade et de tir sur cible mobile. Les treillis munis de gourdins et
d’armes chargées à balles réelles n’ont pas fait dans la dentelle. Dans presque
toutes les maisons où ils sont rentrés en forçant les portails, les habitants
des lieux ont été proprement frappés et molestés quel que soit leur rang social
ou leur âge. Des enfants et des vieilles personnes ont été sauvagement battus
jusque dans les toilettes. Le plus cocasse, c’est que même des individus connus
comme étant des inconditionnels RPiTeux et qui avaient voté le « Maïs »,
ont été châtiés tout simplement parce qu’ils vivaient dans un quartier favorable
à l’opposition. Comme quoi, face au bâton des treillis, tous les civils étaient
sur un même bateau.
QUI A ORGANISÉ LA RéPRESSION ?
Après la cure de bastonnade, l’heure est aujourd’hui au
bilan. On ne saurait s’en prendre aux soldats envoyés au front, car ils ont
fait ce qu’on leur a dit de faire. Ceux qui ont ordonné le massacre savent bien
que les militaires ne sont pas formés pour le maintien d’ordre en milieu urbain
comme la police et la gendarmerie mais plutôt pour tirer sur l’ennemi. Ce qui
devrait arriver arriva. Et les commanditaires de la barbarie doivent s’attendre
à en payer le prix un jour ou l’autre. Mais la grande question que se posent
les uns et les autres, c’est de savoir qui a organisé cette répression. Certains
pensent volontiers que le maître d’œuvre de l’opération est le tout nouveau
ministre de l’intérieur par intérim qui a pris l’engagement de « pacifier »
Lomé. Comprenne qui pourra !
Pour d’autres, la répression aveugle à laquelle on a eu droit dans certains
quartiers de Lomé et certaines villes de l’intérieur du pays, n’a d’autre
responsable que le Zénéral Tizane. On se souvient que quelques jours avant
l’ouverture de la campagne électorale, cet homme avait proféré des menaces
ouvertes contre les populations d’Anèho et de Vo, ainsi que tous ceux qui auront
le culot de voter contre son candidat.
‘’ VOTE TÈMA’’
Vendredi dernier, Faure Gnass avait effectué un
voyage comme un retour triomphal à Pya. A cette occasion, il s’était offert un
bain de foule depuis l’entrée du village jusqu’à la résidence présidentielle. De
la foule en hystérie qui l’accompagnait, émanaient des slogans de toutes sortes.
Certains s’époumonaient et hurlaient à tue-tête : « Votez Faure ! Votez
Faure… ». Un cri qui devenait ridicule à partir du moment où il n’y a plus
d’élection en vue.
Agacé par ce slogan dépassé, une voix que tous les
téléspectateurs ont bien entendue a dû rappeler la foule à l’ordre : ‘’ Etchayou
eya, vote tèma’’, devait-elle lancer. Entendez ‘’ Vous emmerdez
les gens. Les élections sont terminées’’.
Comme quoi, à Pya, on ne semble pas savoir que l’élection présidentielle est
déjà passée
ENFIN, BONFOH
RESPIRE !
L’ancien Président par intérim Abass Bonfoh peut
désormais respirer. Il a été enfin délivré du fardeau que constituait pour lui,
la fonction présidentielle. C’est presque en chantant qu’il a passé le témoin
sans aucune passation du pouvoir.
Selon les jaloux des acquis du Président
intérimaire, il n’a pas eu besoin de se prêter à une cérémonie de passation
parce qu’il n’avait aucun pouvoir à passer. Vrai ou faux ? En tout cas, s’il
est un fait que tout le monde sait, c’est que Bonfoh n’a pas voulu faire un seul
jour de plus comme Président de la République. Chose rare en Afrique.

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Le
Point de la Semaine
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N°
32 |
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Du mercredi, 11 mai 2005
Crise togolaise et la position de la
communauté internationale Les sous-entendus d’un lâchage politique prévisible
Titre notre confrère dans sa manchette avec
les photos de leur Excellence Mamadou Tandja, Président en exercice de la
CEDEAO et Oluségun Obasanjo, Président en exercice de l’UA.
A en croire Le Point de la Semaine, si la communauté internationale qui a
exigé le retour à l’ordre constitutionnel a baissé garde une fois cette exigence
satisfaite et accompagné l’élection de Faure Gnassingbé,
c’est certainement pour des raisons qui tiennent à la stabilité, la paix, la
cohésion nationale comme l’a laissé entendre ce journaliste de la presse
internationale dépêché à Lomé qu’il cite : La CEDEAO, l’U.A, et les autres
ont sans doute fait le choix d’un pis aller, quitte à garantir une stabilité
indispensable pour les nécessaires réformes pouvant déboucher sur une alternance
politique au Togo aurait-il déclaré.
Mais sur le fond, le confrère se demande si les conditions d’une alternance
politique étaient réunies pour cette élection. En tout cas, selon le journal,
« l’ancien ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, François Boko a apporté sa
réponse en suggérant une transition. Mais au RPT comme à l’UFC où on ne jurait
que par la conservation par la force ou la prise y compris par des voies
populistes du fauteuil présidentiel, on ne l’entendait pas de cette oreille. Ce
qui était - pour nous autres - prévisible, et qui devrait arriver, arriva. Reste
à présent l’alternative de la formation d’un gouvernement d’union ». Un
gouvernement dans lequel, espère t-il, l’opposition radicale ne doit y
échapper.
Du gouvernement d’union nationale : Lawson
Nicolas invite l’opposition radicale à dialoguer avec Faure
C’est ce qui ressort d’une conférence de presse que
le leader du Parti pour le Renouveau et la Rédemption PRR a animée le lundi 09
mai 2005. Selon le journal, « Lawson Nicolas a invité l’opposition à engager des
discussions avec le nouveau président Faure Gnassingbé pour la formation d’un
gouvernement d’union nationale » parce que, selon lui, le fait est
accompli, puisque la communauté internationale a pris acte de l’élection de
Faure Gnassingbé
Rebondissement dans l’affaire Agbéyomé Kodjo :
La Cour d’Appel ordonne sa libération, Le procureur général s’y oppose
Le journal rend compte de
l’audience de la chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Lomé qui a statué le
10 mai dernier sur l’affaire Agbéyomé. Selon le confrère, la Chambre présidée
par le juge Pokaman a, dans son arrêt, ordonné la liberté de M. Agbéyomé puis
que les faits à lui reprochés sont prescrits. Mais que le procureur général M.
Gbandjaba s’est pourvu en cassation.
Dans sa rubrique LA CARTE,
titrée
Tourments d’un
tournant,
notre confrère écrit :
« 05 février 2005 - 04 mai 2005, une véritable
course d’obstacles. Pour emprunter le terme au jargon militaire, nous dirons un
parcours du combattant. Coup d’Etat constitutionnel, mouvements tous azimuts de
protestations, et puis, des blessés légers ou graves, des handicapés et autres
traumatisés à vie, des exilés, des disparus, mais aussi et surtout des morts…
pour trouver un successeur au feu général président. Amers reliquats d’un trop
long règne sans partage, répliques névralgiques de l’arbitraire, des
tergiversations, des fourvoiements et d’impréparations érigés en méthodes de
gouvernement ou de conquête du pouvoir, mais aussi des ambitions sans commune
limite ni mesure.
A qui ou à quel camp devra-t-on imputer les dérives et bavures laissées sur son
chemin par l’historique succession ? Au pouvoir fortement agrippé à son fauteuil
et qui, pour rien au monde, semble-t-on dire là-bas, n’est prêt pas à lâcher
prise, fut-ce au prix de moult grabuges ? A l’opposition qui, malgré les faveurs
incontestées de la grande majorité des Togolais, n’est pas prête à se
reconstruire une nouvelle stratégie de conquête du pouvoir à l’aune des
expériences passées ? A la CEDEAO qui, toute prestidigitation exclue, n’a pu en
réalité offrir que ce qu’elle a ? Les temps sont peut-être mal indiqués pour
déjà distribuer les torts. Mais lorsqu’on tourne une page de l’histoire d’un
pays pour en ouvrir une autre, c’est souvent avec l’espoir que celle-ci soit le
symbole de la confiance et de l’assurance, l’expression des aspirations de la
majorité des fils et filles de la cité. Le plus vif souhait des Togolais fût que
le tournant créé par le décès du général président soit celui d’un nouveau
départ fait de lendemains plus enchanteurs. Jamais ils n’ont pu se faire l’idée
que ce tournant allait plutôt ouvrir »
Dans sa rubrique COCKTAIL, le journal écrit
ces billets :

Pascal Bodjona, Premier « ministré »
de Faure Gnassingbé
S’il nous était autorisé de substantiver le mot
ministre nous nous permettrions le titre ci-dessus par pudeur. Par un décret
présidentiel pris en fin de semaine dernière, l’ancien porte-parole de la
campagne électorale de Monsieur Faure Gnassingbé a été nommé Directeur de
Cabinet, avec rang de Ministre, de la présidence de la République. L’ancien
ambassadeur togolais aux USA est donc tout heureux pour avoir été le tout
premier nommé sous l’ère Faure.
Plus qu’une récompense pour services rendus cela peut faire grincer des dents au
sein de l’équipe de la campagne qui a conduit à l’élection de celui-ci. Le
Directeur de la campagne sera-t-il super Ministre ?
Des réfugiés comme en 1993
La frontière béninoise continue d’enregistrer des Togolais en mal de supporter
les violences et les tensions politiques dans leur pays suite à la proclamation
des résultats de l’élection du 24 avril 2005. On parle de 300 personnes qui
passent quotidiennement cette frontière de Hillah Condji.
L’atrocité des
violences a amené des milliers de compatriotes à partir et à choisir l’exil
comme en 1993. Ainsi les nombreux appels au retour ne tomberont que dans des
oreilles sourdes.
Les scénarii de
Lawson Nicolas pour la sortie de crise au Togo
Au détour d’une conférence de presse qu’il a organisée au
siège de son parti (Parti pour le Renouveau et la Rédemption), le candidat venu
à la troisième place, se prononçant sur la crise actuelle dans le pays, a
proposé trois scénarii possibles pour la sortie de crise au Togo. Les scénarii
proposés ne sont nullement empreints d’odeur de radicalité mais plutôt de
justesse.
Le jugement peut être subjectif. D’ores et déjà il exclut l’idée d’un
gouvernement d’union nationale dans lequel il ne se voit pas si l’opposition
dite radicale n’y est pas. Dans ses propositions il demande d’abord que l’on
laisse le RPT seul poursuivre sa logique jusqu’à l’implosion et l’explosion ou
ensuite que tous les partis politiques acceptent de participer au GUN mais avec
partage équitable des postes clés sous la supervision des chefs d’Etat
africains, sans pour autant dire si ceux de la CEDEAO sont qualifiés dans cette
communauté internationale ou non. Il estime que l’aveuglément tragique de
l’envoyé spécial de la CEDEAO, sa rouerie et sa forfaiture ont nourri le drame
des violences. Le dernier scénario est celui qui donne libre cours aux
nombreux aigris et aux déflatés de la diaspora qui ne croient réellement plus à
une alternance pacifique et démocratique par les élections au Togo, sans trop de
précision. |
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Forum
de la Semaine |
N°59
Special |
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Du lundi, 09 mai 2005
Présidentielle 2005 : Les Kalachnikovs ont
imposé Faure Gnassingbé
« La mise
en scelle brutale et violente de Faure Gnassingbé par une faction de l’armée et
de miliciens hostiles au changement a, même si on s’y attendait, dépassé les
bornes de l’entendement. Quand on sait que le changement, pour les Togolais, ne
relève pas d’un simple vœux ni souhait mais plutôt revêt un caractère vital.
Pour l’écrasante majorité des Togolais, il est très difficile d’imaginer
l’avenir avec une tyrannie dont Faure Gnassingbé ne serait que le continuateur
naturel même pire que le précédent ». C’est ce que l’on lit à la Une de votre
confrère visiblement dépassé par ce qui revient de se passer.
Après avoir rappelé les techniques
et méthodes utilisées avant et pendant le scrutin ainsi que les mesures
d’embargo prises par les tenants de l’ordre ancien pour opérer leur hold-up
électoral, le journal indique : « et face à tout ceci, la
communauté internationale, sous la houlette de Jacques Chirac, a trouvé que ‘’ le
scrutin est globalement satisfaisant’’. Et fort de ce complot international,
Faure Gnassingbé est imposé au peuple togolais par des Kalachnikovs. Mais, le
règne des Kalachnikovs et des baïonnettes peut-il venir à bout, de façon
définitive, de cette soif inextinguible de la liberté du peuple togolais ? »
L’Allemagne mène une opération commando pour
exfiltrer Boko
Le journal décrit ici l’opération spéciale commando
menée par l’Allemagne assistée des Etats-Unis le jeudi 05 mai dernier pour
exfiltrer l’ancien ministre démissionnaire de l’intérieur et de la sécurité, le
chef d’Escadron François Akila-Esso Boko dont l’avion a décollé l’aéroport
international de Lomé Tokoin vers 15 heures pour Paris, M. Boko ayant choisi la
France « par soucis de rapprochement familiale ; sa femme étant une Française,
travaillant au service de Coopération française à Lomé et qui se trouve
actuellement en France ». Et notre confrère espère que « ce choix sera porteur
quant à sa sécurité, quand on sait que cette France de Chirac ne le porte
vraiment pas dans son cœur » puisque, à en croire le journal, l’Ambassadeur de
France au Togo sollicité pour se joindre à l’opération a simplement décliné
l’offre.
Dans tous les cas, souligne le journal « les Togolais espèrent que la sécurité
de celui qui a pris son courage patriotique et militaire pour essayer de
prévenir l’apocalypse qui s’est abattue sur les populations, soit garantie. Car
ils le portent désormais dans leur cœur »
Cérémonie de proclamation
des résultats de la Présidentielle du 24 Avril : Une absence très remarquée à
la tribune
Relève le journal qui indique que lors de la
cérémonie de proclamation des résultats définitifs de la présidentielle du 24
avril 2005 par la Cour constitutionnelle, « il y avait eu comme un vent
d’inachevé qui a couvert cette entité. Une chaise était remarquablement vide. Ce
qui, naguère, n’était pas le cas. Beaucoup d’observateurs ont remarqué l’absence
notoire du juge Gaba Sipohon ». Selon notre confrère, « tout porte à croire que
c’est pour exprimer toute sa désapprobation à cette forfaiture lancinante contre
le peuple togolais, qu’il a refusé de siéger auprès de ses pairs lors de la
cérémonie ». Et le journal de jeter des fleurs à ce courageux juge. « Suprême
honneur à sa toge et au serment prêté devant le peuple togolais et devant
Dieu ! »
Atsu Koffi Amega dissuadé par ses enfants
C’est ce que nous apprend notre confrère qui indique des sources de la famille
du président de la Cour Constitutionnelle que, « les enfants de ce dernier
vivant à l’étranger ont pesé de tout leur poids, mais sans grand succès, pour
dissuader leur géniteur du complot de son institution contre le peuple togolais.
Lassé de leurs coups de fil par intermittence et les menaces, le ‘’ vieux’’
avait tout simplement choisi de couper tout contact avec ses enfants »
Bè,
le martyr ; Bè, le brave !
Titre notre confrère qui décrit l’opération de
‘’raclage’’ que le quartier Bè, bastion de l’opposition, a été l’objet de la
part d’une horde de cagoulés les 28 et 29 avril derniers. Que dire donc de cette
barbarie sauvage ? Sinon que de « faire taire et d’humilier les habitants de Bè
populaire », ce qu’il appelle Humilier les ‘’Ahouna’’
« Car comment comprendre ces injonctions sous la menace des
armes qu’on donne à un homme de prendre sur le dos la femme de son voisin et
inversement ? Que peut-on comprendre de cette humiliation de coucher par terre
un respectable père de famille devant sa progéniture et le bastonner ? Beaucoup
avaient entendu de la bouche des envahisseurs : ‘’ Ces ‘‘Ahouna’’ sont des
chiens, il faut les traiter comme tels’’, le terme ‘’ Ahouna’’
désignant dans plusieurs dialectes du Septentrion les Ewé ou plus généralement
les Sudistes »
Confidentiel : Qui veut tuer Agbéyomé Kodjo?
S’interroge notre confrère se référant aux rumeurs faisant état tantôt de la
mort sous la torture dans sa prison, tantôt empoisonné ou de sa fuite avec la
complicité des geôliers de la prison de Kara. Même si cela s’apparente à « une
sordide couleuvre qu’on fait avaler aux naïfs qui gobent toute sornette »,
Forum de la Semaine pense que cela peut présager d’autres entreprises
macabres car, « une information de ce genre peut servir à baliser le terrain à
un réel assassinat. Ce n’est pas qu’une supposition fantaisiste de journaliste
en manque de sensationnel. Agbéyomé Kodjo demeure aujourd’hui un cas qui
embarrasse plus d’un »
Violence gratuite dans l’Avé
Plus de 75 blessés à Kévé
Pourquoi en veut-on aux opposants du milieu
Quel est le rôle que joue l’activiste du RPT : Komi DOMON dans les troubles ?
Le journal indique que la préfecture de l’Avé dont le
chef lieu est Kévé, une ville située à une trentaine de kilomètres au sud ouest
de Lomé connaît depuis le 17 avril dernier des scènes de violences sans
précédent dont les maîtres d’œuvre seraient certains corps habillés sous
l’instigation d’un activiste du RPT, un certain Domon Komi avec la complicité
passive du préfet de la localité. Selon le confrère, outre les violences, des
menaces sont proférées à l’endroit des militants des droits de l’homme et les
responsables des bureaux de vote de la Coalition qui sont contraints de rentrer
dans la clandestinité. Et le journal interpelle les autorités locales pour que
prennent fin ces scènes de violences car nul n’a le droit «d’interdire à son
prochain d’avoir une vision politique différente »
Agbéyomé Kodjo : Prisonnier politique
En tout cas c’est ce que, selon Forum de la Semaine, a laissé entendre le
Conseil de M. Agbéyomé Kodjo Me Martial Akakpo au cours d’une conférence de
presse animée par ce dernier le 05 mai dernier à son cabinet. Selon Me Akakpo,
le dossier de son client est vide car «même
si détournement il y a, l’Etat togolais n’a rien à y voir et ne peut porter
plainte, n’étant pas partie prenante des conventions. Qui plus est, le délit
reproché à M. Kodjo est prescriptible sur un délai de 5 ans. La plainte devait
être irrecevable si nous étions dans un Etat normal » |
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Forum
de la Semaine |
N°60 |
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Du jeudi, 12 mai 2005
La droite Française divisée à propos du Togo
Nicolas SARKOZY dénonce une parodie d’élection
Titre mon confrère dans sa
manchette avec à l’appui la photo du président de l’UMP, Nicolas Sarkozy.
« Je pense qu’il n’y avait aucune matière à se féliciter de
ce qui est une parodie d’élection a déclaré M. Sarkozy lors d’un débat avec
les étudiants de l’Essec à Cergy-Pontoise (Val d’Oise) » rapporte le journal qui
précise que le président de l’UMP, parti de la majorité présidentielle et rival
du président français Jacques Chirac était interrogé par un étudiant sur la
réaction de la diplomatie française à l’élection présidentielle au Togo.
Et le confrère de rappeler que le
parti socialiste français (PS, gauche-opposition) avait, quant à
lui, demandé l’organisation d’une nouvelle présidentielle estimant que le
processus électoral était suspect quant à son déroulement et quant à son
résultat.
Comment Bè a été «pacifié»
Les photos chocs des
événements
Lit-on à la Une de notre confrère avec dans l’angle
droit une photo d’un élément cagoulé entrain de passer un tabac un passant
surpris. En pages intérieures (PP 4&5) le journal publie un album photos des
événements, les forces de l’ordre armes au point en train de ratisser le
quartier Bè
Quel gouvernement d’Union Nationale pour le
Togo ?
Se demande notre confrère qui rappelle que cette
« panacée qui croit-on, apaisera la tension politique actuelle » avait été
expérimentée par le passé dans notre pays et a abouti à des fiascos, le GUNT de
Joseph Koffigoh qui a volé en éclats après seulement quelques mois de fonction.
Pour le confrère, cette expérience douloureuse devrait aider à situer le débat
actuel. Mais qu’à cela ne tienne,
Pour Forum de la Semaine, «sur un plan purement
théorique, un Gouvernement d’union Nationale ne répond pas aux normes de la
Démocratie puisqu’il appelle à la participation de toutes les tendances de
l’échiquier politique, ce qui supprime le rôle, de dénonciateur et de contre
poids des éventuels dérapages des gouvernants qui est dévolu à l’opposition.
Plus
concrètement au Togo, le RPT n’a jamais voulu partager le pouvoir avec une autre
quelconque partie. Dans le jeu des rapports de forces, le RPT se sait fort du
soutien de l’Armée et des forces de sécurité et ne se prive pas d’étaler sa
voracité jusqu’à engloutir les miettes qu’il daigne concéder contre cœur ».
Mais, si cette idée venait à prendre corps, le journal propose que ce
gouvernement ait un contour particulier. « Il doit nécessairement être placé
sous la coupole statutaire d’un organisme crédible et impartial. La CEDEAO et
dans une moindre mesure l’UA ayant montré leurs limites, l’ONU apparaît comme la
structure la plus appropriée. Quant à la durée, elle peut courir une éternité et
cela ne gênerait point les Togolais qui voudraient que la paix et les libertés
individuelles s’ancrent dans les mœurs. Mais surtout, elle aura le mérite de
tamiser les ardeurs belliqueuses des uns et des autres », indique t-il.
La Justice relaxe Agbéyomé Kodjo, le système
RPT le maintient en prison
Titre le journal à propos de la décision du Procureur
Général de la Cour d’Appel de Lomé de se pourvoir en cassation après le délibéré
de la Chambre d’Accusation de la CA qui a ordonné la libération immédiate de M.
Agbéyomé Kodjo après avoir démontré par des arguments de droit que les faits
reprochés à l’ancien premier sont non seulement non avérés mais infondés.
Par ailleurs, le journal indique, de sources proches de M. Agbéyomé que le PG
aurait reconnu en privé que le dossier était vide mais qu’ils (les tenants de
l’ordre ancien ndlr) étaient entrain de lui taper sur les doigts pour avoir
pris position contre Eyadema alors que c’est lui qui a fait de lui ce qu’il est.
Pour le confrère, « cette déclaration, si elle est avérée, est très grave et
démontre que M. Agbéyomé Kodjo est ni plus ni moins un prisonnier politique ».
Et le confrère de conclure : « si on doit punir quelqu’un parce qu’il ne
partage pas la même conviction politique que ceux qui sont au pouvoir, alors la
liberté est menacée au Togo et les Droits de l’Homme sont en danger »
Présidentielle du 24 Avril 2005 : Le Réseau
des journalistes Béninois dénonce un vaste complot contre la démocratie en
Afrique

C’est le constat auquel a
abouti le Réseau des journalistes pour des élections pacifiques, libres et
transparentes (Reje-plt) au cours d’une conférence tenue à Cotonou le 04 mai
2005
Indique le journal qui publie la déclaration ayant sanctionné
cette conférence de presse.
Violences postélectorales : Les plateaux ont été aussi secoués
Forum de la Semaine
est remonté dans la Région des plateaux, plus précisément à Atakpamé, Amou,
Kpélé Elé et Kpalimé et nous rend compte de ce qui s’est passé aussi dans ces
localités les jours suivant la proclamation des résultats du scrutin du 24
avril.
« A l’entrée d’Atakpamé, au niveau d’Agbonou, on constate un flux de
personnes baluchon sur la tête en train de fuir la ville. La ville elle-même
donne l’impression d’un cimetière abandonné.
De l’évêché à la
gendarmerie on observe encore les stigmates du massacre que la ville venait de
vivre la nuit du 26 au 27 avril 2005. Des militaires puissamment armés et un
char sont visibles au carrefour du marché d’Atakpamé. Au passage, on note que
les maisons des responsables du CAR »
AMOU
« Le constat amer y est également fait, suite à une descente musclée de
militaires dans le village de SODO où ils ont ouvert le feu sur la population.
Un vieillard est blessé et soigné au centre de santé de SODO »
KPELE ELE
« Les militaires font des décentes musclées dans les
maisons, tirant à balles réelles sur les populations ; ce qui déclenche une
mobilisation générale et l’érection de barricades empêchant toute circulation.
On note aussi des déplacements massifs de populations dans tous les sens et des
massacres.
On note ce même scénario à ATEDA, TCHAVIE, KPELE TUTU (Préfecture de Kloto) et à
DAYES. Dans cette dernière ville c’est l’hécatombe. On a signalé des expéditions
punitives suivies d’affrontements. Il est quasiment impossible de rentrer dans
cette localité »
KPALIME
« Il règne un climat de terreur entretenu par des militaires. A partir de 18
heures, les populations doivent se terrer chez eux. Les militaires font des
incursions dans les maisons où ils tabassent les gens »
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Carrefour
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N°431 |
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Du jeudi,
12 mai 2005
La
situation politique togolaise vue par JAI
-
Des élections contre la démocratie ?
-
Togo : La déchirure
-
Que doit faire la France au Togo
Titre
notre confrère dans sa manchette qui reprend
ainsi aux pages 2&3 des articles de Jeune
Afrique l’Intelligent.
Où se trouve le président autoproclamé
Akitani Bob ?
S’interroge Carrefour dans sa
manchette qui constate que depuis qu’il
s’est auto proclamé président légitime du
Togo et a appelé le peuple à la résistance,
M. Bob Akitani n’a pas donné signe de vie
alors que les gens s’étaient mis à rêver à un
schéma à la malgache avec le président au
devant des manifestations et les ministres
squatter les ministères. Dans le cas du
Togo, le journal note que non seulement les
manifestations de l’opposition se sont
limitées en une ou au plus deux journées,
mais elles ont été férocement réprimées sans
que le président autoproclamé ne leur donne
courage et espoir.
« Non seulement le président autoproclamé n’a
pas organisé la résistance populaire de ses
sympathisants, mais il a surtout sous-estimé
la détermination des forces armées de servir
fidèlement le pouvoir dont ils sont le
socle » écrit-il pour qui, Akitani Bob est
coutumier de ce genre de reculade. « Déjà en
2003, il s’était autoproclamé vainqueur de
l’élection présidentielle du 1er
juin. Il avait annoncé la nomination ‘’prochainement
d’un premier ministre pour la formation d’un
gouvernement de salut public’’. En lieu
et place, on ne tardera pas à apprendre que
le vieil homme s’était mis au maquis. Deux
ans plus tard, le scénario se renouvelle »,
mentionne t-il
Quel
avenir pour l’opposition dite radicale ?
S’interroge le
journal qui, au regard des promesses (le 24
avril 2005 ne sera plus comme le 1er
juin 2003 ou le 21 juin 1998) faites aux
populations par l’opposition au cours de ses
meetings et qui n’ont malheureusement pas été
tenues, estime que l’opposition radicale a
montré qu’elle n’a pas les moyens de
l’insurrection populaire bien encadrée et
organisée et il va falloir alors l’émergence
« de nouvelles énergies plus jeunes pour
adapter la lutte pour la démocratie aux
réalités du moment ».
En revanche, note t-il,
« peut être qu’une opportunité se présente
aujourd’hui avec la proposition d’un
gouvernement d’union et de réconciliation
nationale. En y entrant, on ne risque plus
d’être traité de compromis, de vendu. La
situation sociopolitique est tellement
pourrie, que tout le monde s’accorde à
reconnaître que c’est la seule issue pour
commencer à solutionner la grave crise
togolaise : se mettre ensemble pour apprendre
à fraterniser ». Mais précise t-il, «il ne
s’agit pas pour l’opposition d’aller au
gouvernement pieds et points liés, mais
plutôt de négocier ferme pour un programme
minimal »
Election présidentielle du 24 avril 2005 :Un
complot contre le peuple togolais ?
Se demande
Carrefour au regard des événements qui
se sont succédés au Togo depuis la
disparition du Général Président jusqu’à la
mascarade du 24 avril dernier. Et la réponse
affirmative à cette question ne fait l’ombre
d’aucun doute quand on regarde la position de
la communauté internationale par rapport au
hold-up électoral du 24 avril 2005.
« La rocambolesque mascarade
électorale et toutes les violences n’ont pu
émouvoir la CEDEOA pour demander que la
fierté et la souveraineté du peuple togolais
soient respectées.
Pire, le reste du monde a continué à se
ranger derrière cette institution dans son
accompagnement de la pérennisation du pouvoir
des Gnassingbé au Togo. A l’annonce des
résultats par la CENI, tout le monde, CEDEAO,
UA, France en tête, a pris acte de la
victoire de Faure Gnassingbé.
Même l’Union Européenne a dû taire ses
principes démocratiques pour encourager le
nouvel élu à former un gouvernement de
réconciliation nationale et à s’atteler à la
mise en œuvre des 22 engagements d’Avril
2004 », souligne le journal qui constate donc
que « les donneurs universels en matière de
démocratie ont choisi de jouer à l’autruche
dans le cas togolais »
Scrutin
présidentiel 2005 : Echec dans la gestion de
la rue par l’opposition
C’est le constat
que fait notre confrère. Cet échec est
d’abord stratégique et politique.
Stratégique parce que
l’opposition n’a pas su préparer
l’insurrection populaire. Elle a été
improvisée et mal organisée.
« Comment l’opposition qui comptait sur la
mobilisation populaire a pu laisser cette
occasion de prouver sa capacité de
mobilisation ? », s’interroge le journal.
Sur le plan politique, le confrère note qu’il
y a comme un cancer qui ronge l’opposition
togolaise.
« Au refus catégorique d’accepter les
adversaires et de discuter avec eux, il y a
cet abandon total de la scène diplomatique
aux pigeons voyageurs de la mouvance
présidentielle avec aussi une certaine
attitude hautaine et de suffisance face à
l’adversaire alors que ce dernier multiplie
des actes de suprématie même si de manière
violente », écrit le journal avant de se
demander : « qu’est-ce qui fait qu’un seul
parti domine et écrase les six autres
partis ? » puisque, souligne-il, « cela fait
trois fois de suite que le même parti vole
les élections et de la même manière sans que
personne ne lève le doigt. Les règles de
succès sont universelles et il ne suffit pas
d’avoir raison pour gagner »
Tension
post électorale :
Un
calme difficile à vivre à Lomé
Le confrère décrit
ici l’ambiance qui règne à Lomé après les
violences manifestations qui ont secoué la
capitale. Un calme apparent qui cache la peur
d’un lendemain incertain où les gens se
massent devant leurs maisons et bureaux se
perdant dans des commentaires sans fin
Le Procureur Général conteste la décision de
la cour d’appel : Agbéyomé Kodjo est maintenu
en prison à Kara
Titre notre confrère à propos du délibéré de
la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel
(CA) de Lomé, laquelle n’a pas été suivi par
le Procureur Général (PG).
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Le
Canard Indépendant
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N°
50 |
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Du
vendredi, 13 mai 2005
Reconnaissance du résultat de la
présidentielle du 24 Avril Sarkozy
prend le contre-pied de Chirac sur le
Togo
Titre de son
côté notre confrère à propos de la
réaction du président de l’UMP, parti
qui soutient le président Chirac.
Reprenant la déclaration du premier
responsable de l’UMP dont, dit-il, la
réponse « contraste avec les termes de
la lettre de félicitation adressée par
Jacques Chirac, au Président Faure
Gnassingbé », le journal indique que
« ce n’est pas la première fois que le
président de l’UMP se démarque d’une
position du Président Jacques Chirac
dont son parti soutient l’action. »,
mais que « dans le dossier togolais,
certains observateurs y voient une
déclaration ‘’ opportuniste et sans
frais, visant à ne pas laisser au P.S,
le champ libre sur ce terrain de la
politique africaine de la France’’ »
car poursuit-il « malgré l’expression
des divergences entre la Droite et la
Gauche en France sur la politique
africaine, rien ne change à la faveur
des alternances au pouvoir opérées en
France »
Présidentielle 2005 : Résolution du
Parlement européen : Le Parlement
européen exige de nouvelles élections au
Togo
Titre notre
confrère dans sa manchette avec la photo
de la présidente du parlement européen
Marie-Arlette Carlotti.
« Suite à l’annonce des résultats de
l’élection présidentielle du 24 avril
donnant la victoire au candidat du RPT,
le commissaire européen au développement
Louis Michel a déclaré avoir ‘’pris note
de l’annonce des résultats officiels de
l’élection présidentielle faite par la
Cour Constitutionnelle du Togo et de
l’investiture de M. Faure Gnassingbé
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