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A cause de la situation difficile
qu’a connue notre pays, plusieurs
parutions n’ont pas voulu prendre
de risques,
attendant que les choses redeviennent
normales pour voir sur quel pied danser.
Cette semaine encore, la prudence a été
observée. C’est ce qui justifie
l’absence de
plusieurs titres sur le marché.
Voici ce qu'ecrit
le Regard de la Diaspora togolaise:
" Toujours hantés par la
psychose de peur, ils ont préféré rester
là où ils sont attendant des pauvres
togolais qu’ils réalisent le miracle
avec les mains nues devant une armée
sans pitié. Ce n’est donc pas à coup de
discours et d’incantation que l’ordre
‘’ monarcho-despotique’’ sera renversé.
Nos frères de la diaspora vont retrouver
certes leurs aptitudes à dénoncer le
hold-up électoral, à organiser des
marches et des sit-in à Bonn Ottawa, New
York, Lund Munich, Paris, Bruxelles,
Londres, etc., mais toutes ces
gesticulations auront-elles une
incidence sur la situation interne
surtout que la Communauté internationale
semble ne pas s’apitoyer sur le sort des
Togolais ? " |
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Le
Combat du peuple
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N°496
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Du mardi, 03 mai 2005
Les jeux de la vérité et du pouvoir: Le triangle
des passions au Togo, pays de haine ?
S’interroge Le Combat du Peuple. Suite aux événements qu’a connus le Togo
depuis la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle du 24
avril, notre confrère remonte l’histoire politique du pays pour rechercher les
causes de la violence politique au Togo. Ainsi, constate-t-il que la violence
politique au Togo tire ses racines dans l’histoire de l’indépendance du Togo
puisque, note-t-il, après sa victoire aux élections du 27 avril 1958, le CUT
parti de Sylvanus Olympio, n’a pas su réconcilier le Togo avec lui-même. Bien au
contraire, " il a laissé ses partisans se venger sur les supposés complices des
colons français. C’est ainsi que les milices et autres sympathisants du parti de
Sylvanus Olympio ont tué et détruit les biens (maisons, voitures, etc.) de leur
adversaire du parti du progrès qui avait pour leader feu Nicolas Grunitzky dont
même le domicile n’a pas été épargné. C’est donc depuis ce temps qu’a vu le jour
cette politique de vengeance populaire qui consiste à laisser les militants
régler leur compte aux adversaires politiques ou à tout autre citoyen considéré
comme tel " et qui s’est perpétuée depuis la création de l’UFC qui a également
renoué avec " le populisme fondé sur la haine, le refus ou le rejet systématique
de l’autre et l’intolérance "
Et fort de tout cela, le
journal en conclut que " le Togo n’est pas à proprement parler un pays de haine.
C’est plutôt l’UFC l’émanation du CUT qui est un parti de HAINE et de
l’INTOLERANCE. Un parti politique qui fonde son idéologie sur la supériorité
raciale, la haine et l’intolérance n’a pas sa place dans la société togolaise "
Du
mépris aux propos contradictories: Gilchrist Olympio gère mal son mythe
Titre notre confrère à propos du comportement que le leader de l’UFC
a adopté vis-à-vis des membres de la coalition et des déclarations qu’il a
faites au sujet des conclusions de la rencontre d’Abuja entre lui et Faure
Gnassingbé. Pour le confrère, " cette façon de faire pour une personnalité comme
Gilchrist Olympio est tout simplement de nature à entamer son charisme et à le
décrédibiliser aux yeux des interlocuteurs internationaux. Se fourvoyer entre
les choses et leurs contraires à la fois est peut-être une façon de faire de la
politique. Mais dans le cas présent, c’est la preuve que Gilchrist Olympio gère
mal, très mal le mythe qui l’entoure. Et c’est dommage "
Crise togolaise: Les envoyés spéciaux de RFI et de l’AFP, les sieurs Olivier
Roger et Emile Gouton jettent de l’huile sur le feu
Le Combat du Peuple accuse les envoyés de RFI et AFP MM
Olivier Roger et … de partialité dans la couverture des événements qui ont suivi
la proclamation des résultats provisoires. Il les accuse aussi d’avoir refusé
d’effectuer une visite de terrain à l’intérieur du pays notamment dans le
village de son directeur de rédaction Lucien Messan (où sa maison aurait été
mise à sac) pour constater l’ampleur des dégâts causés par les manifestants.
" Certains journalistes de la
presse internationale ont débarqué au Togo avec des préjugés et pendant tout le
temps qu’ils ont passé dans notre pays, ils ont agi comme s’ils étaient parties
prenantes de la situation qui prévaut actuellement au Togo. Au lieu de laisser
chacun se faire une opinion, ils ont brillé par leur partialité, allant jusqu’à
sélectionner les événements à couvrir, laissant passer sous silence d’autres qui
n’étaient pas moins importants.
Olivier Roger et Emile Gouton,
respectivement envoyé spécial de RFI et de l’AFP pour couvrir l’élection
présidentielle au Togo sont les exemples typiques de ces journalistes qui, au
lieu de faire leur travail d’informer, se comportent comme en territoire conquis,
ne disant sur les ondes que ce qu’ils veulent faire entendre, au lieu de
restituer la réalité des faits. C’est ainsi que, à travers leurs reportages, ils
ont présenté le Togo comme un pays où l’armée, seule détentrice du monopole de
la violence détruisait tout et tuait les populations aux mains nues, alors que
des observateurs impartiaux ont vu aussi des miliciens et autres activistes de
l’opposition casser des maisons, piller et brûler des magasins, etc. Le
comportement de ces deux journalistes laisse croire qu’ils sont en service
commandé.
Samedi dernier, les médias
avaient été invités à effectuer une visite de terrain pour constater l’ampleur
des dégâts à l’intérieur du pays. L’occasion était ainsi donnée aux envoyés
spéciaux de se déplacer pour aller voir ce qui s’était passé dans nos villes et
campagnes après la proclamation des résultats provisoires. Mais c’est avec un
dédain royal et un mépris sans commune mesure que Olivier Roger de RFI et son
confrère Emile Gouton de l’AFP ont rejeté l’offre. Ce qui les intéressait, ce
n’était pas ce que des Togolais font subir à d’autres, mais plutôt les
informations alarmistes qui faisaient croire à une guerre déjà réelle dans leur
imagination au Togo. On n’a pas besoin de réfléchir par deux fois pour
comprendre que ces journalistes sont arrivés dans notre pays avec des idées
préconçues et se trouvent ainsi dans l’incapacité de faire un travail répondant
aux normes déontologiques.
Depuis qu’ils ont été chargés
du dossier togolais, les envoyés spéciaux de RFI et de l’AFP ont toujours versé
de l’huile sur le feu et se comportent d’une façon qui laisse croire qu’ils sont
dans notre pays pour le conduire à la guerre civile", écrit le journal
Rencontre d’Abuja à propos du gouvernement de large
union: Faure confirme, Gilchrist dément
Titre notre confrère à propos de la rencontre d’Abuja et des
déclarations des deux protagonistes invités à cette rencontre, l’un confirmant
la conclusion d’un accord sur la formation d’un gouvernement d’union et l’autre
démentant.
Résultats provisoires de l’élection du 24 avril: La CENI déclare le candidat
Faure vainqueur du scrutin
Titre en couverture notre confrère avec en prime une photo du
candidat Faure dans ‘’l’ambiance de la victoire’’.
Evoquant les scènes de
violences qui ont suivi la proclamation des résultats provisoires (qu’il publie
d’ailleurs) à travers tout le pays, le confrère semble imputer la responsabilité
de ces actes à l’opposition togolaise qui, dit-il, " a toujours fait preuve
d’inconséquence en refusant d’apprécier la portée réelle des actes qu’elle
pose " ou " n’a jamais réussi à maîtriser ses militants dans leurs envolées
destructrices ".
Quoi qu’il en
soit, souligne le confrère, tous ces actes de violence " n’ont rien changé au
cours des événements " puisque la " Cour Constitutionnelle s’apprête à publier
les résultats définitifs du scrutin "
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Agni
l'Abeille |
N°31 |
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Du
mardi, .3 mai 2005
Pourquoi Tandja et Chirac veulent mettre le Togo à feu et à sang ?
S’interroge mon confrère dans sa manchette. Le journal rappelle que depuis la
crise née de la disparition du chef de l’Etat, la position de la CEDEAO et de la
France a été des plus ambiguë. Mieux, devant les nombreuses irrégularités
constatées et portées à leur connaissance et les risques de dérapage du
processus électoral, la France et la CEDEAO ont gardé un silence radio. C’est
pourquoi le journal affirme qu’il est désormais clair que la CEDEAO soutenue par
la France veulent " mettre le Togo à feu et à sang comme au Rwanda et en Côte
d’Ivoire " Scrutin
Présidentielle du 24 Avril 2005: Faure Gnassingbé proclamé élu avec 60,22%
L’opposition radicale conteste
et exige le décompte des résultats
Titre à la Une notre confrère. En attendant les résultats définitifs
qui ont d’ailleurs été proclamés mardi dernier par la cour constitutionnelle,
notre confrère pense que l’opposition radicale
" doit se rabattre sur le gouvernement d’Union qui n’est que sa seule
chance de sortie. On doit s’asseoir, se parler, exiger des postes ministériels,
des postes de Directeurs de Société, des postes de préfets et participer au
gouvernement afin de pouvoir voir ce qui se fait, ce qui se trame " car " si
nous voulons la Paix pour ce pays adhérons au gouvernement d’Union "
Gilchrist Olympio piégé à
Abuja
C’’est ce que croit notre confrère qui s’interroge sur l’attitude ou
le comportement du leader de l’UFC:
" Pourquoi le leader de l’UFC s’était-il rendu à Abuja
presque en catimini ? Pourquoi le leader de l’UFC a-t-il accepté les
propositions sans connaître les résultats du scrutin ? " Dans tous les cas, le
journal pense que Gilchrist a été piégé à Abuja car " quand bien même il dit
n’avoir rien signé, il a quand même adhéré aux propositions de formation d’un
gouvernement d’Union "
La liste des rénovateurs
s’agrandit: François BOKO découvre enfin la vérité et quitte le rang du RPT
Titre de son côté Agni L’abeille pour qui donc, " Mieux
vaut tard que jamais "
Rappelant le triste sort réservé par le RPT à ceux qui
osent faire la moindre critique au système, le confrère se demande " pourquoi
donc au sein du système RPT on n’a pas le droit de faire une proposition autre
que celle qui est dictée par les 1ers responsables.
Quelle est cette démocratie qu’on promet au peuple
togolais si ce dernier n’a pas le droit de dire ce qu’il pense. La démocratie
n’est elle pas aussi synonyme de ‘’ liberté de penser et liberté de parler’’ ?
Quel est ce pardon qu’on demande à tout bout de champ si on
n’est pas capable de pardonner soit même. Est-ce un crime que de souhaiter un
dialogue et une réconciliation entre les fils du pays ? " |
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Le
Regard |
N°439
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Du mardi, 03 mai 2005
Suite à l’incendie de l’Institut Goethe, L’Allemagne suspend sa coopération
culturelle avec le Togo
Indique notre confrère dans sa manchette avec à l’appui la photo du
diplomate allemand son Excellence Klaus Günter Grohman, Ambassadeur d’Allemagne
au Togo.
A propos de cette décision de
l’ancienne puissance colonisatrice du Togo, Le Regard pense qu’elle sera
" un coup dur pour le nouveau président qui a besoin de l’aide de nos
partenaires bilatéraux pour relancer l’économie ".
Aussi condamne t-il les auteurs
et les commanditaires de cet incendie criminel qui croient punir l’Allemagne
alors qu’ils font du tort à leurs compatriotes qui y travaillent ou bénéficient
de ce centre
" Tous les livres, quinze
ordinateurs qui ont été brûlés sont à la disposition des Togolais qui
s’intéressent à la langue allemande. Les archives sur l’histoire du Togo
soigneusement protégées sont ainsi parties en fumée. Le personnel travaillant à
l’Institut Goethe est Togolais. Tous ces employés et des professeurs
d’université qui enseignent l’Allemand dans ce centre sont contraints ainsi au
chômage, y compris la fille d’un Général de l’armée togolaise.
L’Université de Lomé et en
particulier les étudiants et professeurs des départements d’Allemand et
d’histoire sont ainsi sinistrés parce que l’Institut Goethe loge la plupart des
documents de recherche et c’est là que tous les étudiants et les professeurs se
ressourcent. L’avenir de l’Allemand dans les lycées et collèges du Togo est
ainsi menacé ", indique le confrère.
Et
dans ce même article, le journal relève que :
Le ministre Foli-Bazi devrait mesurer ses propos
Lorsqu’un ministre dans un zèle démesuré s’en prend violemment et
publiquement à une représentation diplomatique étrangère et que quelques jours
après un bâtiment appartenant à l’Ambassade est incendié, que peut-il dire pour
prouver son innocence ?
En s’en prenant vertement à
l’Ambassade d’Allemagne, le Ministre Foli-Bazi et le Président par intérim Abass
Bonfoh devraient mesurer les conséquences que peuvent engendrer leurs propos
dans cette période hypersensible
Le
Président a oublié son cours d’histoire
‘’Ceux qui croient qu’ils peuvent recoloniser le Togo se trompent.
L’heure du nazisme est terminée’’, a déclaré le Président Abass Bonfoh qui
s’en prenait ainsi à l’Allemagne, première puissance coloniale du Togo. Mais ce
qu’il ignore, c’est que le Togo n’a pas été colonisé par l’Allemagne nazie mais
celle de Bismarck. Son Excellence devrait s’adresser à des élèves du cours
primaire qui lui reciteront la leçon d’histoire sur Nachtigal et Mlapa III de
Togoville en 1884 bien avant l’époque du nazisme
La responsabilité de la communauté internationale
dans la crise togolaise
En tout cas, c’est ce que croit le confrère qui relève que " la
communauté internationale s’est extraordinairement arrangée pour relancer une
nouvelle crise sociopolitique au Togo en faisant maintenir un scrutin à l’issue
incertaine ". Aussi s’insurge t-il contre l’attitude de certaines puissances
occidentales qui, tout en disant préoccupés par la situation en raison des
conséquences d’une série d’irrégularités qui ont émaillé les préparatifs de
l’élection, gardent le profil bas, s’empressent de saluer la bonne tenue des
élections ou tout simplement s’en remettent à la CEDEAO qui a déjà un parti pris.
Que nous réservent nos opposants de l’étranger ?
Se demande notre confrère qui constate finalement que l’annonce en
grand renfort de publicité du retour de certains compatriotes togolais de la
diaspora en vue d’apporter leur contribution à la victoire de l’opposition après
l’annonce de la candidature unique de l’opposition n’était qu’un bluff.
" Toujours hantés par la
psychose de peur, ils ont préféré rester là où ils sont attendant des pauvres
togolais qu’ils réalisent le miracle avec les mains nues devant une armée sans
pitié. Ce n’est donc pas à coup de discours et d’incantation que l’ordre ‘’ monarcho-despotique’’
sera renversé. Nos frères de la diaspora vont retrouver certes leurs aptitudes à
dénoncer le hold-up électoral, à organiser des marches et des sit-in à Bonn
Ottawa, New York, Lund Munich, Paris, Bruxelles, Londres, etc., mais toutes ces
gesticulations auront-elles une incidence sur la situation interne surtout que
la Communauté internationale semble ne pas s’apitoyer sur le sort des Togolais ? ",
s’interroge le journal pour qui, " en ces moments difficiles les sympathisants
de l’opposition démocratique auraient bien voulu voir à leurs côtés des
politiciens comme Gilchrist, Latzoo, Massémé, Bassirou Ayéva, Dr Gandi, Logo
Dossouvi, Dr Ihou, Me Ahlonko Dovi, Koussawo Eloi et bien d’autres encore qui se
disent résolument engagés dans la lutte pour ‘’ l’éradication de la dictature
héréditaire sur la terre de nos aïeux’’ ". En tout cas, pour le confrère, " ayant
manqué ce rendez-vous historique, il leur faudra encore plus d’imagination pour
se faire prendre au sérieux car, tout porte à croire qu’ils attendent plutôt que
les pauvres Togolais de l’intérieur fassent le travail à leur place avant de se
décider à rentrer au bercail "
Les acrobaties du PSR
Titre le journal à propos de la déclaration rendue publique le 02 mai
dernier par le PSR dans laquelle le parti de Me Abi Tchessa tout en réclamant de
la Coalition estime qu’il est nécessaire de retrouver sa liberté d’esprit et son
indépendance d’action afin d’explorer les possibilités de règlement de la crise.

" Sauf à prendre les Togolais
pour des cons, cette gymnastique intellectuelle ne peut abuser personne. Il
fallait dire que le PSR quitte la Coalition puisqu’il ne se sent pas liée par
elle. Mais au lieu de se livrer à ce genre d’acrobaties, le PSR aurait pu être
clair en disant haut et fort qu’il réclame sa part du gâteau dans le prochain
gouvernement ", souligne le journal
Le
Ministre Boko l’avait prédit
Affirme notre confrère puisque selon lui, ce qui s’est passé le jour
du vote et après la proclamation des résultats avait prédit par l’ex ministre
François Boko qui avait alors attiré l’attention de certaines personnalités du
régime sur le risque de dérapages au cas où l’élection n’est pas reportée.
"Toujours est-il que ce qu’il
redoutait est arrivé mais sans lui (ohne mich) comme il le disait, même si l’on
tente de dissimuler l’ampleur du drame ", écrit-il
Un
rapport sur l’élection du 24 avril circule à l’UE
Indique le journal. Selon le confrère, " un rapport confidentiel circule dans
les milieux diplomatiques européens et qui relève de nombreuses irrégularités du
processus électoral. Selon ce document, l’analyse des données communiquées et
l’observation par les petites missions diplomatiques à l’intérieur du pays
conduisent à confirmer de nombreuses irrégularités et à renforcer les
présomptions de fraudes massives. L’analyse des listes électorales fait
apparaître un écart anormal entre le nombre d’inscrits et l’estimation de la
population en âge de voter (+34% soit 900.000 électeurs présumés fictifs). Ces
écarts sont particulièrement importants dans les régions réputées favorables au
parti au pouvoir (+75 %) soit 440.000 électeurs présumés fictifs. Fait troublant,
c’est dans ces régions que le taux de distribution de cartes est très élevé (80
à 95 %), que le taux de participation est exceptionnellement élevé (80 à 90 %)
et que le score de Faure Gnassingbé est exceptionnellement élevé (75 à 80 %).
A contrario, sur Lomé, le taux
de distribution des cartes est de 41 % et le taux de participation de 35 %
seulement. Et donc 390.000 électeurs n’ont pas pu voter "
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Echos d’Afrique
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N°346 |
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Du vendredi, 06 mai 2005
Gnassingbé E.
Faure a prêté serment: La coalition
démocratique ne s’est pas dotée de moyens
d’offrir l’alternance aux Togolais
Titre en couverture Nouvel Echo
avec photos de Faure Gnassingbé président
élu selon la Cour Constitutionnelle et Bob
Akitani président autoproclamé.
Analysant la situation actuelle et au regard
de ce qui s’est passé sous d’autres cieux,
notre confrère pense que si l’alternance tant
souhaitée au Togo n’a pas eu lieu, c’est à
cause justement de l’opposition qui, contre
un vieux système quarantenaire, ne s’est pas
doté des moyens de résistance. Pour le
confrère, si l’opposition voulait vraiment
engager une épreuve de force contre le vieux
système, il fallait qu’elle se dote de moyens
car la mobilisation populaire à elle seule ne
suffit pas
" Pour un régime vieux de 38 ans, la
mobilisation populaire seule ne suffit pas.
Et puis la révolution populaire se prépare.
Si en Côte d’Ivoire et à Madagascar la
révolution du Palais a pu aboutir à la mise
en déroute des usurpateurs de la volonté
populaire, c’est que dans le cas ivoirien
l’armée n’était pas aussi répressive et était
plus républicaine. Elle ne voudrait pas que
la volonté populaire soit traficotée. Dans le
cas de Madagascar, tout était planifié pour
permettre au peuple de revendiquer sa
victoire. Et Ravalomanane qui se voyait voler
sa victoire était au devant de la scène pour
diriger les hostilités. Mais ici au Togo, ce
n’est pas la même configuration. D’abord,
l’opposition coalisée qui a pu malgré les
divergences se choisir un candidat unique a
véritablement pêché par naïveté en comptant
seulement sur la mobilisation populaire pour
prétendre faire changer les choses face à un
système qui a, à sa cause, une armée
répressive et sans pitié. Quand à
l’opposition, elle s’est cantonnée comme
d’habitude à faire des déclarations et à
appeler à la résistance sans pouvoir afin
concrètement arracher sa victoire ", écrit-il
Les contours
d’un gouvernement d’union nationale
Si par le passé les prétendus
gouvernements d’union nationale s’avéraient
des fiascos, Nouvel Echo pense
qu’aujourd’hui les choses semblent aller dans
le bon sens étant donné que le nouveau
président Faure Gnassingbé veut mobiliser
autour de lui toutes les forces de ce pays
pour une meilleure gestion des ressources.
Fort de ce que l’opposition refusera cette
offre, l’hebdomadaire demande au nouveau
président de prendre acte et de mettre
rapidement sur pied une équipe qui devra
s’atteler à remettre le pays sur les rails du
développement. Dans ce gouvernement,
préconise t-il " les portefeuilles de
complaisance et les attributions fantaisistes
devront faire place à l’homme qu’il faut à la
place qu’il faut.
La répartition équitable des directions
sensibles devra aussi se faire et là on
évitera les frustrations et chacun devra se
voir concerner par la gestion des affaires de
la cité "
Cap sur 2010:
Les grands chantiers qui attendent le
Président Faure Gnassingbé
Titre le journal pour qui, si
60,15% des togolais ont accordé leur
confiance à Faure Gnassingbé, c’est à cause
de la densité de son programme de société
qui, selon lui est un programme
révolutionnaire très alléchant.
Et au nombre des défis, il y a la
constitution que " le président Faure E.
Gnassingbé devra œuvrer pour rendre cette
Constitution consensuelle et non adaptée au
bon vouloir de certains ". Et dans ce volet,
le confrère préconise la création d’un poste
de vice président de la République qui sera
rotatif.
Ensuite la jeunesse qui devra être au cœur du
nouveau président étant lui-même jeune. " Les
élèves, les étudiants, les enseignants
auxiliaires et temporaires, les apprentis
devront bénéficier d’une attention toute
particulière "
Ensuite, les infrastructures sociales. Les
hôpitaux et centres de santé doivent
également préoccuper le nouveau président car
ils sont devenus de véritables mouroirs. Il y
a aussi les infrastructures éducatives qui
sont à construire ou à rénover.
Enfin le monde paysan qui devra être
revalorisé : " il faut acheter à leur juste
prix le coton, le café, le cacao et les
autres cultures de rente. Il faut veiller à
approvisionner les intrants aux paysans au
temps réel ", préconise notre confrère
Le peuple
togolais, cet otage silencieux: Lutte
politique ou lutte de survie ?

Se demande mon confrère qui
constate malheureusement que depuis 1963, le
peuple togolais est sous l’emprise de deux
clans luttant pour leur survie, une lutte
qu’il qualifie de lutte d’intérêt ou " une
vendetta déguisée en combat politique ".
" Et, le peuple sur le dos de qui on légitime
toujours ces luttes est malheureusement le
laisser pour compte, l’éternel oublié. On
clame haut et fort aimer le peuple, on nous
rebat les oreilles de poser certains actes
pour le bien du peuple. Peut-on aimer tant le
peuple au point de ne pas le laisser maître
de son destin ? Peut-on également l’aimer au
point d’étouffer ses vœux pieux ou enfin peut-on
prétendre l’aimer en l’envoyant les mains
nues dans les rues pour défendre un idéal
désuet ? ", s’interroge le confrère.
Face à cette situation, le journal souhaite
qu’on fasse " disparaître de la scène
politique togolaise, les individus qui
tiennent en laisse le pays " et " l’émergence
d’une nouvelle force qui mettra dans les
placards les deux principaux agitateurs de la
vie nationale s’impose "
La prophétie de l’ancien ministre de
l’intérieur s’est-elle réalisée ?
S’interroge le journal pour qui, "il
faut admettre que la prophétie du ministre
BOKO s’est, à quelques exceptions près,
réalisée. Des scènes d’une rare violence ont
été constatées un peu partout. Des morts, des
veufs, des veuves, des orphelins, des
handicapés à vie et plus de 16.000 Togolais
ayant passé les frontières Est et Ouest. Le
Togo ne sera jamais le Rwanda, mais on a
frôlé le pire et l’histoire donnera raison au
ministre BOKO pour avoir fait dos à un
système et privilégié l’amour de la patrie "
Affaire Agbéyomé:
La décision de la justice attendue pour mardi
prochain
Indique Nouvel Echo dans sa manchette.
Selon le journal qui cite une source du
conseil de M. Agbéyomé, à la première
audience qui a eu lieu le 26 avril dernier à
Kara, l’avocat de l’Etat n’a porté aucune
réponse précise sur la prescription et la
décision de la cour était attendue le 03 mai
dernier mais à cause de l’actualité politique,
elle a été ajournée pour ce mardi 10 mai
2005.
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Nouvel
Echo
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N° |
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N'a pas paru cette semaine |
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La
Tribune du Peuple |
N°126 |
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Du 06 mai 2005

La CEDEAO et le scandale de l’élection
présidentielle du 24 avril 2005 au Togo
Titre notre confrère. Avant
de revenir sur les grands événements de
l’après décès du président Eyadema (certainement
parce qu’il était absent des kiosques au
moment de ces événements ) notamment la
Plate-forme de sortie de crise de la
Coalition du 24 février 2005, la sortie
de Natchaba qui clarifie sa position sur
RFI, le Protocole d’accord entre les
partis politiques de la majorité et de
l’opposition sous l’égide de la CEDEAO
signé le 29 mars 2005, le communiqué de
presse de la Coalition sur les
rencontres des 28 février et 1er mars
2005 avec la mission de la CEDEAO)
du 02 mars 2005, le journal
se demande : " la CEDEAO affirme-t-elle
que les actes comme la manipulation du
fichier électoral, les enlèvements et
incendies des urnes par les forces de
sécurité et la milice du Parti au
pouvoir (images vues), la coupure de
tous les moyens de communication :
téléphone mobile et fixe, télex et fax,
même Internet dès la fermeture des
bureaux de vote (un black out total sur
le pays pendant deux jours), les
violences, exactions, et expéditions
punitives contre les populations et les
électeurs, tous ces actes font partie
des normes internationales
d’organisation des élections ? ". Et
fort de ce que les résultats proclamés
par la CENI le 03 mai dernier et qui
consacrent la victoire de fils du
Général défunt sont indignes du peuple
togolais et de l’institution sous
régionale, La Tribune du Peuple
estime que la " CEDEAO a eu tort de
s’interposer dans le processus électoral
présidentiel entre la clique
militaro-fasciste qui régente le Togo
depuis des décennies et le peuple
togolais " lequel " a cru aux bons
offices de la CEDEAO pour oser espérer
sortir du carcan, d’où son courage, son
audace et sa détermination à braver la
situation ". Ainsi, note t-il, " il
s’est fait décimer, la CEDEAO l’a fait
décimer. Les dirigeants de la CEDEAO
doivent avoir cela sur leur conscience,
si conscience il y a, si la ripaille n’a
pas pris les dessus "
Au mépris du
peuple, de la loi et des réalités: Faure
E. Gnassingbé, Président de la
République Togolaise
La coalition de l’opposition
conteste les résultats" La violence,
la répression brutale et les expéditions
punitives qui ont émaillé le processus
électoral et occasionné plus de vingt
mille réfugiés hors de nos frontières
sont des signes évidents du mépris à
l’égard du peuple togolais.
Communauté
internationale embarrassée, populations
hostiles et opposition très en colère,
telles sont les opinions avisées des
observateurs internationaux ", écrit le
journal avant de publier les résultats
proclamés par la cour constitutionnelle
et la déclaration de la Coalition
contestant ces résultats

Pour un gouvernement d’Union Nationale :Une
Co-Présidence de la République
En tout cas, c’est ce que
pense notre confrère à l’état actuel des
choses.
Rappelant qu’un
gouvernement d’union nationale suppose
l’équivalence des rapports de force
entre les formations politiques en
présence, notre confrère s’interroge sur
les chances d’aboutir de cette idée qui
fait son chemin quand on sait qu’il est
difficile de composer avec le RPT, lui
qui n’a jamais respecté les accords.
En tout état de
cause et fort de ce que cette option
d’un gouvernement suppose de part et
d’autre de grandes concessions et
parfois douloureuses, le journal propose
un schéma : "le pouvoir RPT et la
coalition de l’opposition doivent
accepter l’idée d’une co-présidence de
la République et celle d’un Premier
Ministre de consensus des co-présidents
de la République. L’unicité des co-présidents
sera définie de telle manière que l’acte
de l’un sans l’autre sera nul. Les pays
qui ont connu ce bicéphalisme ont vite
abouti à la démocratie, même si le cas
du Bénin dans les années 65 et 70
s’était soldé par un coup d’Etat
militaire. Au Togo, cela aboutira à des
élections libres et transparentes co-organisées
par un gouvernement de la co-présidence "
Proclamation des résultats de l’élection
présidentielle: Atsou Koffi AMEGA a
manqué de courage
Estime La Tribune du
Peuple. Se basant sur le motif
invoqué (manque de preuve) par le
président de la Cour constitutionnelle
pour rejeter les recours en annulation
formulés par les deux candidats, le
journal s’étonne : " et pourtant ce sont
les images d’urnes enlevées, incendiées
et saccagés par les forces de l’ordre,
armes braquées sur les électeurs et
membres des bureaux de vote présents sur
les lieux qui ont fait le tour du
monde ".
En tout cas,
conclut le confrère "le Président de la
Cour constitutionnelle a manqué de ce
courage pour prendre une décision dont
les deux protagonistes sont demandeurs.
C’est dommage pour non seulement le
présent du Togo mais, davantage pour son
avenir "
Premier coup dur pour Faure Gnassingbé:
L’Union Européenne conteste l’élection
présidentielle togolaise
C’est ce que nous fait savoir le journal
qui indique que, dans un document
confidentiel provenant de la délégation
de l’UE à Lomé et rendu public ce jeudi
05 mai 2005 " l’UE constate que
contrairement à la France et à la CEDEAO,
l’élection présidentielle du 24 avril
2005 au Togo a été marquée par de
nombreuses fraudes ". Selon le journal
qui rapporte l’information, l’UE
conteste fortement l’élection de Faure
Gnassingbé par le scrutin du 24 avril
2005. Si cette information venait à se
confirmer, ce serait, selon notre
confrère, un premier coup dur pour le
président investi qui voit ainsi une de
ses priorités voler en éclat : la
reprise de la coopération du Togo avec
l’UE
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Du mardi, 03 mai
2005
Crise
politique au Togo:
La solution incombe aux Togolais
Estime notre confrère devant
le silence coupable de la communauté
internationale à la grave crise que
traverse le pays après la présidentielle
controversée du 24 avril dernier. Et au
regard de cette situation pour le moins
incompréhensible, le journal pense que
les Togolais doivent désormais prendre
leur destin en main. " Les deux parties
doivent être animées d’une dose de
patriotisme mêlée à la volonté et à la
Raison. Le gouvernement d’union
nationale n’est pas un vain mot. Mais
alors il faut que le parti au pouvoir
montre vraiment la main tendue.
Il faut que
concrètement dans ce gouvernement, si
l’opposition a été obligée d’y prendre
place, les postes clés soient
paritairement occupés. Ensuite, que les
deux parties s’asseyent franchement pour
revoir de fond en comble la
constitution, le code électoral bref
tous les textes qui régissent le pays ",
souligne le journal
Proclamation
des résultats de l’élection
présidentielle: Atsu Koffi Améga dans le
dilemme le plus total
Estime le journal puis que
selon lui, le président de la Cour
constitutionnelle est " partagé entre la
volonté de sauver le peuple togolais par
la proclamation de la vérité électorale
ou de jeter le Togo dans le chaos
annoncé par l’ancien ministre de
l’intérieur ". Dans tous les cas,
souligne t-il, " il assumera la lourde
responsabilité "
A Atakpamé,
les femmes sont sorties ‘’nues’’ pour
dénoncer les violences qui ont causé
plus de 60 morts
C’est ce que nous apprend
Arcanes qui indique que " jeudi 28
avril, les femmes d’Atakpamé voyant
leurs enfants tués comme des poussins se
sont révoltées. Elles sont sorties
nombreuses dans les rues de Dzama,
Doulassamé et autres, presque nues ! Ces
femmes ne portaient que des cache-sexe
de couleur rouge, tenue traditionnelle
féminine dont l’exhibition est un signe
de défiance et de malédiction ". Le
bilan de cette répression policière dont
le chef de file serait un certain major
Kouloum gendarme en la retraite et qui
défraie la chronique dans la localité
établi samedi 30 avril s’élèverait à au
moins 60 morts, plus de 150 blessés et
plusieurs disparus
Après les
violences meurtrières à la suite de la
proclamation des resultants: Plus de
16.000 togolais sont réfugiés au Bénin
et au Ghana

Indique le confrère qui
rapporte ici des propos de certains
compatriotes togolais qui racontent
comment ils ont battus et torturés par
les forces de l’ordre dans leurs
localités avant de prendre la fuite.
Brisure au
sein de la Coalition de l’opposition
démocratique: Le PSR veut sa ‘’liberté
d’esprit et d’indépendance d’action’’
Titre de son côté Arcanes qui
commente ici la déclaration liminaire du
PSR
03 mai,
Journée Internationale de Liberté de
Presse La presse togolaise est l’une des
plus bâillonnées du monde…
Estime notre confrère qui relève ici les
graves atteintes à la liberté de
la presse au Togo notamment
l’interdiction de certaines émissions
sur des radios privées, l’interdiction
qui est faite à la presse privée de
couvrir la campagne présidentielle et la
fermeture de certaines stations de
radios privées pour des motifs
fallacieux. Une caricature pas très
honorable de la presse togolaise à
l’occasion de la journée internationale
de la liberté de la presse. Et le
journal en conclut que " la presse
togolaise est l’une des plus bâillonnée
au monde ", ce qui évidemment classera
le Togo dans " le trombinoscope des
prédateurs de la presse dans le monde "
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Liberté
Hebdo |
N°06 |
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Du mercredi, 04
mai 2005
Présidentielle du 24 avril: L’UE en
désaccord avec le rapport de la
CEDEAO
Titre Liberté Hebdo
qui indique que, de sources proches
de Bruxelles, on estime que le
scrutin du 24 avril a été entaché
de fraudes massives, une
position qui, selon lui, contrarie
le rapport des
observateurs de la CEDEAO
qui ont avalisé les élections.
En conséquence,
le journal nous informe que " les
tractations sont en cours à
Bruxelles pour voir l’attitude à
adopter face aux nouvelles autorités
togolaises "
Incidents
à Mango le jour du scrutiny: Le
ministre Kantchati pointé du doigt
Le journal rapporte les
témoignages des incidents qui ont
émaillé le scrutin du 24 avril à
Mango lesquels mettent en cause le
ministre Kantchati Issifou pour
avoir occasionné ces incidents en
faisant voter plusieurs fois ses
milices et en les armant pour
terroriser la population. Par
ailleurs, le journal indique que ses
tentatives pour avoir la version du
ministre sur ces accusations graves
sont restées vaines
Les
raisons de la croissance
exponentielle du nombre de réfugiés
togolais au Ghana et au Bénin.
Pour le confrère, c’est à
cause des mauvais traitements
inhumains infligés non seulement aux
manifestants mais à tous les
habitants par les forces de l’ordre
qui forcent les portes et pénètrent
dans les maisons et chambres pour
tabasser les gens et détruire tous
les biens qui s’y trouvent que
nombre de Togolais ont franchi les
frontières togolaises.
Dans sa
rubrique Libertinage, le
confrère écrit :
Le RPT,
ennemi de FAURE ?
Les émeutes de la semaine
dernière ont apporté de l’eau au
moulin de ceux qui affirment souvent
qu’il y a des gens dans l’entourage
de Faure qui bossent dans l’ombre
pour sa perte. Sinon comment
comprendre qu’après que le calme est
revenu dans les quartiers, on se
soit permis d’entrer nuitamment dans
des maisons pour battre tous ceux
qui s’y trouvaient ?
En dehors de
ces ‘’ ennemis’’ de Faure, il
y a le Président par intérim, Abass
Bon-faux qui s’est laissé aller en
tenant des propos haineux, indignes
d’un président de la République.
‘’ S’il y a des pays qui croient
qu’ils peuvent encore recoloniser le
Togo, ils se trompent. L’heure du
nazisme est terminée’’, disait
l’ancien formateur des muscles pour
faire allusion à un soutien supposé
de l’Allemagne à la coalition.
Une
‘’ image’’ qui a gêné, gêne et
gênera encore
Le Togo est un pays
d’exception. Beaucoup de choses
incroyables se passent toujours dans
ce rectangle. Le scrutin
présidentiel du dimanche 24 avril
dernier a encore confirmé ce constat.
Alors que
certains agents de sécurité
tentaient de maîtriser la foule qui
voulait coûte que coûte suivre le
dépouillement, un autre prit l’urne
dans ses aisselles et fila comme un
joueur de rugby qui allait marquer
un essai.
Mais ce soir-là,
un caméraman était dans un centre de
vote et a filmé ce désolant
spectacle. Cette image insolite fait
le tour du monde et donne une idée
sur la façon dont les nègres
organisent leurs élections
La CEDEAO
a foutu le Togo dans la merde
La CEDEAO vient de passer
à côté de sa mission en cautionnant
le même coup d’Etat que la veille
encore, elle dénonçait sans
faiblesse. La bande à Mamadou Tandja
conduit les Togolais dans la géhenne
en créant les conditions d’une
implosion. La CEDEAO est responsable
des tueries et des actes de
vandalisme qui ont jonché le
processus électoral.
La CEDEAO vient,
avec le drame qu’elle a créé au
Togo, de corroborer l’assertion
selon laquelle les nègres ne peuvent
jamais résoudre leurs propres
problèmes.
Wade suivi
à la lettre
Au cours de ses
nombreuses pérégrinations qui ont
précédé son retrait du pouvoir,
Faure s’était rendu au Sénégal pour
s’entretenir avec Abdoulaye Wade. Ce
dernier lui avait fait savoir que
s’il voulait être président, il
n’avait qu’à passer par la voie
normale et qu’il avait un grand
parti, le RPT, de l’argent et
l’armée à sa disposition pour
revenir au pouvoir.
Sûrement qu’il se frotte les mains
quand les forces de l’ordre
zigouillent les populations dans les
rues de Lomé et de l’intérieur du
pays. Ses suggestions ont été
appliquées à la lettre par son
interlocuteur qui voulait à tout
prix occuper la place de son père.
Bravo à Wade pour la solution
magique proposée. Les morts togolais
vous en sont reconnaissants
‘’ Togo
Presse’’
cultive la haine tribale
Pendant la campagne
présidentielle, le quotidien
national ‘’Togo Presse’’ qui
devrait servir de modèle pour les
publications privées, a brillé dans
son incapacité à donner les mêmes
chances aux candidats. Il s’est
transformé en bulletin de propagande
politique du candidat du RPT au
détriment des autres concurrents à
la magistrature suprême
Le tout-Puissant Directeur de
Publication et Directeur de la
Rédaction est le maître d’œuvre de
ces éditos incendiaires qui font
penser à la ‘’ Radio Mille
Collines’’ au Rwanda.
Il en a écrit un autre intitulé
‘’ la victoire de Faure’’ dans
le N° 7020 du jeudi 28 avril 2005.
Là, au lieu de saluer la victoire de
Faure, il s’est employé à injurier
l’opposition et à appeler à la haine
tribale. ‘’ On sait depuis lors
que leur démocratie en question,
c’est en finir de toute manière avec
feu Gnassingbé Eyadema et…ses frères
de race et de région ‘’,
écrivait Rémy Banafey Assih. Est-ce
à dire qu’il n’y a pas des ‘’ frères
de race et de région ‘’ du feu
Eyadema au sein des partis de
l’opposition ? |
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