Revue

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 

8 mai 2005

Revue de presse de la semaine du 3 au 8 mai 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple La Dépêche
Motion d'Information Le Forum de la semaine
Agni l'abeille Carrefour
Le Regard Crocodile
Echos d’Afrique Le Canard Indépendant
Akekle le Scorpion Nouvel Echo
Le Point de la Semaine La Tribune du Peuple
Arcanes L’observateur togolais
Liberté Hebdo  

A cause de la situation difficile qu’a connue notre pays, plusieurs parutions n’ont pas voulu prendre de risques, attendant que les choses redeviennent normales pour voir sur quel pied danser. Cette semaine encore, la prudence a été observée. C’est ce qui justifie l’absence de plusieurs titres sur le marché. Voici ce qu'ecrit le Regard de la Diaspora togolaise: " Toujours hantés par la psychose de peur, ils ont préféré rester là où ils sont attendant des pauvres togolais qu’ils réalisent le miracle avec les mains nues devant une armée sans pitié. Ce n’est donc pas à coup de discours et d’incantation que l’ordre ‘’ monarcho-despotique’’ sera renversé. Nos frères de la diaspora vont retrouver certes leurs aptitudes à dénoncer le hold-up électoral, à organiser des marches et des sit-in à Bonn Ottawa, New York, Lund Munich, Paris, Bruxelles, Londres, etc., mais toutes ces gesticulations auront-elles une incidence sur la situation interne surtout que la Communauté internationale semble ne pas s’apitoyer sur le sort des Togolais ? "

Le Combat du peuple   496  

Du mardi, 03 mai 2005
Les jeux de la vérité et du pouvoir: Le triangle des passions au Togo, pays de haine ?
S’interroge Le Combat du Peuple. Suite aux événements qu’a connus le Togo depuis la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle du 24 avril, notre confrère remonte l’histoire politique du pays pour rechercher les causes de la violence politique au Togo. Ainsi, constate-t-il que la violence politique au Togo tire ses racines dans l’histoire de l’indépendance du Togo puisque, note-t-il, après sa victoire aux élections du 27 avril 1958, le CUT parti de Sylvanus Olympio, n’a pas su réconcilier le Togo avec lui-même. Bien au contraire, " il a laissé ses partisans se venger sur les supposés complices des colons français. C’est ainsi que les milices et autres sympathisants du parti de Sylvanus Olympio ont tué et détruit les biens (maisons, voitures, etc.) de leur adversaire du parti du progrès qui avait pour leader feu Nicolas Grunitzky dont même le domicile n’a pas été épargné. C’est donc depuis ce temps qu’a vu le jour cette politique de vengeance populaire qui consiste à laisser les militants régler leur compte aux adversaires politiques ou à tout autre citoyen considéré comme tel " et qui s’est perpétuée depuis la création de l’UFC qui a également renoué avec " le populisme fondé sur la haine, le refus ou le rejet systématique de l’autre et l’intolérance "

Et fort de tout cela, le journal en conclut que " le Togo n’est pas à proprement parler un pays de haine. C’est plutôt l’UFC l’émanation du CUT qui est un parti de HAINE et de l’INTOLERANCE. Un parti politique qui fonde son idéologie sur la supériorité raciale, la haine et l’intolérance n’a pas sa place dans la société togolaise "

Du mépris aux propos contradictories: Gilchrist Olympio gère mal son mythe
Titre notre confrère à propos du comportement que le leader de l’UFC a adopté vis-à-vis des membres de la coalition et des déclarations qu’il a faites au sujet des conclusions de la rencontre d’Abuja entre lui et Faure Gnassingbé. Pour le confrère, " cette façon de faire pour une personnalité comme Gilchrist Olympio est tout simplement de nature à entamer son charisme et à le décrédibiliser aux yeux des interlocuteurs internationaux. Se fourvoyer entre les choses et leurs contraires à la fois est peut-être une façon de faire de la politique. Mais dans le cas présent, c’est la preuve que Gilchrist Olympio gère mal, très mal le mythe qui l’entoure. Et c’est dommage "

Crise togolaise: Les envoyés spéciaux de RFI et de l’AFP, les sieurs Olivier Roger et Emile Gouton jettent de l’huile sur le feu
Le Combat du Peuple accuse les envoyés de RFI et AFP MM Olivier Roger et … de partialité dans la couverture des événements qui ont suivi la proclamation des résultats provisoires. Il les accuse aussi d’avoir refusé d’effectuer une visite de terrain à l’intérieur du pays notamment dans le village de son directeur de rédaction Lucien Messan (où sa maison aurait été mise à sac) pour constater l’ampleur des dégâts causés par les manifestants.

" Certains journalistes de la presse internationale ont débarqué au Togo avec des préjugés et pendant tout le temps qu’ils ont passé dans notre pays, ils ont agi comme s’ils étaient parties prenantes de la situation qui prévaut actuellement au Togo. Au lieu de laisser chacun se faire une opinion, ils ont brillé par leur partialité, allant jusqu’à sélectionner les événements à couvrir, laissant passer sous silence d’autres qui n’étaient pas moins importants.

Olivier Roger et Emile Gouton, respectivement envoyé spécial de RFI et de l’AFP pour couvrir l’élection présidentielle au Togo sont les exemples typiques de ces journalistes qui, au lieu de faire leur travail d’informer, se comportent comme en territoire conquis, ne disant sur les ondes que ce qu’ils veulent faire entendre, au lieu de restituer la réalité des faits. C’est ainsi que, à travers leurs reportages, ils ont présenté le Togo comme un pays où l’armée, seule détentrice du monopole de la violence détruisait tout et tuait les populations aux mains nues, alors que des observateurs impartiaux ont vu aussi des miliciens et autres activistes de l’opposition casser des maisons, piller et brûler des magasins, etc. Le comportement de ces deux journalistes laisse croire qu’ils sont en service commandé.

Samedi dernier, les médias avaient été invités à effectuer une visite de terrain pour constater l’ampleur des dégâts à l’intérieur du pays. L’occasion était ainsi donnée aux envoyés spéciaux de se déplacer pour aller voir ce qui s’était passé dans nos villes et campagnes après la proclamation des résultats provisoires. Mais c’est avec un dédain royal et un mépris sans commune mesure que Olivier Roger de RFI et son confrère Emile Gouton de l’AFP ont rejeté l’offre. Ce qui les intéressait, ce n’était pas ce que des Togolais font subir à d’autres, mais plutôt les informations alarmistes qui faisaient croire à une guerre déjà réelle dans leur imagination au Togo. On n’a pas besoin de réfléchir par deux fois pour comprendre que ces journalistes sont arrivés dans notre pays avec des idées préconçues et se trouvent ainsi dans l’incapacité de faire un travail répondant aux normes déontologiques.

Depuis qu’ils ont été chargés du dossier togolais, les envoyés spéciaux de RFI et de l’AFP ont toujours versé de l’huile sur le feu et se comportent d’une façon qui laisse croire qu’ils sont dans notre pays pour le conduire à la guerre civile", écrit le journal

Rencontre d’Abuja à propos du gouvernement de large union: Faure confirme, Gilchrist dément
Titre notre confrère à propos de la rencontre d’Abuja et des déclarations des deux protagonistes invités à cette rencontre, l’un confirmant la conclusion d’un accord sur la formation d’un gouvernement d’union et l’autre démentant.

Résultats provisoires de l’élection du 24 avril: La CENI déclare le candidat Faure vainqueur du scrutin
Titre en couverture notre confrère avec en prime une photo du candidat Faure dans ‘’l’ambiance de la victoire’’.

Evoquant les scènes de violences qui ont suivi la proclamation des résultats provisoires (qu’il publie d’ailleurs) à travers tout le pays, le confrère semble imputer la responsabilité de ces actes à l’opposition togolaise qui, dit-il, " a toujours fait preuve d’inconséquence en refusant d’apprécier la portée réelle des actes qu’elle pose " ou " n’a jamais réussi à maîtriser ses militants dans leurs envolées destructrices ".

Quoi qu’il en soit, souligne le confrère, tous ces actes de violence " n’ont rien changé au cours des événements " puisque la " Cour Constitutionnelle s’apprête à publier les résultats définitifs du scrutin "

Motion d"information
 
Agni l'Abeille 31

 Du mardi, .3 mai 2005

Pourquoi Tandja et Chirac veulent mettre le Togo à feu et à sang ?

S’interroge mon confrère dans sa manchette. Le journal rappelle que depuis la crise née de la disparition du chef de l’Etat, la position de la CEDEAO et de la France a été des plus ambiguë. Mieux, devant les nombreuses irrégularités constatées et portées à leur connaissance et les risques de dérapage du processus électoral, la France et la CEDEAO ont gardé un silence radio. C’est pourquoi le journal affirme qu’il est désormais clair que la CEDEAO soutenue par la France veulent " mettre le Togo à feu et à sang comme au Rwanda et en Côte d’Ivoire "

Scrutin Présidentielle du 24 Avril 2005: Faure Gnassingbé proclamé élu avec 60,22%

L’opposition radicale conteste et exige le décompte des résultats
Titre à la Une notre confrère. En attendant les résultats définitifs qui ont d’ailleurs été proclamés mardi dernier par la cour constitutionnelle, notre confrère pense que l’opposition radicale " doit se rabattre sur le gouvernement d’Union qui n’est que sa seule chance de sortie. On doit s’asseoir, se parler, exiger des postes ministériels, des postes de Directeurs de Société, des postes de préfets et participer au gouvernement afin de pouvoir voir ce qui se fait, ce qui se trame " car " si nous voulons la Paix pour ce pays adhérons au gouvernement d’Union "

Gilchrist Olympio piégé à Abuja
C’’est ce que croit notre confrère qui s’interroge sur l’attitude ou le comportement du leader de l’UFC:

" Pourquoi le leader de l’UFC s’était-il rendu à Abuja presque en catimini ? Pourquoi le leader de l’UFC a-t-il accepté les propositions sans connaître les résultats du scrutin ? " Dans tous les cas, le journal pense que Gilchrist a été piégé à Abuja car " quand bien même il dit n’avoir rien signé, il a quand même adhéré aux propositions de formation d’un gouvernement d’Union "

La liste des rénovateurs s’agrandit: François BOKO découvre enfin la vérité et quitte le rang du RPT
Titre de son côté Agni L’abeille pour qui donc, " Mieux vaut tard que jamais "

Rappelant le triste sort réservé par le RPT à ceux qui osent faire la moindre critique au système, le confrère se demande " pourquoi donc au sein du système RPT on n’a pas le droit de faire une proposition autre que celle qui est dictée par les 1ers responsables.

 Quelle est cette démocratie qu’on promet au peuple togolais si ce dernier n’a pas le droit de dire ce qu’il pense. La démocratie n’est elle pas aussi synonyme de ‘’ liberté de penser et liberté de parler’’ ? 

Quel est ce pardon qu’on demande à tout bout de champ si on n’est pas capable de pardonner soit même. Est-ce un crime que de souhaiter un dialogue et une réconciliation entre les fils du pays ? "

Le Regard 439

Du mardi, 03 mai 2005

Suite à l’incendie de l’Institut Goethe, L’Allemagne suspend sa coopération culturelle avec le Togo
Indique notre confrère dans sa manchette avec à l’appui la photo du diplomate allemand son Excellence Klaus Günter Grohman, Ambassadeur d’Allemagne au Togo.

A propos de cette décision de l’ancienne puissance colonisatrice du Togo, Le Regard pense qu’elle sera " un coup dur pour le nouveau président qui a besoin de l’aide de nos partenaires bilatéraux pour relancer l’économie ".

Aussi condamne t-il les auteurs et les commanditaires de cet incendie criminel qui croient punir l’Allemagne alors qu’ils font du tort à leurs compatriotes qui y travaillent ou bénéficient de ce centre

" Tous les livres, quinze ordinateurs qui ont été brûlés sont à la disposition des Togolais qui s’intéressent à la langue allemande. Les archives sur l’histoire du Togo soigneusement protégées sont ainsi parties en fumée. Le personnel travaillant à l’Institut Goethe est Togolais. Tous ces employés et des professeurs d’université qui enseignent l’Allemand dans ce centre sont contraints ainsi au chômage, y compris la fille d’un Général de l’armée togolaise.

L’Université de Lomé et en particulier les étudiants et professeurs des départements d’Allemand et d’histoire sont ainsi sinistrés parce que l’Institut Goethe loge la plupart des documents de recherche et c’est là que tous les étudiants et les professeurs se ressourcent. L’avenir de l’Allemand dans les lycées et collèges du Togo est ainsi menacé ", indique le confrère.

Et dans ce même article, le journal relève que : Le ministre Foli-Bazi devrait mesurer ses propos
Lorsqu’un ministre dans un zèle démesuré s’en prend violemment et publiquement à une représentation diplomatique étrangère et que quelques jours après un bâtiment appartenant à l’Ambassade est incendié, que peut-il dire pour prouver son innocence ?

En s’en prenant vertement à l’Ambassade d’Allemagne, le Ministre Foli-Bazi et le Président par intérim Abass Bonfoh devraient mesurer les conséquences que peuvent engendrer leurs propos dans cette période hypersensible

Le Président a oublié son cours d’histoire
‘’Ceux qui croient qu’ils peuvent recoloniser le Togo se trompent. L’heure du nazisme est terminée’’, a déclaré le Président Abass Bonfoh qui s’en prenait ainsi à l’Allemagne, première puissance coloniale du Togo. Mais ce qu’il ignore, c’est que le Togo n’a pas été colonisé par l’Allemagne nazie mais celle de Bismarck. Son Excellence devrait s’adresser à des élèves du cours primaire qui lui reciteront la leçon d’histoire sur Nachtigal et Mlapa III de Togoville en 1884 bien avant l’époque du nazisme

La responsabilité de la communauté internationale dans la crise togolaise
En tout cas, c’est ce que croit le confrère qui relève que " la communauté internationale s’est extraordinairement arrangée pour relancer une nouvelle crise sociopolitique au Togo en faisant maintenir un scrutin à l’issue incertaine ". Aussi s’insurge t-il contre l’attitude de certaines puissances occidentales qui, tout en disant préoccupés par la situation en raison des conséquences d’une série d’irrégularités qui ont émaillé les préparatifs de l’élection, gardent le profil bas, s’empressent de saluer la bonne tenue des élections ou tout simplement s’en remettent à la CEDEAO qui a déjà un parti pris.

Que nous réservent nos opposants de l’étranger ?
Se demande notre confrère qui constate finalement que l’annonce en grand renfort de publicité du retour de certains compatriotes togolais de la diaspora en vue d’apporter leur contribution à la victoire de l’opposition après l’annonce de la candidature unique de l’opposition n’était qu’un bluff.

" Toujours hantés par la psychose de peur, ils ont préféré rester là où ils sont attendant des pauvres togolais qu’ils réalisent le miracle avec les mains nues devant une armée sans pitié. Ce n’est donc pas à coup de discours et d’incantation que l’ordre ‘’ monarcho-despotique’’ sera renversé. Nos frères de la diaspora vont retrouver certes leurs aptitudes à dénoncer le hold-up électoral, à organiser des marches et des sit-in à Bonn Ottawa, New York, Lund Munich, Paris, Bruxelles, Londres, etc., mais toutes ces gesticulations auront-elles une incidence sur la situation interne surtout que la Communauté internationale semble ne pas s’apitoyer sur le sort des Togolais ? ", s’interroge le journal pour qui, " en ces moments difficiles les sympathisants de l’opposition démocratique auraient bien voulu voir à leurs côtés des politiciens comme Gilchrist, Latzoo, Massémé, Bassirou Ayéva, Dr Gandi, Logo Dossouvi, Dr Ihou, Me Ahlonko Dovi, Koussawo Eloi et bien d’autres encore qui se disent résolument engagés dans la lutte pour ‘’ l’éradication de la dictature héréditaire sur la terre de nos aïeux’’ ". En tout cas, pour le confrère, " ayant manqué ce rendez-vous historique, il leur faudra encore plus d’imagination pour se faire prendre au sérieux car, tout porte à croire qu’ils attendent plutôt que les pauvres Togolais de l’intérieur fassent le travail à leur place avant de se décider à rentrer au bercail "

Les acrobaties du PSR
Titre le journal à propos de la déclaration rendue publique le 02 mai dernier par le PSR dans laquelle le parti de Me Abi Tchessa tout en réclamant de la Coalition estime qu’il est nécessaire de retrouver sa liberté d’esprit et son indépendance d’action afin d’explorer les possibilités de règlement de la crise.

" Sauf à prendre les Togolais pour des cons, cette gymnastique intellectuelle ne peut abuser personne. Il fallait dire que le PSR quitte la Coalition puisqu’il ne se sent pas liée par elle. Mais au lieu de se livrer à ce genre d’acrobaties, le PSR aurait pu être clair en disant haut et fort qu’il réclame sa part du gâteau dans le prochain gouvernement ", souligne le journal

Le Ministre Boko l’avait prédit
Affirme notre confrère puisque selon lui, ce qui s’est passé le jour du vote et après la proclamation des résultats avait prédit par l’ex ministre François Boko qui avait alors attiré l’attention de certaines personnalités du régime sur le risque de dérapages au cas où l’élection n’est pas reportée.

"Toujours est-il que ce qu’il redoutait est arrivé mais sans lui (ohne mich) comme il le disait, même si l’on tente de dissimuler l’ampleur du drame ", écrit-il

Un rapport sur l’élection du 24 avril circule à l’UE
Indique le journal. Selon le confrère, " un rapport confidentiel circule dans les milieux diplomatiques européens et qui relève de nombreuses irrégularités du processus électoral. Selon ce document, l’analyse des données communiquées et l’observation par les petites missions diplomatiques à l’intérieur du pays conduisent à confirmer de nombreuses irrégularités et à renforcer les présomptions de fraudes massives. L’analyse des listes électorales fait apparaître un écart anormal entre le nombre d’inscrits et l’estimation de la population en âge de voter (+34% soit 900.000 électeurs présumés fictifs). Ces écarts sont particulièrement importants dans les régions réputées favorables au parti au pouvoir (+75 %) soit 440.000 électeurs présumés fictifs. Fait troublant, c’est dans ces régions que le taux de distribution de cartes est très élevé (80 à 95 %), que le taux de participation est exceptionnellement élevé (80 à 90 %) et que le score de Faure Gnassingbé est exceptionnellement élevé (75 à 80 %).

A contrario, sur Lomé, le taux de distribution des cartes est de 41 % et le taux de participation de 35 % seulement. Et donc 390.000 électeurs n’ont pas pu voter "

Echos d’Afrique 346

Du vendredi, 06 mai 2005

Gnassingbé E. Faure a prêté serment: La coalition démocratique ne s’est pas dotée de moyens d’offrir l’alternance aux Togolais
Titre en couverture Nouvel Echo avec photos de Faure Gnassingbé président élu selon la Cour Constitutionnelle et Bob Akitani président autoproclamé.

Analysant la situation actuelle et au regard de ce qui s’est passé sous d’autres cieux, notre confrère pense que si l’alternance tant souhaitée au Togo n’a pas eu lieu, c’est à cause justement de l’opposition qui, contre un vieux système quarantenaire, ne s’est pas doté des moyens de résistance. Pour le confrère, si l’opposition voulait vraiment engager une épreuve de force contre le vieux système, il fallait qu’elle se dote de moyens car la mobilisation populaire à elle seule ne suffit pas

" Pour un régime vieux de 38 ans, la mobilisation populaire seule ne suffit pas. Et puis la révolution populaire se prépare. Si en Côte d’Ivoire et à Madagascar la révolution du Palais a pu aboutir à la mise en déroute des usurpateurs de la volonté populaire, c’est que dans le cas ivoirien l’armée n’était pas aussi répressive et était plus républicaine. Elle ne voudrait pas que la volonté populaire soit traficotée. Dans le cas de Madagascar, tout était planifié pour permettre au peuple de revendiquer sa victoire. Et Ravalomanane qui se voyait voler sa victoire était au devant de la scène pour diriger les hostilités. Mais ici au Togo, ce n’est pas la même configuration. D’abord, l’opposition coalisée qui a pu malgré les divergences se choisir un candidat unique a véritablement pêché par naïveté en comptant seulement sur la mobilisation populaire pour prétendre faire changer les choses face à un système qui a, à sa cause, une armée répressive et sans pitié. Quand à l’opposition, elle s’est cantonnée comme d’habitude à faire des déclarations et à appeler à la résistance sans pouvoir afin concrètement arracher sa victoire ", écrit-il

Les contours d’un gouvernement d’union nationale
Si par le passé les prétendus gouvernements d’union nationale s’avéraient des fiascos, Nouvel Echo pense qu’aujourd’hui les choses semblent aller dans le bon sens étant donné que le nouveau président Faure Gnassingbé veut mobiliser autour de lui toutes les forces de ce pays pour une meilleure gestion des ressources.

Fort de ce que l’opposition refusera cette offre, l’hebdomadaire demande au nouveau président de prendre acte et de mettre rapidement sur pied une équipe qui devra s’atteler à remettre le pays sur les rails du développement. Dans ce gouvernement, préconise t-il " les portefeuilles de complaisance et les attributions fantaisistes devront faire place à l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

La répartition équitable des directions sensibles devra aussi se faire et là on évitera les frustrations et chacun devra se voir concerner par la gestion des affaires de la cité "

Cap sur 2010: Les grands chantiers qui attendent le Président Faure Gnassingbé
Titre le journal pour qui, si 60,15% des togolais ont accordé leur confiance à Faure Gnassingbé, c’est à cause de la densité de son programme de société qui, selon lui est un programme révolutionnaire très alléchant.

Et au nombre des défis, il y a la constitution que " le président Faure E. Gnassingbé devra œuvrer pour rendre cette Constitution consensuelle et non adaptée au bon vouloir de certains ". Et dans ce volet, le confrère préconise la création d’un poste de vice président de la République qui sera rotatif.

Ensuite la jeunesse qui devra être au cœur du nouveau président étant lui-même jeune. " Les élèves, les étudiants, les enseignants auxiliaires et temporaires, les apprentis devront bénéficier d’une attention toute particulière "

Ensuite, les infrastructures sociales. Les hôpitaux et centres de santé doivent également préoccuper le nouveau président car ils sont devenus de véritables mouroirs. Il y a aussi les infrastructures éducatives qui sont à construire ou à rénover.

Enfin le monde paysan qui devra être revalorisé : " il faut acheter à leur juste prix le coton, le café, le cacao et les autres cultures de rente. Il faut veiller à approvisionner les intrants aux paysans au temps réel ", préconise notre confrère

Le peuple togolais, cet otage silencieux: Lutte politique ou lutte de survie ?
Se demande mon confrère qui constate malheureusement que depuis 1963, le peuple togolais est sous l’emprise de deux clans luttant pour leur survie, une lutte qu’il qualifie de lutte d’intérêt ou " une vendetta déguisée en combat politique ".

" Et, le peuple sur le dos de qui on légitime toujours ces luttes est malheureusement le laisser pour compte, l’éternel oublié. On clame haut et fort aimer le peuple, on nous rebat les oreilles de poser certains actes pour le bien du peuple. Peut-on aimer tant le peuple au point de ne pas le laisser maître de son destin ? Peut-on également l’aimer au point d’étouffer ses vœux pieux ou enfin peut-on prétendre l’aimer en l’envoyant les mains nues dans les rues pour défendre un idéal désuet ? ", s’interroge le confrère.

Face à cette situation, le journal souhaite qu’on fasse " disparaître de la scène politique togolaise, les individus qui tiennent en laisse le pays " et " l’émergence d’une nouvelle force qui mettra dans les placards les deux principaux agitateurs de la vie nationale s’impose "

La prophétie de l’ancien ministre de l’intérieur s’est-elle réalisée ?
S’interroge le journal pour qui, "il faut admettre que la prophétie du ministre BOKO s’est, à quelques exceptions près, réalisée. Des scènes d’une rare violence ont été constatées un peu partout. Des morts, des veufs, des veuves, des orphelins, des handicapés à vie et plus de 16.000 Togolais ayant passé les frontières Est et Ouest. Le Togo ne sera jamais le Rwanda, mais on a frôlé le pire et l’histoire donnera raison au ministre BOKO pour avoir fait dos à un système et privilégié l’amour de la patrie "

Affaire Agbéyomé: La décision de la justice attendue pour mardi prochain
Indique Nouvel Echo dans sa manchette. Selon le journal qui cite une source du conseil de M. Agbéyomé, à la première audience qui a eu lieu le 26 avril dernier à Kara, l’avocat de l’Etat n’a porté aucune réponse précise sur la prescription et la décision de la cour était attendue le 03 mai dernier mais à cause de l’actualité politique, elle a été ajournée pour ce mardi 10 mai 2005.

Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine  

N'a pas paru cette semaine

La Dépêche

N'a pas paru cette semaine

Forum de la Semaine
N'a pas paru cette semaine
Carrefour
N'a pas paru cette semaine
Crocodile

N'a pas paru cette semaine

Le Canard Indépendant
N'a pas paru cette semaine
Nouvel Echo
N'a pas paru cette semaine
La Tribune du Peuple 126

Du 06 mai 2005

La CEDEAO et le scandale de l’élection présidentielle du 24 avril 2005 au Togo
Titre notre confrère. Avant de revenir sur les grands événements de l’après décès du président Eyadema (certainement parce qu’il était absent des kiosques au moment de ces événements ) notamment la Plate-forme de sortie de crise de la Coalition du 24 février 2005, la sortie de Natchaba qui clarifie sa position sur RFI, le Protocole d’accord entre les partis politiques de la majorité et de l’opposition sous l’égide de la CEDEAO signé le 29 mars 2005, le communiqué de presse de la Coalition sur les rencontres des 28 février et 1er mars 2005 avec la mission de la CEDEAO) du 02 mars 2005, le journal se demande : " la CEDEAO affirme-t-elle que les actes comme la manipulation du fichier électoral, les enlèvements et incendies des urnes par les forces de sécurité et la milice du Parti au pouvoir (images vues), la coupure de tous les moyens de communication : téléphone mobile et fixe, télex et fax, même Internet dès la fermeture des bureaux de vote (un black out total sur le pays pendant deux jours), les violences, exactions, et expéditions punitives contre les populations et les électeurs, tous ces actes font partie des normes internationales d’organisation des élections ? ". Et fort de ce que les résultats proclamés par la CENI le 03 mai dernier et qui consacrent la victoire de fils du Général défunt sont indignes du peuple togolais et de l’institution sous régionale, La Tribune du Peuple estime que la " CEDEAO a eu tort de s’interposer dans le processus électoral présidentiel entre la clique militaro-fasciste qui régente le Togo depuis des décennies et le peuple togolais " lequel " a cru aux bons offices de la CEDEAO pour oser espérer sortir du carcan, d’où son courage, son audace et sa détermination à braver la situation ". Ainsi, note t-il, " il s’est fait décimer, la CEDEAO l’a fait décimer. Les dirigeants de la CEDEAO doivent avoir cela sur leur conscience, si conscience il y a, si la ripaille n’a pas pris les dessus "

Au mépris du peuple, de la loi et des réalités: Faure E. Gnassingbé, Président de la République Togolaise
La coalition de l’opposition conteste les résultats
" La violence, la répression brutale et les expéditions punitives qui ont émaillé le processus électoral et occasionné plus de vingt mille réfugiés hors de nos frontières sont des signes évidents du mépris à l’égard du peuple togolais.

Communauté internationale embarrassée, populations hostiles et opposition très en colère, telles sont les opinions avisées des observateurs internationaux ", écrit le journal avant de publier les résultats proclamés par la cour constitutionnelle et la déclaration de la Coalition contestant ces résultats

Pour un gouvernement d’Union Nationale :Une Co-Présidence de la République
En tout cas, c’est ce que pense notre confrère à l’état actuel des choses.

Rappelant qu’un gouvernement d’union nationale suppose l’équivalence des rapports de force entre les formations politiques en présence, notre confrère s’interroge sur les chances d’aboutir de cette idée qui fait son chemin quand on sait qu’il est difficile de composer avec le RPT, lui qui n’a jamais respecté les accords.

En tout état de cause et fort de ce que cette option d’un gouvernement suppose de part et d’autre de grandes concessions et parfois douloureuses, le journal propose un schéma : "le pouvoir RPT et la coalition de l’opposition doivent accepter l’idée d’une co-présidence de la République et celle d’un Premier Ministre de consensus des co-présidents de la République. L’unicité des co-présidents sera définie de telle manière que l’acte de l’un sans l’autre sera nul. Les pays qui ont connu ce bicéphalisme ont vite abouti à la démocratie, même si le cas du Bénin dans les années 65 et 70 s’était soldé par un coup d’Etat militaire. Au Togo, cela aboutira à des élections libres et transparentes co-organisées par un gouvernement de la co-présidence "

Proclamation des résultats de l’élection présidentielle: Atsou Koffi AMEGA a manqué de courage
Estime La Tribune du Peuple. Se basant sur le motif invoqué (manque de preuve) par le président de la Cour constitutionnelle pour rejeter les recours en annulation formulés par les deux candidats, le journal s’étonne : " et pourtant ce sont les images d’urnes enlevées, incendiées et saccagés par les forces de l’ordre, armes braquées sur les électeurs et membres des bureaux de vote présents sur les lieux qui ont fait le tour du monde ".

En tout cas, conclut le confrère "le Président de la Cour constitutionnelle a manqué de ce courage pour prendre une décision dont les deux protagonistes sont demandeurs. C’est dommage pour non seulement le présent du Togo mais, davantage pour son avenir "

Premier coup dur pour Faure Gnassingbé: L’Union Européenne conteste l’élection présidentielle togolaise
C’est ce que nous fait savoir le journal qui indique que, dans un document confidentiel provenant de la délégation de l’UE à Lomé et rendu public ce jeudi 05 mai 2005 " l’UE constate que  contrairement à la France et à la CEDEAO, l’élection présidentielle du 24 avril 2005 au Togo a été marquée par de nombreuses fraudes ". Selon le journal qui rapporte l’information, l’UE conteste fortement l’élection de Faure Gnassingbé par le scrutin du 24 avril 2005. Si cette information venait à se confirmer, ce serait, selon notre confrère, un premier coup dur pour le président investi qui voit ainsi une de ses priorités voler en éclat : la reprise de la coopération du Togo avec l’UE

Arcanes 15

Du mardi, 03 mai 2005

Crise politique au Togo: La solution incombe aux Togolais
Estime notre confrère devant le silence coupable de la communauté internationale à la grave crise que traverse le pays après la présidentielle controversée du 24 avril dernier. Et au regard de cette situation pour le moins incompréhensible, le journal pense que les Togolais doivent désormais prendre leur destin en main. " Les deux parties doivent être animées d’une dose de patriotisme mêlée à la volonté et à la Raison. Le gouvernement d’union nationale n’est pas un vain mot. Mais alors il faut que le parti au pouvoir montre vraiment la main tendue.

Il faut que concrètement dans ce gouvernement, si l’opposition a été obligée d’y prendre place, les postes clés soient paritairement occupés. Ensuite, que les deux parties s’asseyent franchement pour revoir de fond en comble la constitution, le code électoral bref tous les textes qui régissent le pays ", souligne le journal

Proclamation des résultats de l’élection présidentielle: Atsu Koffi Améga dans le dilemme le plus total
Estime le journal puis que selon lui, le président de la Cour constitutionnelle est " partagé entre la volonté de sauver le peuple togolais par la proclamation de la vérité électorale ou de jeter le Togo dans le chaos annoncé par l’ancien ministre de l’intérieur ". Dans tous les cas, souligne t-il, " il assumera la lourde responsabilité "

A Atakpamé, les femmes sont sorties ‘’nues’’ pour dénoncer les violences qui ont causé plus de 60 morts
C’est ce que nous apprend Arcanes qui indique que " jeudi 28 avril, les femmes d’Atakpamé voyant leurs enfants tués comme des poussins se sont révoltées. Elles sont sorties nombreuses dans les rues de Dzama, Doulassamé et autres, presque nues ! Ces femmes ne portaient que des cache-sexe de couleur rouge, tenue traditionnelle féminine dont l’exhibition est un signe de défiance et de malédiction ". Le bilan de cette répression policière dont le chef de file serait un certain major Kouloum gendarme en la retraite et qui défraie la chronique dans la localité établi samedi 30 avril s’élèverait à au moins 60 morts, plus de 150 blessés et plusieurs disparus

Après les violences meurtrières à la suite de la proclamation des resultants: Plus de 16.000 togolais sont réfugiés au Bénin et au Ghana
Indique le confrère qui rapporte ici des propos de certains compatriotes togolais qui racontent comment ils ont battus et torturés par les forces de l’ordre dans leurs localités avant de prendre la fuite.

Brisure au sein de la Coalition de l’opposition démocratique: Le PSR veut sa ‘’liberté d’esprit et d’indépendance d’action’’
Titre de son côté Arcanes qui commente ici la déclaration liminaire du PSR

03 mai, Journée Internationale de Liberté de Presse La presse togolaise est l’une des plus bâillonnées du monde…
Estime notre confrère qui relève ici les graves atteintes à la liberté de la presse au Togo notamment l’interdiction de certaines émissions sur des radios privées, l’interdiction qui est faite à la presse privée de couvrir la campagne présidentielle et la fermeture de certaines stations de radios privées pour des motifs fallacieux. Une caricature pas très honorable de la presse togolaise à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse. Et le journal en conclut que " la presse togolaise est l’une des plus bâillonnée au monde ", ce qui évidemment classera le Togo dans " le trombinoscope des prédateurs de la presse dans le monde "

L’observateur  togolais 

 

Liberté Hebdo 06 

Du mercredi, 04 mai 2005

Présidentielle du 24 avril: L’UE en désaccord avec le rapport de la CEDEAO
Titre Liberté Hebdo qui indique que, de sources proches de Bruxelles, on estime que le scrutin du 24 avril a été entaché de fraudes massives, une position qui, selon lui, contrarie le rapport des observateurs de la CEDEAO qui ont avalisé les élections.

En conséquence, le journal nous informe que " les tractations sont en cours à Bruxelles pour voir l’attitude à adopter face aux nouvelles autorités togolaises "

Incidents à Mango le jour du scrutiny: Le ministre Kantchati pointé du doigt
Le journal rapporte les témoignages des incidents qui ont émaillé le scrutin du 24 avril à Mango lesquels mettent en cause le ministre Kantchati Issifou pour avoir occasionné ces incidents en faisant voter plusieurs fois ses milices et en les armant pour terroriser la population. Par ailleurs, le journal indique que ses tentatives pour avoir la version du ministre sur ces accusations graves sont restées vaines

Les raisons de la croissance exponentielle du nombre de réfugiés togolais au Ghana et au Bénin.
Pour le confrère, c’est à cause des mauvais traitements inhumains infligés non seulement aux manifestants mais à tous les habitants par les forces de l’ordre qui forcent les portes et pénètrent dans les maisons et chambres pour tabasser les gens et détruire tous les biens qui s’y trouvent que nombre de Togolais ont franchi les frontières togolaises.

Dans sa rubrique Libertinage, le confrère écrit : Le RPT, ennemi de FAURE ?
Les émeutes de la semaine dernière ont apporté de l’eau au moulin de ceux qui affirment souvent qu’il y a des gens dans l’entourage de Faure qui bossent dans l’ombre pour sa perte. Sinon comment comprendre qu’après que le calme est revenu dans les quartiers, on se soit permis d’entrer nuitamment dans des maisons pour battre tous ceux qui s’y trouvaient ?

En dehors de ces ‘’ ennemis’’ de Faure, il y a le Président par intérim, Abass Bon-faux qui s’est laissé aller en tenant des propos haineux, indignes d’un président de la République. ‘’ S’il y a des pays qui croient qu’ils peuvent encore recoloniser le Togo, ils se trompent. L’heure du nazisme est terminée’’, disait l’ancien formateur des muscles pour faire allusion à un soutien supposé de l’Allemagne à la coalition.

Une ‘’ image’’ qui a gêné, gêne et gênera encore
Le Togo est un pays d’exception. Beaucoup de choses incroyables se passent toujours dans ce rectangle. Le scrutin présidentiel du dimanche 24 avril dernier a encore confirmé ce constat.

Alors que certains agents de sécurité tentaient de maîtriser la foule qui voulait coûte que coûte suivre le dépouillement, un autre prit l’urne dans ses aisselles et fila comme un joueur de rugby qui allait marquer un essai.

Mais ce soir-là, un caméraman était dans un centre de vote et a filmé ce désolant spectacle. Cette image insolite fait le tour du monde et donne une idée sur la façon dont les nègres organisent leurs élections

La CEDEAO a foutu le Togo dans la merde
La CEDEAO vient de passer à côté de sa mission en cautionnant le même coup d’Etat que la veille encore, elle dénonçait sans faiblesse. La bande à Mamadou Tandja conduit les Togolais dans la géhenne en créant les conditions d’une implosion. La CEDEAO est responsable des tueries et des actes de vandalisme qui ont jonché le processus électoral.

La CEDEAO vient, avec le drame qu’elle a créé au Togo, de corroborer l’assertion selon laquelle les nègres ne peuvent jamais résoudre leurs propres problèmes.

Wade suivi à la lettre
Au cours de ses nombreuses pérégrinations qui ont précédé son retrait du pouvoir, Faure s’était rendu au Sénégal pour s’entretenir avec Abdoulaye Wade. Ce dernier lui avait fait savoir que s’il voulait être président, il n’avait qu’à passer par la voie normale et qu’il avait un grand parti, le RPT, de l’argent et l’armée à sa disposition pour revenir au pouvoir.

Sûrement qu’il se frotte les mains quand les forces de l’ordre zigouillent les populations dans les rues de Lomé et de l’intérieur du pays. Ses suggestions ont été appliquées à la lettre par son interlocuteur qui voulait à tout prix occuper la place de son père. Bravo à Wade pour la solution magique proposée. Les morts togolais vous en sont reconnaissants

’ Togo Presse’’ cultive la haine tribale
Pendant la campagne présidentielle, le quotidien national ‘’Togo Presse’’ qui devrait servir de modèle pour les publications privées, a brillé dans son incapacité à donner les mêmes chances aux candidats. Il s’est transformé en bulletin de propagande politique du candidat du RPT au détriment des autres concurrents à la magistrature suprême

Le tout-Puissant Directeur de Publication et Directeur de la Rédaction est le maître d’œuvre de ces éditos incendiaires qui font penser à la ‘’ Radio Mille Collines’’ au Rwanda.

Il en a écrit un autre intitulé ‘’ la victoire de Faure’’ dans le N° 7020 du jeudi 28 avril 2005. Là, au lieu de saluer la victoire de Faure, il s’est employé à injurier l’opposition et à appeler à la haine tribale. ‘’ On sait depuis lors que leur démocratie en question, c’est en finir de toute manière avec feu Gnassingbé Eyadema et…ses frères de race et de région ‘’, écrivait Rémy Banafey Assih. Est-ce à dire qu’il n’y a pas des ‘’ frères de race et de région ‘’ du feu Eyadema au sein des partis de l’opposition ?

 

 
 
 

http://www.cleanfilms.com

 
 
 

You'll be amazed at the prices at CallingCards.com

 
 
 
 
 
 

AgoraPress

AgoraBrèves

Revue de Presse

Audioforum

Interviews

Canular

Sport

Tribune

Politique

Démocrate de France

Nouvelle

Culture