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10 avril 2005

Revue de presse de la semaine du 4 au 10 avril 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple La Dépêche
Motion d'Information Le Forum de la semaine
Agni l'abeille Carrefour
Le Regard Crocodile
Echos d’Afrique Le Canard Indépendant
Akekle le Scorpion Nouvel Echo
Le Point de la Semaine La Tribune du Peuple
Arcanes L’observateur  togolais 
Liberté Hebdo  
 
Le Combat du peuple   492
Du lundi, du 04 avril 2005

L’Eglise catholique en deuil Le Pape Jean Paul II est décédé
C’est le gros titre à la Une de notre confrère avec l’appui une photo du Vieux Pape la croix en main saluant au passage ses fidèles.

Quelle démocratie pour le Togo : L’opposition dans la logique de la défaite
Titre en couverture notre confrère qui constate que le Togo est l’un des rares pays au monde où on fait la politique avec le cœur plutôt qu’avec la tête. Ainsi s’insurge t-il contre les déclarations de la coalition notamment du candidat Bob Akitani qui prophétise gagner les élections et " parle de la victoire du peuple comme si les partisans de Faure Gnassingbé ne font pas partie du peuple "

Pour le confrère, "lorsque dans un processus électoral, une partie déclare, nous sommes sûrs de remporter la victoire. C’est de bonne guerre. Mais quand cette partie ajoute : ‘’si nous perdons c’est que l’autre partie a fraudé’’, c’est grave, parce qu’elle nie à son adversaire le droit de gagner. Ce n’est plus la démocratie. C’est du chantage. La compétition électorale suppose que l’on reconnaisse à l’autre la possibilité de gagner ".

Se référant à la défaite du parti socialiste français à la présidentielle de 2002 et fort de ce que le peuple est versatile, le journal pense qu’ " en tenant de tels propos, l’opposition, au lieu d’aller battre campagne, au lieu de se donner les moyens de sa victoire, se confine dans une logique de défaite "

En tout état de cause, conclut le confrère, " l’opposition doit donc sortir de cette logique défaitiste et accepter qu’en démocratie, tout est possible et surtout retenir qu’on ne gagne une élection qu’en se donnant les moyens de la victoire "

Ombre et lumière: Le facteur de suspension du temps: Quand Gilchrist Olympio refuse de tirer les leçons de l’échec d’Eyadema
Titre le journal qui dit avoir cru que, Gilchrist Olympio, qui s’est toujours battu pour la conquête du pouvoir, allait retenir la leçon de l’échec du régime Eyadema, pour arriver à une réconciliation nationale. Mais deux actes que le leader de l’UFC a posés lui réconfortent dans sa conviction que si son parti arrivait au pouvoir, la réconciliation n’est pas pour demain.

Le 1er acte selon notre confrère, a été posé le 13 mars dernier par l’absence remarquée d’une délégation de l’UFC aux obsèques du chef de l’Etat

" Si M. Gilchrist Olympio voulait sincèrement réconcilier le Togo avec lui-même, il aurait dû envoyer une délégation aux obsèques nationales du Président Eyadema. Il s’agit d’un geste simple, qui ne coûte absolument rien mais qui a le mérite de démontrer qu’il est capable de pardonner.

Au lieu d’une telle grandeur d’âme, on a plutôt assisté à une conduite lamentable qui a pour nom, le boycott ", souligne le journal.

A propos du 2e acte, il s’agit selon lui, des propos que M .Gilchrist a tenus le 26 mars dernier au cours du meeting d’investiture du candidat unique, propos selon lesquels s’ils gagnaient les élections, ils formeront un gouvernement d’Ablodé et chasseront l’ancien régime

Pour Le Combat du Peuple, " le fait même que Gilchrist Olympio ait annoncé de telles idées n’est pas de nature à rassurer les Togolais qui se reconnaissent dans l’ancien régime. C’est à croire que Gilchrist Olympio n’a pas retenu la leçon de l’échec d’Eyadema lorsque ce dernier avait, coûte que coûte, voulu effacer de la mémoire des Togolais le souvenir de Sylvanus Olympio qui n’avait dirigé le Togo que pendant deux ou trois ans. S’il avait retenu la leçon, il saurait qu’il lui est impossible de tirer un trait de plume sur les 38 ans de pouvoir de Eyadema. Il risque à son tour, de susciter une telle animosité de la part des partisans d’Eyadema que le pays aura des chances de basculer vers l’implosion "

En tout état de cause, le journal invite le leader de l’UFC à s’inspirer de l’exemple de Nelson Mandela de l’Afrique du Sud et à avoir en tête que le facteur temps est suspensif et est " simplement une folie parce que personne ne peut aller à contre-courant de l’histoire humaine ". Il faut, selon lui, " savoir gérer les faits dans le temps et dans l’espace "

Motion d"information 299
 
Agni l'Abeille 27
Du mardi, 05 avril 2005

Fin d’une révision chaotique des listes électorales
Neuf jours de comédie, une démonstration de fraudes organisées

  • Des listes bourrées de noms fictifs
  • Violences dans plusieurs localités

Titre mon confrère dans sa manchette.
Tirant les leçons de nombreuses irrégularités constatées durant l’opération de révision des listes et de distribution des cartes d’électeur, Agni pense qu’il est désormais clair que " le processus électoral est mal parti et qu’il faudra penser autrement pour une élection vraiment libre équitable et démocratique ".

Aux institutions internationales impliquées dans le processus électoral qui déterminera l’avenir du Togo, le journal leur demande de faire preuve de fermeté à l’égard du pouvoir car, estime t-il, il ne sert à rien de condamner un coup d’Etat militaire et de s’accommoder ensuite d’un coup d’Etat électoral auquel on a pleinement participé

Entre les urnes et la rue où se décidera le sort du Togo ?
S’interroge notre confrère. Evoquant les scénarios malgache, ivoirien et ukrainien et fort de la mobilisation des Togolais pour le retrait des cartes d’électeurs et leur volonté à tourner la page sombre de leur histoire, l’hebdomadaire pense que la rue peut décider du sort du Togo au cas où " la bande des ‘’milliardaires’’ chercherait à préserver leur acquis "

Processus électoral Malgré les intimidations, les jeunes se mobilisent
Relève notre confrère qui indique que plusieurs jeunes de certaines localités notamment Baguida Tsévié et autres se sensibilisent et se mobilisent pour que cette élection ne connaisse pas le sort de celle de 2003. A Tsévié par exemple, le journal nous apprend que les jeunes de la localité auraient signifié aux localités que tant la distribution des cartes d’électeurs n’est pas faite dans la transparence, il n’y aura pas d’élection dans cette préfecture. A Baguida, les jeunes auraient manifesté bruyamment contre la manière dont la distribution s’est faite.

Silence: On vide les Caisses de l’Etat. Abass BONFOH le Président Intérimaire doit être vigilant
Selon notre confrère qui cite une source anonyme proche du Trésor public togolais, d’importantes opérations financières s’opéraient au Trésor Public vers des destinations inconnues. Il s’agit selon notre confrère d’un véritable réseau mis en place depuis l’an 2000 et qui aurait des ramifications dans trois ministères. Il aurait à son actif plusieurs centaines de millions détournés. En tout cas, notre confrère pense si cette information se vérifiait, le président intérimaire doit faire preuve de vigilance puis que après la mort du président Eyadema, de lugubres individus opèrent dans l’ombre en dilapidant les ressources de l’Etat.

En voulant régler un problème, le Général Tidjani en crée un autre
C’est ce que croit notre confrère à propos des déclarations tonitruantes et contradictoires que le Général ministre a faites sur une radio à propos de son origine et des menaces qu’il a proférées à l’endroit de certaines populations de la partie sud-est lors de la convention nationale d’un parti satellite du RPT en l’occurrence le MOCEP.

 
Le Regard 435 special
Du jeudi, 07 avril 2005

Mystère sur une rencontre Gnininvi- Faure à Ouaga
Titre à la UNE notre confrère avec à l’appui les photos du Prof. Gnininvi et de Faure Gnassingbé.

Indiquant que les membres de la coalition interrogés sur le voyage du prof Gnininvi sur Ouaga ont déclaré ne rien savoir de ce déplacement, Le Regard se demande alors " qu’y avait-il de si important à dire à l’adversaire et qui a nécessité le déplacement du Professeur Gnininvi dans un pays étranger à l’insu de la Coalition ? "

En tout cas, souligne le confrère, "si le Professeur Gnininvi a conféré avec Faure Gnassingbé sur les voies et moyens pour un processus électoral sans heurts, il n’y a pas lieu de lui jeter la pierre. Mais s’il l’a fait à l’insu des membres de la coalition, on peut l’interpréter comme étant une démarche personnelle et c’est ici que se situe le problème qui peut conduire à une crise de confiance qui va nuire à la cohésion du groupe auquel il appartient "

Tout sur le secret de la fraude programmée
" Le refus délibéré d’inscrire des citoyens et de rendre les cartes aux ayants droit pour défaut de pièce d’identité qui n’est d’ailleurs pas exigé dans d’autres localités participe d’un plan organisé de fraudes massives ", indique le journal qui signale que la méthode en préparation consisterait à truquer le fichier électoral, une méthode qui, dit-il, avait bien marché en juin 2003.

" Selon les chiffres publiés par le quotidien du RPT Togo Presse, du 5 juin 2003, le nombre d’inscrits était de 3.223.353. En regardant le tableau, on constate que le nombre de nouveaux inscrits en 2003 décroît de Dapaong à Lomé alors qu’en principe, le taux des nouvelles inscriptions devrait être sensiblement le même partout quelle que soit la région étant donné que tous les acteurs politiques ont été impliqués dans le processus. On s’arrange pour gonfler les listes dans les fiefs électoraux où le RPT fait habituellement le plein des voix – parce que ces localités sont moins peuplées par rapport aux bastions de l’opposition. Remarquez qu’on a même diminué le nombre d’inscrits à Lomé commune de 13.814 en 2003.

On remarque que mathématiquement et malgré le gonflage des listes par endroits dans la région septentrionale et le dégonflage au sud surtout à Lomé, le nombre d’inscrits dans les régions maritime, Plateaux et Lomé Commune est de 1.964.872 contre 1.258.481 dans les régions centrales, Kara et Savane. La différence fait donc 706.391 inscrits, malgré qu’on ait empêché plusieurs citoyens de s’inscrire comme on l’a fait lors de la dernière opération de révision de listes. Pour réduire à néant cette différence, on fait donc en sorte qu’il y ait peu d’électeurs dans les fiefs de l’opposition et beaucoup dans les localités où le RPT l’emporte.

En 2003, le pouvoir en place a empêché 334.591 citoyens de voter à Lomé. Seulement 178.204 ont pu voter sur les 512.795. Soit un taux de participation de 34,75% alors qu’il n’y a pas eu boycott.

Dans la préfecture du Golfe aussi, on a empêché le vote de près de 92.706 citoyens

En outre, on peut semer le dilatoire et susciter la colère des populations qu’on va priver de carte afin de provoquer des échauffourées dans plusieurs bureaux de vote de manière à faire intervenir les forces de l’ordre et fournir des arguments à la Cour constitutionnelle pour invalider les résultats favorables à la coalition ", relève t-il

Conditions pour un processus électoral crédible
Citant l’expert malin Nieng, le confrère indique les conditions pour une élection crédible restent l’élaboration d’un fichier électoral fiable et une bonne distribution des cartes d’électeur. Le fichier doit, selon lui, être informatisé et disponible à tout moment pour tous les acteurs du processus électoral, la gestion du fichier électoral par un système sécuritaire crédible et garanti

Le Regard 436
Du mardi, 05 avril 2005

Faure Gnassingbé face aux saboteurs de son propre camp
*Préfet Allagbé, Major Kouloum, Gal Tidjani et les autres

Titre en couverture notre confrère qui indique qu’à l’allure où vont les choses, le fils à papa qui, dit-on, a décidé de rompre avec les habitudes de son père défunt, risque de subir le choc en retour des folies de certains de ses courtisans, entre autres M. Allagbé, un transfuge du CAR, major Kouloum et le ministre de la défense le Gal Tidjani.

A propos du Général Tidjani qui, dit-il, confond le terrain politique à un champ de guerre, le journal indique celui-ci a commencé cette année (puisqu’il en faisait au temps du feu Général surtout à l’approche des campagnes électorales) les mêmes gaffes

" Dans le Vo et les Lacs, les populations ne décolèrent pas en raison des menaces de représailles qu’il aurait proférées à l’encontre de ceux qui ne voteront pas pour Faure Gnassingbé. Le Général Tidjani est aujourd’hui au centre des conversations dans le sud-est du pays où très remontés par son discours enflammé ceux qui avaient l’intention de voter pour le RPT jurent de ne plus le faire en signe de défi, y compris des personnes immigrées qui se sentent mises en danger par ses propos belliqueux ", relève le journal.

Le second opérerait dans les Plateaux notamment à Atakpamé. Il s’agit du redouté et controversé Kouloum, Gendarme à la retraite et considéré comme le ‘’Gnass’’ d’Atakpamé.

L’homme a des appuis solides auprès du Général Eyadema et en particulier son fils Kpatcha et utilise cette influence pour aider ceux qui viennent le voir à ‘’ régler leurs problèmes’’. Et il est tellement craint parce qu’on le croit capable de décider par un coup de tête, l’affectation d’un agent de l’Etat.

Lors d’une réunion en présence du Préfet, il a menacé des représentants de l’opposition. S’en était suivi une altercation et le Préfet a dû intervenir pour éviter des coups de poings ", indique t-il

" L’autre personnage qui suscite la défiance à l’égard du RPT c’est le préfet Allagbé Bayedzé dans le Zio qui se comporte comme un ‘’Django’’ dans un film hollywoodien. Ce monsieur n’a que des menaces de mort à la bouche quand il a affaire aux représentants des partis politiques. Bien que le Général Président sur qui il comptait pour proférer ces menaces ne soit plus de ce monde, Allagbe n’en démord pas. C’est lui qui avait provoqué les troubles lors de l’élection de juin 2003 dans le Zio ", souligne le confrère qui se demande enfin de compte : "le candidat Faure Gnassingbé peut-il être fier de ce genre de zélés qui prétendent travailler pour lui en suscitant plutôt le désaveu des populations à l’égard du RPT ? "

Un accord de plus La CEDEAO facilite la pagaille électorale
Titre Le Regard. A propos de l’accord 2 signé le 29 mars entre le pouvoir RPT et l’opposition sous l’égide de la CEDEAO, le confrère pense que la " Coalition par excès de naïveté s’est laissée  enfarinée par la CEDEAO " puisque " pendant que le soi-disant accord est vanté comme traduisant le souci des acteurs politiques de favoriser un processus électoral sain, sur le terrain, les choses sont restées telles qu’elles étaient jusqu’à la fin de l’opération d’inscription et de retrait des cartes "

Pour le confrère, en faisant signer cet accord de plus, la préoccupation de la CEDEAO se trouvait ailleurs.

D’abord, relève le journal, " on a amené la coalition à confirmer sa participation à l’élection à la date du 24 avril alors qu’elle demande un report pour une meilleure préparation de l’élection. Voilà pourquoi Mai Manga a déclaré que l’opposition a accepté cette date, répondant à une question sur un éventuel report ".

Ensuite, " cet accord de plus vise à contraindre la coalition à approuver et à légitimer par avance, une mascarade électorale d’où l’allusion faite au respect de la légalité constitutionnelle et le rejet de propos désobligeants à l’encontre des institutions "

Techniques de fraudes avant le scrutiny
Le journal relève ici certaines techniques frauduleuses susceptibles d’être commises en période préélectorale notamment la précipitation, la magouille, impression parallèle des cartes d’électeur, la non informatisation des cartes, le déplacement des cartes d’électeurs d’un lieu à un autre, la distribution des cartes d’électeur en même temps que l’inscription à main levée des électeurs, le refus d’inscrire des personnes supposées proches de l’adversaire ou du concurrent, le refus de payer les perdiem aux membres des CELI et des listes et cartes dans les milieux défavorables au parti au pouvoir. Aussi l’échantillon de l’encre indélébile qui, dit-il, peut être remis au candidat du pouvoir qui en a fait la commande afin de lui permettre de trouver l’antidote, c’est-à-dire, une solution susceptible d’effacer l’encre et de permettre aux électeurs stipendiés de voter plusieurs fois. Ce sont là quelques techniques de fraudes qui passent inaperçues le jour de vote.

Scandale électoral : Phase 1
Titre notre confrère à propos de l’opération de révision des listes électorales et de distribution des cartes d’électeurs, opération qui s’est déroulée dans la pagaille et devant l’inaction de la CEDEAO et des autres institutions apportant leur soutien au processus électoral et l’inorganisation criarde de l’opposition qui n’a pas su prendre ses dispositions à temps pour éviter cette pagaille.

A propos du communiqué de l’intérieur qui rappelait que les inscriptions et le retrait des cartes d’électeur sont soumis à la présentation de l’une des pièces d’identité en l’occurrence passeport, carte nationale d’identité, carte consulaire, livret de pension civile ou militaire, livret de famille, le journal dénonce une politique de deux poids, deux mesures étant donné que cette disposition qui viole d’ailleurs l’article 65 du code électoral et le décret 2005-012/PR du 04 mars 2005 ne concerne que quelques préfectures supposées être les fiefs d’un parti. Pour lui, il existe donc au Togo deux catégories de citoyens : d’un côté ceux qui ont le droit d’obtenir leur carte d’électeur sans pièce d’identité et de l’autre, ceux qui doivent obligatoirement les fournir avant d’en avoir

" A preuve, pendant que dans les quartiers d’Agbalepedo, Doumassessé, l’on distribue des cartes à tour de bras et que les gens se font inscrire en donnant simplement leur nom, à Bè, des citoyens qui avaient précédemment voté et qui ne retrouvent curieusement plus leur nom sur la liste et qui présentent la carte d’électeur de 2003, sont refoulés par des agents électoraux du RPT, très furieux.

Dans les localités acquises à la cause du parti au pouvoir, et dans les zones de la partie septentrionale supposées être les fiefs du RPT, il n’y a eu aucun obstacle et tout s’est déroulé extraordinairement bien. Des agriculteurs qui boudent les opérations en raison des activités champêtres ont pu obtenir leurs cartes. On les leur a distribuées nuitamment à leur domicile sans qu’ils n’aient tout naturellement présenté aucune pièce d’identité comme on le demande à des citoyens de la commune de Lomé par exemple ", indique le confrère. Et face à cette situation, le confrère dénonce l’inaction de la CEDEAO notamment de l’envoyé spécial M. Maïga Manga et son équipe qui "  brillent par une indifférence criarde " et " font preuve d’une hypocrisie déconcertante "

Il n’a manqué également de dénoncer le défaitisme de l’opposition togolaise, laquelle n’a pas su tirer des expériences de 2002 et 2003 pour prendre à temps des dispositions pour contourner les dispositions discriminatoires en faisant le ‘’porte à porte’’ et le ‘’bouche à oreille’’ "  pour inciter les électeurs à se faire établir une carte nationale d’identité dans le commissariat le plus proche "

Le PDR et le RPT se portent " Alafia "
Titre notre confrère dans un petit billet qui indique depuis que le président du PDR M. Zarifou Ayéva a déclaré que M. Bob Akitani n’est pas le candidat de toute l’opposition et laissé entendre que lui-même n’est pas candidat à l’élection, on ne sait pas la consigne de vote qu’il donnera à ses militants. Mais, le journal indique que depuis quelques semaines, " une sorte de coalition PDR-RPT s’est constituée par le truchement d’une ONG dénommée ‘’ Alafia’’ qui aurait pour mission, la sensibilisation politique ", ce qui laisse penser que le ‘’Prince de Komah’’ a choisi son candidat.

Le candidat Akitani a besoin d’argent

Le journal évoque ici l’appel de fonds lancé le 30 mars dernier par le candidat Bob Akitani et pense que cela peut desservir la coalition d’autant plus que le candidat du RPT peut exploiter cette situation pour acheter certains représentants de l’opposition dans les bureaux de vote à coup de billets de CFA comme ce fut en juin 2003

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine   29
Du mercredi, 06 avril 2005

Fin des opérations de révision des listes électorales 
Le point des travaux
*La société civile dénonce des fraudes massives et violences
*L’opposition exige la reprise des opérations et le report de la date du scrutiny
Le journal fait le point de la fin de l’opération de révision des listes électorales et de distribution des cartes d’électeurs marquée par des irrégularités et fraudes sur fond de menaces tout en faisant ressortir la position de la société civile (collectif des associations de la société civile) qui dénonce également les fraudes massives et violences et de l’opposition qui exige la reprise de l’opération et le report de la date du scrutin.

Présidentielle du 24 avril 2005  Le RPT s’accroche à la date du 24 avril
Souligne l’hebdomadaire qui rend compte de la conférence de presse que le RPT a tenu le 05 avril dernier à son siège. Selon le confrère, le SG du RPT M. Dama Dramani, animateur de ce point de presse, a " catégoriquement rejeté toute perspective de réaménagement du calendrier électoral souhaité par certains candidats à la présidentielle " car la date du 24 avril pour la tenue de la présidentielle est conforme à la constitution et doit être respectée.

Dans sa rubrique COCKTAIL, le confrère a rassemblé
Des cartes d’électeurs à vendre
Plus rien ne se fait au Togo sans rétribution financière. Tout est busy et la survie a pris le terrain. L’administration électorale s’est adjugée le monopole de la formation et du recrutement du personnel devant animer les structures décentralisées pour les élections prochaines, la CENI n’en était impliquée que de façon lointaine.

Le recrutement de tous ceux qui devraient faciliter l’inscription sur les listes et le retrait des cartes d’électeurs est tombé sur des personnes insuffisamment formées ou plutôt mal intentionnées. Outre l’exception que certains ont un bas niveau, la plupart n’agissent que sur instruction qu’ils arrivent difficilement à défendre. A tous les agents recrutés il leur a été promis des traitements journaliers, une ridicule et modique imposition de l’administration s’élevant à 1000 F/jour. Ces membres des bureaux de vote qui ont cette mafieuse expérience dans leur vie professionnelle à ne pas servir sans des ‘’ gestes ‘’ assimilables à de petits pots-de-vin, n’acceptaient pas que des populations entières viennent se faire inscrire et retirer leur carte sans ces " gestes ". Ils espéraient augmenter leur gain journalier en se faisant payer par les électeurs pas d’attendre et faute de pouvoir maximiser avant la fin officielle des inscriptions et de retrait, ils ont trouvé des arguments pour faire du chantage ou pour extorquer. Quelques jours après le démarrage de cette opération, certains agents des bureaux de vote ont fait ce qu’il désignait par la " grève ". Pendant quelques heures ils ont boycotté le travail avant de se faire rassurer par leurs supérieurs. Mais quelques jours plus tard ils ont changé de méthode. Ce qui se pratiquait sous la culotte et qui se murmurait sur les lèvres est devenu un secret de polichinelle. Des agents des bureaux de vote et même des intrus vendent les cartes d’électeur à 1000 F. Ils ne se cachent plus pour le faire, une situation nationale grave, banalisée par des agents véreux. Ils ont volontairement créé la pénurie pour pouvoir s’enrichir. Ce qui est déplorable c’est que cela se passe à la barbe des agents de forces de l’ordre désignés à ces postes. Ici, rien n’est plus répugnant que l’incivisme, fruit de l’impunité érigée pour pratique. Honte à eux !

Dans sa rubrique La Carte intitulée Les Reliquats, le journal écrit
Officiellement, les opérations de révision-distribution des listes et cartes électorales ont pris fin hier, sur une note de symphonie inachevée arrosée à bonne dose d’exaspérations et de mécontentements généralisés. Comme on devait s’y attendre, l’opposition crie à la fraude et à la pagaille organisées, et retourne à ses repères habitués : la rue, celle-là même qui, quelques semaines plutôt, lui a permis de revendiquer et d’obtenir… la légalité constitutionnelle.

Aujourd’hui, une impression se dégage, visible à l’œil nu, c’est que l’étau de la légalité constitutionnelle semble davantage se resserrer autour d’une opposition prise dans le piège de ses revendications. Depuis le soulèvement populaire du 05 octobre 1990 ouvrant une ère démocratique au Togo, nous avons vu se succéder des élections régulières ou non, organisées en temps normal de leur processus. Mais combien d’entre elles n’ont pas connu de difficultés faites de lenteurs et de remises en chantier ? Aujourd’hui, la légalité constitutionnelle tant réclamée contraint à des élections dans un délai qui, au regard des réalités togolaises, relève plutôt de la fiction. Voilà donc qui repose la problématique des conditions de revendication d’une opposition contrainte, au nom d’une cécité héréditaire, à donner dans l’improvisation et le fourvoiement. Face à la situation créée suite au décès d’Eyadema, la classe politique avait le choix entre la légalité constitutionnelle et un accord transitoire.

Aujourd’hui, on semble payer cher le prix d’un amalgame qui, à l’arrivée, ne contribue qu’à faire le jeu du pouvoir apparemment serein parce que principal bénéficiaire des cécités de l’opposition. Hier, la rue a contribué à obtenir l’ordre constitutionnel, un piège sans fin, une salle facture dont l’opposition paye déjà les reliquats. Fasse qu’aujourd’hui, le retour à la rue, annonce le retour de la raison et de la clarté de vue.

Fini le deuil national
Le Général Eyadema avait rendu l’âme le 05 février 2005 et les autorités togolaises avaient décrété deux mois de deuil national. C’est rapidement que ces mois sont passés et nous entamons le troisième mois aujourd’hui. On dirait qu’avec la fin de ce deuil c’est beaucoup de boucliers qui seront levés. Durant les deux mois ce fut la communion nationale autour de la personnalité du disparu (messes d’actions de grâce, funérailles traditionnelles, hommage national…), mais des forfaits isolés (ou non) ont été commis (subtiles coups d’Etat, innombrables joutes, désignation d’un président intérimaire, pérégrinations de Fambaré Natchaba docilement invectivé, dialogue en caricature, l’implication de la communauté internationale, élection présidentielle en vue, tueries, intimidation, pêche des corps de la lagune, etc.…). Ainsi les journalistes et fonctionnaires de la Télévision et de la Radio Nationales vont trouver du boulot et les éditions des journaux parlés seront plus propres, les pages " d’accueil seront actualisées ", …. Le deuil a frappé une grande famille : celle-ci se trouve finalement sur deux fronts, aussi bien le souci de succéder au défunt et garder le pouvoir éternellement que le souci de continuer à honorer la mémoire d’Eyadema, autant de défis qui n’ont forcément pas un dénominateur commun. Pendant ce temps le cadavre repose en paix.

Après la paix c’est la paix
C’est un idéal que la paix succède à la paix mais encore au Togo on est loin de faire accepter cette maxime populaire. Pendant que tout le monde en appelle à la conciliation de tous, que ce ne soit pas le chaos après Eyadema, les esprits ne semblent pas converger vers cet idéal. L’opposition dit qu’elle a toujours œuvré pour la paix mais le pouvoir accusé de faire diversion dans les préparatifs des prochaines élections, ne donne pas toutes ces garanties que la paix sera préservée. Des fraudes sont ouvertement organisées dans les inscriptions et le retrait des cartes d’électeurs. Ce ne fut qu’une première étape qui a sombré dans l’amalgame et la confusion totale. Interrogeons-nous pour les prochaines étapes. Que la paix succède à la paix.

La Dépêche 266
Du jeudi, 07 avril 2005

Fin de la révision électorale
- Panique dans les rangs de l’opposition radicale
- Sérénité au RPT

Titre notre confrère. A propos des revendications de l’opposition, le journal pense que " l’opposition est consciente de son incapacité dans tous les sens à gagner la prochaine présidentielle ", c’est pourquoi " elle s’obstine à créer des conflits permanents avec les protagonistes politiques pour demander l’intervention des instances internationales et sillonner le monde auprès des puissances aux frais de la pauvre commerçante du marché d’Adawato ".

En tout cas, selon lui, " le Togo ne peut pas se payer le luxe d’un processus électoral à ‘’rallonge’’.  Il doit élire un nouveau président qui consacrera son mandat au développement du pays, à l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble des populations et à la réconciliation "

Quel thème pour la campagne électorale ?
S’interroge La Dépêche.

Face aux nombreux défis et aux problèmes de tous genres, notre confrère conseille aux candidats d’éviter de verser dans la démagogie ou d’avoir comme thème de campagne la reprise de la coopération car, " chacun sait que l’UE a suspendu sa coopération depuis plus de six ans avec le Togo non pas à cause d’un homme au pouvoir mais bien à cause du système politique qu’elle souhaite voir changer "

" L’appel au travail, à la bonne gouvernance avec une équipe dirigeante jeune et dynamique. Telle est la triste réalité ", conclut le journal

Faure et Léopold chez Compaoré
Indique le journal. En attendant d’avoir plus d’informations sur cette rencontre, le journal évoque deux hypothèses possibles qui auraient certainement favorisé cette rencontre notamment les dissensions au sein de la coalition et un probable rapprochement entre le RPT et la CDPA. Et à propos de ce probable rapprochement, même s’il peut paraître " comme une alliance contre nature ", le journal pense qu’il " va complètement modifier la scène politique nationale à la veille de l’élection présidentielle "

La CEDEAO, un arbitre et non un acteur
La Dépêche s’insurge contre certains confrères qu’il qualifie d’ " experts es science démocratie " qui s’en ont vivement pris à la CEDEAO pour son traitement partisan et partial du dossier togolais.

" La CEDEAO n’est qu’un arbitre qui ne peut marquer les buts en lieu et place des joueurs sur le terrain ", rappelle t-il

" La démocratie a ses exigences. Nous devons élever le débat et reconnaître que ce ne sont pas ‘’les putschistes’’ qui ont enfermé l’élection présidentielle dans les 60 jours, mais la Constitution rédigée par les démocrates bon teint qui ont enfermé le scrutin dans 60 jours avec toutes les contraintes.

Le retour à la légalité Constitutionnelle, c’est ça. C’est un tout intrinsèque. Il ne nous appartient pas de choisir dans la légalité constitutionnelle ce qui nous arrange en rejetant ce qui va en notre défaveur ", écrit-il

Forum de la Semaine 52 (special)
Du lundi, 04 avril 2005

Comment le pouvoir intérimaire entraîne tout le peuple dans le faux : Les décrets portant sur la présidentielle sont nuls !
Indique le journal qui relève ici les irrégularités dans la signature de ces décrets.
Se basant sur l’article 69 de la constitution du 14 octobre 1992 et repris par la loi N° 2002-29 du 31 décembre 2002 qui dispose que le Président de la République signe les ordonnances et les décrets délibérés en Conseil des Ministres et à l’examen des décrets 2005-012/PR du 04 mars 2005 portant modalité de révision des listes électorales ; décret n°1/2005-014/PR du 07 mars portant création et attribution de la force spéciale FOSEP 2005  signés par le ministre de l’intérieur en lieu et place du président de la République, le confrère estime que ces décrets " doivent être rapportés sans délai par l’autorité qui les a signés irrégulièrement. Car ces violations constituent des jurisprudences malsaines, sources de conflits graves "

Mais avant d’en arriver à ces irrégularités, le journal constate que le Togo dispose deux constitutions c’est-à-dire celle que le peuple togolais s’est librement donnée le 14 octobre 1992 et celle imposée par la dictature RPT par la loi N° 2002 -29 du 31 décembre 2002. Et c’est là que se pose la question de savoir sur quelle constitution les élections présidentielles et législatives à venir seront organisées.

Dur, dur l’après Eyadema RPT : Faure provoque des grincements de dents
Titre le journal qui souligne que, selon certaines indiscrétions, le nouveau patron du RPT veut imprimer une nouvelle marque au régime de son défunt père en se démarquant de ses méthodes et pratiques.

" La véritable première alerte est venue de la Préfecture d’Agou. La rumeur avait colporté que le candidat du RPT en opération de charme sur les terres des ses ‘’ oncles maternels’’ n’avait pas eu la main large. Il avait été dit que le cadeau qu’il avait laissé sur place a plus provoqué de désabusement qu’une quelconque manifestation de joie comme par le passé où le ‘’Vieux’’ lui ne regardait pas les chiffres ", indique t-il.

Pour le journal, " il n’y a donc pas à se fier aux ânonnements de nombreux courtisans qui gravitent autour de l’héritier d’Eyadema " mais alors, " n’est-ce pas une démarcation avec les mêmes réflexes de tromperie et de coups tordus "

Confidentiel Faure sera proclamé élu à 52%
Révèle le confrère selon qui, des sources dignes de foi, " il a décidé de faire gagner le candidat  du RPT à 52%  en s’appuyant  sur un système redoutablement rodé en fraudes massives depuis des années. Aux forces armées truffées de barbouzes Afros-français  sous  uniforme togolais  de verrouiller et de sécuriser  le processus électoral du top départ jusqu’à la proclamation des résultats. Au ministère  de l’intérieur d’en assurer l’habillage légal et républicain. Enfin, aux consultants  en communication étrangers  et aux ‘’conseillers –image’’ de vendre le candidat du pouvoir ainsi que les résultats  des élections aux médias internationaux pendant et après la campagne électorale ". Et pour ce faire, le journal nous apprend qu’une demi-douzaine d’experts en communication travaillant pour le compte du ministère français de la Défense serait déjà à pied d’œuvre à Lomé 2 sous la direction d’un certain Jean-Luc Mano ancien patron du service politique de la télévision publique française.

Présidentielle Péril en la demeure pour l’opposition togolaise : De la nécessité de rallier à nouveau la communauté internationale à la cause du peuple

Forum de la Semaine n’est pas d’avis avec l’opposition togolaise qui a accepté de participer au scrutin présidentiel du 24 avril 2005 parce que, selon lui, les conditions pour un scrutin transparent et équitable ne sont pas réunies. Il est réconforté dans sa conviction par la pagaille organisée lors de la révision des listes électorales et des institutions actuelles lesquelles sont entièrement acquises à la cause du pouvoir.

" Inutile de compétir à une course électorale perdue d’avance pour plaire à une communauté internationale qui, dans tous les cas et dans ces circonstances, ne prendra qu’acte des fraudes massives qui ont débuté en appelant au calme lors des revendications ", estime t-il

Il est donc impérieux que, pour se charger de cette arme qu’est la communauté internationale qui est entrain d’être déchargée, l’opposition remette la balle à terre " en exigeant le règlement de tous les problèmes électoraux avant de compétir. Et ces exigences doivent être accompagnées des actions continuelles sur le terrain ".

En tout état de cause, relève t-il, " l’opposition doit poser des actes de façon à contraindre le pouvoir à revenir sur des conditions d’organisation acceptable par tous. Car, se précipiter dans une élection dont les règles sont fixées par l’adversaire de toujours en dépit du bon sens et de toutes stratégies politiques dignes de ce nom est aussi suicidaire "

Forum de la Semaine 53
Du jeudi, 07 avril 2005

Processus électoral: La Coalition dénonce les irrégularités et crie haro sur la CEDEAO
Le journal rend compte de la conférence de presse que la Coalition de l’opposition a animé le mardi 05 avril dernier au siège du CAR pour constater l’échec de la CEDEAO et appelé la population à descendre dans les rues pour exiger la reprise de la révision des listes électorales et le report du scrutin présidentiel

Manifestation pour un processus électoral viable: Les jeunes de l’opposition essuient la colère des forces de l’ordre  
Titre notre confrère à propos de la marche de l’opposition de mercredi dernier

Faure fait ‘’ pleurer’’ les Rptistes
Le journal nous apprend dans Confidentiel que le jeune Faure qui a déclaré il y a quelque temps que ‘’lui, c’est lui’’ en parlant de son père défunt et ‘’moi, c’est moi’’ met en exécution ses propos en refusant de jeter les sous par les fenêtres comme le fait son père à chaque fois qu’un bitosard venait lui raconter des histoires à dormir debout. Ce qui, selon notre confrère, entraîne des grincements de dents dans son entourage

Carrefour 429
Du jeudi, 07 avril 2005

Vives polémiques autour de la date du 24 avril:  Entre le RPT et l’opposition, qui défend la Constitution ?
S’interroge en couverture notre confrère. Evoquant les positions de chaque camp sur la question notre confrère en conclut : " au vu de ce qui se passe actuellement, certains pensent que l’opposition est tombée dans son propre piège. Elle aurait pu engager des contacts avec Faure Gnassingbé (alors président par intérimaire) quitte à entrer dans son gouvernement, pour obtenir des améliorations sensibles de la Constitution et des conditions électorales. Au lieu de cela, elle a préféré s’en tenir au principe de l’intangibilité de la Constitution. Or les leaders de l’opposition ne pouvaient ne pas savoir que la Loi Fondamentale tripatouillée en 2002 contient des considérations qui leur sont fortement préjudiciables "

Révision des listes électorales et de distribution des cartes:  Deux poids deux measures
Relève le journal. Selon le confrère, l’opération a été entachée de nombreuses difficultés dues non seulement aux difficultés que certains togolais éprouvaient pour avoir leurs carte d’électeur mais également à une distribution sélective des cartes, ce qu’il appelle deux poids, deux mesures

" Les opérations de révision des listes électorales et de distribution de cartes d’électeurs n’ont respecté aucune déontologie ni équité. Pendant que les électeurs de certaines zones ne savaient à quel saint se vouer pour avoir leur carte, d’autres n’ont éprouvé aucune difficulté pour être servis. Les entraves de toutes sortes et les pénuries de cartes vierges ont été intentionnellement créées dans les régions, villes et quartiers supposés favorables à l’opposition. Par contre, dans les fiefs supposés du RPT au pouvoir, les anciennes et nouvelles cartes ont été abondamment distribuées aux gens ", souligne le journal.

A ces difficultés et entraves, il faut ajouter l’environnement électoral fait de suspicion, de tension, voire de violences : "les délégués de l’opposition n’ont pu être admis dans les centres de révision qu’après le protocole d’accord signé le 29 mars par les partis de la majorité et de l’opposition sous l’égide de la CEDEAO. Ils ont d’ailleurs été empêchés par de nombreux préfets dans les centres de l’intérieur " et d’intimidations, de menaces et agressions " à Bè-Klikamé à Lomé, des inconnus ont violenté des gens le 30 mars. A Sévagan dans le Vo, Gafon Mawussi, le secrétaire local de l’UFC, a été enlevé dans la nuit du 30 au 31 mars, torturé et laissé pour mort à 30 Km de chez lui. Dans le canton de Baguida, des violences ont prématurément mis fin aux opérations le jeudi 31 mars pour reprendre plus tard à Baguida, Avépozo, Agodékè ", relève le journal

Présidentielle 2005 Et si le 24 avril était maintenu ?
Se demande mon confrère. Analysant les arguments avancés par chaque camp en faveur du maintien ou du report du scrutin, Carrefour pense que " ce n’est qu’un secret de polichinelle que de croire que 60 jours sont suffisants pour organiser une élection présidentielle dont les enjeux sont tels que nous les envisageons aujourd’hui mais c’est la Constitution qui l’exige ". En revanche souligne t-il, "  les opposants avaient accepté la date du 24 avril ‘’à titre conservatoire’’, sans l’avoir exprimé comme tel. Mais il est question de savoir aujourd’hui si les étapes franchies ont créé toutes les conditions de propreté, d’équité, de transparence, de garantie sécuritaire et de confiance"

Présidentielle anticipée du 24 avril 
*La Cour Constitutionnelle a arrêté la liste définitive des candidates
*La campagne électorale s’ouvre le 8 avril à minuit

Publiant la liste des quatre candidats, le journal indique : " prions seulement qu’émergera au soir du 24 avril la personne à même de procurer et de garantir à tous les Togolais du pain, des espérances et des ambitions dans la quiétude et la concorde nationales. Afin que toutes les filles et tous les fils se remettent ensemble à bâtir la Cité togolaise, notre cause commune et notre bien le plus cher "

Crocodile

 

Le Canard Indépendant
Du vendredi, 08 avril 2005

Sentence du tribunal de l’opposition radicale: La CEDEAO complice du pouvoir RPT !
Reprenant les propos du SG de l’UFC JP Fabre qui, dans un journal de la place, avait trouvé  inutile au Togo " la présence de la CEDEAO si elle doit s’aligner sur la fraude électorale organisée par le régime ", le journal note :" et pourtant, la requête de cette même opposition qui a saisi la CEDEAO, portant à croire qu’il suffisait de la faire représenter au sein des commissions administratives et comités des listes et cartes, a été satisfaite par l’organisation sous régionale en violation du Code électoral " Pour lui, "  la réalité est que l’opposition radicale cafouille et ne pose ni les vrais problèmes ni ne propose des solutions adéquates. A la limite, elle ne se préoccupe que de ses contradictions internes sur fond d’ostracisme et de culture du manichéisme "

" S’il est vrai que les opérations de révision et de distribution des cartes ont été parsemées de graves irrégularités, il n’en demeure pas non plus juste qu’en partie, cela est relatif au délai trop court de l’opération. Ceci relève beaucoup plus de la disponibilité au dialogue entre les acteurs togolais que de la responsabilité de la CEDEAO ", estime l’hebdomadaire

Pour ou contre la date du 24 Avril pour la présidentielle: Opposition radicale et RPT se réfèrent à la rue
Titre à la Une notre confrère en appui une photo des manifestants du RPT dans la rue ‘’en réponse à la marche de l’opposition’’

" Les perspectives d’un dialogue sur le déroulement du processus électoral s’éloignent de plus en plus. Face au choix de l’opposition radicale d’en appeler à la rue, le parti au pouvoir répond par la même voie de pression. Au centre de la divergence actuelle, la date du 24 Avril pour la tenue de la présidentielle ainsi que les allégations d’irrégularités dans les opérations de révision des listes électorales. Comme on pouvait s’y attendre, la violence était au rendez-vous de cette confrontation recherchée " écrit le journal avant de faire le compte rendu de ces deux manifestations

Rencontre de Ouagadougou: Gnininvi annonce une prochaine rencontre entre Faure et Akitani Bob
Titre notre confrère qui commente ici le communiqué de la CDPA signé de son SG Prof Léopold Gnininvi à propos de cette rencontre de Ouagadougou

Dans sa rubrique: ‘’Ma lettre’’ titrée Veillée d’armes et enchères, notre confrère écrit :
C’est demain donc que commence la dernière étape du brutal processus devant aboutir, dans les semaines à venir, à la désignation du nouveau président de la République. Le mercredi 06 avril déjà, la Cour Constitutionnelle a procédé à la validation des candidatures des quatre concurrents à la course présidentielle. Les Togolais savent désormais que le 24 avril prochain, ils iront devant les urnes pour choisir entre Faure Gnassingbé du RPT, Nicolas Lawson du PRR, Emmanuel Akitani Bob de la Coalition de l’opposition, et Harry Octavianus Olympio du RSDD, celui qui prendra en main, les destinées du pays pour les cinq ans à venir. Mais en attendant d’arriver à cette échéance fatidique, chacun des quatre challenger devra, pendant quinze jours, faire la cour, c’est-à-dire susciter la sympathie ou mieux, convaincre les électeurs du rêve qu’ils font pour le Togo. En clair, chacun des quatre candidats devra convaincre les électeurs sur les réelles ambitions qu’ils nourrissent pour le Togo, et ceci, à travers un programme aussi pertinent que rassurant de politique générale ou de projet de société viable susceptible de raviver les espoirs perdus. C’est donc ainsi que se présente le cliché de la course d’obstacles qui attend les challengers nationaux à compter de demain.

Pour certains, il s’agira de se sacrifier pour le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité. Pour d’autres, le principal combat consistera en priorité, à réconcilier les Togolais, panser les blessures des uns et des autres et à soulager les cœurs meurtris. Pour d’autres encore, il faut redonner valeur et force à la morale sociale fondatrice de repères fondamentaux de l’Etat de droit et de la démocratie. A travers cette morale sociale se dessine en filigrane et in-fine, la valeur du pardon, moteur de tout développement viable. Ce sont, d’un côté comme de l’autre, autant de valeurs et concepts sociaux ou nationaux auxquels, il faudra impérativement ajouter ceux non moins interpellant de … chômages, travail, salaires, pauvreté, santé, éducation, infrastructures, droits de l’homme, liberté et cætera. C’est donc au prix de ces projets que le challenger sera noté le 24 avril prochain par ses électeurs. Comme on le voit, les enchères sont donc lancées à compter de demain et la grosse part revient au plus enchérisseurs. Il reste cependant à voir si, d’un côté comme de l’autre, tous les compétiteurs sont prêts pour le combat final. C’est malheureusement à ce niveau des empoignades que le débat blesse. A la date du 06 avril 2005, c’est à dire à 48 heures du début de la campagne, la Coalition de l’opposition continue de battre de l’aile. Pour elle, un report de la date du scrutin s’impose, de même qu’une reprise des opérations de révision des listes électorales et de distribution des cartes d’électeur. Auparavant, ce sont les candidats du RSDD et du PRR qui sont montés au créneau pour réclamer un report de la date du scrutin présidentiel. Seul au RPT, on déclare la date du 24 avril intouchable. Est-ce à comprendre que la campagne qui commence demain, s’enclenchera sur des pieds d’inégalité ? Impréparation ou pas, le moins qu’on puisse dire est que les empoignades qui commencent demain ne seront guère une partie de plaisir, si l’on en jauge par les niveaux de préparation des compétiteurs, et la détermination des Togolais. L’intéressant ici est d’avoir présent à l’esprit qu’une campagne électorale, c’est aussi et parfois une foire d’empoigne. Que la course  commence.

Nouvel Echo 342
Du vendredi, 08 avril 2005

Présidentielle du 24 avril Le portrait et les taches qui attendent le futur president
En fait, le journal publie une lettre qu’il adresse au futur président de la République dans laquelle il dresse une liste non exhaustive de nombreux problèmes auxquels le peuple togolais attend une réponse prompte et appropriée.

Mais avant tout, le confrère pense que ce futur président doit avoir un sens aigu de responsabilité, d’humilité et de ténacité et être à l’écoute du peuple.

Voici la substance de cette lettre

Monsieur le Président de la République (élu),

Vous ne devez pas ignorer que l’après Gnass est un héritage très lourd à gérer. Les problèmes qui vous attendent sont nombreux, complexes et gigantesques, mais, rassurez-vous, ils peuvent être facilement solubles pourvu que vous ayez une réelle volonté politique. Nous les citons pêle-mêle sans que la liste soit exhaustive.

La conscientisation des fonctionnaires
Il faut conscientiser le peuple et remettre les fonctionnaires au travail. Le peuple togolais a acquis de mauvaises habitudes comportementales durant les 38 ans du règne de Gnass le père et ces habitudes risquent de compromettre dangereusement notre jeune démocratie.

Tous les fonctionnaires de l’administration centrale sont atteints du virus du laxisme. Le taux de présence effective au bureau à sept (7) heures est inférieur à 10% et celui du sous-emploi invisible envoi sine les 95%. La plupart des fonctionnaires arrivent dans leurs services entre 8 heures et 9 heures et repartent au domicile vers les 15 heures ou 15 heures 30. Ce comportement est essentiellement dû à la situation socio­économique chaotique que vivent ces fonctionnaires depuis les années 1990. Ils sont complètement démunis et misérables. Les fonctionnaires togolais ont perdu toute leur substance vitale; ils souffrent dans leur chair et dans leur âme; leurs enfants sont mal nourris, mal lotis, mal vêtus et surtout mal formés à l’école et dans les universités togolaises.

Il faut dépolitiser les services publics et que les fonctionnaires soient libres de choisir leur parti politique. Tous les fonctionnaires togolais ne sont pas obligés d’appartenir au RPT. Mais sous l’effet des menaces, certains fonctionnaires sont obligés d’adopter des attitudes nuisibles à la démocratie pour se maintenir à leur poste. Il y a actuellement au Togo, deux (2) catégories de cadres. La première catégorie est constituée de ceux qui ont deux (2), voir trois (3) cartes de partis politiques pour jouer le jeu; la carte du RPT, de l’UFC et celle du CAR. Nous les considérons simplement comme des saboteurs politiques et des criminels; nous les connaissons tous et il faudra un jour ou l’autre, les démasquer. Ils sont pour la plupart des Directeurs Généraux ou centraux, des Directeurs et des Chefs des services publics ou parapublics qui sont le renforcement de la démocratie et la dépolitisation des établissements scolaires et des universités. Au campus de Lomé par exemple, on rencontre aujourd’hui des étudiants de près de trente ou trente cinq (30/35) ans. En réalité, ceux-là, ne sont plus des étudiants (normaux) ; ils s’y rendent pour mener leurs petites enquêtes sur certains enseignants ou doyens des facultés. Ils y vont pour semer la confusion et créer des mouvements de panique à certaines occasions. Pour qui roulent-ils?

Le futur locataire du palais de la Présidence Faure E. Gnassingbé est - il réellement l’homme qu’il faut ?
Se demande notre confrère. Fort de ce que le Togo est totalement à reconstruire et qu’il faut pour cela, un homme travailleur et charismatique avec un carnet d’adresse en relations bien fourni, Nouvel Echo sans, dit-il, une prise de position partisane et anticipée, pense que Faure Gnassingbé peut combler les attentes du peuple.

D’abord, " pour la survie d’un héritage qui est la paix que lui a laissé son défunt père ; Faure s’évertuera à pérenniser ce climat de paix et à donner un autre sens à ce concept ", ensuite " après la véritable pacification du pays, qui passera par l’oubli de tous les Togolais du passé, la libération de nos cœurs des rancœurs et de cette haine stérile qui consume les entrailles de certains. Faure E. Gnassingbé entreprendra la reconstruction du pays en rassurant par une gestion saine et rigoureuse les investisseurs étrangers et nationaux et les institutions financières "

Crise togolaise: La communauté internationale ne va pas faire le médecin après la mort
Face à la montée de tension qui se fait jour dans les deux camps et à quelques jours de la tenue de l’élection présidentielle, le journal invite la communauté internationale notamment la CEDEAO à aider les Togolais à trouver des solutions politiques en s’investissant d’avantage dans la crise togolaise afin d’éviter que le feu ne s’allume

Présidentielle d’avril prochain: Faure sera-t-il le plus fort ?
Sans prédire l’issue de cette élection puisque, dit-il, la candidature unique de l’opposition complique les calculs, le journal pense que la réponse à cette question par l’affirmative ne fait l’ombre d’aucun doute, puisque le jeune Faure Gnassingbé a des moyens et des arguments pour convaincre son électorat

" Qu’on le veuille ou non, il est à apprécier la bonne structure de l’appareil RPT. Le parti trentenaire est plus qu’une puissante machine, il a su résister aux aléas du temps et a connu des hauts et des bas. Les réussites comme les échecs passés serviront à voir l’avenir avec plus de tacts et de discernements et surtout de confiance. Quand aujourd’hui, des partis se démènent dans le labyrinthe de la collecte de fonds pour la campagne, le parti de Faure Gnassingbé dispose des moyens à revendre " souligne t-il

En tout cas, pour le journal " le Togo est malade et a besoin du sang neuf, le Togo ne saura être confié pour sa gestion à des gens qui ont leur carrière derrière eux. "

Validation des candidatures par la Cour Constitutionnelle Entre Faure Gnassingbé et Bob Akitani, qui sera le prochain président du Togo ?
Se demande le confrère puisque, selon lui, les choses font se jouer entre eux, les deux autres étant considérés comme des candidats de pacotille qui iront seulement pour compter leur voix.

Après avoir en revue les deux challengers (leurs avantages), le journal s’en remet au verdict des urnes qui tombera le 24 avril au soir

Révision des listes électorales La présidentielle du 24 avril est mal partie
Affirme notre confère. Et au regard de l’ampleur des irrégularités constatées lors de l’opération cumulée de révision des listes électorales et de distribution des cartes d’électeur et la tension qui monte dans chaque camp, le journal pense que " les Togolais sont en train de rater le rendez-vous du renouveau et de la réconciliation "

La Tribune du Peuple
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Arcanes
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L’observateur  togolais