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Le
Combat du peuple
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N°488 |
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Du lundi, 14
mars 2005
L’UFC en conclave à
Accra : L’opposition et la vie des rumeurs : De la candidature unique à la
candidature inique ?
C’est ainsi que ironisait notre
confrère dans l’attente de l’annonce par le Groupe des six de
celui qui sera son porte-flambeau à l’élection présidentielle.
En tout cas, pour Le Combat du Peuple, « aujourd’hui, l’UFC
se trouve devant un dilemme. Celui de choisir un candidat qui puisse faire le
consensus au sein de toute l’opposition et qui puisse, non seulement permettre
de gagner les élections mais conquérir le pouvoir et l’exercer ». Aussi, indique
t-il qu’au moment où il mettait sous presse cette édition, des informations
faisaient état de ce que le bureau politique de l’UFC se serait rendu à Accra
auprès de Gilchrist Olympio pour un nouveau conclave restreint. Qu’à cela ne
tienne, Le Combat du Peuple pense « qu’en l’état actuel des choses, le
choix d’un candidat unique face à celui du RPT est l’idéal. Mais nous déplorons
que dès le départ, un seul parti, en l’occurrence l’UFC, ait dicté sa loi et
fait plier les autres. Parce que, si en apparence, chacun, pour sauver la face
fait comme s’il y a un accord entre les partis de l’opposition pour laisser le
soin à l’UFC de choisir le candidat unique, personne n’est dupe. Il est clair
que tous les chefs de partis ont l’ambition de devenir Président de la
République et si les uns et les autres ont accepté d’avaler les couleuvres de l’UFC,
c’est par crainte de la réaction populaire. A preuve, les entourloupettes du
Prof. Gnininvi, alias ‘’l’araignée’’. Que des militants de la CDPA et de
l’UFC en arrivent à la bagarre, fournit la preuve que nous allons sérieusement
vers des surprises. Parce que lorsque les partis n’arrivent pas à maîtriser
leurs militants ou lorsqu’ils s’emploient à les opposer, on peut dire d’ores et
déjà, que l’avenir risque d’être incertain.
En tout état de cause, le moment n’est
pas encore venu pour tirer des conclusions définitives ou pour faire des
commentaires. Nous attendons donc de voir que l’UFC choisisse son candidat
unique s’il n’est pas inique »

Election du 24 Avril 2005 : L’Opposition
panique, le Ministre de l’intérieur rassure
Titre notre confrère qui, avant de publier le communiqué de presse rassurant du
ministre de l’intérieur, écrit :
« Le 09 mars courant, la
coalition des six partis de l’opposition a rendu public un document par lequel
il contestait le calendrier publié par les instances électorales pour le scrutin
présidentiel du 24 Avril prochain. Il a par ailleurs émis des réserves quant au
déroulement serein du processus électoral
Comme pour répondre aux inquiétudes de la
coalition, le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation,
en charge de l’administration électorale a organisé le 11 mars courant une
rencontre avec les partis politiques afin de les informer sur l’état
d’avancement des préparatifs de l’élection du 24 avril prochain. Au cours de
cette rencontre, le Ministre Boko a rassuré les uns et les autres et donné des
garanties que l’élection se tiendra dans le délai imparti avec toutes les
assurances de transparence »
rapporte t-il.
Candidat unique et agitation des jeunes
proches de la CDPA : Comment le Prof. Gnininvi est au centre de toutes les
intrigues
« Des
comportements irresponsables de certains jeunes de l’opposition en mission
commandée et des actes de vandalisme de tout genre qui frisent le sabotage, la
manipulation et des manœuvres visant, de toute vraisemblance, à faire échec à
tous les efforts consentis par le peuple pour le retour à l’ordre
constitutionnel viennent encore de faire surface la semaine dernière, au siège
de l’UFC où a eu lieu, le mardi 08 mars 2005, le conclave du groupe des six.
Des échauffourées ont eu lieu entre ceux qu’on a appelé ‘’les partisans du prof.
Gnininvi et ceux de Gilchrist Olympio’’ », écrit le journal avant de revenir sur
comment on est arrivé à cette étape, c’est-à-dire les manifestations des jeunes
en taxis motos au siège de la CDPA le 05 mars 2005 qui scandaient des slogans
favorables au Prof. Gnininvi, la conférence des jeunes de la NDP le même jour
avec la même exigence et la montée au créneau des femmes du grand marché de Lomé
pour réclamer la candidature du Prof. Gnininvi
« Tous ces éléments réunis font dire à beaucoup d’observateurs que le Prof.
Gnininvi est au centre de toutes les intrigues et que, tous ces actes sont
commandités par lui.
Malgré toutes ces manœuvres, le Prof. Gnininvi a, pour la première fois, gardé
silence parce que, cela l’arrangerait. Contrairement à ces habitudes, le Prof.
Gnininvi n’a même pas daigné sortir un communiqué pour faire le point et ramener
les uns et les autres à la raison », relève le journal.
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Motion d"information
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N°298 |
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Du lundi, 14
mars 2005
Union de l’opposition : Le principe
de la candidature unique à l’épreuve des réalités politiciennes togolaises
Titre dans sa manchette notre confrère.
Avant l’annonce du nom du candidat unique de l’opposition ce
lundi 17 mars dans la soirée, Motion d’Information évoquait les problèmes
auxquels était confrontée la coalition pour mettre en application le principe de
la candidature unique acquis.
Le premier de ces problèmes, selon notre confrère, «serait lié au choix fait par
les six partis de confier à l’UFC, le parti de Gilchrist Olympio, le soin de
proposer le candidat unique. La personnalité et le charisme de Gilchrist Olympio
sont si forts et si prépondérants qu’en dehors de lui-même, aucune autre
personnalité présidentiable ne s’est véritablement dégagée du sein du parti ».
Et à propos justement des informations relayées par la presse, dont il fait
l’écho, faisant état de ce que le choix du leader de l’UFC se porterait sur la
personne de Bob Akitani, le journal indique que ce choix « ne recueillerait pas
l’assentiment de plusieurs cadres et surtout des jeunes du parti ». Et à juste
titre car, selon lui, «la gestion de cette période sera très délicate ; il
faudra d’un côté, contenir les impatiences d’une population exsangue, appauvrie
et qui voudra vite jouir des fruits du changement, et de l’autre, affronter les
résistances fortes au changement développées et entretenues par les nostalgiques
de la dictature et du monolithisme. Il faut pour cela, un homme de caractère,
ouvert tout en étant ferme sur les convictions et surtout non manipulables ni
par le RPT, ni par Gilchrist Olympio ou tout autre leader de l’Opposition », et
notre confrère se demande alors « si, à 77 ans, Emmanuel Akitani Bob est en
mesure de constituer le gage de résistance physique exigée par une fonction
présidentielle rendue encore plus difficile par les conditions politiques
particulières togolaises » car, « avant même d’en arriver là, il y aura la
phase de la campagne électorale ; en son temps, Eyadema qui avait sa propre
conception du pouvoir et des élections, s’était toujours dérobé aux débats sur
les médias. Faure Gnassingbé qui veut incarner un nouveau visage du régime RPT
pourrait accepter de venir affronter le candidat de l’opposition sur les médias.
Beaucoup pensent que Emmanuel Akitani n’aurait plus la verve qu’il faut pour
affronter ces genres d’épreuves »
En plus, le 2e problème auquel étaient confrontés les six partis de
la coalition à en croire Motion d’Information « viendrait justement de
ce que certains analystes considèrent déjà comme un déphasage entre la volonté
populaire et les jeux politiques des leaders de l’Opposition. La
disqualification de Gilchrist Olympio oblige l’UFC à proposer un numéro deux ou
un numéro trois dont les chances de succès ne sont pas garanties face au rouleau
compresseur du parti au pouvoir.
En dehors de Gilchrist Olympio, le nom qui revient souvent au sein de la
population est celui de Léopold Gnininvi. Mais, depuis deux semaines, des
pressions diverses sont exercées sur la Coalition pour la pousser à aller dans
ce sens. Des conducteurs de Taxi Motos à une partie de la Communauté Bè en
passant par certaines femmes du Grand Marché de Lomé, sans oublier des sondages
sans réel fondement scientifique publiés sur les sites Internet, tout cela a
fini par être interprété comme des manœuvres orchestrées par le parti de
Gnininvi pour forcer la main à l’UFC.
La mise en œuvre de cette solution est rendue encore plus difficile par la
procédure de désignation mise en place par la Coalition elle-même. Selon les
informations publiées par nos confrères, dans le cas où aucun des candidats de
l’UFC ne serait retenu par la Coalition, c’est au CAR de Maître Agboyibo qu’il
reviendrait de proposer un candidat. Le tour de la CDPA n’interviendrait que si
le CAR se déclarait dans l’incapacité de proposer un candidat.

Comme on le voit, il s’agit aujourd’hui de trouver le meilleur compromis entre
l’exigence populaire d’un candidat unique qui serait de préférence Léopold
Gnininvi et des considérations de politiques politiciennes qui veut que le
candidat soit issu de l’UFC et ne soit pas Gilchrist Olympio. L’exercice n’est
pas aisé ».
En tout état de cause, conclut le journal, « quel que soit le nom du futur
candidat de l’opposition, qu’il soit un numéro deux, un numéro trois ou numéro
x, il faudra mobiliser autour de lui, l’ensemble des énergies populaires pour
rendre la victoire inéluctable. Avant le jour du scrutin, il va falloir
organiser la vigilance électorale en particulier au moment de la révision des
listes électorales et de la distribution des Cartes d’électeurs. Le jour du
scrutin, cette vigilance doit être accrue ; la présence des forces populaires
doit être continue depuis l’ouverture des bureaux de vote jusqu’à la fin du
dépouillement »
Election présidentielle : Profonds désaccords
entre le pouvoir et l’opposition sur le calendrier électoral
Titre Motion d’Information qui indique, se
fondant sur les termes sanctionnant la rencontre du 28 février entre une
délégation de la CEDEAO conduite par son président en exercice et l’ensemble de
la classe politique togolaise, que l’opposition, du moins les six partis
politiques, contestent la fiabilité du calendrier publié par le gouvernement et
pense qu’il est techniquement impossible de tenir les élections transparentes à
la date du 24 avril. Et pour cause : « en son point 1, le communiqué de la
CEDEAO recommande la représentation en tant que membres à part entière, des
partis politiques au sein des commissions administratives et des comités des
listes et cartes chargés des élections au plan local, avec les pouvoirs de
signer les procès verbaux et le droit d’en recevoir copies. Cette recommandation
nécessite la mise à jour du Code Electoral en son article 41. A ce jour, le
Gouvernement n’a pas fait adopter de texte de mise en œuvre de l’engagement
ainsi pris ». Et sur ce point, le journal révèle qu’après le départ de Lomé du
président en exercice de la CEDEAO Mamadou Tandja, le Secrétaire Exécutif de la
CEDEAO, le Dr Chambas « avait appelé nuitamment les leaders de l’opposition pour
une réunion à 22 heures dans la nuit du 3 mars, ce à quoi se sont opposés les
leaders convoqués.
L’objectif de cette réunion était de faire avaliser par l’opposition, une
nouvelle rédaction du point 1 concoctée par le Secrétaire Exécutif sans doute
sous la pression du gouvernement, en replaçant le terme ‘’représentation’’
par celui de présence et en faisant disparaître l’expression ‘’membres à part
entière’’ ». C’est ainsi que, nous apprend il, « dans un communiqué daté du
2 mars, le libellé du point 1 a littéralement changé pour devenir ‘’.l’Administration
électorale et la CENI devront prendre toutes les dispositions nécessaires pour
assurer la présence de l’opposition et de la majorité dans les structures
locales d’organisation du scrutin, pour le suivi des opérations électorales, y
compris dans les bureaux de vote, où le jour de l’élection, les délégués des
candidats devront signer et recevoir copies des procès verbaux de dépouillement’’.
En clair, il n’est plus question, comme dans le communiqué sanctionnant la
rencontre du 28 Février, de la ‘’représentation des partis politiques en tant
que membres à part entière, des commissions administratives et des comités
listes et Cartes’’ »
Par ailleurs, le journal indique que « le RPT s’oppose à cette proposition (une
représentation à raison de trois représentants pour la mouvance RPT et trois
pour l’opposition) en arguant qu’il n’était pas question de modifier le Code
Electoral ». Mais pour le confrère, « lorsqu’il s’agit de modifier ce même
Code Electoral un dimanche 6 février pour permettre à Faure Gnassingbé de
devenir président de l’assemblée nationale alors qu’il n’était plus député, on
ne trouve aucune objection. La vérité, c’est que le gouvernement veut maintenir
sa main mise sur l’ensemble du processus électoral de façon à mettre en oeuvre
son système de fraudes massives »
« La liste des anomalies relevées dans le calendrier publié par le gouvernement
ne s’arrête hélas pas à ces deux points. En effet, les autorités togolaises
s’étaient engagées à n’organiser le scrutin présidentiel qu’après la révision
des listes électorales dans le respect des diligences prescrites par le Code
Electoral. Or, on s’aperçoit que les délais requis par ces diligences ne sont
pas compatibles avec le calendrier annoncé.
Autre
anomalie, la CEDEAO a recommandé pour la transparence et la régularité du
scrutin, outre sa propre implication, celle de l’Union Africaine et d’autres
partenaires du Togo, notamment, l’Union Européenne, l’ONU et les Etats-Unis
d’Amérique. Aujourd’hui, la plupart de ces partenaires ont fait savoir que le
délai dans lequel le gouvernement togolais a enfermé le scrutin, n’est pas de
nature à leur permettre de mettre en œuvre les procédures à observer pour leur
implication dans le processus électoral », relève le journal pour qui, « la
CEDEAO et le Togo ont un intérêt commun à ce que la prochaine élection
présidentielle se déroule dans des conditions de transparence et de liberté
absolues » car, « toute autre issue risque de sombrer le pays dans le chaos »
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Agni
l'Abeille |
N°25 |
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Du mardi, 15
mars 2005
Enfin le nom du candidat unique de l’opposition
- Bob
Akitani désigné pour arracher le pouvoir au RPT
- Gilchrist
Olympio à Lomé ce samedi pour le soutenir
Lit-on à la Une
de notre confrère qui y publie les photos du leader de l’UFC Gilchrist Olympio
et du candidat désigné Bob Akitani
Qui dirige au juste le Togo ? Abass
Bonfoh, Faure Gnassingbé ou les Généraux des FAT ?
Se demande Agni L’Abeille. Pour notre
confrère, le président intérimaire, ex-enseignant de l’éducation physique et
sportive n’est qu’un trompe-œil.
« Vidé de toute sa substance, la coquille fauteuil présidentiel est donné en
cadeau emprisonné à l’insignifiant ‘’baron’’ de Bassar Abass Bonfoh avec
cette consigne ‘’Tu seras nommé Président de l’Assemblée Nationale et donc
Président intérimaire de la République. Tu auras ce titre mais le fauteuil
restera à Lomé 2 chez Faure Gnassingbé. Tu le prends et tu te tais’’. Ça veut
dire ce que ça veut dire. Depuis qu’il est devenu Président de la République,
comme d’ailleurs avant sa nomination, il a disparu de la scène politique en ce
moment où il est le plus sollicité, en ce moment où il devait intervenir tout
temps pour débloquer les situations, proposer des lignes de conduite comme tout
président intérimaire devait le faire.
Où est dont parti le Président Abass Bonfoh ? Où se trouve son fauteuil
présidentiel ? A quand son 1er discours
à la nation ?
Même à la télévision nationale
il est invisible comme si son image refuse la camera. Pourtant c’est ce qui
faisait la gloire de ses prédécesseurs, les Gnassingbé. Le 1er est
mort et le second a démissionné et pourtant omniprésent.
A la télévision togolaise (TVT) à la Télévision Deuxième (TV2) à Radio Lomé et
Radio Kara, il ne se passe un jour que après l’interminable hommage au Père on
ne fasse l’éloge du Fils en commentant avec tout l’art que seuls les confrères
de ces télévisions et Radios nationales ont la maîtrise, les voyages, les
audiences, les sorties de celui-ci.
Qu’est donc devenu le Président Abass Bonfoh ? Quel rôle joue t-il au fait en ce
moment difficile que traverse le pays ? », s’interroge Agni L’Abeille
pour qui, «l’opposition doit prendre conscience de cette réalité, se poser des
questions et commencer à y réfléchir : ‘’A quoi doit-on s’attendre aux
lendemains des élections présidentielles ? Le RPT serait-il capable de céder le
fauteuil s’il est déclaré vaincu ? »
Malgré l’impressionnante machine de fraude
électorale : Le RPT a-t-il peur du Candidat unique de l’opposition ?
Le journal indique que c’est depuis les premières
élections pluralistes de 1994 que le pouvoir RPT a conçu et mis en place une
impressionnante machine multidimensionnelle à fraudes qui lui permettait de
s’assurer une victoire ou d’arracher la victoire de l’opposition. Et c’est,
selon notre confère, fort de cela que le peuple a décidé de mettre la pression
sur les leaders de l’opposition pour qu’ils désignent un candidat unique à
présenter à l’élection présidentielle. C’est ce qui a fait aussi que les
leaders de l’opposition ont eux-ci convenu du principe de la candidature unique
Mais alors, s’interroge le journal, « pourquoi le choix d’un candidat unique de
l’opposition intéresse-t-il le RPT au point qu’il demande chaque minute à
connaître cette personne ? Pourquoi un candidat unique de l’opposition
inquiète-il le RPT jusqu’au point de s’affoler et de paniquer ? Le système RPT
n’a-t-il plus confiance en sa machine de fraude électorale ? Pourquoi veut-il
connaître très tôt le nom de ce candidat ? »
En tout cas, pour le journal, « ce qui est sur c’est que le système RPT a peur
du candidat unique quel qu’il soit. Le système mis en place pour frauder serait
trop flagrant et susciterait sûrement encore une réaction énergique de la
communauté internationale et du peuple »
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Le
Regard |
N°431 |
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Du mardi, 15
mars 2005
Voici le candidat unique de l’opposition :
« Bob Akitani est le symbole de
notre entente », selon Me Agboyibo
Lit-on à la Une de Le Regard
qui indique : « le candidat unique de l’opposition est enfin désigné et c’est
sans surprise Bob Emmanuel Akitani qui conduira les forces démocratiques à
l’élection présidentielle annoncée pour le 24 avril prochain. L’UFC aura fouillé
dans sa gibecière sans mieux trouver et Gilchrist Olympio qui a voulu à tout
prix que le candidat unique soit de l’UFC a préféré le vice-président du parti.
On aura donc entretenu le suspens pour rien. Un vieux de 74 ans face à un
jeune de 39 ans pris en otage par des vieux barons seront donc les principaux
challengers du duel en perspective ».
Et fort de ce que Gilchrist Olympio ne cesse proclamer que son
parti est le plus important sur l’échiquier politique national Le Regard
estime que « le moment est donc venu de traduire cette grandeur dans les
faits ».
Pour ce faire, souligne notre confrère, « s’il rate sa mission
de fédérateur en s’enfermant dans un discours aux relents égocentriques sans
toutefois le perturber dans ses actions, les autres partis se sentiront méprisés
et le laisseront agir seul et il se cassera la figure. Il s’agit-là d’une
lourde responsabilité. Le leader de l’UFC était présenté à tort ou à raison
comme quelqu’un qui était capable de faire partir EYADEMA. Maintenant que
celui-ci est mort de sa propre mort, GIL devra démontrer qu’au-delà du mythe
dont il a été entouré depuis plusieurs années du fait de l’inimitié quasi
maladive que lui a vouée le président défunt, son parti possède des
potentialités pour répondre aux attentes des populations et qu’il n’est pas
animé, comme on lui prête l’intention, d’une soif de vengeance à l’égard de
l’ancien régime qu’incarne une famille. Il a donc intérêt à s’effacer et à
laisser les autres responsables de parti travailler autour du candidat désigné.
L’heure de la réconciliation véritable a sonné ».
Toutefois, relève t-il, « il est vrai qu’il a bonne presse aux
yeux de la communauté internationale. Mais c’est au Togo que tout se joue. La
mobilisation par correspondance n’existe pas. Si Gilchrist veut continuer à
mériter la confiance que les togolais voudraient bien placer en lui, il devra se
résoudre à revenir s’installer au TOGO pour être en phase avec les populations.
Il est temps qu’il prenne ce risque quoique cela puisse lui coûter »
L’Eyademaisme sans Eyadema : Faure
Gnassingbé, otage des vieux barons
Titre notre confrère. Le Regard tente de
démontrer ici qu’en dépit de l’illusion que l’on voulait faire avaler aux
Togolais selon laquelle Faure Gnassingbé serait le candidat de la jeunesse,
capable de révolutionner le vieux système de son père défunt, « Faure qu’un
exécutant des desiderata de vieux barons qui ne sont toujours pas rassasiés du
pouvoir malgré tout ce qu’ils ont bouffé durant 38 ans de règne du père »
«En dehors de KPATCHA Gnassingbé omniprésent, ce sont les vieux barons fatigués
qui font la loi autour de lui.

Les Généraux Gnofame, Mémène, Walla, et les civils Dramani, Barqué, pour ne
citer que les plus visibles sont décidés à faire perpétuer le vieux système.
Ils se sont déjà partagés les rôles de conseillers spéciaux de chef d’Etat.
Si au temps du père, ces personnages insatiables avaient écarté avec force, les
jeunes qui revendiquaient leur promotion politique dans le sérail, ce n’est pas
aujourd’hui qu’ils sentent leurs intérêts menacés, qu’ils laisseront la
jeunesse leur damer le pion. Ces vieux barons au style politique archaïque
n’accepteront pour rien au monde, d’abandonner leurs privilèges acquis sur le
dos du peuple togolais pour les beaux yeux du fils qu’ils feront tout pour
‘’domestiquer’’ parce qu’ils considèrent que la moindre innovation est
d’emblée dirigée contre eux. Ils ont démontré à plusieurs reprises ce dont ils
sont capables en s’opposant farouchement à l’instauration de la démocratie
véritable au Togo depuis les années 90. Mieux encore, l’illustration la plus
patente de leur esprit ‘’ précambrien’’, est la persécution qu’ils ont
dirigée contre les rénovateurs du régime », souligne le journal pour qui, «tous
ces vieux barons qui l’ont pris en otage entendent eux- aussi mourir le gâteau
du pouvoir entre les mains comme le Gal président. De plus, les médias d’Etat
étant le reflet de la politique du système en place Pitang Tchalla qui a
transformé ces médias en une caisse de résonance de l’ordre ancien ne montre pas
sa disponibilité à faire changer les choses un tout petit peu. C’est le statu
quo. Aujourd’hui que le monsieur est plus que jamais dans les bonnes grâces des
fils du père, les Togolais devraient se préparer à voir les mêmes choses et
entendre les mêmes discours »
Voilà pourquoi, selon le journal, « la survivance des méthodes révolues milite
contre l’accession de FAURE au pouvoir dans la mesure où l’aspiration au
changement est plus forte au sein de la population »
Contre la transparence des
élections : Le gouvernement se réjouit
du «boycott» de l’Union Européenne
Pense le journal pour qui, « la décision de l’Union
Européenne de ne pas s’impliquer dans le processus électoral est bien accueillie
dans l’entourage du candidat du RPT » puisque le refus d’envoyer des
observateurs à la présidentielle de 2003 avait facilité la réélection du Général
Eyadema.
En tout cas, à en croire le journal, des touristes électoraux commencent déjà à
se frotter les mains
« Revigorés par le désistement de l’Union Européenne, ils jubilent déjà et font
des calculs sur des sommes d’argent qu’ils vont encore empocher à l’issue de
leur forfait. Après avoir offert leur service à BOZIZE en Centrafrique, ces
observateurs alimentaires se rabattent sur le Togo. En dehors des touristes
blancs ‘’ sous traités’’ que des ‘’bitosards’’ du régime font
convoyer à Lomé et qu’on exhibe comme des observateurs électoraux et experts
européens et américains sur les médias d’Etat, on note également des réseaux de
mercenaires électoraux africains surtout sénégalais, maliens et guinéens dont le
RISELA (Réseau International de Surveillance des Elections en Afrique). Ce
machin a été fabriqué par un certain Falilou KANE membre de l’AFP de Moustapha
NIASSE au Sénégal pour empocher maints subsides amassés sur le dos du pauvre
contribuable.
Le colistier de ce dernier,
Yero Apha Condé serait déjà sur place. On signale également la présence du
sénégalais Babacar NIANG. D’autres rapaces et amis français du Général Eyadema
seraient les bienvenus
Outre ces messieurs qui agissent à titre privé, d’autres mercenaires électoraux
qui, au service du réseau françafricain reçoivent l’onction de la Chiraquie pour
agir sans impliquer directement la France officielle », écrit le journal. Et
fort de ça, le journal pense que « ce serait un leurre pour l’Union Européenne
que de compter sur les observateurs de la CEDEAO et de l’UA qui, au nom d’une
certaine solidarité entre les pouvoirs en place choisissent de regarder sans
voir ».
Bien plus, indique t-il, « l’Institution européenne baigne d’ailleurs dans une
contradiction scandaleuse quand elle déclare appuyer les efforts de la CEDEAO
alors que cette CEDEAO insiste à ce que les élections se tiennent dans un délai
de 60 jours pendant que l’UE elle-même trouve cette période trop courte pour
organiser des élections transparentes »
En tout état de cause, conclut mon confrère, « la décision de l’union
Européenne de ne pas s’impliquer dans le processus électoral est une erreur
grave qui donne du grain à moudre à ceux qui diront qu’elle n’est pas qualifiée
pour juger de la régularité ou non des élections puisqu’elle s’est mise à
l’écart. Dans tous les cas, l’avis de l’Union Européenne sur l’élection a
posteriori n’aura aucun effet sur le bénéficiaire du hold up électoral parce
qu’elle n’a aucun moyen de le destituer. Tout au plus suspendra t-elle ses
relations avec lui mais ne pourrait rien faire pour lui enlever le soutien
indéfectible de la France chiraquienne »
Opposants indélicats au ministère de l’intérieur

Titre le confrère pour parler de l’incident qui serait survenu le
jeudi 11 mars dernier au ministère de l’intérieur lorsque le locataire des lieux
recevait les experts de la CEDEAO et certains responsables politiques
« Au cours d’une rencontre initiée par le Ministère de l’intérieur, de la
Sécurité et de la Décentralisation à l’intention des partis politiques le jeudi
11 mars, ils (les experts de la CEDEAO) ont assisté à une scène qui n’honore pas
notre pays. Lorsque le ministre Boko est entré dans la salle, Antoine Folly et
Nicolas Lawson ont refusé de se lever, au moins par courtoisie pour l’autorité
que représente le ministre, aussi jeune soit-il.
Par contre, les représentants de l’UFC, de la CDPA et du PSR se sont consacrés à
ce protocole républicain en n’oubliant pas que demain quand ils seront au
pouvoir, ils auront droit à la même révérence de la part de leurs adversaires.
Mais les opposants marginaux ont offert une occasion au jeune ministre qui en
a profité pour les rappeler à l’ordre en leur faisant comprendre le respect
qu’ils devraient avoir pour l’institution qu’il incarne au-delà de sa modeste
personne » rapporte le journal pour qui, « cette attitude relève d’une pure
hypocrisie parce que ces messieurs qui se sont comportés comme des garçons de
rue n’étaient pas obligés de se présenter dans les bureaux du ministre, s’ils
contestent son autorité »
Retour annoncé des
exilés politiques
Un autre titre à la Une du journal. Tout en saluant la mobilisation la diaspora
togolaise contre le coup d’Etat du 05 février 2005, Le Regard estime
cependant que « protester contre le coup d’Etat, c’est bien. Mais apporter sa
contribution pour le changement démocratique, c’est mieux. Et puisque c’est ici
que le sort du Togo se joue, on a besoin du concours de tous pour relever le
défi du changement pacifique. Et c’est le moment où jamais pour les Togolais de
l’étranger de s’y impliquer »
« Depuis Toronto, New York, Lund, Paris ou Amsterdam, des Togolais communiquent
avec les acteurs politiques au Togo et proposent ce qu’on doit faire, selon eux,
pour bouter dehors le système dictatorial. Mais, les exhortations et les
discours ne suffisent pas. Il faut du concret. Il y a quelques jours, certains
comme Agboyomé Kodjo et Kokouvi Massémé ont annoncé leur retour au Togo pour
apporter un coup de main aux forces démocratiques en vue de réaliser le
changement souhaité. Si cette annonce n’est pas un canular, ils n’auront pas
raté le rendez-vous de l’histoire », souligne le journal. Estimant donc plus
rien ne s’oppose au retour des exilés politiques étant donné que le Général est
mort, le journal annonce que « plusieurs Togolais qui ont dû fuir vers
l’étranger, parce que leur vie était en danger, commencent à regagner le pays.
Le colonel Assih aurait même été aperçu à Lomé. Le colonel Biteniwé, au départ
réticent, serait disposé à revenir au Togo s’il est réhabilité ».
Témoignage :
Eyadema avait le sens de l’humour
C’est un témoignage du Directeur de la Publication
Abass SAÏBOU. Voici in extenso son témoignage
« Quelle que soit l’appréciation qu’on puisse donner
du règne du Gal Président, il avait le sens de l’humour et savait séduire tous
ceux qui lui rendaient visite. Au point que des gens qui entraient chez lui avec
des idées préconçues, en sortaient mystifiés, convaincus que Eyadema n’est pas
ce ‘’ féroce dictateur’’ que l’on dit.
Aujourd’hui, l’homme est parti au pays du Grand repos. Dieu se charge du reste.
Quoique je n’approuvais pas son système politique, je garde de lui, l’image d’un
homme plein d’humour
Je n’ai
jamais eu l’occasion de rencontrer individuellement le Général Président. Il est
vrai que j’ai été conduit devant lui deux fois dans des circonstances
« enflammées » mais cela s’est toujours terminé dans une ambiance plutôt
détendue.
La dernière
fois que j’ai vu le Général Eyadema, c’était le 27 décembre dernier à
l’occasion de la présentation des vœux de nouvel an au Palais de la Présidence.
En lui serrant la main, j’avais senti qu’il n’était plus lui-même.
J’avais été
arrêté au sujet d’un document signé par Kwassi Klutsè et que j’avais publié–
même si après coup, on a trouvé autre chose pour justifier mon arrestation.
Le 10 février
1997 au matin, j’ai été extrait de la cellule de la gendarmerie et conduit
devant le chef de l’Etat en présence de ses collaborateurs. ‘’Pourquoi tu me
provoques’’, a-t-il lancé. ‘’Monsieur le Président je ne vous provoque pas’’,
ai-je répondu. ‘’Tu travailles à la solde de qui ?’’, demanda t-il. ‘’ Je ne
travaille à la solde de personne’’. Ma réponse provoqua chez lui quelques
secondes de silence. Il a peut-être compris que, ce qu’on lui a rapporté n’était
pas exact parce que si je travaillais à la solde de quelqu’un, je n’aurais pas
tardé à le dénoncer en ces circonstances. ‘’Quel âge as-tu ? Voyez-moi des
‘Gbévouvio’ comme ça. Dites au Procureur que je le libère. S’il fait encore
quelque chose, si c’est 20 ans, 30 ans, je ne veux plus le voir ici’’. C’était
sa façon à lui de me faire libérer sans trop embêter mes détracteurs.
La seconde fois, c’était le 21 septembre 2002, à l’occasion d’une rencontre
avec des responsables d’associations de presse. J’y étais en qualité de
Secrétaire administratif de l’ATEP. Lors de la présentation ‘’Abass SAIBOU le
Regard’’, il réagit : ‘’C’est pourquoi il me regarde comme ça !’’. Ce jour-là,
le chef de l’Etat, visiblement content nous a amusé à travers son récit de
l’histoire du Togo. Il nous a fait voir le carnet de note transpercé de la
balle tirée par le Soldat Bokobosso le 24 avril 1974. A la fin, lorsqu’on lui a
‘’demandé la route’’, il a commencé à chanter en marquant le pas. ‘’ La
jeunesse passe, faites de la place…’’.
La troisième fois, c’était le 24 février 2004. J’avais été convoqué à la suite
d’un communiqué du CAR que j’ai publié et qui faisait état de ce que ce parti
serait en train de discuter avec des représentants du chef de l’Etat pour une
proposition de sortie de crise. On citera le nom de Faure Gnassingbé et Abdou
Assouma. En présence de mes confrères de la presse internationale, le chef de
l’Etat m’a demandé si j’avais vu la proposition du CAR sur sa table comme je
l’ai écrit. J’ai répondu qu’il s’agissait d’un communiqué du CAR que j’ai
publié. Ses collaborateurs sont intervenus pour faire remarquer que j’ai fait à
l’appui un commentaire désobligeant. En réalité, ses courtisans, surtout Koffi
Sama et Natchaba n’étant pas d’accord avec les tractations en cours qui
risquaient d’écourter leur mandat se sont servis de moi comme un bouc émissaire
pour amener le chef de l’Etat à mettre fin à ces négociations. Il est aussi
vrai que des confrères ‘’bitosards’’, pour être dans les bonnes grâces du chef
de l’Etat, lui ont toujours fait croire que je suis intraitable et que je
travaille à la solde de l’opposition contre lui, alors qu’ils savent que ce
n’est pas vrai, et que c’est justement parce que les opposants ne leur donnent
pas d’argent qu’ils se sont mis au service du chef de Etat pour en avoir. Tour à
tour, les deux hommes ont pris la parole pour m’accabler d’insultes et remonter
le chef de l’Etat contre moi. L’un dit que je suis manipulé par le CAR, l’autre
dit que je travaille pour Gilchrist. Ouattara Natchaba était particulièrement
virulent. J’avais l’impression qu’il avait un vieux compte à me régler mais je
n’ai pas souvenance d’un acte que j’aurais posé à ses dépens et qui justifie
cette méchanceté à mon égard. Tout ce qu’il disait visait à pousser le chef de
l’Etat à me nuire. Il m’a qualifié arbitrairement d’escroc, de traître et de
beaucoup de choses. Il ne lui restait qu’à dire de m’envoyer à la guillotine.
Réaction du chef de l’Etat, ‘’Un enfant qui n’écoute pas les conseils, il lui
faut le fouet. D’ailleurs, il est costaud pour supporter le fouet’’. Ce
jour-là, le plaisantin Harry Olympio qui, lui aussi voulait se donner de
l’importance a menacé de me frapper dans la rue. Le Général Eyadema n’accordait
visiblement pas de l’importance à toutes ces agitations. A la fin, pendant les
dernières salutations, faisant semblant de regarder ailleurs il me dit. ‘’Si je
savais que c’était toi, je n’allais pas te serrer la main’’. Puis on a tous
souri. On aurait aimé qu’il soit des nôtres mais comme il a coutume de le dire,
‘’nous l’aimions, mais Dieu l’aime plus que nous’’. Que la terre lui soit
légère ». Sans commentaire
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Akéklé
le Scorpion
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N°260 |
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Du lundi, 14 mars 2005
L’opposition face à la problématique de la
candidature unique et des frasques du leader
de l’UFC : L’heure des vérités poignantes
impose de reconnaître que Gilchrist Olympio
est un Dictateur !
Titre notre
confrère dans sa manchette. Evoquant les
difficultés qu’éprouve la coalition pour
désigner son candidat unique à cause, dit-il,
de la confusion que l’UFC et son leader
sèment dans le débat, le journal indique que
« à y voir de près tout se passe comme si
c’était le leader de l’UFC qui préside la
coalition ou mieux comme si les autres partis
et leurs leaders n’avaient aucune
personnalité, aucun droit à la parole, ou
tout simplement comme la coalition était une
fusion des autres partis dans l’UFC »
S’insurgeant contre la
manière dont Gilchrist Olympio s’est
comporté depuis le début du processus
démocratique envers
les autres leaders
notamment son exigence lors de l’accord cadre
de Lomé de rencontrer personnellement le chef
de l’Etat estimant que les autres n’avaient
rien à voir dans ces discussions, Akéklé
indique : « Gilchrist a toujours cru que
la lutte pour la démocratie au Togo est sa
lutte personnelle et le problème de son
parti. C’est là le drame ! Parce qu’on a tué
son père et donc Gilchrist se
croit être investi
d’une mission celle d’être le dieu du Togo,
celui qui seul peut décider à la place des
Togolais. Appelons les choses par leurs noms.
Gilchrist est un vrai dictateur et les
Togolais doivent en être
conscients. Nous
n’allons pas quitter une dictature de 38 ans
pour tomber dans une autre dictature beaucoup
plus féroce, celle de
Gilchrist Olympio.
Si la lutte démocratique engagée par
les Togolais
depuis 1990 piétine, c’est à cause des
attitudes du
leader de l’UFC ajoutées à
celle du régime
RPT. Ou on est démocrate et on accepte
écouter les autres aussi et on leur donne de
la considération ou on ne l’est pas et on
piétine les autres en se donnant l’air d’un
rédempteur investi d’une mission dont on ne
sait la porter »
Vague
d’exactions à Lomé :De paisibles citoyens
victimes d’enlèvements arbitraires
Le journal indique
que la peur que les Togolais ont connue
depuis le début du processus démocratique et
qui a connu une accalmie relative il y a
quelques années, a repris droit de cité après
le décès du président Eyadema et les
manifestations de protestation contre la
forfaiture des militaires. Le journal évoque
la répression sanglante des 12, 19 et 20
février dans certains quartiers populaires de
Lomé
«Comme cela ne suffisait pas l’armée a
organisé puis perpétré des enlèvements
arbitraires. Les cas les plus flagrants ont
été enregistrés dans les quartiers de
Bè-Kpota et Wuiti. Là, des jeunes au crédit
du pouvoir se sont permis d’opérer des
enlèvements et partent pour des destinations
inconnues. Parmi ceux-ci, on peut citer sans
chercher à dresser une liste exhaustive, les
sieurs Kokou Tsèvi et Kodjo Akpossogna.
Dans le même registre on peut noter les cas
d’arrestations sur le campus universitaire de
Lomé….Aussi a-t-on appris que durant cette
même semaine des étudiants en bus et en
provenance du quartier Bè, quartier rebelle
contre le régime, ont été interceptés devant
le campus, passés à tabac puis déportés vers
on ne sait où », rapporte Akéklé
Obsèques
nationales à Lomé du Président Eyadema : Le
Peuple togolais et la communauté
internationale ont rendu un vibrant hommage
bien mérité au Père de la Nation
Lit-on à la Une notre confrère avec la photo
du président défunt à l’angle droit et celle
de son cercueil à l’angle gauche et au milieu
cette parole des Saintes Ecritures :
« …Pourquoi me pleurez-vous ? J’ai combattu
le bon combat. La couronne de gloire m’est
réservée. A présent, je m’en vais chez le
Père. Soyez en paix !...
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Le
Point de la Semaine
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N°23 |
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Du mercredi, 16
mars 2005
Election présidentielle du 24 avril 2005:
L’opposition choisit Bob Akitani sur fond de non-dits
C’est le gros titre à la Une de notre confrère avec
la photo du candidat M. Emmanuel Bob Akitani.
Rappelant le
processus sur fond de « déclarations paradoxales de Gilchrist Olympio et des
zizanies du Prof. Gnininvi » qui a conduit à la désignation de Bob Akitani, le
confrère indique : « le moins qu’on puisse dire est que la désignation de la
candidature unique de l’opposition, aux yeux de nombreux observateurs, est loin
de résoudre le problème de l’union de l’opposition autour d’un idéal commun de
changement démocratique. Selon un homme politique qui a requis l’anonymat,
‘’ l’opposition a désigné son candidat sur fond de division. Le risque est grand
que cette opposition-là ne réédite le scénario du COD II lors de la
présidentielle de 1993’’. Comme on le voit, le candidat unique de
l’opposition est désormais connu, mais beaucoup de chemins restent à faire pour
que l’opposition s’impose en tant que force politique face à une jeunesse de
plus en plus intransigeante, et surtout face à l’adversaire plus efficacement
outillé. Car, aux yeux de nombreux observateurs, le choix de l’opposition pêche
par cécité politique et par ignorance de facteurs qui font d’un candidat, qui
plus est, unique, l’homme du consensus, c’est à dire l’homme de la situation, et
non simplement un candidat d’occasion »
Tractations autour de la présidentielle
2005 : Messan Agbéyomé Kodjo et Dahuku Péré chez Omar Bongo Ondimba
Titre également à la Une notre confrère avec photos des deux Rénovateurs. En
page intérieure, le journal publie un article d’un certain Antoine Lawson de
‘’Libre Antenne’’ daté du 14 mars 2005 sur la rencontre que les deux
hommes ont eue avec le président Omar Bongo avec ce chapeau
Le
président gabonais Omar Bongo Ondimba a reçu en fin de matinée du lundi 14 mars
2005, les deux dissidents rénovateurs du parti au pouvoir, M. Messan Agbéyomé
Kodjo et M. Maurice Dahuku Péré. Selon certaines sources, l’ancien Premier
ministre d’Eyadéma pourrait annoncer sa candidature pour le scrutin présidentiel
prochain, même si l’article 62 de la Constitution le lui interdit. Abordant le
problème, Agbéyomé Kodjo reste convaincu que des pourparlers entre les autorités
et la classe politique togolaise, pourraient amener à des concessions
susceptibles d’ouvrir le prochain scrutin à plusieurs candidats. Selon certaines
sources, Agbéyomé Kodjo qui manifeste depuis quelques temps, la volonté de
rentrer au pays, ne pourra pas arriver avant trois semaines, officiellement pour
des raisons de sécurité.
On comprend
donc l’objectif du séjour gabonais de l’ancien Premier ministre. A l’issue de la
visite, Agbéyomé Kodjo aurait obtenu la promesse qu’il pourrait se rendre à Lomé
dans trois semaines, c’est à dire à la clôture des dossiers de candidature pour
le scrutin du 24 avril prochain. De l’avis de l’ancien Premier ministre Agbéyomé
Kodjo qui fait de son retour au pays un credo, même si aucune condition de
sécurité n’est encore garantie, « aujourd’hui, face aux dérives
monarco-despotiques du régime actuel, tous les Togolais, où qu’ils se trouvent
(…) doivent prendre leurs responsabilités, car le Togo est désormais confronté à
des atteintes graves, manifestes et répétées des droits de l’homme et des
libertés publiques ». Aussi pense-t-il que « C’est aux hommes avisés et
éclairés, aux élites civiles et militaires honnêtes et nationalistes qu’il
incombe de redresser la situation, et construire dans la justice et la
solidarité, un nouvel avenir de bonheur et de prospérité ».
Aujourd’hui privé de passeport et ne possédant plus qu’une carte de réfugier,
Agbéyomé Kodjo on le sait, a hâte de retrouver sa terre natale : « j’ai hâte de
rejoindre le pays », afin, dit-il, « d’apporter sa modeste contribution à la
sortie de crise politique que connaît le Togo ». Mais l’homme devra attendre
encore quelques semaines, même s’il souhaitait le faire plus tôt pour des
raisons d’ordre funéraire.
Concernant le
scrutin du 24 avril prochain, Agbéyomé Kodjo a émis le vœu que la constitution
soit respectée strictement dans son application, à l’occasion de la
présidentielle du 24 avril prochain. L’ancien Premier Ministre est longuement
revenu sur sa démission du 27 juin 2002 et sur son document « il est temps
d’espérer » dans lequel il a fait état des dysfonctionnements qui marquent les
institutions de l’Etat. Agbéyomé souhaite « le respect stricto sensu de la
constitution en vigueur dans le pays ». L’ancien Premier ministre n’a pas manqué
de rappeler les raisons qui l’ont poussé à choisir le chemin de l’exil, des
difficultés qu’il a pour rentrer au pays, malgré « les drames familiaux » qui
se sont opérés dans sa vie.

Dans sa rubrique
‘’Cocktail’’ le confrère a rassemblé :
Le père contre le père à l’élection
« C’était encore un secret de polichinelle jusqu’à seulement le lundi dernier,
que le candidat unique de l’opposition à la présidentielle du 24 avril prochain
est M. Akakpovi Emmanuel Bob Akitani. De son âge on dit qu’il a 74 ans, un peu
plus âgé que le défunt président dont le fils, Faure Gnassingbé, brigue aussi la
magistrature suprême. Celui-ci n’aurait que 39 ans, juste un peu plus que la
moitié de son challenger car en fait, les vrais enjeux ne se joueront que sur
ces deux personnalités pour ces élections à un seul tour. Par rapport à l’âge,
le fils jouera contre son père mais à vrai dire si le droit d’aînesse
(soubassement du respect en Afrique) était souvent respecté en politique le 24
avril ne serait plus qu’une formalité. Seulement ici il y a conflit de
génération. Il se dit déjà dans le camp de Faure Gnassingbé que le peuple va
choisir la jeunesse. Le mot d’ordre était lancé le jour de l’annonce de la
candidature de Faure à la présidentielle. C’est dire que déjà l’on présageait
dans le sérail de Faure que l’opposition choisirait un vieil homme pour son
candidat unique.
Personne ne s’est donc trompé. Avec une certaine dose d’humour des gens disent
qu’ils préféreraient un vieil homme au pouvoir (et qui trépasserait plus tôt)
qu’un jeune à qui les textes donnent une Présidence à vie, une réédition du
règne du père en quelque sorte. Les enjeux peuvent être aussi ici »
Un candidat
selon la volonté de l’UFC
« Les responsables de 6 partis politiques de l’opposition ont passé une dizaine
de jours pour se choisir un candidat unique à l’élection présidentielle, le
même choix n’a duré que quelques heures au sein du parti au pouvoir au point où
ce dernier versait dans l’humour, les jacqueries, … mais aussi une certaine
trouille lorsque l’opposition tardait à publier le nom de son candidat.
Allons-nous nous demander pourquoi ce choix a traîné ? C’est une préoccupation
mais ce n’est pas notre problème. D’ailleurs les opposants l’ont très souvent
martelé face à la presse et la rue : ‘’ notre groupe est souverain’’.
C’est amusant mais presque irresponsable face à de tels propos. On ne peut pas
se promettre de gouverner et se mettre à dos la rue. Surtout dans le cas du
Togo !
Le nom du candidat était su de tous les leaders déjà longtemps. Soit les 5
autres partis qui avaient mandaté l’UFC de faire son choix ne voulaient pas
approuver ‘’l’imposition de l’UFC’’ ou que les 5 autres voulaient se
choisir un autre candidat parce qu’apparemment personne ne voulait d’un vieux ‘’ qui
perdrait tout son temps à se soigner que de s’occuper réellement des problèmes
qui minent la société togolaise’’. Sans frustrer personne c’est que
l’UFC a présenté un mauvais candidat qui n’était pas accepté par tous mais l’UFC
n’avait pas de pièce de rechange, elle qui tenait que ce soit son candidat qui
passe. Comme en 2003 c’est encore Bob Akitani Emmanuel qui est le candidat. Ici,
le droit d’aînesse a prévalu. Pourvu que le personnage ne nous fasse pas le
remake de juin 2003 où après le scrutin le vieux s’était terré dans l’anonymat
en se contentant des communiqués sur Internet. C’est le candidat à soutenir par
toute l’opposition, car ce n’est ni le temps ni l’opportunité de chercher un
‘’ bon candidat’’ ».
Egalement dans sa rubrique
La Carte
titrée:
Accouchement difficile, notre confrère écrit :
« La gestation a été longue. Onze jours de conclave
fait de toutes sortes de manœuvres et d’incompréhensions, pour aboutir à ce que
tout le monde savait. Onze jours de conclave fait de rebondissements et de
suspens pour aboutir à ce que tout le monde redoutait. Enfin, Onze jours de
conclave fait d’incurie et de non-dits pour ouvrir la voie à tous les doutes et
à toutes les incertitudes.
Commencé donc le 04 mars 2005, le conclave qui a réuni six partis de
l’opposition, est parvenu à dégager son candidat unique pour affronter le 24
avril prochain, le candidat du RPT. Difficile aura donc été l’accouchement, même
si, à la fin, on a pu érupter le bienvenu des lassantes et lassées entrailles
d’une opposition orpheline de réels repères. En clair donc, Emmanuel Bob Akitani,
74 ans est désigné pour affronter le jeune Faure Gnassingbé, 39 ans, candidat du
parti au pouvoir, principal organisateur des élections. Alors, il y a tout lieu
de se poser un certain nombre de questions. Emmanuel Bob Akitani est-il
réellement le produit de la convergence des vues du collectif de l’opposition ?
De quel poids politique bénéficie un candidat unique issu d’un conclave miné par
des manœuvres et autres indécisions notoires ?
Le présent choix du collectif reflète -t-il la réelle volonté des Togolais
soucieux du changement ? Ce sont autant de questions qui alternent avec les
dérives et errements d’une opposition fondamentalement tributaire de tares qui
ne cessent de hanter ses programmes politiques. Les exemples sont foison dont le
plus marquant est et demeure la leçon tirée de la candidature unique de
l’opposition en 1993. Aujourd’hui, comme en 1993, le candidat unique de
l’opposition est connu. Il reste en revanche un paramètre fondamental, la
gestion politique de la candidature unique au regard des enjeux qui attendent
les Togolais »
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Forum
de la Semaine |
N°48 |
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Du jeudi, 17 mars 2005
Présidentielle du 24 avril 2005:
Vers un éclatement du «Groupe des Six» :La NDP, le MPLT et L’AFRCMT
contre le choix du candidat Bob Akitani
Titre à la Une Forum de la Semaine et publie
en page intérieure le texte ayant sanctionné la conférence de presse du mercredi
16 mars 2005 du Comité de soutien à la candidature du Prof. Gnininvi que nous
avons également rendu public dans une de nos précédentes éditions.
Au Togo, les
obsèques officielles de « Papa Eyadema » ont été boudées par ses pairs
africains
C’est un article de Jean-Pierre Tuquoi, Envoyé
spécial du journal ‘’Le Monde’’ que notre confrère a repris, certainement pour
ses lecteurs. Un article repris également par plusieurs sites Internet
Présidentielle du 24 Avril 2005 : Perspective
d’un front du Nord autour de Faure
Indique le journal dans ‘’Confidentiel’’. A en
croire la publication « d’intenses pressions s’exercent actuellement, de
diverses manières sur les ressortissants du Nord –Togo, surtout les supposés
‘’ présidentiables’’ pour qu’aucune candidature ne soient déposées ‘’ en
provenance du Nord’’. L’objectif étant de former un front uni du Nord Togo
derrière Faure Gnassingbé, le candidat du RPT et d’arguer à l’issue des ‘’ frauduleuses’’
qui se préparent qu’il a raflé toutes les voix du Nord ».
Par ailleurs, le journal révèle qu’en dehors des chefs d’Etat, Omar Bongo
Ondimba (Gabon), Mamadou Tandja (Niger) John Kufuor (Ghana), lesquels sont mis à
contribution pour dissuader toute candidature venant du Nord, « des militaires
déserteurs ressortissants du Nord sont persuadés de regagner ‘’ le
front’’ afin de former un bloc unique contre le sud.
C’est ainsi que des sources dignes de foi affirment déjà l’arrivée du Colonel
Assih (qui aurait voulu porter la main sur l’ex-chef de l’Etat, feu Gnassingbé
Eyadema et qui n’a eu son salut qu’en désertant les rangs pour se réfugier à
l’étranger) et du Capitaine Hémou, un autre déserteur. Le lieutenant Colonel
Kuma Biténivé, réticent au début aurait finalement accepté à condition qu’il
soit réhabilité totalement »
En tout cas, pour Forum de la Semaine, « le Togo est un et indivisible.
Et celui qui veut tirer sur la fibre ethnique, régionaliste ou tribale échouera
à coup sûr mais endossera la responsabilité de toutes les conséquences
imprévisibles qui en d’écouleront devant l’Histoire. Car, ce n’est uniquement
pas ‘’les gens du Sud’’ qui ont souffert des travers de ce régime. Le cas
des ‘’ Nordistes’’ n’est pas plus enviable »
Obsèques du Gal Eyadema :Chirac
refuse les derniers hommages à son « ami personnel »
« Qu’est-ce que Jacques Chirac pouvait offrir le mieux au défunt Gal. Eyadema
que sa simple présence à ses obsèques en reconnaissance à tous les dividendes
qu’il avait eu à tirer de leur ‘’ amitié’’? », se demande le journal. A
propos donc de cette absence du président Chirac, le journal pense qu’« il
n’avait pas d’excuse surtout qu’il n’y a pas si longtemps, on a vu avec quelle
célérité le même Jacques Chirac a couru à Beyrouth (Liban) lorsque l’ancien
premier ministre Rafik Hariri a été assassiné pour aller lui rendre ses derniers
hommages » Et la question que se pose encore le journal c’est de savoir pourquoi
Jacques Chirac « se cacherait-il d’une amitié notoire aujourd’hui que son
‘’ ami personnel’’ n’est plus ».
« Et pourtant
c’était le président français, Jacques Chirac qui déclarait à la disparition le
05 février dernier du Gal. Eyadema qu’il venait de perdre un ‘’ ami
personnel’’. Personne ne peut nier les relations amicales entre le défunt et
lui. D’ailleurs le Gal. Eyadema ne s’en cachait pas et l’étalait à la face du
monde. En retour, Chirac le lui rendait si bien en lui apportant des soutiens
très conséquents à chaque fois que son régime est mis en mal. Même après le
décès du Gal. Eyadema, son fils, dans sa tentative de coup d’Etat
constitutionnel, avait bénéficié pendant les vingt (20) jours d’ivresse du
pouvoir de cette amitié de son père et de Jacques Chirac. Drôle d’ami personnel
qu’est ce ‘’Yovo’’ tout Français », mentionne t-il
Mgr Dosseh-Anyron seul pour le
culte à Genève

Egalement
dans le cadre des obsèques du président défunt, le journal nous apprend que
l’ancien Archevêque du Togo, Mgr Casimir Dosseh-Anyron avait célébré seul la
messe en mémoire du chef de l’Etat à Genève où il vit depuis quelques années.
« L’ancien Archevêque du Togo, Mgr Casimir Dosseh-Anyron
avait fait publier dans un tabloïde de Genève l’annonce d’une messe en mémoire
du Gal Eyadema. Il avait surtout fait coïncider la date avec le 13 mars pour
être en communion avec les cérémonies de Lomé. Mais Mgr Dosseh-Anyron s’était
retrouvé seul.
Les Togolais résidant dans le canton de Genève n’ont pas daigné répondre à son
appel. Un compatriote que nous avons réussi à joindre à Genève nous déclarait
que : ‘’ en ce temps de chien ou il fait très froid, je vois mal les gens
aller se prêter à cette comédie. Les Togolais ont d’autres préoccupations ici
que d’aller satisfaire les désirs de ce ‘’ Father’’ qui après avoir inféodé sans
vergogne l’Eglise catholique au régime RPT, avec ce que cela a eu comme
conséquence, vit reclus à Genève tout penaud », indique le journal
Le MTDLDH, pur
défenseur ou pire enfonceur
Le 11 mars dernier le Mouvement Togolais pour la Défense
des Libertés et des Droits de l’Homme (MTDLDH), un machin proche du pouvoir a
rend public un rapport intitulé Rapport sur la situation des Droits de
l’Homme au Togo depuis le 05 février 2005. Certains confrères avaient repris
ce rapport dans leurs colonnes. Forum de la Semaine revient sur ce
rapport non pas pour le reprendre mais pour s’interroger sur l’objectif que
poursuivit le MTDLDH du fait de nombreuses incohérences et manquements contenus
dans ce rapport.
« Ce n’est qu’au Togo où on peut trouver une association qui se dit de défense
des Droits de l’Homme qui paradoxalement, s’érige en chienne de garde du pouvoir
en chargeant les pauvres citoyens de tous les maux.
Beaucoup étaient outrés à la lecture de ce qui a été repris par certains
confrères et présenté comme un ‘’Rapport sur la situation des Droits de
l’Homme au Togo depuis le 05 Février 2005’’ du MTDLDH. C’était plus qu’une
jetée de lauriers à la barbarie militaire qui a couvert cette période et une
motion de soutien en bonne et due forme.
D’entrée, le fameux rapport fait l’état des lieux de la situation de la nuit du
05 Février 2005. Et aussi bizarre que cela puisse paraître le MTDLDH a du mal à
qualifier le coup de force des militaires. Par contre, il trouve en la démission
de Faure Gnassingbé un ‘’ acte politique’’ et de presque fondre en larme
devant la pression maintenue par les marches du collectif des six partis et des
femmes les 19 et 20 Février 2005 malgré cette démission.
Ce qui choque un peu plus loin toujours dans le même rapport est que le MTDLDH
se réserve le droit de taire pour l’heure les noms des victimes pour ne pas
dit-il ‘’ influencer la piste des démarches officielles et garantir la
sécurité (…) des victimes ou de leurs proches’’ », écrit le journal
Le Lt- Colonel
Biténiwé de retour ?
S’interroge mon confrère pou qui, « nous ne croyons
pas si bien dire lorsque dans notre livraison n°46 nous mettons la puce aux
oreilles de nos lecteurs en leur livrant l’information selon laquelle le Lt.
Colonel Koumah Biténiwé serait cuisiné par la DGSE française pour rallier Faure
Gnassingbé dans la perspective de l’élection présidentielle et du coup aplanir
la menace qu’il constituerait dans sa position d’élection libre et surtout en
cavale.
Cette information avait entraîné des réactions et non des moindres venant même
de l’ambassade de France qui l’avait taxée de pure affabulation. Mais ce que
Forum de la Semaine n’avait pas révélé est qu’au moment où nous publions
cette information, le Lt Colonel Koumah Biténiwé se trouvait au Niger. Depuis,
il a disparu. Et beaucoup croient voir son ombre à … Kara et à Lomé.
Vrai ou faux, nul ne saura le dire. Mais cela n’apporte pas moins de l’eau au
moulin à la première information que Forum de la Semaine avait révélé à
savoir que les services secrets français s’activent dans le dossier togolais
pour mettre en orbite celui qui, aux yeux de l’Elysée, succèdera ‘’ françaisement’’
au défunt Gal. Eyadema en lui balisant le terrain pour lui éviter les potentiels
écueils qui pourraient se dresser sur son chemin », indique t-il.
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Carrefour
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N°426 |
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Du jeudi, 17 mars 2005
Le Togo
aura-t-il un nouveau président le 24 avril ?
Inquiétudes autour d’une élection à problèmes
Lit-on à la Une de
notre confrère.
En tout cas, le
confrère ne va pas par quatre chemins pour
relever que les conditions ne pas sont
réunies pour que les Togolais se rendent aux
urnes le dimanche 24 avril pour choisir leur
nouveau président même si, la date a été
retenue par le ministère de l’intérieur et la
CENI et entérinée par le président
intérimaire Abass Bonfoh. Un certain nombre
d’éléments, selon lui, laissent non seulement
planer des inquiétudes mais aussi permettent
d’émettre de sérieux doutes quant à la tenue
juste et équitable de cette élection.
La constitution et le code électoral,
l’impact du coup de force des 05, 06 et 07
février, le calendrier électoral et la
caution internationale sont entre autres les
éléments à prendre en compte dans ce
processus.
Pour ce qui est de la loi fondamentale et du
code électoral, le journal constate
malheureusement que l’élection du 24 avril se
fera sur la base de ces deux textes qui ne
font pas l’unanimité au sein de la classe
politique togolaise. Après le tour de passe
passe constitutionnel et l’exigence de
l’opposition à un retour de l’ordre
constitutionnel « le RPT s’arc-boute alors et
exige la tenue de l’élection dans le délai
constitutionnel des 60 jours, sans qu’un iota
de la Constitution ou du code ne soit
changé »
Et s’agissant du coup de force des 5, 6 et 7
février notamment l’allégeance de l’armée à
Faure, la légitimation du coup par
l’assemblée nationale, la caution de la cour
constitutionnelle, la position actuelle
ministre de l’intérieur (chef de
l’administration électorale et un militaire
de surcroît) , un de ceux qui avaient confié
le pouvoir à Faure, le journal indique qu’au
vu de tout ça, « il est permis d’émettre de
sérieux doutes sur l’impartialité totale de
toutes ces institutions tout au long d’un
processus électoral fiable, honnête,
transparent, et qui traduise efficacement
l’expression des électeurs »
A propos du calendrier électoral, le journal
note qu’il a été arrêté le 03 mars alors que
la CENI ne comportait que 9 membres au lieu
de 13. Qu’à cela ne tienne, « à la lecture
de ce calendrier, on constate que la révision
des listes électorales ne durera qu’une
semaine. Or l’opposition par la voix du Prof.
Gnininvi a dénoncé au moins 25 % d’électeurs
fictifs sur les listes actuelles. Toutes les
erreurs pourront-elles être corrigées dans ce
bref laps de temps ? Il y a également les
cartes d’électeurs qu’il faudra commander,
réceptionner et distribuer dans les délais ».
Enfin et concernant le problème de
l’observation internationale, le journal
demande ce « que vaut de nos jours une
élection en Afrique sans un label positif
décerné par la communauté internationale ».
Pour le confrère, « le Togo est bien un pays
indépendant, mais il est dans un
environnement planétaire et il est membre de
nombre d’institutions internationales. La
CEDEAO, l’Union Africaine, l’Organisation
Internationale de la Francophonie, l’Union
Européenne, l’Organisation des Nations Unies
ont leurs mots à dire dans tout ce qui se
passe au Togo. Et cela n’aura pas été pour la
première fois. Pour s’en convaincre, il
suffit seulement de se rappeler les
engagements que le gouvernement a pris devant
l’Union Européenne en 2004, et les prises de
positions des unes et des autres depuis la
disparition du président Eyadema ».
Eu égard à tous ces problèmes qui entachent
la crédibilité de l’élection du 24 avril
prochain, le journal invite les acteurs
politiques togolais à « à un amour pour la
nation togolaise déjà si mal en point ». Pour
lui, « une analyse réaliste de la situation,
à l’abri des passions et de la course pour le
fauteuil présidentiel s’impose à tous. A
défaut de remettre les dispositions
constitutionnelles en jeu, que l’élection
présidentielle soit au moins bien préparée,
méthodiquement, avec la caution et
l’assistance des pays et organisations
partenaires du Togo »
Candidature unique de l’opposition : Akitani
Bob, un choix mal éclairé
Un autre titre à
la Une de Carrefour avec la photo du
‘’Vieux’’.
Le journal se dit quand même
heureux que malgré plus de dix jours
d’atermoiement, le collectif des six partis
soit arrivé à un seul nom, ce qui était le
souhait d’une grande majorité de la
population mais se dit inquiet sur le symbole
du choix porté « sur un vieil homme qui a
choisi l’anonymat après la présidentielle de
2003 »
« A-t-il encore du souffle deux années
après ? », se demande mon confrère. Dans tous
les cas, le journal pense que « le candidat
opposé à Faure n’est pas meilleur »
« En 2003, celui qui réclamait la victoire à
la présidentielle du 1er juin
s’est réfugié quelque part à Lomé et se
contentait des communiqués belliqueux sur
internet. Il n’a pas pu montrer son courage
jusqu’au bout alors que son mentor
s’égosillait sur les antennes
internationales. Cela était si amusant que le
parti au pouvoir n’a pas eu besoin de
beaucoup d’efforts pour se proclamer gagnant
de cette présidentielle. Finalement Eyadema a
eu sa fin de façon biologique. C’est encore
le même candidat qui est revenu deux ans
après.
C’est donc ce vieil homme de 75 ans qui
affrontera le jeune Faure Gnassingbé, 39 ans,
le 24 avril », écrit le journal qui indique
par ailleurs : « le grand marché avait
commencé à rouspéter quand M. Gilchrist
Olympio s’était aventuré dans l’annonce
précipitée de sa candidature alors que tout
le peuple attendait une concertation en vue
d’une candidature unique. En dehors des
femmes du Grand marché, d’autres couches
sociales ont marqué leur surprise. Au sein de
son parti, les voix étaient discordantes et
la pression lui a valu le retrait de sa
candidature. L’UFC rentre aujourd’hui par une
seconde porte en proposant Akitani-Bob après
le rejet de Gilchrist. On murmure sur le cas
Bob »
En tout état de cause,
conclut le confrère «Akitani-Bob n’est pas un
mauvais candidat pour la présidentielle »
car, « nous prendrions des années à trouver
un bon candidat et à l’investir. Le temps
n’est plus à ces inutilités. Comme le
soulignait le confrère
Le Point, c’est mieux
d’avoir un vieil homme (Bob) qui trépasserait
plus tôt qu’un jeune (Faure) à qui les textes
de la République donnent une présidence à
vie. Cela éviterait un règne sans partage
comme ce fut le cas avec Eyadema qui nous a
désormais quittés »
Importante homélie de Mgr Kpodzro le 10 mars
2005 aux obsèques d’Eyadema
«Puisse le
Seigneur… le réconcilier dans l’amour et la
paix avec le Président Sylvanus Olympio…»C’est
ce que retient notre confrère de l’homélie
prononcée ce jour par l’Archevêque de Lomé
Mgr Philippe Fanoko Kpodzro qu’il titre dans
sa manchette avec la photo du prélat. Le
journal publie en page intérieure
l’intégralité de l’homélie.
Natchaba déçu par les opposants
C’est ce croit
notre confrère « Quelques jours avant sa
‘’déportation’’, il vociférait (comme à son
habitude) qu’il était le président
Constitutionnel avant de baisser totalement
la voix (et demander pardon) une fois au pays
et auprès des siens. Natchaba est rentré et
désormais il a retrouvé du sourire, un
sourire forcé et amer.
Le mois d’exil, M. Natchaba le prend comme
une parenthèse, celle qui lui permet de
narguer un peu plus les opposants togolais à
qui il voue une haine inouïe d’abord de
n’avoir pas été aussi fermes face aux chefs
d’Etat de la sous-région (ce qui lui aurait
permis de venir narguer ses amis d’antan
encore au pouvoir) et aussi de ne l’avoir pas
soutenu (pour assouvir ses ambitions
personnelles). C’est plutôt curieux que ce
soit Natchaba qui compte aujourd’hui sur
l’opposition pour assouvir ses ambitions »,
écrit-il.
Risque
d’implosion au Togo : Nicolas Lawson
s’inquiète et écrit à Mamadou Tandja
« La situation
politique, telle qu’elle se présente dans
notre pays aujourd’hui paraît peu rassurante
aux yeux de certains acteurs politiques.
Malgré le retour à l’ordre constitutionnel,
le nouveau Président Abass Bonfoh n’est pas
entré en possession des instruments du
pouvoir, que continue de garder Faure
Gnassingbé, bénéficiaire du coup d’Etat du 5
février 2005.
Nicolas Lawson du PRR est de ceux qui pensent
que le Togo court un risque d’implosion. Pour
conjurer le mal il écrit au Président Mamadou
Tandja, Président en exercice de la CEDEAO »,
indique le journal qui publie donc la lettre
que le candidat déclaré à la présidentielle
d’avril prochain a écrite à M. Tandja. |
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Crocodile
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N°713 |
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Du jeudi, 17
mars 2005
Pour éviter de décevoir les Africains : La
CEDEAO doit jouer pleinement son rôle au Togo
Titre mon confrère dans sa manchette avec la photo du
président en exercice de la CEDEAO, SEM Mamadou Tandja.
Reconnaissant qu’au début de la crise née du décès du président Eyadema et la
prise du pouvoir par son fils, la CEDEAO a pleinement joué son rôle par les
sanctions qu’elle a prises, ce qui a obligé Faure Gnassingbé à lâcher du lest,
le journal constate malheureusement que tout se passe aujourd’hui comme si « la
CEDEAO ne veut pas jouer son rôle dans l’organisation des élections
présidentielles du 24 avril prochain ».
C’est pourquoi le confère invite l’organisation sous régionale à « pleinement
jouer son rôle en s’impliquant activement dans l’organisation par ces experts »
car, « sa crédibilité est à ce prix ».
« Nous ne disons pas que la CEDEAO qui a envoyé ses trois experts à Lomé la
semaine dernière ne joue pas son rôle mais qu’elle doit faire encore davantage
pour parfaire son œuvre et gagner ainsi en crédit sur l’échiquier international.
Si l’Afrique est marginalisée par les autres continents c’est parce qu’elle ne
se prend pas au sérieux », relève le confrère.
Pour les prochaines élections, l’opposition
togolaise doit être vigilante
Saluant la dynamique unitaire qui a animé
l’opposition dans le choix du candidat unique, Crocodile fait observer
que celle-ci (opposition) doit faire extrêmement attention car « un candidat
unique n’est pas une potion magique pour remporter les élections ».
C’est pourquoi,
estime t-il, « pour les prochaines élections extrêmement décisives, l’opposition
doit être vigilante pour plusieurs raisons :
En effet, les dés sont pipés au départ : c’est le gouvernement qui organise ces
élections avec la cour constitutionnelle acquise à sa cause.
Alors, l’opposition doit maintenant lutter pour un cadre électoral acceptable.
Pour cela, elle doit voyager beaucoup ; rencontrer par exemple tous ceux que
Faure a visités, exposer les vrais problèmes relatifs au cadre électoral….Elle
ne doit plus se contenter de lettre ou de coup de téléphone. Par ses voyages,
qui sait si Faure n’est pas en train de renforcer sa position sur le plan
international ? L’opposition doit faire de même pour ainsi augmenter ses
chances, en impliquant à tout prix l’UE, l’UA et les autres », pense t-il
Interview de Me AGBOYIBO : ‘’Après
le candidat unique nous allons nous battre sur deux autres fronts’’
Après la désignation par les six partis du candidat
unique de l’opposition, Crocodile a tenu son micro à un membre de la
coalition, en l’occurrence Me Yawovi Agboyibo pour voir ce qui se fait
concrètement au sein de la coalition dans le sens de la préparation de la
présidentielle du 24 avril prochain.
Répondant à une
question sur la prochaine tâche que la coalition s’est assignée après la
désignation de son candidat, le leader du CAR déclare :
D’abord au niveau interne à notre coalition, il faut
qu’on s’organise, parce qu’un ensemble de partis qui ne s’organisent ne peut pas
être efficace. Donc, nous sommes en train de nous atteler à ce travail
d’organisation interne. Une fois que entre nous-mêmes, on se serra structuré, il
faut se battre sur deux fronts. Le premier front c’est d’abord à l’endroit de la
population. Les gens ont des problèmes immédiats et veulent avoir des solutions.
C’est à nous d’expliquer …le sacrifice que nous consentons en nous ralliant à un
seul candidat.
Ensuite, il faut sensibiliser cette population et la mettre dans un dynamique de
lutte pour la victoire qu’on nous demande….
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Le
Canard Indépendant
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N°
N°44 |
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Du vendredi, 18 mars
2005
Présidentielle 2005 : Les Rénovateurs jouent sur deux tableaux
« Les
leaders de l’opposition au régime RPT
ont les ambitions tenaces. Pendant
qu’ils crient au changement, ils
militent objectivement dans la réalité
pour le maintien du système. Comme au
sein de la mafia, tous se battent pour
diriger le système, non pour le
révolutionner. Ceci explique pourquoi la
stratégie électoraliste prime sur celle
visant un vrai changement politique,
dans les actes des leaders de
l’opposition. En désespoir de cause,
chacun se dit, si ce n’est moi, ce ne
sera point non plus l’autre. En
négociant en marge du conclave des six
partis de l’opposition leur candidature,
Péré et Agbéyomé apportent une fois de
plus la preuve que seule l’ambition du
pouvoir a fondé leur rébellion au sein
du RPT »
écrit Le Canard Indépendant
avant de revenir sur la rencontre que
les deux rénovateurs ont eue à
Libreville avec le président Bongo en
présence de Faure Gnassingbé. Après
avoir commenté cette rencontre, le
journal relève ce qu’il appelle le
double jeu des rénovateurs
« Au sein du groupe des six se trouve le
PSR, qui en 2003 avait présenté la
candidature de Dahuku Péré à l’élection
présidentielle. Si le choix devrait
revenir au PSR de choisir le candidat
unique, nul doute que le parti de Me Abi
Tchessa, aurait choisi Dahuku Péré,
comme porte-flambeau de l’opposition
radicale. Ceci n’étant pas ainsi, et
suite au refus d’une candidature de
Agbéyomé Kodjo, Dahuku Péré se présente
opportunément sous le label de
‘’ Rénovateur’’ d’un parti dont il
est exclu, pour prétendre se présenter à
l’élection présidentielle du 24 avril
2005.
Là aussi, c’est une constante chez
Dahuku Péré. En 2003, alors que les
discussions étaient en cours au sein de
la Coalition des Forces Démocratiques (CFD)
pour une candidature unique de
l’opposition, Dahuku Péré faisait
recueillir des signatures pour se
présenter candidat indépendant»
Emmanuel Akitani Bob :
Un choix diversement apprécié au sein de
l’opinion
Titre de son côté Le Canard
Indépendant dans sa machette. « Six
partis de l’opposition démocratique sont
enfin parvenus à dégager un candidat
pour la présidentielle du 24 Avril 2005.
C’est incontestablement un point à leur
actif. Mais au-delà du choix de Akitani
Bob, c’est sur la stratégie globale de
l’opposition pour la réalisation de
l’alternance que des Togolais sont
restés sur leur faim. Pire encore, l’âge
du candidat, son état de santé,
l’absence d’un large consensus au sein
des forces de progrès, engendrent des
appréhensions légitimes relatives à la
perspective d’une prise réelle du
pouvoir comme de la capacité à assurer
une stabilité en cas d’alternance »,
indique le journal pour lui, l’oiseau
rare tant attendu, n’a finalement rien
de rare. Bien plus, le journal trouve le
choix de Bob Akitani comme un choix de
l’aventure politique.
« A ce tournant
de l’histoire du Togo, les Togolais sans
se fixer sur une personnalité, auraient
souhaité avoir un homme de poigne, un
vrai leader capable de s’imposer sur la
scène nationale, non une marionnette
derrière laquelle, d’autres vont
gouverner. ‘’ Nous ne souhaitions pas
un nouveau Abass Bonfoh’’ a déclaré
un étudiant.
A 75 ans et dans un état de santé
précaire, Emmanuel Akitani Bob, même
s’il ne manque pas de qualités, ne
correspond nullement en terme de profil,
à l’oiseau rare espéré. ‘’ Nous ne
sommes pas d’accord sur ce choix et nous
espérons que l’opposition a encore le
temps de se ressaisir sinon, nous
choisirons notre candidat, celui que le
peuple souhaite ‘’ a martelé un
leader de la société civile, qui a
souhaité garder l’anonymat », écrit mon
confrère s’agissant de cet oiseau qui
n’a véritablement rien de rare.
Et à propos du choix qu’il qualifie du
choix de l’aventure politique,
l’hebdomadaire pense que l’opposition
devait tenir compte de certaines données
pour aborder ce sujet et avoir un sens
de responsabilité parce que comme l’a
dit cet enseignant du syndicat de
l’enseignement supérieur du Togo qu’il
rapporte les propos : On n’envoie pas
n’importe qui au charbon. Le choix de
Akitani Bob relève d’une aventure
politique
En tout cas, pour le confrère, « le
choix qui vient d’être opéré, confirme
une fois encore ce manque de courage et
de lucidité politique de la classe
opposante. On semble oublier que le
Général Gnassingbé Eyadema est mort,
mais que le système demeure et ne se
prive pas de se signaler en tant que tel
notamment dans la gestion des faits
marquants intervenus depuis la mort du
‘’ baobab’’.
De deux choses, l’une, soit
l’opposition opte pour un compromis
politique ou pour une révolution qui
doit se traduire par une mobilisation
pour faire respecter l’expression
populaire. Dans les deux cas, le profil
de Akitani Bob ne correspond à aucune
des deux stratégies.
Du fait qu’il soit un membre du
personnel de Gilchrist Olympio et que
son choix soit dicté par ce dernier,
tout compromis entre lui et le RPT est
impossible en l’état actuel des
disponibilités d’esprits telles qu’elles
sont affichées. En outre, Akitani Bob ne
peut à son âge, et son état de santé,
conduire une révolution. En 2003, alors
qu’il revendiquait la victoire à la
présidentielle, Emmanuel Akitani Bob
s’est fait ‘’ déguiser en prêtre et
s’est réfugié chez un homme d’Eglise
d’où il se disait dans le maquis’’,
raconte ses détracteurs.
C’est une solution d’aventure politique.
‘’ Pour moi, tout choix lucide et
stratégique doit porter sur Péré,
Agboyibo, Gnininvi voire Edem Kodjo’’
suggère un homme d’affaire togolais »,
écrit le journal
Election Présidentielle 2005 :
La CENI maintient la date du 24 Avril
2005
Selon
l’hebdomadaire, « si l’opposition estime
que cette date est intenable pour la
tenue d’un scrutin transparent, à la
CENI, on estime que les préparatifs vont
bon train et que la date du 24 Avril est
tenable ».

C’est ce qui ressort en tout cas, à en
croire le journal, des communiqués
rendus publics par la CENI et les
informations qu’il a reçues auprès d’un
membre de la CENI proche de la mouvance
présidentielle sur l’état
d’avancement des
travaux.
« Pour un membre de la CENI proche de la
Mouvance présidentielle que nous avons
rencontré au siège de la Commission,
‘’ L’essentiel des tâches qui peuvent
aider à organiser l’élection est déjà
fait. Il ne reste que les tâches pour le
contrôle de la transparence du scrutin’’.
Une étape essentielle de cette
transparence sera la révision des listes
électorales, prévue pour durer une
semaine. Ainsi donc, à en croire la CENI,
l’essentiel des tâches administratives
pour l’organisation du scrutin de 24
Avril, est déjà accomplie »
Par ailleurs, le journal dit relever une
inquiétude dans les rangs de
l’opposition et se pose des questions.
« Le groupe des six partis de
l’opposition exclut la CPP et le PDR.
Or, ces deux formations politiques de
l’opposition modérée, sont également
représentées à la CENI. L’on se demande
si une fois encore, l’opposition par
cécité politique ne joue pas contre
elle-même ? »
Contestation du choix de Akitani Bob :
Des associations proches de l’opposition
exigent le choix de Gnininvi
Le journal rend compte de la conférence
de presse animée le mercredi 16 mars
2005 à l’ancienne Ecole Professionnelle
de Lomé par le Comité de soutien à la
candidature du Prof.
Rapportant les propos du comité qui
affirmait n’avoir pas encore eu de
contact avec le Prof Gnininvi mais
exigeait sa candidature, le journal
relève cependant un problème et une
astuce, c’est-à-dire que la CDPA fait
partie de la coalition et d’autre part
le fait que ce ne soit pas le Prof
lui-même qui ait apposé sa signature
sur le document.
« On rapporte par
ailleurs que le Prof. Léopold Gnininvi
ne se montre guère embarrassé par la
fronde levée par ces associations et
devant laquelle certains de ses proches
comme Mme Lidia Adanlété ou M.
Gadégbékou ne se privent de s’afficher.
Toujours est-il que au niveau du groupe
des six partis où on se présente comme
représentant la ‘’vraie opposition’’,
beaucoup de challengers se sont aménagés
très tôt des marges en feignant
d’accepter le monstrueux diktat de
Gilchrist Olympio », indique le journal
pour qui donc, « en fait de cohésion, le
semblant n’a duré que le temps
d’accabler à l’UFC, de la charge d’une
énième bourde. ‘’ Avec Akitani Bob,
nous allons droit dans l’impasse’’
affirme t-on au CSCUO (Comité de Soutien
à la Candidature unique de
l’opposition).
Dans sa rubrique
‘’Ma lettre’’,
notre confrère, sous titre le titre
Emmanuel Bob Akitani, la
fausse facture
écrit « De l’avis de certains
Togolais, les onze jours de conclave de
l’opposition ont plutôt accouché d’une
souris. Pour bien d’autres, la rencontre
a fait long feu. On n’avait nullement
besoin d’autant de jours de discussions
si ce n’est pour des arrangements de
circonstance. On n’avait pas besoin
d’autant d’épreuves pour aboutir à du
déjà vu. Et c’est justement à ce niveau
que se situe la fausse facture d’une
opposition contrainte et résignée à
faire de Gilchrist Olympio, l’éternel
faiseur de rois. Il suffisait pourtant
que cette opposition là, celle qui donne
l’impression d’avoir les pieds sur
terre, écoute le bas peuple, le peuple
profond dont il dit souvent se réclamer.
Elle aurait très tôt compris que
celui-ci lui a souvent rappelé qu’on ne
change qu’une équipe qui ne gagne pas.
Cela signifie que les résultats attendus
des travaux du conclave devraient être
le produit des leçons tirées des
expériences passées, et non point la
vile réédition des mêmes incuries.
Lorsqu’une équipe ne gagne pas, il est
préférable du moins qu’on la change,
sinon qu’on lui inculque de nouvelles
techniques de jeu. En 1998, l’UFC de
Gilchrist Olympio a proclamé avoir
remporté la présidentielle du 21 juin,
et une partie non moins considérable du
peuple togolais lui en avait concédé
celle-ci et attendait de pied ferme que
ce dernier organise les moyens légaux de
revendication de sa victoire. Mais ce
peuple est demeuré sur sa soif et des
lunes sont passées sans qu’aucune action
ne soit faite. A la suite de la
présidentielle de juin 2003, la même
euphorie moribonde d’auto adjudication
de la victoire électorale, est revenue
en surface, mais encore rien ne fut
organisé pour arracher la victoire. Il
suffit que cette opposition là écoute un
peu le peuple pour comprendre que,
Emmanuel Bob Akitani, c’est l’Abass
Bonfoh de Gilchrist Olympio, et que, par
conséquent, les Togolais, du moins ceux
qui sont soucieux de démocratie, savent
d’ores et déjà le scénario auquel le
énième show de Gilchrist Olympio, va
aboutir. Il y a à donner ahurissement et
lassitude que d’entendre dire que Bob
Akitani est le candidat de l’opposition
et une grande partie de la population.
Bob Akitani c’est d’abord et avant tout,
le premier vice-président de l’UFC. Et
les expériences et enseignements de l’UFC
en matière électorale, de l’avis des
Togolais, ont largement montré leurs
limites.
Aujourd’hui plus que jamais, la
désignation d’une candidature unique
invite à un certain nombre de
préalables. Au regard des nombreuses
symphonies inachevées souvent offertes
par le phénomène « Détia », au
regard du facteur « âge » qui
affecte dangereusement l’embonpoint
politique du candidat unique, au regard
des manœuvres internes au collectif, vu
les velléités contestataires qui
entachent déjà le crédit du candidat
unique, il y a bien crainte que le
collectif soit véritablement en bute à
une fausse facture liée à tant
d’incorrections volontaires, et aux
conséquences malencontreuses du reste
connues de tous. C’est à cette pile de
facteurs aggravants qu’il faut ajouter
le profil du candidat au prorata de
l’environnement géostratégique et
géopolitique du pays. Après le décès du
général Eyadema, nombreux sont
aujourd’hui les analystes qui pensent
qu’après 38 ans de règne sans partage,
l’homme s’en est allé en laissant
derrière lui, deux grands orphelins, le
Nord et l’armée, inquiets du jeu
politique qui va se jouer à l’avenir.
C’est ici, sans conteste, autant
d’inquiétudes que seule une réelle
maîtrise des arcanes géopolitiques
nationaux, peut contribuer à dissiper.
Mais un des atouts politiques
fondamentaux du candidat unique
consisterait à donner vivement, à
espérer aux inquiets et aux indécis »
Dans sa
page de société, notre confrère s’est
intéressé aux petits enfants qui se
faufilent dans les rues et carrefours de
Lomé pour proposer aux passants
plusieurs produits à des prix défiant
toute concurrence, ce l’on appelle la
vente à la sauvette
Vente à la sauvette dans les rues de Lomé : Un marché que se disputent des
jeunes de toutes les nationalités
C’est le titre de l’article consacré à
ce phénomène.
« Ils ont
nombreux et de diverses nationalités,
ces jeunes qui arpentent les rues, les
coins et recoins de Lomé pour proposer
des marchandises de toutes sortes aux
clients. Ils vendent à travers la
capitale toutes sortes d’articles : des
papiers mouchoirs, des bonbons, des
chaussures, des CD etc.
Ces vendeurs à la sauvette se rabattent
sur les grands commerçants, des
grossistes ou encore des détenteurs de
boutiques à qui ils rendent comptent.
N’ayant pas les moyens de s’offrir un
salaire décent et régulier, la vente à
la sauvette est le seul apanage de ces
jeunes. Cette activité leur procure ce
dont ils ont besoin pour leur suivie
quotidienne » écrit le confrère qui
rapporte ensuite les propos de certains
de ces jeunes qui racontent comment ils
arrivent à se tirer d’affaire.
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Nouvel
Echo
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N°
338 |
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Du
vendredi, 18 mars 2005
Le défi de la cohésion, Le groupe des
six à l’épreuve
:
Bob Akitani serein :
‘’Je suis
prêt à rencontrer face-à-face Faure
Gnassingbé, dans un débat télévisé’’
Titre dans sa manchette
avec les photos des deux challengers à
la présidentielle du 24 avril prochain :
Bob Akitani et Faure Gnassingbé. Le
journal se réjouit de la cohésion de
l’opposition, laquelle a permis de
dégager un candidat unique, une cohésion
qui, dit-il, « dépendra d’une grande
sagesse de ses leaders, notamment de
leur aptitude à taire les ambitions
personnelles et à ne consacrer que les
intérêts communs ». C’est pourquoi,
souligne t-il, « les gesticulations et
les agitations des jeunes de la NDP qui
sont allés, à leur tour, monter
certaines femmes à travers Mme Lydia
Adanlété, pour parler au nom de
soi-disant femmes du marché et qui
désignent Gnininvi comme candidat des
femmes togolaises, ne sont pas de
nature à renforcer la cohésion au sein
du Groupe des six ». Aussi invite t-il
le prof Gnininvi dont le nom est cité
à « situer les Togolais sur ce qui se
trouve contre la candidature unique dont
lui-même a eu à apposer sa signature au
bas du document consacrant Bob Akitani
comme candidat unique de l’opposition ».
A propos du candidat unique dont on dit
être atteint de sénilité, donc incapable
de tenir devant Faure Gnassingbé, le
journal indique que, interrogé à propos
de son âge, M. Bob Akitani aurait
laissé entendre « qu’il est prêt à
rencontrer Faure Gnassingbé dans un
débat télévisé. “ Je suis prêt à le
rencontrer face à face dans le débat
télévisé ” Pour lui, la seule
garantie pour sauver la victoire des
Forces démocratiques, c’est le peuple. »
Panique au RPT : La candidature de
l’opposition fait agiter des
conservateurs de l’ordre ancien
C’est ce
croit le confrère. Pour
Nouvel Echo,
au vu de tout se passe –l’annonce des
candidatures par ici, mobilisation
par-là-, tout semble indiquer que rien
ne peut changer le cours de l’élection
du 24 prochain. Mais déjà, constate t-il
« au RPT, on panique. Tantôt on soutient
qu’un parti est créé pour conquérir le
pouvoir et on juge inopportune la
candidature unique de l’opposition,
tantôt, on indique que l’opposition
aurait dû choisir Léopold Gnininvi ».
Le journal pense que l’heure du
changement a sonné et pour cela invite
les Togolais au rendez-vous de
l’histoire. Pour lui, il ne faut voir le
cas vieux Bob Akitani même si l’on sait
qu’il a été imposé par Gilchrist Olympio
sachant bien qu’il ne pourra pas faire
l’affaire. L’essentiel pour lui, « c’est
de gommer l’ère Gnassingbé et RPT et de
voir un homme nouveau et les idées
nouvelles construire ce pays »
Accouchement difficile du candidat
unique de l’opposition : Ouf ! Il n’y
aura pas match
Rappelant
les difficultés auxquelles était
confronté le ‘’Groupe des six’’ dans le
choix du candidat unique, le journal
pense que donc ce « choix vient mettre
fin à toutes les supputations ». En
conséquence, « ceux qui ont jeté leur
dévolu sur le Prof Gnininvi sont certes
déçus mais devront faire avec. C’est le
candidat de tous les six partis. Une
fois que le candidat unique est connu,
il urge que les partis s’attèlent à
régler les autres problèmes. “ A défaut
de ce qu’on aime, on se contente de ce
qu’on a ”. Telle est l’assertion qui
semble résumer le choix du N°2 de l’UFC,
Bob Akitani.
Les agitations puériles des jeunes de la
NDP ne font que profiter au pouvoir. En
rejetant le choix de Bob Akitani et en
réclamant celui du Professeur Gnininvi,
les jeunes de la NDP font montre d’une
dictature et d’un coup de force qui
n’ont rien à envier au putsch du 05
février 2005. Ce mouvement crée plus de
problèmes qu’il n’en résout », estime le
journal.
Un
peu de respect pour les Togolais, le
fauteuil présidentiel n’est pas un
jouet : Harry Olympio dans son rôle de
“ plaisantin ”
Titre notre
confrère qui se dit d’ailleurs surpris
de l’annonce de la candidature du
tristement célèbre Harry Olympio à la
présidentielle d’avril prochain. Pour
Nouvel Echo, « en annonçant sa
candidature, le superman du
Rassemblement pour le Soutien à la
Démocratie et au Développement (RSDD),
qui est devenu entre temps un
“ collectif d’un seul parti ” joliment
baptisé Nouvelle Opposition Positive et
Intelligente (NOPI), tient son rôle de
“ plaisantin ” » car, « ce parti qui
avait difficilement placé deux députés à
l’hémicycle à l’issue d’une législative
anticipée boycottée par la vraie
opposition, n’a aucune chance pour le
prochain scrutin. C’est une formation
politique qui ne se résume qu’à Harry,
sa famille et à certains de ces
partisans de gain facile qu’un confrère
avait éloquemment appelés “ badauds’’ »
« On aura tout vu dans le landerneau
politique togolais. Quelqu’un qui
excelle dans le faux et usage de faux en
apposant ses signatures devant les noms
des supposés démissionnaires des partis
de l’opposition, ne doit pas être pris
au sérieux et sa candidature devrait
être rejetée sans autres formes de
procès. Quelle leçon peut donner “ un
destructeur d’âme ” comme l’ont si bien
dit les étudiants au cas où il venait à
être élu ? Ne fera-t-il pas du Togo un
Etat voyou en tolérant toutes formes de
falsifications de documents officiels ?
Le type est dangereux », souligne le
journal
Pour une alternance paisible au Togo :
Les familles Olympio et Gnassingbé
doivent se mettre à l’écart
Le journal
note que depuis l’accession du Togo à la
souveraineté internationale le 27 avril
1960 jusqu’à ce jour, l’histoire
politique de ce petit rectangle de pays
reste marquée par le règne des familles
Gnassingbé et Olympio malgré le bref
passage aux affaires du président
Sylvanus Olympio. Parlant du long règne
du président Eyadema fondé sur le culte
de la personnalité, de l’oubli du
président Olympio et de misères de
toute sorte à Gilchrist Olympio,
Nouvel Echo pense que « dans l’ordre
normal des choses, avec le décès du
Général Eyadema, les deux familles
doivent se mettre à l’écart et favoriser
l’émergence d’autres leaders. Le RPT
devrait proposer un candidat autre que
le fils du “ Vieux ”. L’UFC de son côté
devrait faire preuve d’ouverture
d’esprit et désigner le candidat unique
de l’opposition au sein d’un autre
parti ». Ce qui n’a pas été le cas
malheureusement et « l’antagonisme
Olympio – Gnassingbé fait son chemin ».
Après le décès du Général Eyadema Que
deviennent Assiongbo Follivi et sa
Commission anti-corruption ?
Se demande le
journal. Rappelant les torts que ce
machin de règlement de compte politique
pompeusement baptisé Commission
Nationale de Lutte contre la Corruption
et le Sabotage Economique a causés à
d’honnêtes citoyens par sa politique de
deux poids, deux mesures, notre confrère
indique « maintenant que le chef de
l’Etat n’est plus là, on parie que
Follivi et sa bande vont commencer par
se mordre les doigts. Tellement ils ont
causé des torts à d’honnêtes citoyens »
L’après –Eyadema : La guerre des clans
au RPT est déjà ouverte

En tout cas,
c’est ce que croit le confrère se
fondant sur le fait que c’est de son
vivant que le président Eyadema usait de
son pouvoir, de son poids et de sa
sagesse pour maintenir la cohésion au
sein de son parti
« Maintenant qu’il n’est plus, qu’en
serait-il de cette cohésion ? Quand on
sait que des militants se vouent des
haines viscérales, il y a de quoi à ce
que de sérieuses inquiétudes fassent
jour.
Le nouveau président du parti et
candidat à la présidentielle d’avril,
Faure Gnassingbé qui s’insère dans le
courant des rénovateurs saura-t-il se
démarquer de ces dinosaures qui sont
prêts à tout pour préserver leurs
intérêts ? », s’interroge le journal.
En conséquence, pense t-il, « la
mayonnaise du jeune Faure Gnassingbé ne
prendra pas de si tôt car en voulant
opérer des réformes au sein du parti,
il créerait des frustrations et du même
coup écarterait certains zélés qui ne
sont pas prêts à prendre leur retraite »
« Demain édifiera mieux les Togolais sur
les frasques politiques d’après
Eyadema », estime le confrère.
L’
après –Eyadema doit conduire à une
réconciliation véritable entre les fils
du Togo
Estime le
journal qui se réjouit de la présence de
certains leaders de l’opposition lors
des obsèques du président Eyadema. Ce
qui est, pour lui, est un bon signe,
prélude à une réconciliation nationale.
« Maintenant, il faut vraiment la
réconciliation. Il faut éviter le pire
en instituant un dialogue entre l’armée,
le pouvoir et l’opposition. Suite à ce
dialogue, des structures consensuelles
doivent être mises en place pour
l’organisation des élections
présidentielles et législatives. Dans
l’immédiat, on peut former un
gouvernement de large union qui
regroupera tous les principaux partis
politiques.
Il est donc indispensable que les
dignitaires de l’ancien régime
comprennent que l’heure est au dialogue
et au pardon.
Il faut que les Togolais sachent que sur
la terre les hommes passent mais les
œuvres restent. Le moment est donc venu
pour que les Togolais s’asseyent autour
d’une table et se pardonnent
mutuellement », souligne Nouvel Echo
Mobilisation pour la victoire finale :
Gilchrist Olympio à Lomé pour un
gigantesque meeting ce samedi
Pour parler
de l’arrivée de Gilchrist Olympio demain
samedi à Lomé en provenance d’Accra et
du meeting qu’il animera ce jour au
stade des cimetières Béniglato
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