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Hebdomadaire Togolais d'Informations et d'analyses |
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Décentralisation : Les régions administratives se
transforment en gouvernorats |
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Dans le cadre de la mise en oeuvre du programme de
consolidation de la décentralisation initié par le
gouvernement, une nouvelle loi a été adoptée la semaine
dernière par le Parlement qui place, entre autres, les
régions administratives sous l'autorité d'un gouverneur. |
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On savait que les préfectures étaient, jusqu'alors,
dirigées par des préfets, les sous-préfectures par
des sous-préfets, les cantons par des chefs
canton... La nouveauté, c'est que la région
administrative, cinq au total, sera dorénavant
placée sous l'autorité d'un gouverneur, dépositaire
de l'autorité de l'Etat au niveau de la région.
C'est l'une des dispositions d'un projet de loi voté
le 19 décembre dernier par les députés. Cette loi
portant organisation de l'administration
territoriale déconcentrée au Togo, tout comme celle
adoptée le même jour sur la chefferie
traditionnelle, entre dans le cadre global de la
mise en oeuvre du programme de consolidation de la
décentralisation initié par le gouvernement.
Jusqu'à ce jour, les régions administratives ont été
toujours prises pour une entité fictive, cédant
ainsi les responsabilités réelles aux préfectures
qui les composent. «En tant que subdivision
administrative, la région est placée sous
l'autorité d'un représentant de l'Etat qui porte le
titre de gouverneur», dispose l'article 12 de
la nouvelle loi. Le gouverneur sera responsable de
l'exécution des lois et règlements ainsi que de la
mise en oeuvre de la politique définie par le
gouvernement dans tous les domaines. Il se chargera
de coordonner et de contrôler avec les préfets les
actions de développement économique, social et
culturel dans son ressort territorial.
Le gouverneur est, lui-même, placé sous la tutelle
du ministre chargé de l'Administration
territoriale. Mais il rafle la mise au préfet et au
sous-préfet. A ce titre, la gendarmerie et la
police sont placées sous son autorité «dans leur
mission de maintien de l'ordre public, ainsi que les
unités concourrant aux secours dans leur mission de
protection civile», indique la loi.
Entre autres innovations, la loi prévoit, auprès du
gouverneur, une conférence administrative
régionale, une structure d'échanges, de propositions
et de mise en oeuvre des actions de développement.
Elle rassemble des préfets, des directeurs et des
chefs de services déconcentrés de l'Etat dans la
région. Le gouverneur est assisté dans ses fonctions
par un secrétaire général de région, nommé par
décret en Conseil des ministres tout comme le
gouverneur lui-même.
A l'heure où la tendance est à une forte
déconcentration du pouvoir central dans la plupart
des pays, l'adoption de cette nouvelle loi ne peut
que contribuer au renforcement de la politique de
décentralisation et au développement endogène des
régions. Vivement les prochaines élections locales !
Pate Later
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Chefferie traditionnelle : Nouveau mode de
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L'Assemblée nationale vient d'adopter une loi
relative à la chefferie et au statut des chefs
traditionnels au Togo, mettant ainsi fin à une
situation de statut quo dénoncée par les défenseurs
des us et coutumes. |
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Selon la nouvelle loi, la procédure de désignation
du chef traditionnel obéit aux us et coutumes, comme
par le passé. Mais elle apporte une certaine
nouveauté. Si la désignation se fait toujours par
«voie de succession héréditaire», elle peut
être faite désormais par «voie de consultation
populaire». Dans ce dernier cas, «la
désignation par voie de consultation populaire se
fait par alignement des populations ayant atteint la
majorité derrière le candidat de leur choix»,
dit la loi adoptée le 19 décembre dernier. Le
candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix
est choisi ; mais en cas d'égalité, le candidat le
plus âgé est choisi.
Le chef traditionnel est consulté sur les questions
pour lesquelles son éclairage est nécessaire,
notamment les questions de développement local, de
l'environnement, de santé, de foncier... Il reçoit
et exécute les instructions de l’autorité
administrative compétente, dans les domaines fixés
par la loi. Son statut est incompatible avec tout
mandat électif local. Le chef peut subir des
sanctions disciplinaires mais est protégé dans
l'exercice de ses fonctions et jouit d'une immunité.
Le vote de cette loi intervient à la suite d'un
certain nombre de dysfonctionnements et
perturbations constatés dans la chefferie
traditionnelle, cause de nombreux conflits dans
certaines localités du pays. Cette loi a le mérite
d'apporter clarification et cohérence au statut
des chefs traditionnels du Togo.
Néanmoins, il est à noter que certains aspects de la
loi sont sujets à caution, notamment en ce qui
concerne la succession par voie consultative. Cette
forme de consultation, qui paraît une forme de
démocratie très athénienne, n'est pas sans risque.
Pourquoi, par exemple, ne pas recourir au vote par
bulletin secret, les citoyens étant déjà habitués à
s'exprimer librement lors de nos consultations ?
Pate Later |
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Minerais de fer : Démarrage de l’exploration en
janvier prochain |
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Le 7 août dernier, le gouvernement et la société MM
Investment Holding Limited signaient une convention
d'investissement de 20 milliards de francs Cfa. Ces
fonds devraient servir à la mise en oeuvre d'une
société d'exploitation, de transformation (semi) et
de commercialisation du minerai de fer, de
manganèse, de bauxite, de chromite et de leurs
métaux connexes. La signature de cet accord est le
fruit de deux années de dures et multiples
tractations entre les deux parties. Cette
convention concerne les minerais de fer de Bassar
estimés à 600 millions de tonnes, de manganèse de
Naéga (dans le Tône) d'une contenance d'environ 13
millions de tonnes, de bauxite du Mont Agou (près
d'un million de tonnes) et du chromite de Farendè
(dans la Kozah) et du Mont Ayito dans le Aho. |
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Le 11 décembre dernier, MM Investissement a procédé
à des modifications de ses structures. Aux termes
d'un acte notarié, les principaux actionnaires de la
société MM International Holding Ltd, qui ne sont
autres que Rupani Rajesh (fils) et Rupani Manohar
(père), ont cédé entièrement leurs actions à la
société MM Investment domicilié à Nassau, au
Bahamas. Son capital est passé de 1,5 million de
FCFA à 1,5 milliard de FCFA, et passe d'une société
à responsabilité limitée (Sarl) à une société
anonyme unipersonnelle, en devenant MM Mining SA.
Son siège est transféré du grand marché de Lomé à la
Cité OUA.
On annonce pour le début de l'année l'arrivée d'une
importante délégation des actionnaires de la
nouvelle société à Lomé pour procéder au lancement
du projet qui devra générer près de 2500 d'emplois
et développer les infrastructures ferroviaire,
routière et énergétique.
Pour le besoin du projet, de nombreux forages d'eau,
des pistes de routes desservant les gisements et la
construction du chemin de fer de Blitta à Bandjeli
(plus de 100 Km) seront construits. Les capacités
énergétiques actuelles de la région seront aussi
renforcées pour permettre à l'usine qui sera
installée de tourner sans problème. Sans compter
que des équipements sociaux (écoles, dispensaires,
projets générateurs de revenus) au profit des
populations riveraines sont des composantes de la
convention que devra respecter le promoteur. Si !es
tractations ont duré plus de deux ans, c'est que le
gouvernement togolais voulait des garanties solides
de la part du groupe indien. Les points
d'achoppement qui ont fait traîner la signature de
cette convention sont, entre autres, le statut de la
société et l'indemnisation des propriétaires dont
les terrains seront concernés par l'exploitation.
Le promoteur avait préféré que sa société ait un
statut de zone franche. Ce que le gouvernement a
refusé. Le groupe indien était aussi réticent sur la
prise en charge de l'indemnisation des propriétaires
terriens au départ, contre l'avis des autorités
togolaises.
Plusieurs étapes sont d'abord à franchir. En effet,
la présente convention se concrétisera dans les mois
à venir par le démarrage de l'étude de faisabilité.
Suivra ensuite la mise en place de l'usine avec les
matériels proprement dits avant que ne soit délivré
au promoteur un permis d'exploitation.
Comme retombées directes de ce projet, l'Etat tire
une redevance comprise entre 1 et 3% de la valeur
marchande des exploitations et jusqu’à 37% sur les
bénéfices des ventes. En outre, les exportations
devront générer des taxes pour l'Etat et le Port de
Lomé sans compter la consommation d'électricité et
de téléphone
La signature de cette convention de 20 ans devra
être suivie en 2007 d'une autre concernant
l'exploitation du diamant par un groupe belgo-sud
africain dans les zones Akposso-Akebou dans les.
Plateaux.
Faut-il rappeler que les richesses naturelles du
Togo regroupent, entre autres, le marbre, les
pierres rocheuses le long de la chaîne de l'Atakora,
les phosphates précambriens à Bassar estimés à 10
millions de tonnes, la tourbe du bassin
côtier, et de l'or dans la zone de Sokodé
et d'Agbandaoudé dans le Kéran, dont la licence
d'exploitation a été attribuée à la société arabe
Sky Jet.
Les six forages de recherche de l'or noir aux
larges des côtes togolaises n'ont pas suffi pour
attester que le Togo pourra être producteur de la
manne dans les années à venir. Les investissements
d'exploration et de recherche sont lourds. Il faut
en effet près de 19 millions de dollars (plus de 10
milliards de FCFA) pour réaliser un forage. Or, il
en faudrait une vingtaine, selon les experts, pour
une confirmation, ce qui fait toujours traîner les
recherches.
Kossiwa T. |
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