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Hebdomadaire Togolais d'Informations et d'analyses |
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Proportionnelle de liste à la plus forte moyenne en
2007 : Mieux comprendre le mode de scrutin adopté |
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Jusqu’ici, il était question des modalités d’organisation
des législatives anticipées relatives à la répartition
des voix émises par l’électorat pour attribuer les 81
sièges aux futurs élus. «La préférence a été donnée au
scrutin proportionnel de liste à la pus forte moyenne».
C’est l’annonce du conseil des ministres de la semaine
dernière pour respecter l’option laissée à l’exécutif par
l’Accord Politique Global (APG). Véritable test majeur
–ce mode n’ayant jamais été expérimenté ici– qui
recommande expertise et vigilance des partis qui ne s’y
sont jamais essayés. Au regard des calculs de chambre qui
sont faits après le plein exercice de leur droit de vote
par les électeurs. Et surtout après le dépouillement. Par
le passé, on est habitué à reconnaître ipso facto les
élus à l’instant d’après le décompte des voix. |
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La
représentation proportionnelle est un scrutin de
liste dans lequel les sièges sont attribués aux
différents partis en proportion du nombre de voix
qu’ils ont obtenu. Ces sièges sont ainsi partagés
directement en un seul tour. Contrairement au
scrutin de liste majoritaire où la liste arrivée en
tête emporte tous les sièges de la circonscription.
Le
scrutin à la plus forte moyenne, qui sera appliquée
en 2007, fait intervenir le quotient électoral, l’un
des deux systèmes de la représentation
proportionnelle (avec le système du diviseur), et ne
néglige point de prendre en compte l’utilité des
restes.
Prenons un exemple imaginaire calculé au Togo. Le
quotient électoral est obtenu en divisant le nombre
de suffrages exprimés (différence entre les votants
et les bulletins blancs ou nuls) par le nombre de
sièges à pourvoir dans la préfecture et non la
circonscription de quartier. Comme à l’accoutumée.
Aux termes de l’APG, le gouvernement d’union devra
opter entre le «scrutin proportionnel de liste à
la plus forte moyenne ou au plus fort reste, avec la
préfecture comme circonscription électorale, ou le
scrutin uninominal majoritaire à deux (2) tours».
Avec 100.000 suffrages exprimés et 5 sièges à
pourvoir. Le quotient électoral donne 20.000 et,
ici, l’attribution des sièges se fait en deux temps.
Premier temps : on attribue un siège à chaque parti
chaque fois qu’il a obtenu le quotient électoral.
Chaque liste correspond à un parti politique.
Liste A. 45.000 voix donc 2 x 20.000 : 2 sièges ;
reste 5.000 voix
Liste B. 35.000 voix donc 1 x 20.000 : 1 siège ;
reste 15.000 voix
Liste C. 14.000 voix donc 0 x 20.000 : 0 siège ;
reste 14.000 voix
Liste D. 6.000 voix donc 0 x 20.000 : 0 siège ;
reste 6.000 voix.
BILAN :
100.000 voix décomptées ; seuls 3 sièges sur 5 ont
été pourvus. Comment pourvoir les 2 autres ? Avec
les restes de voix.
Deuxième temps : on attribue les restes. Et pour
choisir à qui les attribuer, on utilise la méthode
de la plus forte moyenne. Ici, on ajoute toujours un
siège fictif à chaque liste pour voir quelle moyenne
elle aurait avec un siège de plus. Ainsi, on
attribue, un à un, les sièges restants à la plus
forte moyenne, par ordre décroissant.
Liste A. 45.000 voix : 2 + (1) = 3 Moyenne = 45.000
/ 3 = 15.000 ; 2 + 1 = 3
Liste B. 35.000 voix : 1 + (1) = 2 Moyenne = 35.000
/ 2 = 17.500 ; 1 + 1 = 2
Liste C. 14.000 voix : 0 + (1) = 1 Moyenne = 14.000
/ 1 = 14.000 ; 0 + 0 = 0
Liste D. 6.000 voix : 0 + (1) = 1 Moyenne = 6.000 /
1 = 6.000 ; 0 + 0 = 0.
Au
finish, sur un total de 100.000 voix exprimées dans
la préfecture et 5 sièges à pourvoir, la liste A
obtient 3 sièges alors que la liste B a 2 sièges.
C’est le retour aux leçons de mathématiques pour des
gens qui en étaient allergiques. Pas tous. Pis est,
c’est un véritable défi aux membres de la CENI et
aux partis politiques, ces pesanteurs de dehors qui
n’acceptent pas souvent de la même manière le fait
accompli. Avec les incompréhensions mineures qui
pourrissent actuellement la vie de la CENI, il urge
que ses membres mesurent déjà l’ampleur de la tâche
à accomplir. Puisqu’ils sont payés pour cela aux
frais du contribuable.
On
dit déjà que le calvaire sera plus vécu dans les
Commissions électorales locales indépendantes (CELI)
où, souvent, dans la précipitation ou par manque de
personnes capables, les partis politiques envoient
des novices à l’abattoir des élections. Aussi
faut-il commencer par enseigner aux délégués
potentiels. Qu’à cela ne tienne, la base des
militants doit aussi s’internaliser cette nouvelle
méthode de décompte des voix. En attendant de
réclamer allègrement son statut de favori ou de
parti politique le plus représentatif.
Rappelons qu’avec le scrutin uninominal, chaque
bulletin comporte un seul nom et on vote pour un
seul candidat. Tandis que le scrutin de liste peut
être complète ou incomplète (si elle comporte moins
de noms que le nombre de sièges à pourvoir). Il peut
y avoir panachage (quand l’électeur peut composer sa
propre liste sur son bulletin en choisissant des
candidats appartenant à plusieurs listes) ou liste
bloquée. Il peut y avoir vote préférentiel (quand
l’électeur peut modifier simplement l’ordre des
candidats à l’intérieur d’une même liste pour mettre
ceux qu’il préfère en tête) ou non.
Sylvestre D.
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Séjour controversé du Gal Tidjani à Bouaké : Un
fâcheux incident évité de justesse |
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L’amitié –et le soutien– que le général Assani
Tidjani voue aux rebelles ivoiriens (il ne s’en
cache pas) était sur le point de créer des incidents
entre le Togo et la Côte d’Ivoire. Il a fallu que la
présidence togolaise prenne des mesures pour
rassurer la partie ivoirienne. |
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Le
général de division Assani Tidjani a failli créer
l’incident diplomatique à éviter entre le Togo et la
Côte d’Ivoire où il se trouvait en début du mois. Un
officier supérieur d’une armée étrangère en visite
privée chez les Forces nouvelles ne peut qu’irriter
Laurent Gbagbo et sa suite en ce moment délicat de
la situation politique en Côte d’Ivoire. En plus,
sans aucune obligation de réserve de militaire, le
général Tidjani, très bavard comme à son habitude,
livre à un journal ivoirien ses affinités avec les
ex-rebelles. L’acte de trop qu’il ne fallait pas, et
ce d’autant plus que le Togo, ayant été le premier
médiateur dès le déclenchement de la crise
ivoirienne en septembre 2002, a tout intérêt à
afficher son impartialité.
Mais tel ne semble pas être la conception du général
togolais. «Je veux juste témoigner de mon amitié,
de mon affinité vis-à-vis de mes frères des Forces
nouvelles…», avait-il confié au quotidien
ivoirien «Nord-Sud» du 2 décembre. Il affirme
s’être régulièrement rendu à Bouaké ces six derniers
mois. Et qu’il avait déjà passé des nuits dans ce
bled, alors qu’il était ministre de la Défense, au
moment où feu Eyadema se débattait comme un beau
diable pour dénouer la crise ivoirienne en décembre
2002. Le drame, c’est que le général Assani Tidjani,
même s’il soutient être à Bouaké à titre privé, y
est au moment où se tenait un séminaire de
restructuration des Forces Nouvelles. Logiquement,
on doit tirer la conclusion qu’il venait mettre ses
compétences militaires au service d’un groupe armé
qui a créé une situation de crise en Côte d’Ivoire.
Et très vite, son nom est cité par un autre confrère
ivoirien, «Le Temps», comme proche d’un
réseau destiné à renverser le président Gbagbo.
«Une société basée au port de Lomé convoierait
régulièrement du matériel de mobilité et des armes
aux rebelles ivoiriens via le Nord du Togo, grâce à
la collaboration diligente d’une dame bien connue du
Général Assani Tidjani et avec la complicité de M.
Yendoubé, un Togolais travaillant dans la
communication»,
écrit «Le Temps» cité par notre confrère Forum
de la Semaine. Cela fait trop pour le Général
Tidjani seul. Et il y a de quoi irriter Laurent
Gbagbo par la présence régulière de l’officier
supérieur togolais en zone rebelle. Fut-il de 2è
section. A peine toutes ces informations sont
réunies sur notre général à la retraite que les
Forces de défense et de sécurité (FDS, loyalistes)
de Côte d’Ivoire ont dénoncé, mardi à la télévision,
un projet de «coup d’Etat» imminent contre le
président Gbagbo qui «fait peser des risques
éminemment graves» sur le pays.
Il
urgeait que le Togo fasse une action d’apaisement et
rassure Abidjan de son attachement à une résolution
pacifique de la crise ivoirienne. C’est ce que l’on
doit comprendre par la décision du Haut commandement
militaire de sanctionner Assani Tidjani. Et surtout
le séjour précipité à Abidjan d’une forte délégation
composée du ministre Kpatcha Gnassingbé de la
Défense et des Anciens Combattants et des Généraux
Gnofame et Nandja.
On
peut comprendre que la diplomatie n’est pas le fort
du militaire. Mais lorsque les maladresses
s’apparentent à la provocation… et tendent à saboter
la mémoire de feu Eyadema qui s’était beaucoup donné
pour la réunification de la Côte d’Ivoire, elles
doivent être sévèrement sanctionnées.
Le
général Tidjani a certainement oublié que c’est sous
son autorité que le premier contingent togolais
avait été envoyé en Côte d’Ivoire. On ose croire que
ce n’était pas pour aller appuyer les Forces
Nouvelles. En affichant son affinité aux ex-rebelles
ivoiriens, il met ainsi en danger la vie de
militaires et de ressortissants togolais en Côte
d’Ivoire, pour qui connaît la réaction des jeunes
«Patriotes » de Laurent Gbagbo. Le Togo a
suffisamment de soucis pour prendre le risque d’en
rajouter. Qu’a-t-il à foutre avec ces jeunes,
aujourd’hui pourri de sous, si ce n’est… ?
Late Pater |
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Législatives 2007 : Le Gouvernement privilégie la
justice électorale |
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C’est un processus à double tranchant lors des
prochaines législatives. Les grands partis
passeront. Néanmoins, les petits partis sérieux
auront leur carte à jouer. Encore qu’ils arrivent à
se tailler la moyenne de l’électorat. |
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A
y voir de près, sur le principe, le scrutin
proportionnel de liste à la plus forte moyenne
défavorise les petits partis, mieux, les partis
insuffisamment organisés ou implantés. Mais le
fondement théorique de ce choix est un argument de
justice car il –seul– permet de représenter le pays
selon toutes les nuances qu’il comporte. Il pose
finalement une empreinte indélébile sur les
résultats des élections, le système des partis
politiques et la stabilité gouvernementale.
La
représentation proportionnelle est beaucoup plus
juste en ce qu’elle donne une image plus fidèle de
l’opinion en assurant aux électeurs l’égalité de
leurs suffrages. Même si elle ne permet pas toujours
la représentation des petits partis. Alors que le
mode majoritaire déforme cette représentation des
citoyens pour favoriser très nettement le parti ou
l’alliance de partis arrivés en tête, en consacrant
une minorité d’électeurs. Il nuit ainsi à la
diversité de la représentation politique. En cas de
scrutin majoritaire à un tour, les électeurs ont
intérêt à voter tout de suite pour le parti qui a le
plus de chances de l’emporter. Avec deux tours, il
permet de voter au premier tour pour le candidat ou
la liste qui est le plus proche de ses opinions.
Mais avant le second tour, des alliances sont
conclues pour pouvoir l’emporter.
La
proportionnelle aide à la diversité de la
représentation politique et permet de voter pour des
personnes plus proches de ses idées. Même si l’on ne
peut évidemment jamais être d’accord sur tout avec
un candidat. Ainsi, elle tend à l’éclatement de la
classe politique, au multipartisme. La
représentation proportionnelle favorise les grands
partis politiques tandis que le système du plus fort
reste sourit aux petits partis.
En
outre, l’influence des partis sur les candidats et
sur la vie politique est plus grande avec la
représentation proportionnelle puisque ce sont les
partis qui élaborent les listes électorales. Alors
que le scrutin majoritaire uninominal permet la
personnalisation des élections. La responsabilité
personnelle des élus est plus grande avec le scrutin
majoritaire.
Dans une autre mesure, la formule majoritaire
accentue la stabilité gouvernementale dans les
régimes parlementaires car la majorité mécanique a
les moyens de conduire la politique de la nation. La
majorité à l’assemblée qui choisit le Gouvernement
soutient celui-ci pendant toute la durée d’une
législature pour voter les lois. Au contraire, la
proportionnelle conduit à un parlement divisé entre
de nombreux partis. Il faudra nécessairement qu’il y
ait une coalition de partis pour qu’une majorité se
forme afin de voter les lois. Le système accentue du
coup la démocratie de compromis ou de consensus.
En
réalité, la représentation proportionnelle devient
le plus injuste des modes de scrutin en ce qu’il
facilite des coalitions après l’élection qui se fait
à un tour, en dehors du contrôle de l’électeur.
Celui-ci doit accepter les noms qui lui sont
proposés car si on l’autorisait à les remplacer par
d’autres, on irait à l’encontre de l’idée même de la
proportionnelle qui est de faire de l’élection un
débat entre doctrines et non une lutte entre des
hommes.
Kossiwa T. |
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Musique : Le Togolais qui fait chanter la France |
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Brice Kapel est musicien togolais en France. Inconnu
du public togolais, il fait pourtant la joie des
foyers en France, et est certainement l’un des rares
Togolais à savoir chanter et à produire une musique
originale depuis Bella Bellow. Produit par Vivendi
Universal, l’un des plus grands majors du monde,
c’est un premier album, «Coloricocola» qui le révèle
au public parisien, en fait aux enfants parisiens,
avant que les parents ne finissent par tomber eux
aussi sous le charme de ce Peter Gabriel doublé d’un
James Brown. Car, Brice Kapel fait de la musique
pour enfants mais que raffolent aussi les adultes.
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Cette prouesse est le résultat d’un cheminement
artistique long et difficile qui fait des chansons
où fraternisent les mots français, anglais et mina
dans un gai mélange « world », rock, pop, reggae et
folklore togolais. Poétiques, tendres et drôles, ses
compositions excitent et libèrent l’imaginaire des
enfants, sollicitent leurs rêves, et leur ouvre un
autre monde.
Son vœu est de rassembler via sa musique et ses
prestations scéniques, enfants, parents et
grands-parents avec la volonté de provoquer une
communion entre les trois générations, de susciter
un plaisir commun, un partage. Avec lui, on sait
désormais que la world music n’est pas réservée
qu’aux grands. Les titres «les lacets» et «les
gosses avec les clés» abordent les difficultés et
les peines de la vie pour un enfant tandis que
«percussions», «avions de papier» parlent de leurs
joies et autres.
Auteur, compositeur, Brice Kapel est un excellent
parolier qui fait un travail profond sur la langue.
Explorant à merveille les légendes bretonnes et
togolaises, on sent chez lui une grande maîtrise de
la langue et des mythologies. Imprégné de culture
française et bretonne, il n’hésite pas à faire appel
au répertoire guin de son origine, faisant un
patchwork musical inexistant dans la bibliothèque
multimédia nationale. « Nagan », « toutou » et « lo »
parlent de ses souvenirs de son enfance marquée par
les messes-fêtes dominicales, les cantiques à la
mode africaine, et par la forte présence de Nagan,
sa grand-mère maternelle, une chanteuse de berceuse.
S’il est excellent musicien, Brice Kapel est aussi
une bête de scène qui n’a pas son pareil au Togo.
Seul, peut-être, Jimmy Hope, peut lui disputer cette
présence sur scène. Bête de scène, il est aussi un
magicien de scène ayant un art extraordinaire de la
mise en scène, avec une maîtrise du jeu des enfants
et les enfants répondent d’ailleurs à ses appels
comme un seul homme. Jeux du cirque, du cinéma et du
théâtre, Brice Kapel met les salles debout, enfants
et parents réunis. Emballé, le journaliste français
de la Dépêche du Midi, écrit : «On connaissait M.
100.000 volts à la James Brown, voici M. 100.000
volts version mômes.» Car, admirateur de la
belle image du cirque, Brice Kapel est tout
simplement de l’énergie à l’état pur qui vous sort
de grands gestes athlétiques et acrobatiques sur
scènes et crée exprès un univers bien à lui.
Long chemin
Brice est né au Togo dans une famille de huit
enfants. En 1970, la famille s’expatrie en France.
Là-bas, malgré ses talents de football, il se fait
remarquer par ses dons pour la musique. A 19 ans, il
part pour les USA où il étudie le chant et diverses
techniques au «Musical Institute of Technology» de
Los Angeles, tout en étant mannequin pour payer ses
études.
De
retour en France, plein d’enthousiasme, il commence
à faire des premières parties que refusent les
producteurs qui jugent sa musique mal adaptée au
«show biz». Mais il fait confiance en son art, et
croit en son heure en continuant de travailler
inlassablement, et à se produire en public. Malgré
cela, tout va de mal en pis pour l’artiste, même
après une tournée universitaire aux Etats-Unis en
1990.
En
1992, un événement fondamental va se passer dans sa
vie avec la naissance de son fils Charly pour lui
donner un nouveau sens et lui impulser une dynamique
nouvelle. Indépendant, il continue à faire de la
musique et à se produire devant le public, histoire
de vérifier qu’il se passe quelque chose.
Surveillant dans un lycée, il observe l’univers des
enfants et des ados, ce qui va l’amener à son
activité de « musicien intervenant» et à l’heureux
aboutissement de ses chansons aujourd’hui. Il
conçoit donc un vrai spectacle, comme cet homme de
scène les aime et signe parallèlement un album au
ton neuf et multicolore : «coloricocola».
Kassa K. |
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