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L'Union

8 Sept. 20077

[ 90 : du 7 Sept. 2007  
Pluies diluviennes au grand nord : Faure apporte son réconfort aux sinistrés
Le président Faure E. Gnassingbé était mardi et mercredi en tournée dans la préfecture du Kpendjal, de l'Oti, de Tône et dans la sous-préfecture de Cinkassé. Le but de cette démarche était de se rendre compte des énormes dégâts causés ces dernières semaines par les pluies diluviennes qui tombent sur la région des Savanes depuis le 25 août. Le président de la République a apporté son soutien et son réconfort aux sinistrés qui sont entièrement dépourvus de leurs biens.

Les catastrophes surprennent toujours. Les populations togolaises de la région des Savanes, particulièrement celles de la préfecture du Kpendjal sont surprises depuis une dizaine de jours par une catastrophe douce provoquée par des pluies diluviennes incessantes qui sème la désolation dans tous les foyers. Un peu partout dans la région, les dégâts se situent à des degrés divers, et ce sont les enfants surtout qui en sont les victimes.

La plus importante de la catastrophe se localise dans la partie Est de la région des Savanes et une partie de la préfecture de l'Oti. Des pertes en vies humaines, des disparitions et des blessés sont enregistrés. Selon le préfet Nam Minlib de Kpendjal, le bilan provisoire des victimes s'élevait à une douzaine lundi. Mais il est revu à la hausse. En plus d'une dizaine personnes portées disparues. Ceux qui ne sont pas morts ont tout perdu. Pas d'habitation, pas de champ, parce que les maisons et les cultures ont été emportées et dévastées par l'eau.

La quasi-totalité des ponts ont été également emportés par les eaux. Les véhicules, fussent-ils des 4X4 tout terrains, ne peuvent accéder à la zone du Kpendjal, les routes devenues boueuses étant complètement perdues sous les eaux. Ici se pose le problème de distribution des vivres acheminés aux sinistrés. Alors que les premiers besoins de l'homme sont inexistants. Il manque de sel pour les repas quotidiens des familles. Les moulins ne tournent plus faute de fuel.

L'inaccessibilité des voies de communication, l'impossibilité de communiquer par téléphone plonge tout le monde dans la détresse. L'hélicoptère reste le seul moyen d'accès aux zones inondées, mais pas à tous les endroits. Les pluies sont montées à une hauteur d'un mètre (1m) en sept jours. Les fleuves "Oti" et "Kéran" ont débordé de leur lit.

La mobilisation est totale du côté des autorités avec en tête le premier togolais, Faure E. Gnassingbé, pour parer au plus pressé. Du maïs, du riz, de la farine de manioc, du sucre, du sel iodé, des couvertures, des vêtements, des tentes, des nattes, des lampes pour les populations sinistrées, ont été convoyés mercredi à Dapaong en présence du président de la République qui s'est rendu successivement dans diverses localités du Kpendjal, de l'Oti, de Tône et de Cinkasse.

Les autorités procèdent à une évaluation plus précise de la catastrophe pour la suite des secours à apporter aux populations. En attendant, la Croix Rouge régionale déploie ses secouristes sur le terrain, pour des actions d'animation éducative sur la prévention des maladies diarrhéiques, le choléra, et pour trouver des solutions au problème d'eau potable. Dans ces moments d'inondation, la situation est difficile, dans la mesure où les puits et les forages sont submergés par l'eau. La Croix Rouge aide également à la distribution des vivres.

Les autorités ne sont pas sans crainte de soucis de santé pour les populations des zones inondées. En particulier le paludisme. "Nous avons même amené les nouvelles combinaisons pour être sûr du traitement des éventuels malades. Nous nous consolons parce que au moins les populations ne souffriront  pas de la fièvre jaune", a déclaré mercredi le Ministre d'Etat en charge de la santé, le Pr. Charles Kondi AGBA.

Jean Afolabi

 
Fonction publique : Un mois d'arriéré pour tous les fonctionnaires

Les fonctionnaires togolais vont encore poussé un ouf de soulagement ce mois. Le gouvernement a décidé de leur payer un mois d'arriérés de salaire. Cette décision est une application des recommandations du dialogue social.

En début de semaine, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT) a lancé par voie de presse un appel à une marche de protestation, de revendication et de mise en garde pour demain samedi. Elle comptait protester contre le " non-respect " des accords du dialogue social par le gouvernement togolais. Au tableau, deux principales revendications : le payement d'un mois d'arriéré de salaires, sur les deux restants, et les subventions annuelles aux organisations syndicales.

C'est ainsi que le collectif des centrales syndicales a été reçu mercredi après-midi par le ministre de la Fonction publique Katari Foli-Bazi. Selon des informations données par les syndicalistes, les discussions ont porté sur les revendications salariales et l'application des recommandations du dialogue social tripartite intervenu en mai 2006 entre les syndicats, le Patronat et le gouvernement. Dans la foulée, les syndicalistes ont apprécié le ton et la disponibilité du ministre à les écouter et à apporter le plus tôt des solutions à leurs problèmes. "Aujourd'hui, nous savons désormais à qui nous adresser pour trouver des solutions à nos peines", a souligné l'un des patrons de syndicat. De la même manière, il nous a été signalé qu'après leur entretien avec le ministre Foli-Bazi, il ne restait qu'une décision formelle du Chef de l'Etat Faure Gnassingbé.

Interrogé par notre rédaction, le ministre Foli-Bazi nous a rassuré de "la volonté du gouvernement de mettre à l'aise l'ensemble des travailleurs togolais afin de leur alléger le fardeau de plusieurs années de rupture de la coopération avec nos principaux bailleurs, surtout l'Union Européenne". "C'est pourquoi", nous a-t-il confié, "des dispositions ont été prises sur instruction du Chef de l'Etat pour que les revendications légitimes des syndicats soient traitées le plus rapidement possible. Mon collègue des finances est déjà instruit au sujet du payement de l'arriéré d'un mois". Toutefois, le ministre Foli-Bazi n'a pas voulu nous donner d'autres précisions sur la période de payement.

Nos investigations nous ont conduit au ministère des Finances où nous avons pu recueillir des bribes d'informations d'autant plus que toutes nos tentatives pour joindre le patron des lieux sont restées vaines. Ainsi, la confirmation nous a été finalement donnée par une source proche des décideurs économiques du pays.

Ainsi, les fonctionnaires togolais recevront probablement à partir de la semaine prochaine, en plus de leur solde de septembre, un mois d'arriéré de salaires sur les deux qui restaient. Un fonctionnaire à qui nous avons annoncé la nouvelle s'est réjouit en ces termes :"C'est très bien ! Cela nous permettra, nous parents d'élèves, de payer au moins les fournitures à nos enfants". Et un autre de renchérir : "…en attendant le dernier pour régler les frais de scolarité".

En somme, c'est avec beaucoup de joie que la majorité des Togolais ont appris cette nouvelle annoncée finalement hier soir par le ministre des Finances, Otèth Ayassor. " Le ministre des Finances, du budget et des privatisations a le plaisir de faire savoir aux fonctionnaires de l'Etat qu'il paiera un arriéré de salaire au titre du mois de novembre 2000 pour compter du 14 septembre 2007 ", indiquait le communiqué du ministre. Cette décision, soulignons-le, a été prise sur instruction du chef de l'Etat, conformément au souhait exprimé par les membres du Conseil national du dialogue social.

Rappelons que les arriérés de salaires ont été contractés par l'ancien régime. Depuis son arrivée au pouvoir, le Président Faure a pris l'engagement de les apurer. C'est pourquoi il a instruit le gouvernement avec l'appui des régies financières de l'Etat de prendre toutes les dispositions pour que ces engagements de campagne et les décisions du dialogue social convergent vers une amélioration des conditions de vie et de travail de l'ensemble des fonctionnaires togolais. Vivement qu'il résorbe le dernier arriéré de salaire avant la fin de l'année.

K. Tchamdja

 
Entre attendre la réalisation du projet Gazoduc et l'augmentation du prix du courant : La CEET dans un dilemme

A la fin de la saison des pluies, le délestage reprendra de plus belle. La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) réfléchit activement sur la solution pour une fourniture continue du courant aux populations togolaises. Deux cas se présentent à elle : augmenter le prix du Kwh ou appliquer un programme de délestage jusqu'à l'arrivée du gaz nigérian, qui traîne toujours.

Ce n'est plus un secret pour personne, l'abondance des pluies dans la sous région permet aujourd'hui à la société nationale de distribution du courant électrique, la CEET, de fournir sans interruption de l'énergie à tous ses abonnés. Les eaux des cours d'eau qui alimentent les barrages électriques en Côte d'Ivoire, au Ghana et chez nous à Nangbéto sont à leur niveau de production maximale. Cependant, cette situation va changer avec la cessation des pluies et la fourniture prendra un coup. Ainsi, nous nous retrouverons dans un délestage qui préoccupe dès maintenant les autorités.

La nouvelle direction de la Ceet semble très préoccupée par cette situation délicate. Elle s'émeut pour en trouver une solution de rechange acceptable et accessible à tous. Avec ses maigres moyens, elle ne peut que compter sur ses groupes électrogènes, véritables gloutons de fuel. Alors qu'elle vend actuellement le courant à 60F le Kwh pour la première tranche, 75F pour la deuxième et 91F pour la troisième, un groupe lui sort le Kwh à 130F. Résultat, il lui faudra forcément augmenter le prix du courant pour desservir en plein temps ses clients en attendant l'autre saison des pluies dont la régularité laisse à désirer avec les changements climatiques impitoyables.

L'autre alternative pour faire fonctionner ces groupes reste l'arrivée du gaz nigérian avec le projet Gazoduc. Cela va de soi, car le gaz coûte deux fois moins cher que le gaz-oil et sa transformation est très rapide. Seulement, après plusieurs reports sur la mise en service de ce gaz, il n'est annoncé que pour juin 2008.

Face à la gravité de la crise énergétique qui paralyse notre économie déjà très fragile, d'aucuns pensent qu'une subvention de l'Etat serait aussi une solution. Au ministère des Finances, on indique que, pour ce cas, le manque à gagner serait trop élevé et agirait considérablement sur l'économie de façon négative. C'est une nécessité, certes, mais cette solution dangereuse se chiffre encore à des milliards de francs par an et ne pourra pas être supportée par le budget, nous, a-t-on fait savoir. 

Aussi, lorgne-t-on également la Communauté Electrique du Bénin, CEB, la société interétatique principal fournisseur de courant au Bénin et au Togo. Nos efforts pour obtenir des informations concernant les éventuelles mesures préventives du prochain délestage sont restés vains pour le moment.

Malgré tout, les dirigeants de la Ceet restent optimistes qu'en attendant de jouir du mieux actuel, ils ne baissent pas les bras pour affronter la prochaine crise.
                                                                                                                                           Late Pater
 
Football/ Mondial U-17 : Le Jury d'appel de la CAF suspend à vie Tata Avlessi de Mass, l’ancien pdt de la Ftf

L'ancien président de la Fédération togolaise de football, Tata Avlessi de Mass a écopé d'une aggravation de peine à l'issue de l'appel qu'il a interjeté dans le cadre de sa condamnation pour corruption d'arbitres lors de la Coupe d'Afrique des cadets, disputée à Lomé du 10 au 25 mars 2007.

Réuni à Port Elizabeth, en Afrique du Sud dans le cadre de la célébration de la deuxième étape du cinquantenaire de la CAF, le lundi 3 septembre, le Jury d'appel de la CAF a rejeté l'appel formulé par M. Avlessi Tata de Mass, et par l'arbitre Attivi Atevi Cessi, et aggravé la sanction initialement prononcée contre les deux hommes. " Les Appels examinés et liés à l'affaire de Corruption des Arbitres au cours de la CAN des U-17 au Togo sont déclarés recevables pour la forme. Quant au fond, M. Avlessi Tata, Président de la FTF, et Attivi, Arbitre Assistant Togolais, sont respectivement reconnus coupables des actes de corruption et de complicité portés à leur charge. Le Président est condamné, à l'interdiction à vie, de stade et d'exercer toute activité relative au Football. Le deuxième est radié, de toutes fonctions d'arbitre et est également frappé de l'interdiction de stade et d'exercer toute activité relative au Football, à vie ", pouvait-on lire dans la décision rendue à l'issue de la deuxième phase de l'assise.

Pour prendre sa décision, le Jury d'appel composé de MM. Ndongo Alega Martin Raphaël (Président),Camara Fode Capi (Membre) et Amanze Uchegbulam (Membre) a auditionné respectivement MM. Atevi Attivi Cessi (Arbitre Assistant Togolais), Assogbavi Komlan (Secrétaire Général de la FTF), Kalombo Bester et le Président de la Commission des Arbitres de la CAF, M. Amadou Diakité et a jugé que " les très nombreux moyens et plaidoiries servis au Jury d'Appel par les deux défenses n'apportent nullement la preuve du contraire des faits essentiels de la cause, même s'ils tentent de faire planer le doute sur leur déroulement ".

L'appel interjeté par Tata Avlessi faisait suite à sa condamnation en première instance par la Jury disciplinaire le 4 juillet dernier, qui l'a reconnu coupable de corruption d'arbitres lors de la rencontre Togo-Tunisie, comptant pour la deuxième journée des matches de poule du 7e championnat des U-17.

Le Jury disciplinaire avait suspendu respectivement le président Tata Avlessi, l'intermédiaire Attivi Cessi pour 8 et 4 ans  et l'arbitre gambien Pa Abdu Sarr a été, lui, radié à vie de toute activité liée au football.

Selon plusieurs sources, l'aggravation de la peine de Tata Avlessi proviendrait du fait que l'appel qu'il a interjeté serait non seulement frivole et punissable comme le recommande le code disciplinaire, mais aussi et surtout du fait que la peine qui lui avait été infligée en premier ressort n'était pas conforme au quantum de la peine encourue en cas de corruption avérée. D'autres sources ont évoqué le ballet médiatique " malsain " et la résistance de  l'ancien président de la Ftf à s'exécuter devant une décision de la CAF pour justifier l'aggravation de la sanction.

Toutefois, Tata Avlessi pourrait recourir à l'arbitrage du Tribunal arbitral du Sport de Lausanne en Suisse pour juger de son cas.

Gilles Vévey

 
 
 
 

 
 
 
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