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Pluies diluviennes au grand nord :
Faure apporte son réconfort aux sinistrés |
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Le
président Faure E. Gnassingbé était mardi et
mercredi en tournée dans la préfecture du Kpendjal,
de l'Oti, de Tône et dans la sous-préfecture de
Cinkassé. Le but de cette démarche était de se
rendre compte des énormes dégâts causés ces
dernières semaines par les pluies diluviennes qui
tombent sur la région des Savanes depuis le 25 août.
Le président de la République a apporté son soutien
et son réconfort aux sinistrés qui sont entièrement
dépourvus de leurs biens. |
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Les catastrophes surprennent toujours. Les
populations togolaises de la région des Savanes,
particulièrement celles de la préfecture du Kpendjal
sont surprises depuis une dizaine de jours par une
catastrophe douce provoquée par des pluies
diluviennes incessantes qui sème la désolation dans
tous les foyers. Un peu partout dans la région, les
dégâts se situent à des degrés divers, et ce sont
les enfants surtout qui en sont les victimes.
La
plus importante de la catastrophe se localise dans
la partie Est de la région des Savanes et une partie
de la préfecture de l'Oti. Des pertes en vies
humaines, des disparitions et des blessés sont
enregistrés. Selon le préfet Nam Minlib de Kpendjal,
le bilan provisoire des victimes s'élevait à une
douzaine lundi. Mais il est revu à la hausse. En
plus d'une dizaine personnes portées disparues. Ceux
qui ne sont pas morts ont tout perdu. Pas
d'habitation, pas de champ, parce que les maisons et
les cultures ont été emportées et dévastées par
l'eau.
La
quasi-totalité des ponts ont été également emportés
par les eaux. Les véhicules, fussent-ils des 4X4
tout terrains, ne peuvent accéder à la zone du
Kpendjal, les routes devenues boueuses étant
complètement perdues sous les eaux. Ici se pose le
problème de distribution des vivres acheminés aux
sinistrés. Alors que les premiers besoins de l'homme
sont inexistants. Il manque de sel pour les repas
quotidiens des familles. Les moulins ne tournent
plus faute de fuel.
L'inaccessibilité des voies de communication,
l'impossibilité de communiquer par téléphone plonge
tout le monde dans la détresse. L'hélicoptère reste
le seul moyen d'accès aux zones inondées, mais pas à
tous les endroits. Les pluies sont montées à une
hauteur d'un mètre (1m) en sept jours. Les fleuves "Oti"
et "Kéran" ont débordé de leur lit.
La
mobilisation est totale du côté des autorités avec
en tête le premier togolais, Faure E. Gnassingbé,
pour parer au plus pressé. Du maïs, du riz, de la
farine de manioc, du sucre, du sel iodé, des
couvertures, des vêtements, des tentes, des nattes,
des lampes pour les populations sinistrées, ont été
convoyés mercredi à Dapaong en présence du président
de la République qui s'est rendu successivement dans
diverses localités du Kpendjal, de l'Oti, de Tône et
de Cinkasse.
Les autorités procèdent à une évaluation plus
précise de la catastrophe pour la suite des secours
à apporter aux populations. En attendant, la Croix
Rouge régionale déploie ses secouristes sur le
terrain, pour des actions d'animation éducative sur
la prévention des maladies diarrhéiques, le choléra,
et pour trouver des solutions au problème d'eau
potable. Dans ces moments d'inondation, la situation
est difficile, dans la mesure où les puits et les
forages sont submergés par l'eau. La Croix Rouge
aide également à la distribution des vivres.
Les autorités ne sont pas sans crainte de soucis de
santé pour les populations des zones inondées. En
particulier le paludisme. "Nous avons même amené les
nouvelles combinaisons pour être sûr du traitement
des éventuels malades. Nous nous consolons parce que
au moins les populations ne souffriront pas de la
fièvre jaune", a déclaré mercredi le Ministre d'Etat
en charge de la santé, le Pr. Charles Kondi AGBA.
Jean Afolabi
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Fonction publique : Un mois d'arriéré pour tous les
fonctionnaires |
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Les fonctionnaires togolais vont encore poussé un
ouf de soulagement ce mois. Le gouvernement a décidé
de leur payer un mois d'arriérés de salaire. Cette
décision est une application des recommandations du
dialogue social. |
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En
début de semaine, la Confédération Syndicale des
Travailleurs du Togo (CSTT) a lancé par voie de
presse un appel à une marche de protestation, de
revendication et de mise en garde pour demain
samedi. Elle comptait protester contre le "
non-respect " des accords du dialogue social par le
gouvernement togolais. Au tableau, deux principales
revendications : le payement d'un mois d'arriéré de
salaires, sur les deux restants, et les subventions
annuelles aux organisations syndicales.
C'est ainsi que le collectif des centrales
syndicales a été reçu mercredi après-midi par le
ministre de la Fonction publique Katari Foli-Bazi.
Selon des informations données par les
syndicalistes, les discussions ont porté sur les
revendications salariales et l'application des
recommandations du dialogue social tripartite
intervenu en mai 2006 entre les syndicats, le
Patronat et le gouvernement. Dans la foulée, les
syndicalistes ont apprécié le ton et la
disponibilité du ministre à les écouter et à
apporter le plus tôt des solutions à leurs
problèmes. "Aujourd'hui, nous savons désormais à qui
nous adresser pour trouver des solutions à nos
peines", a souligné l'un des patrons de syndicat. De
la même manière, il nous a été signalé qu'après leur
entretien avec le ministre Foli-Bazi, il ne restait
qu'une décision formelle du Chef de l'Etat Faure
Gnassingbé.
Interrogé par notre rédaction, le ministre Foli-Bazi
nous a rassuré de "la volonté du gouvernement de
mettre à l'aise l'ensemble des travailleurs togolais
afin de leur alléger le fardeau de plusieurs années
de rupture de la coopération avec nos principaux
bailleurs, surtout l'Union Européenne". "C'est
pourquoi", nous a-t-il confié, "des dispositions ont
été prises sur instruction du Chef de l'Etat pour
que les revendications légitimes des syndicats
soient traitées le plus rapidement possible. Mon
collègue des finances est déjà instruit au sujet du
payement de l'arriéré d'un mois". Toutefois, le
ministre Foli-Bazi n'a pas voulu nous donner
d'autres précisions sur la période de payement.
Nos investigations nous ont conduit au ministère des
Finances où nous avons pu recueillir des bribes
d'informations d'autant plus que toutes nos
tentatives pour joindre le patron des lieux sont
restées vaines. Ainsi, la confirmation nous a été
finalement donnée par une source proche des
décideurs économiques du pays.
Ainsi, les fonctionnaires togolais recevront
probablement à partir de la semaine prochaine, en
plus de leur solde de septembre, un mois d'arriéré
de salaires sur les deux qui restaient. Un
fonctionnaire à qui nous avons annoncé la nouvelle
s'est réjouit en ces termes :"C'est très bien ! Cela
nous permettra, nous parents d'élèves, de payer au
moins les fournitures à nos enfants". Et un autre de
renchérir : "…en attendant le dernier pour régler
les frais de scolarité".
En
somme, c'est avec beaucoup de joie que la majorité
des Togolais ont appris cette nouvelle annoncée
finalement hier soir par le ministre des Finances,
Otèth Ayassor. " Le ministre des Finances, du budget
et des privatisations a le plaisir de faire savoir
aux fonctionnaires de l'Etat qu'il paiera un arriéré
de salaire au titre du mois de novembre 2000 pour
compter du 14 septembre 2007 ", indiquait le
communiqué du ministre. Cette décision,
soulignons-le, a été prise sur instruction du chef
de l'Etat, conformément au souhait exprimé par les
membres du Conseil national du dialogue social.
Rappelons que les arriérés de salaires ont été
contractés par l'ancien régime. Depuis son arrivée
au pouvoir, le Président Faure a pris l'engagement
de les apurer. C'est pourquoi il a instruit le
gouvernement avec l'appui des régies financières de
l'Etat de prendre toutes les dispositions pour que
ces engagements de campagne et les décisions du
dialogue social convergent vers une amélioration des
conditions de vie et de travail de l'ensemble des
fonctionnaires togolais. Vivement qu'il résorbe le
dernier arriéré de salaire avant la fin de l'année.
K.
Tchamdja
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Entre attendre la réalisation du projet Gazoduc et
l'augmentation du prix du courant : La CEET dans un
dilemme |
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A
la fin de la saison des pluies, le délestage
reprendra de plus belle. La Compagnie Energie
Electrique du Togo (CEET) réfléchit activement sur
la solution pour une fourniture continue du courant
aux populations togolaises. Deux cas se présentent à
elle : augmenter le prix du Kwh ou appliquer un
programme de délestage jusqu'à l'arrivée du gaz
nigérian, qui traîne toujours. |
Ce
n'est plus un secret pour personne, l'abondance des
pluies dans la sous région permet aujourd'hui à la
société nationale de distribution du courant
électrique, la CEET, de fournir sans interruption de
l'énergie à tous ses abonnés. Les eaux des cours
d'eau qui alimentent les barrages électriques en
Côte d'Ivoire, au Ghana et chez nous à Nangbéto sont
à leur niveau de production maximale. Cependant,
cette situation va changer avec la cessation des
pluies et la fourniture prendra un coup. Ainsi, nous
nous retrouverons dans un délestage qui préoccupe
dès maintenant les autorités.
La
nouvelle direction de la Ceet semble très préoccupée
par cette situation délicate. Elle s'émeut pour en
trouver une solution de rechange acceptable et
accessible à tous. Avec ses maigres moyens, elle ne
peut que compter sur ses groupes électrogènes,
véritables gloutons de fuel. Alors qu'elle vend
actuellement le courant à 60F le Kwh pour la
première tranche, 75F pour la deuxième et 91F pour
la troisième, un groupe lui sort le Kwh à 130F.
Résultat, il lui faudra forcément augmenter le prix
du courant pour desservir en plein temps ses clients
en attendant l'autre saison des pluies dont la
régularité laisse à désirer avec les changements
climatiques impitoyables.
L'autre alternative pour faire fonctionner ces
groupes reste l'arrivée du gaz nigérian avec le
projet Gazoduc. Cela va de soi, car le gaz coûte
deux fois moins cher que le gaz-oil et sa
transformation est très rapide. Seulement, après
plusieurs reports sur la mise en service de ce gaz,
il n'est annoncé que pour juin 2008.
Face à la gravité de la crise énergétique qui
paralyse notre économie déjà très fragile, d'aucuns
pensent qu'une subvention de l'Etat serait aussi une
solution. Au ministère des Finances, on indique que,
pour ce cas, le manque à gagner serait trop élevé et
agirait considérablement sur l'économie de façon
négative. C'est une nécessité, certes, mais cette
solution dangereuse se chiffre encore à des
milliards de francs par an et ne pourra pas être
supportée par le budget, nous, a-t-on fait savoir.
Aussi, lorgne-t-on également la Communauté
Electrique du Bénin, CEB, la société interétatique
principal fournisseur de courant au Bénin et au
Togo. Nos efforts pour obtenir des informations
concernant les éventuelles mesures préventives du
prochain délestage sont restés vains pour le moment.
Malgré tout, les dirigeants de la Ceet restent
optimistes qu'en attendant de jouir du mieux actuel,
ils ne baissent pas les bras pour affronter la
prochaine crise.
Late Pater
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Football/ Mondial U-17 : Le Jury d'appel de la CAF
suspend à vie Tata Avlessi de Mass, l’ancien pdt de
la Ftf |
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L'ancien président de la Fédération togolaise de
football, Tata Avlessi de Mass a écopé d'une
aggravation de peine à l'issue de l'appel qu'il a
interjeté dans le cadre de sa condamnation pour
corruption d'arbitres lors de la Coupe d'Afrique des
cadets, disputée à Lomé du 10 au 25 mars 2007.
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Réuni à Port Elizabeth, en Afrique du Sud dans le
cadre de la célébration de la deuxième étape du
cinquantenaire de la CAF, le lundi 3 septembre, le
Jury d'appel de la CAF a rejeté l'appel formulé par
M. Avlessi Tata de Mass, et par l'arbitre Attivi
Atevi Cessi, et aggravé la sanction initialement
prononcée contre les deux hommes. " Les Appels
examinés et liés à l'affaire de Corruption des
Arbitres au cours de la CAN des U-17 au Togo sont
déclarés recevables pour la forme. Quant au fond, M.
Avlessi Tata, Président de la FTF, et Attivi,
Arbitre Assistant Togolais, sont respectivement
reconnus coupables des actes de corruption et de
complicité portés à leur charge. Le Président est
condamné, à l'interdiction à vie, de stade et
d'exercer toute activité relative au Football. Le
deuxième est radié, de toutes fonctions d'arbitre et
est également frappé de l'interdiction de stade et
d'exercer toute activité relative au Football, à vie
", pouvait-on lire dans la décision rendue à l'issue
de la deuxième phase de l'assise.
Pour prendre sa décision, le Jury d'appel composé de
MM. Ndongo Alega Martin Raphaël (Président),Camara
Fode Capi (Membre) et Amanze Uchegbulam (Membre) a
auditionné respectivement MM. Atevi Attivi Cessi
(Arbitre Assistant Togolais), Assogbavi Komlan
(Secrétaire Général de la FTF), Kalombo Bester et le
Président de la Commission des Arbitres de la CAF,
M. Amadou Diakité et a jugé que " les très nombreux
moyens et plaidoiries servis au Jury d'Appel par les
deux défenses n'apportent nullement la preuve du
contraire des faits essentiels de la cause, même
s'ils tentent de faire planer le doute sur leur
déroulement ".
L'appel interjeté par Tata Avlessi faisait suite à
sa condamnation en première instance par la Jury
disciplinaire le 4 juillet dernier, qui l'a reconnu
coupable de corruption d'arbitres lors de la
rencontre Togo-Tunisie, comptant pour la deuxième
journée des matches de poule du 7e championnat des
U-17.
Le
Jury disciplinaire avait suspendu respectivement le
président Tata Avlessi, l'intermédiaire Attivi Cessi
pour 8 et 4 ans et l'arbitre gambien Pa Abdu Sarr a
été, lui, radié à vie de toute activité liée au
football.
Selon plusieurs sources, l'aggravation de la peine
de Tata Avlessi proviendrait du fait que l'appel
qu'il a interjeté serait non seulement frivole et
punissable comme le recommande le code
disciplinaire, mais aussi et surtout du fait que la
peine qui lui avait été infligée en premier ressort
n'était pas conforme au quantum de la peine encourue
en cas de corruption avérée. D'autres sources ont
évoqué le ballet médiatique " malsain " et la
résistance de l'ancien président de la Ftf à
s'exécuter devant une décision de la CAF pour
justifier l'aggravation de la sanction.
Toutefois, Tata Avlessi pourrait recourir à
l'arbitrage du Tribunal arbitral du Sport de
Lausanne en Suisse pour juger de son cas.
Gilles Vévey |
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