|
|
|
|
|
|
Processus électoral : L’Assemblée Nationale est dissoute |
|
Le
scrutin législatif pour le 14 octobre 2007
C’est
l’épilogue d’un processus électoral qui se veut plus
transparent avec la mise en place d’une Commission
électorale nationale indépendante (CENI) regroupant les
sensibilités signataires de l’Accord politique global, la
recomposition de la cour constitutionnelle et surtout
l’établissement d’un nouveau fichier électoral fiable et
sécurisé qui passe par un nouveau recensement.
Aujourd’hui, le gouvernement d’union a mis fin à la
prudence qui veut qu’on avance plus une date difficile à
tenir dans le temps, au regard des polémiques qui ont
accompagné les deux précédentes dates annoncées. |
|
Fini la guéguerre de la date
«Nous ne croyons pas que l’exécutif aura à revoir
cette date puisqu’elle a été avancée par une
institution qui est habilitée et surtout que c’est
elle qui dispose de l’aspect technique de la chose.
Vous aurez constaté que cette fois-ci on a pris du
temps pour le faire».
Cette confidence d’un ministre que nous relayions
dans une précédente parution est depuis hier
confirmée par le décret pris en conseil des
ministres (dont les termes sont en encadré). En son
temps, nous avancions que le gouvernement devrait
officialiser la date avant fin août, en respect de
l’article 86 du code électoral qui dispose que la
campagne électorale est déclarée ouverte quinze
jours avant la date du scrutin. Mieux, comme le
réitérait le président de la CENI, Tozim Potopéré,
lors d’une séance d’information avec les partis
politiques le 5 juillet dernier, «le décret
convoquant le corps électoral doit être pris 45
jours avant la date du scrutin».
C’est dans la foulée du rituel des réunions
hebdomadaires instaurées entre le gouvernement, les
différents partenaires et la Commission électorale
nationale indépendante (CENI) pour mesurer l’avancée
du processus que celle-ci avait transmis la date du
14 octobre 2007.
D’aucuns diront que cela répond au voeu du
facilitateur du dialogue intertogolais. Blaise
Compaoré souhaitait des élections au plus tard le 22
octobre. «Le processus électoral ayant été
enclenché, il reste à le finaliser. Nous espérons au
regard des dispositions constitutionnelles actuelles
c’est-à-dire avant la fin du mandat de l’actuelle
assemblée c’est-à-dire au plus tard le 22 octobre»,
précisait-il dans les commentaires qui ont suivi la
dernière rencontre du Comité de suivi de l’APG. Qu’à
cela ne tienne, le Comité de suivi n’aura fléchi de
sommer «le gouvernement togolais, et ses
partenaires à mettre à la disposition de
la
CENI, sans délai, les moyens techniques, financiers
et logistiques nécessaires au respect du
chronogramme»
pour tenir le challenge d’un scrutin révolutionnaire
sans violence ni affrontement. Après la parenthèse
incivique d’avril 2005.
Fini les doutes du recensement
Etalé entre le 16 juillet et le 19 août, le
recensement électoral avec délivrance instantanée de
la carte d’électeur aura été l’autre flanc qui a
drainé les suspicions et les tentatives de
ralentissement du processus en cours. Passé l’orage
des opérateurs de saisie qui ont plus détourné et
vendu les accessoires des kits d’enregistrement et
du carburant ou qui ont au début bloqué le début des
opérations pour réclamer l’avance sur paiement de
leurs émoluments, des membres des comités de listes
et cartes (de surcroît représentants des partis
politiques signataires de l’APG) qui grondaient
contre le paiement de 2000 francs par jour, ce sont
les partis de la compétition qui ont vite conclu à
un capharnaüm ou à une pagaille des opérations en
cours. Arguant aisément à des inscriptions
d’étrangers ou de mineurs par des préfets véreux. EN
méconnaissance des textes normaux qui régissent le
jeu électoral. «Il appartient aux partis politiques
d’être plus pragmatiques en donnant des directives
strictes à leurs militants sur le terrain pour que
ceux-ci réagissent de façon appropriée à ces genres
d’inscriptions frauduleuses par le dépôt
systématique dans les CELI de recours en radiation,
droit et pouvoir que leur confère l’article 68
alinéa 2 du code électoral», précisait à tous les
coups M. A Méléwonou Essem, rapporteur de la
sous-commission Sécurité de la CENI. Et depuis hier,
le délai compris dans un communiqué de la CENI
appelant les auteurs volontaires ou involontaires de
la fraude à engager volontairement auprès de leur
Commission Electorale Locale Indépendante (CELI) une
procédure d’annulation de l’inscription qui les met
en cause a pris fin.
En
rappel, les opérations de recensement ont été
précédées de trois jours de simulation avec pour but
de tester le système informatique mis en place par
la société belge ZETES et l’engouement des
populations de continuer à s’intéresser à la chose
électorale.
Il
reste donc que la CENI déclenche la procédure de
centralisation des inscriptions qui passe par le
déboulonnage, c’est-à-dire le lessivage du fichier
électoral pour en ressortir les cas de multiples
inscriptions.
Les prochaines législatives coûtent environ 18
milliards de francs CFA, presque supportés par les
partenaires extérieurs réunis au sein du «Projet
d’Enregistrement et d’Appui au Cycle Electoral»
(PEACE / 2007-2008), à raison de 2 millions d’euros
pour l’Allemagne, 3 millions d’euros pour la France,
500.000 USD pour le PNUD et 100.0000 USD pour les
USA. Le Togo n’ayant avancé qu’une enveloppe de 5
milliards.
Late Pater |
|
|
|
Préparation des élections : Faure Prix d’Excellence
de l’Union Européenne |
|
Union européenne vient d'adresser ses félicitations
aux autorités togolaises, notamment au président
Faure Gnassingbé et à l'ensemble de la classe
politique, pour les progrès réalisés dans la mise en
oeuvre de l'Accord politique global (APG), au plan
de l'organisation des prochaines élections
législatives. L'institution européenne se réjouit
des "progrès enregistrés" et "salue les efforts pour
tenir ces élections dans les délais constitutionnels
impartis". En outre, elle renouvelle son soutien au
processus de réconciliation. Une porte grandement
ouverte vers la reprise totale de sa coopération
avec le Togo. |
|
Les relations entre l'Union européenne et le Togo se
sont dégradées progressivement depuis les années 90
où il est reproché à l'ancien régime togolais de
freiner l'évolution démocratique du pays. C'est
ainsi qu'en 1993, l'Ue rompt définitivement le pont
de l'aide publique au Togo des suites de "violences
politiques", de "violations fragrantes des droits
humains". Pendant près de quatre années, le peuple
togolais subit les affres d'une rupture
catastrophique, humanitairement parlant. A la
veille des élections présidentielles de juin 1998,
l'Ue propose une porte de sortie de ce bras de fer
qui pénalise lourdement les populations. Elle
conditionne alors la relance de son aide par la
tenue d'élections libres et démocratiques.
Malheureusement, les observateurs européens envoyés
sur place dénoncent des manipulations grossières.
Toutefois, le 30 juillet 1998 elle ouvre des
consultations avec une délégation togolaise conduite
par le Premier ministre Kwasi Klutsè. Il s'agit de
la première application de la procédure fondée sur
l'article 366bis de la convention de Lomé IV révisée
visant les pays ACP qui sont accusés de violer les
principes démocratiques et l'Etat de droit. Les
consultations débouchent sur la suspension formelle
de l'aide européenne au Togo, à l'exception de
l'aide humanitaire.
Un
an plus tard, l'Ue désigne un facilitateur ayant
pour rôle d'encourager le dialogue entre la mouvance
présidentielle et les partis d'opposition pour
trouver une issue à la crise et mettre en œuvre
l'accord cadre de Lomé. Cela n'aura certainement pas
suivi puisque l'opposition et la mouvance
présidentielle ont montré leur désaccord parfait sur
la majorité des sujets à discussion.
Après une visite de Feu Gnassingbé Eyadéma à
Bruxelles, les autorités togolaises décident de
prendre 22 engagements concrets pour restaurer les
principes démocratiques, les libertés fondamentales,
les droits de l'Homme et établir un dialogue
national avec l'opposition, selon une feuille de
route et un calendrier précis, le 14 avril 2004.
Elles engagent ainsi un nouveau dialogue avec
l'opposition. Dans cette fièvre, l'Ue considère
comme des "initiatives notables" de la part des
autorités togolaises le dialogue national
transparent, l'adoption d'un nouveau code de la
presse, un meilleur accès des partis d'opposition
aux médias publics ou l'accélération des jugements
des prisonniers politiques en détention préventive.
Elle conditionne la reprise de sa coopération à des
efforts supplémentaires en matière de démocratie.
Elle suspend la notification de son aide au Togo (40
millions d'euros au titre du 9ème Fonds européen de
développement + 12 millions du Stabex) à la révision
du code électoral dans un sens acceptable pour tous
les partis togolais et à la fixation d'une date pour
l'organisation d'élections législatives libres et
transparentes. Les fonds ne seront débloqués et la
coopération avec Lomé ne sera pleinement rétablie
qu'au lendemain du scrutin législatif anticipé.
L'arrivée au pouvoir du Président Faure Gnassingbé
en Février 2005 va relancer le débat du respect des
22 engagements. Pour y parvenir, le Chef de l'Etat
initie le dialogue direct avec l'opposition, se
conforme aux exigences contenues dans l'Accord
Politique Global, Apg, signé par l'ensemble de la
classe politique. Il engage pour se faire le
processus électoral dont la majorité des
observateurs européens comme africains, voire
américains considèrent parfaitement en bonne voie.
La satisfaction de l'Ue suite au recensement
électoral et surtout de la mise en œuvre de l'Apg
doit être une fierté nationale pour tous les
Togolais et les interpeller en même pour conduire
chacun dans son rôle le processus à bon port. Cela y
va de la reprise effective de la reprise de la
coopération de l'Ue avec notre pays. Un intérêt
général, soit.
En
rappel, l'Union européenne reste le principal
superviseur du présent processus électoral du fait
d'une présence non négligeable qui se matérialise
aujourd'hui par le déploiement des experts dans tous
les maillons de l'organisation d'un scrutin qui se
veut le nouveau point de relance de la coopération
entre le Togo et ses partenaires extérieurs. Des
documents paraphés entre les autorités togolaises
et l'UE ont très tôt confirmé que l'Europe enverra
des observateurs pour les prochaines élections
législatives dont la date officieuse soumise au
gouvernement par la Commission Electorale Nationale
Indépendante (CENI) reste le 14 octobre 2007. Un
épilogue en somme du Programme d'Enregistrement des
électeurs et d'Appui au Cycle Electoral au Togo (PEACE-Togo)
qui comporte cinq composantes: Planification
Stratégique et Appui Financier et Opérationnel à la
CENI ; Développement des Capacités Institutionnelles
à court et long terme ; Appui aux organisations de
la Société Civile en matière d'observation
électorale et média ; Sécurisation du processus
électoral ; Opérations Post Electorales et
Pérennisations des Acquis.
Sylvestre D. |
|
|
|
Politique d’emploi : Plus de 9 000 enseignants
auxiliaires bientôt régularisés |
|
La
situation désastreuse des agents temporaires et
autres enseignants auxiliaires, un vivier certain de
probables contestations contre le pouvoir de Faure
Gnassingbé, va bientôt trouver une fin heureuse. Le
chef de l’Etat souhaiterait même qu’il en soit ainsi
avant les prochaines législatives. |
|
Il
est de ces agents de l’Etat qui appartiennent à une
sous catégorie de la fonction publique. Ce sont, par
exemple, les enseignants auxiliaires, les agents
permanents ou encore les PEF (Programme-Emploi-Formation).
Ce monde pris ensemble atteint aujourd’hui des
dizaines de millier et devient une sorte de cas
social. Arrivé au pouvoir en avril 2005, Faure
Gnassingbé en a fait un autre défi, preuve en est
qu’il s’échine aujourd’hui que ces agents soient
entièrement intégrés dans la fonction publique.
L’emploi des jeunes, c’est l’un des soucis majeurs
du chef de l’Etat, clairement exprimés dans son
programme de société.
Faure est pressé
D’après le ministre du Travail et de l’emploi,
Katari Foly-Bazi, de gros efforts sont déployés
actuellement, sur instigation du chef de l’Etat,
pour que la situation des enseignants auxiliaires,
ainsi que celle des agents temporaires soit
régularisée en temps réelle. Voici des enseignants
qui ont été recrutés, à tous les niveaux, sans aucun
statut, sous payés par rapport à leurs compétences
et collègues de même rang, et qui exercent depuis de
longues années. Certains sont allés ainsi à la
retraite. D’autres se préparent à les suivre. «Il
va falloir qu’ils aient un statut de fonctionnaire»,
disait le ministre Foly-Bazi dans un entretien
mercredi avec L’Union, citant Faure
Gnassingbé.
La
méthode choisie est d’intégrer, dans un premier
temps, au moins 9 000 enseignants auxiliaires, vu
leur nombre élevé (plus de 13 000, dit-on).
«C’est une méthode pour que d’ici peu, ces agents
deviennent des fonctionnaires à part entière»,
affirme le ministre. Ce lot prend en compter ceux
des auxiliaires ayant déjà bouclé 5 ans.
Les inquiétudes du chef de l’Etat prennent également
en compte la situation des agents licenciés pour
motif de grève, au plus fort des troubles qui ont
meuble notre politique. «A ceux-là aussi, le chef
de l’Etat a demandé qu’ils reviennent pour qu’une
solution soit trouvée à leur situation», indique
le ministre du Travail.
Les temporaires aussi
La
situation est pareille pour les agents temporaires
dont le nombre indiqué tourne aujourd’hui autour de
3 000. Ce sont ces « fonctionnaires » sans statut,
embauchés pour jouer au palliatif pendant que
d’autres désertaient les services. Ils se tapent
tous les boulots, sans doute dans l’espoir qu’ils
seront un jour intégrés. «Ce qui est certain, le
chef de l’Etat trouve leur régularisation
indiscutable», rassure le ministre.
Mais un état des lieux s’impose, afin d’identifier
clairement le nombre actuel des temporaires –
certains ayant déjà quitté ce monde – à intégrer
dans la fonction publique. Pour cela, nous a-t-on
indiqué, il est institué la constitution d’un
dossier spécifiant notamment la date du début du
travail et le secteur. «Actuellement, les tout
derniers dossiers, notamment du ministre des
Enseignements primaire et secondaire, sont en train
de rentrer», a-t-on appris.
Le
problème
A
l’exception des agents du PEF (Programme-Emploi-Formation)
qui, malgré leur traitement insignifiant, cotise
pour leur retraite, les auxiliaires et les
permanents ont du souci à se faire quant à leur
pension. Autant les envoyer mourir chez eux. Pour ne
pas faire les choses à moitié, la Caisse des
retraites aurait été approchée par l’Etat afin de
voir et d’estimer leurs « arriérés » de cotisation
susceptibles de leur assurer une retraite moins
soucieuse. On estime à plusieurs milliards de francs
Cfa, si l’Etat devait mettre en pratique ce projet
de régularisation des fonctionnaires irréguliers.
Sans penser que certains sont déjà à la retraite
sans pension.
Il
faut se rendre compte de tous les efforts qui se
font. Tous les PEF ont été intégrés. En plus, le
chef de l’Etat s’est engagé à régulariser plus de
9 000 auxiliaires et 3 000 temporaires. Si cela est
fait, il va falloir revoir l’effet financier de leur
avancement – n’ayant jamais bénéficié d’un tel
avantage – et, en même temps, payer les salaires de
l’ensemble des fonctionnaires en temps échu. Malgré
la situation du Togo. Aujourd’hui, aucun partenaire
n’a encore mis la main à la poche ; ils prennent
tous pour prétexte la régularité des prochaines
élections. Ce qui dénote d’un effort de mobilisation
des recettes au niveau de l’Etat.
Si
tel est le cas, les syndicats qui brandissaient les
menaces de grèves ont dû mesurer l’effort du
gouvernement à leur sujet pour se calmer ces dernier
temps.
Jean Afolabi |
|
|
|
Phosphates : Le groupe français Roullier se
positionne |
|
Le
14 mai dernier, le gouvernement décidait de
dissoudre IFG-Togo et de créer la Société nouvelle
des phosphates du Togo (SNPT). Cette énième société
étatique qui sera dotée d'une gestion rigoureuse et
transparente devra relancer la production tombée à
son plus bas niveau historique. Estimés à plus de
100 milliards de francs FCFA, les passifs laissés
par l'OTP et l'IFG-Togo brouillent encore la
visibilité de cette nouvelle entité Selon des
services techniques du ministère des Mines, il faut
près de 40 milliards de francs CFA pour la
réhabilitation des machines et autres matériels.
|
|
La
Banque Islamique de Développement (BID) semble être
disposée pour couvrir cette remise à niveau des
installations par un prêt. Les premiers responsables
de cette banque ont d'ailleurs séjourné au Togo le
mois dernier et ont eu des entretiens très poussés
avec le gouvernement. Puis, c'est le tour du
puissant groupe familial Roullier basé à Saint Malo,
en France, qui ambitionne de reprendre les ruines de
l'OTP. Les responsables du groupe se sont entretenus
à ce sujet à plusieurs reprises avec les autorités
togolaises.
Créé en 1959, le Groupe Roullier a développé ses
activités dans quatre secteurs : l'agrofourniture
(fertilisation, engrais, amendements calcaires,
spécialités zootechniques), l'agrochimie (produits
industriels, hygiène et détergents), le grand public
(charcuterie, produits de mer) et les technologies
marines (armement naval, algues…). En 2006, le
groupe Roullier a réalisé un chiffre d'affaires de
1,2 milliard d'euros. Présent dans 35 pays et
regroupant 5590 collaborateurs à fin 2006, dont plus
de la moitié à l'international, le Groupe Roullier
dispose de plus de 60 sites de production en Europe
et sur le continent américain. Grâce à l'importance
de ses capitaux propres et à sa trésorerie nette, le
Groupe Roullier dispose d'une capacité d'endettement
intacte qui lui permet d'assurer son expansion
future avec sérénité et en toute indépendance.
K.
Tchamdja |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|