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Minerais :
Enfin! 20 milliards d’investissement pour exploiter le
sous-sol togolais |
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Le
sous-sol togolais regorge certainement de richesses
inouïes. C’est ce qui explique la signature cette semaine
à Lomé d’une convention avec la société indienne MM
Investment Holding Limited. Objectifs : exploiter sur
une période de 20 ans le fer, le manganèse, le bauxite,
le chromite… |
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Le
gouvernement et la société indienne MM Investment
Holding Limited ont signé le 7 août dernier une
convention d’investissement de 20 milliards de
francs Cfa. Ces fonds serviront à la mise en œuvre
d’une société d’exploitation, de semi transformation
et de commercialisation du minerai de fer, de
manganèse, de bauxite, de chromite et de leurs
métaux connexes. La signature de cet accord est le
fruit de deux années de dures et multiples
tractations entre les deux parties. La présente
convention concerne notamment les minerais de fer de
Bassar estimés à 600 millions de tonnes, de
manganèse de Naéga (dans le Tône) d’une contenance
d’environ 13 millions de tonnes, de bauxite du Mont
Agou (près d’un million de tonnes) et du chromite
de Farendè (dans la Kozah) et du Mont Ayito dans le
Haho.
Ce projet qui devra générer près de 2.500 d’emplois
devra également développer les infrastructures
ferroviaire, routière et énergétique. Pour le besoin
du projet, de nombreux forages d’eau, des pistes de
routes desservant les gisements et le chemin de fer
de Blitta à Bandjeli (plus de100 Km) seront
construits. Les capacités énergétiques actuelles de
la région seront aussi renforcées pour permettre à
l’usine qui sera installée de tourner sans
défaillance. Sans compter des équipements sociaux
(écoles, dispensaires, projets générateurs de
revenus) au profit des populations riveraines qui
sont des composantes de la convention que devra
respecter le promoteur.
Des garanties sûres
Si
les tractations ont duré plus de deux ans, c’est que
le gouvernement togolais voulait des garanties
solides de la part du groupe indien. Les points
d’achoppement qui ont fait traîner la signature de
cette convention sont, entre autres, le statut de la
société et l’indemnisation des propriétaires dont
les terrains seront concernés par l’exploitation. Le
promoteur avait préféré que sa société ait un statut
de zone franche. Ce que le gouvernement avait refusé
au regard des traitements infligés aux employés
travaillant dans les sociétés installées en zone
franche et malgré les nombreuses exonérations qui
sont accordées par le gouvernement. Le groupe
indien était en outre réticent sur la prise en
charge de l’indemnisation des propriétaires
terriens.
Il faut rappeler qu’il y avait également sur ce
projet un groupe chinois qui a été finalement doublé
par MM Investment Holding Limited dirigé par Majesh
Rupani, qui n’est plus un inconnu pour les Togolais.
Installé avec sa famille depuis plus de 20 ans, cet
homme d’affaires s’est déjà illustré depuis 2000
tant bien que mal dans le projet de revalorisation
des teckeraies du Togo (Projet PRAF) qui prend fin
dans quelques semaines.
L’exploitation de ces minerais n’est pas pour
demain. Plusieurs étapes sont d’abord à franchir. En
effet, la présente convention se concrétisera dans
les mois à venir par le démarrage de l’étude de
faisabilité. Suivra ensuite la mise en place de
l’usine avec les matériels proprement dits avant que
ne soit délivré au promoteur un permis
d’exploitation qui lui ouvrira la voie à
l’exploitation.
Plusieurs avantages pour l’Etat
Les avantages de cette convention pour l’Etat sont
nombreux. Il en tire comme retombées directes une
redevance comprise entre 1 et 3% de la valeur
marchande des exploitations et jusqu’à 37% sur les
bénéfices réalisés sur les ventes. En outre, les
exportations devront générer des taxes pour l’Etat
et le Port de Lomé sans compter la consommation
d’électricité, de téléphone… et l’emploi pour 2.500
jeunes. La signature de la présente convention (pour
20 ans) pourra être suivie sous peu par une autre
concernant l’exploitation du diamant suivie par un
groupe belgo- sud africain dans les zones
Akposso-Akébou.
Les richesses naturelles du Togo regroupent entre
autres le marbre, les pierres rocheuses le long de
la chaîne de l’Atakora que lorgne un promoteur
libanais, les phosphates précambriens de Bassar
estimés à 10 millions de tonnes, la tourbe du bassin
côtier, l’or dans la zone de Sokodé, d’Agbandaoudè
(à Bafilo) et dans le Kéran, dont la licence a été
accordée à la société arabe Sky Jet… et le pétrole.
Les six forages de puits de recherche de l’or noir
aux larges des côtes togolaises entrepris par le
groupe norvégien n’ont pas suffi pour attester que
le Togo pourra en être producteur dans les années à
venir. Les investissements d’exploration et de
recherche qui sont lourds sont rares. Il faut en
effet près de 19 millions de dollars (plus de 10
milliards de francs) pour réaliser un forage. Or il
faudrait une vingtaine, selon les experts, pour
avoir une confirmation de présence de pétrole. Ce
qui explique la léthargie constatée dans le secteur.
En
tout cas, avis aux milliardaires car, les chercheurs
soutiennent mordicus que le fond marin togolais sent
encore du… kérosène.
Late Pater |
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Après les beaux discours L’élite féminine
complice de sa marginalisation |
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Il
ne reste plus qu’à chaque foyer de décréter, dans le
calendrier lunaire, la journée de sa femme. Pour que
la boucle soit bouclée. Tellement la gente féminine
est aussi célébrée que sa représentation reste
marginalisée. |
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Nous revenons ici sur le contraste qui découle des
discours et intentions, d’une part, et de la
pratique d’autre part. L’une des réalisations à
l’actif du couple Faure Gnassingbé–Edem Kodjo est la
recomposition de la Haute autorité de l’audiovisuel
et de la communication (HAAC). A cela s’ajoute la
toute nouvelle réforme de la Commission nationale
des droits de l’homme (CNDH) dont les membres élus
s’échauffent pour prêter serment. Mais au demeurant,
ce sont des institutions, une fois de plus,
hautement masculinisées : huit sur neuf (8/9) pour
la première et quinze sur dix-sept (15/17) dans la
CNDH. Chose trop bizarroïde quand on revoit par
quelle force les «damnées» du gouvernement
vocifèrent à travers hameaux et bourgades le rôle
que doit désormais jouer la femme togolaise dans la
réalisation du «Renouveau». D’aucuns en ont
même dénoncé une descente trop excessive sur le
terrain pour sensibiliser des pauvres dames qui
semblent ne rien comprendre de leur «patron»,
la ministre de la Promotion féminine.
Selon une indiscrétion, son excellentissime madame
la ministre de la Promotion féminine reste frustrée
devant ce constat fait, au lendemain du nouveau
«hold-up» des hommes «avares» sur la CNDH.
Ce qui surprend son entourage, surtout qu’il était
plutôt facile de mener le combat dès le
déclenchement du processus de réforme des
institutions. Il suffisait d’y veiller, de mobiliser
les différentes organisations candidates, de donner
des «instructions de vote» à la base,
d’encourager les femmes à se porter candidates. Avec
la même vigueur qui a permis de lutter contre
l’éclipse solaire et les récentes inondations de
Lomé. Rappelons que sur les listes soumises au choix
des députés, seuls les regroupements de femmes
avaient des candidates bien positionnées.
Nous l’écrivions déjà dans une précédente parution.
Tout se passe comme si la femme togolaise, à
l’instar de sa consoeur d’ailleurs, se satisfait des
congrès, conférences, colloques, séminaires, … Que
des occasions pour rassembler le «prolétariat
féminin» et les encenser des concepts
incompréhensibles de la mondialisation.
au
finish, les mêmes se contentent des perdiems et des
grosses voitures, en complicité avec les
institutions de financement. Et l’ouvrage se
perpétue.
Et
si la trouvaille restait à imposer dans les textes
un quota de représentation des femmes dans le débat
national ? Ce que la femme congolaise (RDC) a réussi
à arracher par le parlement du pays. Car, en
réalité, l’inconscient de l’homme réinstaure la
marginalisation au moment crucial de passer au choix
de l’Homme. N’en déplaise aux vertus du concept
«GENRE».
Qu’à cela ne tienne, le fameux document «made in
Kanny Sokpo-Diallo» intitulé «Stratégies
d’intégration du genre dans le développement
économique du Togo» aura toutes les peines à se
concrétiser. Si le mal n’est point éradiqué d’une
autre manière.
Sylvestre D. |
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Le secteur cotonnier en difficulté au Togo:
Les
cotonculteurs abandonnent la culture de l’or blanc |
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La
saison cotonnière 2006 sera-t-elle bonne? Malgré la
décision prise par le gouvernement togolais de payer
rubis sur ongle aux cotonculteurs la totalité du
coton de la saison 2005, et 25% de celui de la
saison 2004, des craintes subsistent quant aux
espoirs du gouvernement sur la saison 2006. |
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Une tournée de la rédaction de l’Union dans la
préfecture de Kloto et d’Agou semble créditer la
thèse que la récolte du coton ne va pas connaître le
décollage attendu, en dépit des mesures incitatives
prises par le gouvernement à l’endroit des paysans.
Dans l’Agou et le Kloto, zones qui ne sont pas les
plus grandes productrices de coton, les paysans ont
préféré les cultures vivrières en cultivant de
vastes superficies pour le maïs, l’igname et le
haricot. Il faut craindre que cette situation qui
prévaut dans cette zone soit le pouls des autres
régions des Plateaux. Certains paysans ont juste
acheté les engrais pour faire d’autres cultures, en
laissant les semences du coton. Nombreux sont ceux
qui ne comptent que faire de petites surfaces pour
le coton dans le but évident de ne pas trop perdre
au cas où comme les années passées, la Sotoco ne
paierait pas.
Cette situation agricole est la conséquence de la
gestion catastrophique du coton et la méfiance des
paysans envers la Sotoco, d’autant plus que des
rumeurs savamment orchestrées venant de Lomé
abondent dans le sens d’un retour au statu quo ante
de la Sotoco qui, pendant près de cinq années a
traversé des difficultés énormes de trésorerie.
Néanmoins, force est de reconnaître que si la
récolte n’est pas bonne, vers la fin de l’année, la
situation peut être imputable à la Sotoco et au
ministère de l’agriculture qui n’auraient pas
entrepris une campagne de sensibilisation idoine sur
la reprise en main de la Sotoco par l’Etat.
Mais la situation n’est pas si reluisante pour le
paysan de Kloto et d’Agou en dépit du choix des
cultures vivrières. Il est ballotté entre la peste
et le choléra. Les prix du haricot et d’igname
produits sur de grandes surfaces risquent de baisser
l’année prochaine, pour cause de surproduction,
tandis que le prix du maïs restera stable. Malgré la
récolte de cette année, le prix du maïs n’a pas
sensiblement varié.
Face à cette situation la question reste toute posée
par rapport à la récolte du coton cette année. Dans
tous les cas la tendance est à une chute de la
production. Sauf si une nouvelle stratégie de
mobilisation est trouvée.
D.
Abel |
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Suzanne Aho nettoie les écuries
:
Fâcheuses affectations du Centre de santé de Lomé |
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Huit sages-femmes et un infirmier viennent de faire
les frais d’une visite de routine de la ministre
Suzanne Aho au Centre de Santé de Lomé, située au
quartier des Etoiles. Selon les renseignements pris,
l’absentéisme notoire et le travail mal fait sont la
base de cette décision importante pour mettre fin
aux grincements de dents des populations. |
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La
nouvelle, partie comme une rumeur il y a quelques
jours, est confirmée des sources proches du
ministère de la Santé et du Centre de Santé de Lomé.
Mme Suzanne Aho, la « petite ministre »,
accusée de faire du show médiatique, a piqué une
rageuse colère à la découverte du désordre dans le
fonctionnement de cette structure très sollicitée
puisque située dans une zone très peuplée. En lieu
et place du matraquage médiatique à elle reproché,
excédée par la situation chaotique du Centre, elle a
tout simplement nettoyé les écuries d’Augias.
Au lieu de travailler, les fonctionnaires
incriminés se tournaient les pouces et vivaient
carrément au dépens de l’Etat comme de vulgaires
puces. Il est dit que certaines des huit
sages-femmes venaient faire acte de présence le
matin et repartaient faire du petit commerce, tandis
que l’infirmier, lui, prenait du bon temps dans les
buvettes du quartier.
Malheureusement ces tireurs au flanc ne sont pas les
seuls dans l’administration togolaise. Cette
situation participe des problèmes qui minent le bon
fonctionnement de la fonction publique depuis plus
d’une décennie déjà. Absentéisme, incompétence,
pléthore de travailleurs pour un même poste,
travailleurs fictifs, double salaire, etc.,
constituent les principaux ennuis de
l’administration publique dont le mauvais
fonctionnement est pour quelque chose dans le retard
économique du pays. Dans de nombreux ministères, on
trouve avec la complicité silencieuse de certains
chefs de sections et de structures, plusieurs cas
d’absentéisme caractérisé. Il y a même des
ministères où les ministres et les secrétaires
généraux sont de fanatiques adeptes de Morphée !
La
raison évoquée le plus souvent est le non-paiement
ou la non régularité des salaires, un argument éculé
depuis longtemps, le gouvernement se pliant en
quatre pour satisfaire les fonctionnaires.
Le
Directeur intérimaire, Docteur Mangamana Bawubadi,
la peur au ventre, n’a pas voulu donner les raisons
de ce dysfonctionnement de sa structure à la
rédaction de votre journal : manœuvre de rétention
d’informations ou tout simplement vielle méthode
d’intimidation, il exigeait la révélation de notre
source !
Il
appartient au ministère de la santé et au
gouvernement de multiplier les structures sanitaires
à Lomé et à l’intérieur du pays, car il faut bien
l’avouer, les infrastructures de santé existantes
sont loin de résorber tous ceux que forme l’Etat.
Là, également, il y a un autre problème, que
l’administration devra résoudre, est le refus des
agents de l’Etat de travailler à l’intérieur du
pays, endroit considéré comme mouroir ; la plupart
des agents des ministères à Lomé disent qu’à
l’intérieur du pays, les fonctionnaires ne
bénéficient pas d’avancement.
Le
Centre de Santé de Lomé, au quartier des Etoiles est
l’un des plus grands de la capitale. Il est
spécialisé en médecine générale, pédiatrie,
accouchement, consultation prénatale et post natale,
petite chirurgie, planning familial, hygiène et
assainissement, stomatologie, laboratoire, service
social et pharmacie communautaire.
Kassa Kwami |
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