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La
facilitation à l’étape de l’action : Blaise Compaoré
entre les élections et la réécriture de la Constitution |
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De
sources proches des différentes délégations au
douzième dialogue intertogolais, le facilitateur
souhaite organiser la première rencontre dès la
semaine prochaine. Dans la foulée on annonce déjà la
période du 8 au
11 août 2006 dans
la capitale burkinabé pour ce premier tête-à-tête,
depuis que l’Homme Intègre a été sollicité à
l’unanimité par les Togolais.
Dans cette phase, chacun sera reçu individuellement
pour permettre à Blaise Compaoré de toucher
personnellement les points de désaccords des uns et
des autres. Une synthèse doit être produite et
soumise aux délégations avant d’entamer le virage
déterminant : arriver à convaincre chaque partie à
lâcher un peu du lest. Ce n’est qu’au bout de cet
effort « surhumain » qu’on peut tendre vers
un accord global qui satisfasse tout le monde. Selon
une source burkinabé, les choses doivent aller vite
« pour éviter de prolonger le calvaire du
peuple ».
« Nous continuons de garder tout l’espoir que le
facilitateur arrivera à nous aider. Nous sommes
conscients qu’il ne va pas faire le travail à notre
place »,
nous confiait hier une source proche de l’opposition
togolaise. « Mais il ne faut pas perdre de vue
que toutes les parties doivent s’efforcer de
donner dans les 20% restants » renchérit un
homme du pouvoir en place, joint au téléphone.
Au-delà de cette approche volontairement
diversifiée, il importe de reconnaître que le
président du Faso n’a pas hérité d’un dossier de
désaccords facile à croquer. Au moment où le PDR de
Zarifou Ayéva s’allie au RPT pour le maintien du
mode de scrutin uninominal à un seul tour, c’est le
consensus entre les « contestataires » de la
CDPA et de l’UFC – et du GF2D dans une moindre
mesure – pour tabler sur une modification
« obligatoire » de la loi fondamentale. Pour
l’association de la société civile, « il est
nécessaire que les réformes devant avoir une
incidence sur les prochaines élections soient
réglées dans l’immédiat ». « La modification
des pouvoirs du Premier Ministre pour les concentrer
entre les mains du Président de la République,
l’affaiblissement de l’Assemblée Nationale par la
création d’un Sénat dont les membres sont
pratiquement désignés par le Président de la
République, les conditions d’éligibilité du
Président de la République et la suppression de la
durée de son mandat, sont des éléments qui ont
participé à l’aggravation de la crise politique »,
précise le parti de Gilchrist Olympio.
En clair, l’Accord global politique devra trancher
la question d’une modification de la Constitution,
sans les touches du Chef de l’Etat ni des députés
(non parties au dialogue), actuellement en vigueur.
Une vision que ne veut visiblement pas embrasser le
facilitateur. Selon toute vraisemblance, le rôle de
Blaise Compaoré devra plutôt rétablir un climat de
confiance autour des conditions optimales
d’organisation des législatives qui doivent
intervenir au plus tard fin octobre 2007. Pour
éviter d’en ajouter à l’actuelle crise par le
maintien d’une législature « périmée ». Qu’à
cela ne tienne, la République continue de rouler.
Il
importe de s’accorder en priorité sur ce qui peut
éviter des contestations et des violences
électorales comme on en avait connu en avril 2005.
Quitte à se prescrire des valeurs qui repoussent les
limites de la méfiance et de la suspicion.
Afolabi Jean |
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A
l’heure des renouveaux : Le transport routier en
ébullition contestataire |
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La dernière grogne des conducteurs routiers de Lomé
vient relancer les débats sur des questions non
réglées, au lendemain de l’effectivité des postes de
péage sur nos routes. C’est le ménage interne des
syndicats contre l’inactivité de l’appareil
étatique. |
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Depuis le lundi dernier, l’Union syndicale des
conducteurs routiers du Togo est entrée en guerre
contre les stations pirates. La nouvelle politique
qu’on dit consensuelle vise à ramener dans les gares
routières et stations réglementaires tous les
chauffeurs qui ont, depuis quelques temps, pris
l’habitude de charger et de décharger les passagers
dans leurs « gares de fortune », autrement
dans les rues.
Selon les initiateurs, c’est une autre phase du
ménage interne. Un ménage qu’impose l’effectivité
des postes de péages. On sait que l’une des
revendications des conducteurs, à titre de
compensation au tarif des péages, c’est de dégager
des routes toutes les barrières des syndicats où
l’on est obligé de « payer des tickets ». En
bonus, les taximen devront se mettre dans des
« conditions professionnelles » : permis de
conduire, visites techniques, assurances… Nul
n’ignore toute l’amertume ressentie, surtout que,
jusqu’à hier, chaque syndicat opérait de façon
solitaire ; chacun voulant se procurer son pain.
Pour les chauffeurs, c’est une victoire d’arriver
déjà à faire rentrer dans « les casernes »
les patrons de syndicats devenus trop
« volumineux » par rapport aux conducteurs qui
peinent à les nourrir. Sans compter les difficultés
à faire des bons comptes aux propriétaires des
véhicules. Désormais, face à la réticence du Fonds
d’Entretien Routier à rabaisser les tarifs des
péages, les conducteurs, tout itinéraire compris,
menacent de pratiquer à la lettre les taux de
transport officiels. En exemple, tout passager de
Tsévié devra débourser 800 francs au lieu des 500
voire 600 francs actuellement perçus.
Le
goulot d’étranglement
Payer les péages et respecter la « règle du
tour » dans les stations contre le « sérieux
des policiers et gendarmes ». C’est le défi
lancé aux autorités pour que les corps habillés
évitent de racketter la route. Déjà, des conducteurs
de taxi de ville ont pris, le mardi dernier, la rue
à la hauteur de la lagune de Nyékonakpoé pour
protester contre l’action des gendarmes. « Au
grand marché, ils nous interdisent de stationner
dans la rue alors qu’il n’y a aucun espace aménagé
et qui peut prendre toutes les voitures qui
arrivent » faisait constater un chauffeur du
tronçon Adidogomé -Assigamé.
Le problème est récurrent. Il y a quelques semaines,
nous dénoncions dans nos colonnes les « péages en
treillis », le cas des hommes habillés qui
« coupent » les routes pour vérifier outre
mesure les « pièces sonnantes ». D’aucuns
racontent même qu’il y en a qui opèrent en toute
clandestinité. Avec la nouvelle donne, il urge de
contrôler effectivement les vraies pièces et
verbaliser les fautifs au lieu d’exiger à être
corrompus par des chauffeurs qui préfèrent ne pas se
mettre en règle. A moins que ces prélèvements
constituent des indices de sauvegarde de la
corruption décriée. Ailleurs, il est instauré un
système de retrait de points…jusqu’à la privation de
son permis de conduire.
Toujours des grincements de dents
Dans notre parution n° 27 du 14 juillet 2006, nous
rapportions les techniques de fraude instaurées au
niveau des péages par des agents qui vendent les
mêmes tickets portant les mêmes numéros à des
conducteurs différents. Ce qui a amené les autorités
à revoir la confiance faite aux hommes qui animent
cette phase manuelle des péages. La semaine
dernière, ce sont les conducteurs des poids lourds
qui se sont sentis visés. Cette fois-ci, habitués à
rouler la nuit en convois, ceux-ci se voient
remettre les tickets de 300 francs tout en payant
les 2000 francs réglementaires. Notre tentative de
s’assurer de la somme perçue s’est heurtée à
l’étonnement des agents exécuteurs. Qu’à cela ne
tienne, autant accélérer l’informatisation des
postes de péages pour arrêter l’hémorragie des
grincements de dents. Pour déculpabiliser des
autorités innocemment accusées de dévorer les
recettes au profit du réseau routier.
Kossiwa Tchamdja |
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Enquête :
L’ATOP
dans tout son état de délabrement avancé
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Au lieu de grandir depuis sa création en 1975,
l’Agence Togolaise de Presse (ATOP) régresse pour,
peut-être, mourir un bon matin. C’est le triste
constat qui est fait aujourd’hui après deux mois
d’enquête de la rédaction de votre journal « L’UNION ».
A travers régions et préfectures, l’ATOP s’écroule à
petits coups. |
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Avec un grand intérêt, beaucoup de férus de la télé
maman (TVT) ont suivi le dimanche dernier l’émission
« Questions de femmes ». Entre autres
invités, la nouvelle directrice de l’ATOP, Claudine
Akakpo, et le patron de CFPT, Lawson Latévi Ebénézer.
Pure coïncidence pour nous. Tout ce qui est dit sur
l’Agence Togolaise de Presse semble cacher en partie
le malheur que vit quotidiennement le personnel.
Dans la réalité, l’ATOP ne se porte pas bien, des
hommes aux locaux.
Prenez le dernier virage menant à l’enceinte de la
TVT et ayez le courage de jeter un regard furtif à
votre gauche pour découvrir de visu le grand
bâtiment de la direction générale de l’ATOP, peint
depuis quelques années par des colonnes de lichen,
graffiti, immondices. A l’intérieur de l’édifice,
c’est le toit d’un bureau de la directrice qui
coule. Selon nos recoupements, la dernière pluie du
dimanche dernier aurait mouillé des documents
soigneusement arrangés dans une armoire collée au
mur. A l’heure où nous mettons sous presse, nous
n’avons pu visiter la directrice pour en prendre une
vue. Qu’importe. Le pire se vit au secrétariat où
les agents sont carrément obligés de recueillir
l’eau de pluie à l’aide d’un seau. A la salle de
documentation, des vitres enlevées facilitent
l’entrée des eaux de pluie. Le point commun reste,
outre mesure, des fissures qui s’observent sur
presque tous les bâtiments. « On a même peur que
ça s’écroule sur nous. Il vaut mieux tout casser
pour refaire un travail en profondeur », nous
confiait encore, la semaine passée, un agent.
L’aspect extérieur du bâtiment qui abrite le panneau
délabré portant l’inscription « AGENCE TOGOLAISE
DE PRESSE » - qu’on dit abriter la comptabilité
– donne l’image d’un édifice datant de la période
pré allemande et complètement oublié. Véritable
vieillot.
Au
plan du mobilier, ce n’est point le paradis. Car, on
peut y voir des tables bancales qui ont le mérite
d’avoir perdu toute leur peinture originale. N’en
déplaise, le bruit du climatiseur fait lire, des
fois, de l’amertume sur le visage de la locataire de
la direction.
Contre mauvaise fortune, bon cœur. Il paraît que les
agents de Lomé sont encore mieux « choyés »
par rapport à l’intérieur du pays. En exemple, à
Atakpamé, ce sont des chauves-souris qui ont pris
tout le bâtiment pour logement. A la moindre pluie,
l’odeur créée indispose plus d’un. A Sokodé comme à
Kara, « les ingénieurs ont carrément fait un
mauvais travail ». Car, la pluie ne manque de
tout mouiller. Là aussi, les édifices peuvent
s’écrouler à tout moment. Les mauvaises langues
racontent même que les murs ne sont pas soutenus par
des chaînages. Et les ingénieurs ont tout simplement
disparu de la circulation. « Ces gens méritent
d’être poursuivis et enfermés si nous sommes dans un
pays normal », nous confiait un employé
rencontré à Dapaong où, quand il pleut, tout le
monde se retrouve dans l’eau.
C’est le comble dans les préfectures où des toits
s’enlèvent par moment sous l’effet du vent violent.
Seule l’Agence de Tsévié peut se frotter les mains
d’avoir un bâtiment respectable.
L’Agence
Togolaise de Presse est plongée dans un dénuement
total en ce qui concerne les moyens logistiques.
Depuis des années, ce sont des directeurs qui ont
travaillé sans le moindre ordinateur. Il paraît que
la nouvelle directrice vient d’être dotée d’un écran
plat « dernier cri », après avoir déclaré en
live sur la TVT qu’ils manquent cruellement le
matériel de travail. Sacré cadeau du ministère de
tutelle. « Pure coïncidence », ironise-t-elle
quand nous l’avons joint au téléphone.
A
l’heure de la modernisation, pas d’appareil photo
numérique, pas d’ordinateur à l’intérieur du pays.
Conséquence : pas d’Internet ni intranet pour
faciliter l’envoi des dépêches à la base. Selon la
méthode, les agents sont obligés de recourir aux
gares routières pour poster les articles sur Lomé.
Ce qui fait retarder les informations d’au moins une
semaine. A Lomé, jusqu’à une époque récente, il y a
une dizaine de secrétaires pour trois ordinateurs.
Et les dépêches, qui sont lues par les fans du Web,
sont l’œuvre d’une directrice qui se débrouille par
son site Internet personnel. Même les bulletins
d’informations ont pendant longtemps disparu du
circuit.
Ce
n’est point un problème de personnel à l’ATOP. Il
urge d’initier une formation obligatoire et un
recyclage pour le personnel présent (environ 150
personnes). Dans la foulée, on annonce déjà qu’en
2007 une grande vague d’employés part à la retraite.
En outre, il importe aux employés de
« s’actualiser » en se dotant, pour un début,
d’une adresse électronique. Même si les problèmes de
survie et de salaires – communs à tous les secteurs
d’activité – restent la priorité.
Aujourd’hui, l’ATOP paraît un service inconnu. A
cette allure, les efforts faits par les employés ne
peuvent être reconnus à leur juste valeur. Il en va
de même de l’état de délabrement avancé qu’on feint
de ne pas voir. Sous d’autres cieux, les agences de
presse constituent une grande source d’informations
puisqu’elles ont l’avantage de pénétrer les hameaux
les plus reculés. Ici, l’ATOP devrait produire la
richesse par la diversité de ses reportages et
enquêtes. Si les faveurs des conditions sont
accordées. Que la méthode du renouveau se déclenche
pour le bonheur de tout un pays.
Sylvestre D. |
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Plus de 25 000 togolais réfugiés rentrés au pays :
Le camp de Comé sera fermé à partir du 15 août |
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Partis par milliers du Togo au lendemain des
violences qui avaient émaillé le scrutin
présidentiel d’avril 2005, plus de la moitié des
compatriotes réfugiés au Bénin et au Ghana voisins
ont quitté leurs différents camps de retranchement
pour rentrer au pays, selon le Premier ministre Edem
Kodjo dans son bilan d’un an présenté hier à la
presse. |
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Les Togolais réfugiés au Bénin et au Ghana, à la
suite des violences électorales de l’année dernière
se sont résolus à rentrer au pays par milliers.
C’est du moins ce que l’on retient des propos du
Premier ministre Edem Kodjo, hier à la salle Kéran
de l’Hôtel 2 Février, où il présentait à la presse
son bilan d’une année passée à la tête du
gouvernement. Le Haut commissariat des Nations unies
pour les réfugiés (HCR) avait recensé environ 43 000
Togolais dont 26 500 au Bénin. Le sujet avait
alimenté tous les commentaires sur le danger
qu’était devenu le Togo pour la sous région et
particulièrement pour ses voisins immédiats, le
Bénin et le Ghana, envahis par des milliers de
réfugiés togolais.
Un
an après, plus de 25 000 Togolais sont
rentrés au pays, à en croire Edem Kodjo. Selon les
derniers chiffres du HCR, sur les 26 500 réfugiés
togolais entrés au Bénin en 2005, il n’en reste que
9 950, a indiqué le chef du gouvernement. Au Ghana,
ajoute-t-il, il ne reste que 6 578 réfugiés togolais
sur les 17 000 recensés. Du Ghana, 2 000 Togolais
ont été officiellement rapatriés vers leurs foyers
par le Haut commissariat aux Réfugiés et à l’action
humanitaire (HCRAH) créé en septembre 2005 par le
chef de l’Etat Faure Gnassingbé. Mille réfugiés sont
rentrés d’eux-mêmes, tandis que 10 000 l’ont fait
sans se faire enregistrer auprès du HCRAH, précise
le Premier ministre.
Le
camp de Comé à fermer
Au
Bénin où on a enregistré le plus gros lot de
réfugiés togolais, le HCR des Nations unies, très
agité jadis sur la question, s’est sans doute
finalement rendu compte du fait qu’il n’y a plus
matière à alerter la communauté internationale.
«Devant le nombre important de Togolais qui ont
quitté le camp de Comé pour rentrer chez eux, le HCR
vient de prendre la décision de fermer ce camp à
partir du 15 août», a déclaré Edem Kodjo. Dans
ce camp qui avait enregistré 1 700 réfugiés, il n’en
reste que 450. En revanche, l’on compte encore 5 500
Togolais dans le camp de Agamé, qui en avait
enregistrés 9 300 au lendemain du scrutin
présidentiel. En plus de quelques 4 000 réfugiés
urbains (hors des camps) sur 15 500 identifiés.
Reste à signer des accords tripartites
«probablement dans un délai d’un mois» entre le
Togo, le Ghana et le HCR, entre le Togo, le Bénin et
le HCR, afin de rassurer les quelques 16 000
réfugiés au Bénin et au Ghana de rentrer au pays.
«Le fruit de tous ces efforts du gouvernement est
d’avoir ramené en si peu de temps, si on se rappelle
les violences post électorales, le calme et la paix
dans le pays»,
a déclaré Edem Kodjo, visiblement satisfait de ce
résultat. Sur le plan intérieur, l’effort a été fait
de réinstaller «tous les déplacés dans leur zone
d’habitation d’origine».
Preuve supplémentaire de la volonté des autorités de
régler la question des réfugiés, qui a suffisamment
terni l’image du Togo, Faure Gnassingbé a donné son
accord, selon le Premier ministre, pour
l’installation des comités nationaux d’accueil des
réfugiés. Les membres de ces structures, issus de
partis politiques, d’ONG, d’associations religieuses
et de droits de l’homme… dont les noms sont déjà
proposés seront désignés dans les jours à venir. Au
nombre de neuf, ces comités nationaux seront
installés dans les zones les plus touchées par les
violences électorales, à savoir Lomé, Golfe, Lacs,
Kloto, Danyi, Atakpamé, Moyen-Mono, Sokodé et Mango.
Le
retour de nos compatriotes au bercail est un bon
signe du climat de décrispation qui règne
aujourd’hui dans le pays et qui promet que les
Togolais sont capables de résoudre eux-mêmes leurs
problèmes. Contrairement aux mauvaises langues.
Kossiwa T. |
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Baisse du taux de séroprévalence au Togo : La
ministre de la Santé s’est trompée d’année
Le
gouvernement a été en fait induit en erreur par Mme
AHO
Colère au Conseil national de lutte contre le Sida
(CNLS) dont Faure Gnassingbé est le président,
surprise dans les institutions nationales et
internationales qui relèvent de la lutte contre le
Sida… lorsque le Togo a annoncé le 21 juillet
dernier avoir réduit de moitié la séroprévalence de
moitié entre 2005 et 2006. Le gouvernement a été en
fait induit en erreur par sa ministre de la Santé. |
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Le miracle a failli se produire au Togo où l’on a
enregistré une baisse de presque la moitié du taux
de séroprévalence. Selon un communiqué du Conseil
des ministre le 21 juillet dernier, inspiré d’une
communication de la ministre Suzanne Aho, le taux de
prévalence VIH/Sida est passé de 6% en 2005 à 3,2%
en 2005. Une baisse de moitié en douze mois.
Miracle. On doit donc logiquement s’attendre à la
disparition de ce virus au Togo en 2007. Les
scientifiques du monde entier, qui se grillent les
méninges afin d’éradiquer la pandémie du Sida, ont
donc de quoi apprendre chez les autorités
togolaises.
Notre curiosité et notre entêtement à croire à tel
miracle nous a amenés à découvrir que la ministre de
la Santé s’est trompée d’année. «Le Togo n’est pas
passé à ce chiffre en un an. C’est inimaginable et
impossible», fulmine-t-on au Conseil national de
lutte contre le Sida (CNLS). «Ce chiffre a dérouté
beaucoup de personnes et c’est une erreur grave pour
le pays», renchérit un autre responsable du CNLS.
Une grave erreur pour le pays d’autant plus que le
communiqué du Conseil des ministres implique et le
Premier ministre et tout son gouvernement, et
surtout le chef de l’Etat qui préside la plus haute
institution nationale de lutte contre la pandémie
qui est le Conseil national de lutte contre le Sida.
Aho s’est trompée d’année
Selon le CNLS, le taux de séroprévalence est en
réalité passé de 6% en 2001 à 3,2% en 2006. Ce que
la ministre de la Santé a manqué de communiquer au
gouvernement. Mme Aho a visiblement mis son chef du
gouvernement dans l’erreur et dans l’embarras. A la
présentation de son bilan annuel hier à la salle
Kéran du 2 Février, le Premier ministre Edem Kodjo a
répété les mêmes chiffres communiqués par sa
ministre de la Santé. Le hic, c’est qu’il n’est pas
arrivé à clairement justifier cette «baisse
brutale», selon le confrère de l’agence Reuters qui
voulait bien en comprendre les raisons. Si la
ministre de la Santé n’a pas préparé seule sa
communication, elle a sans doute ignoré les
informations qui lui sont fournies par les
spécialistes de son département.
En fait, aucune enquête de prévalence du VIH dans la
population générale n’a été effectuée au Togo depuis
le début de la pandémie. La lutte contre la pandémie
a effectivement commencé en 1986, et les premiers
chiffres sortis entre 1998 et 2001 avaient fait état
d’un taux de 6%, essentiellement consacrés à la
population urbaine où il y avait des centres de
dépistage. Et déjà, selon les estimations de l’ONU
SIDA 2004, cette prévalence était passée à 4,1%,
avec le nombre de Personnes vivant avec le VIH/Sida
(PVVIH) estimé à environ 128 980.
L’intensification de la lutte, avec la création en
2001 du CNLS, a fait étendre les programmes sur
l’ensemble du pays où l’on dénombre aujourd’hui 34
centres de dépistage. Le chiffre de 3,2% prend donc
en compte l’ensemble du Togo dont les faibles taux
de prévalence des milieux ruraux ont fait baissé la
moyenne nationale. Il faut noter tout de même
qu’entre 2001 et aujourd’hui, l’infection progresse,
mais la séroprévalence baisse de par le nombre de
personnes prises en compte, explique-t-on au CNLS.
Au gouvernement de rectifier la bourde de sa
ministre de la Santé et d’éclairer le monde
scientifique.
Afolabi Jean |
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Audit
de la dette intérieure du Togo : Les fournisseurs de
l’Etat appelés à fournir des preuves |
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A combien
s’élève exactement le stock de la dette intérieure
du Togo au 31 décembre 2005 ?
C’est pour avoir une idée précise de la situation
que le gouvernement a lancé, en fin d’année 2005,
un appel d’offres international en vue de recruter
un cabinet pour une évaluation. Une dizaine de
structures internationales avait soumissionné pour
cet appel. Après étude des dossiers et propositions
par la commission des marchés, c’est finalement le
cabinet KMPG-Auditeurs Associés en Afrique qui a été
retenu, au vu de son expertise et expérience et de
la pertinence de ses offres financière et technique.
Il doit s’atteler à deux missions essentielles :
évaluer efficacement la dette intérieure du pays
d’une part et apporter son expertise au gouvernement
dans l’exécution des dépenses publiques.
Le but recherché par le gouvernement à travers cet
audit international est d’évaluer à sa juste valeur
ce que l’Etat doit en réalité aux opérateurs et
fournisseurs nationaux. Le gouvernement redoute en
effet une surfacturation et surévaluation de cette
ardoise compte tenu de la longue période de crise
qu’a traversée le pays. Au jour d’aujourd’hui le
cumul de cette dette intérieure contesté par le
gouvernement s’élève à plus de 275 milliards de
FCFA.
Les experts du cabinet KPMG s’installent dès
demain dans les locaux du CASEF pour accueillir les
créanciers de l’Etat. Ces derniers ont un mois, (du
6 août au 6 septembre) pour apporter les
justificatifs de leurs factures et autres impayés
que leur doit l’Etat, dans les moindres détails,
pour prétendre à un paiement. Finies les périodes
des fausses et doubles factures et autres anomalies
qui coûtent des caisses au trésor public et
polluent les finances publiques.
Aux termes du cahier de charges, le cabinet dispose
de cinq mois pour rendre son rapport sur l’audit
proprement dit. Il devra par ailleurs pendant deux
ans assister, par son expertise, le ministère de
l’économie et des finances dans le contrôle de ses
prestations, notamment en matière d’exécution des
dépenses publiques. Ces prestations de KMPG
coûteront à l’Etat environ… 700 millions de nos
francs.
Rappelons qu’une précédente évaluation de la dette
intérieure du pays a été réalisée en 1998 par le
cabinet français C2G… sans suite !!!
Late Pater |
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