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[N°
29: du 28 juillet
2006] |
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Loi sur la décentralisation
:
Ce qui
va changer |
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Si les additifs à la loi sur la décentralisation
sont votés par l'assemblée nationale, plus rien ne
pourra empêcher le gouvernement à organiser des
élections communales.
Il
y a quelques semaines, le gouvernement a examiné en
conseil des ministres un projet d'additifs à la loi
sur la décentralisation, qui devrait parachever un
processus de démocratisation et de développement à
la base impulsé depuis le 11 février 1998 par un
vote à l'Assemblée nationale. Ces additifs visaient
à compléter certaines insuffisances dans la
législation sur la décentralisation, malgré sa
modification par l'Assemblée nationale en 2000. Les
additifs donnent une clarification des contours de
la décentralisation. Par exemple, la loi de 1998 ne
précise pas les délimitations territoriales d'une
commune, qu'elle soit rurale ou urbaine, les
attributions des responsables des collectivités
décentralisées, c'est-à-dire les rôles et les
prérogatives du maire, des conseillers municipaux et
ceux du représentant de l'Etat tel que le préfet par
exemple.
De
même la loi n'a pas défini le rôle des chefs
traditionnels et précisé ce que deviendraient les
chefs traditionnels.
Qu'à cela ne tienne les additifs apportent les
corrections idoines en apportant plus de cohérence
et d'aménagements dans la loi. Il y a désormais des
communes urbaines et des communes rurales. Ainsi,
avec les nouvelles dispositions, le canton devient
une commune rurale, le chef-lieu de préfecture
devient commune urbaine. Le Togo aura près de 400
communes rurales soit une vingtaine de plus que les
377 existants. Le résultat de cette inflation est la
réduction de certaines communes trop grandes. Par
exemple, le canton de Baguida sera réduit en faveur
d'une seconde création.
Utilité de la loi sur la décentralisation
Les Togolais ne pourront connaître l'utilité de la
décentralisation qu'après les élections communales-
l'une des exigences des 22 engagements-, que le
gouvernement pourra organiser dès que les
discussions intertogolaises auront pris fin. Les
dernières communales remontent en 1988, et les
collectivités locales actuelles sont plutôt des
délégations spéciales nommées par décret
présidentiel.
La
décentralisation peut être considérée en somme, dit
le ministre de l'intérieur
Katari
Foli- Bazi, comme un développement local à la base
qui vise avant tout à l'épanouissement du citoyen
par une forme d'organisation qui produit les
richesses. Contraire à la centralisation, elle
permet au citoyen d'élire des responsables qui n'ont
d'autres préoccupations que le développement de leur
commune et la satisfaction des besoins de ses
habitants. Il y a par exemple la construction
d'infrastructures scolaires ou sanitaires, de lieu
de réjouissances populaires et toutes sortes de
nécessités locales.
En
plus, c'est la forme la plus achevée de la
démocratie en ce sens qu'elle associe le citoyen à
la gestion du pouvoir.
La
critique à la loi sur la décentralisation est
l'absence d'infrastructures immobilières dans les
nouvelles communes, d'autant plus que la plupart
n'en ont même pas qui pourraient accueillir les
nouveaux conseils élus. Une critique que le ministre
de l'intérieur balaie du revers de la main : les
nouveaux conseils construiront leurs sièges
eux-mêmes !
Pourquoi pas, puisque la décentralisation signifie
se prendre en charge pour le bien de soi-même,
d'autant plus que les collectivités vivent des taxes
et autres impôts directs levés dans les limites de
leurs collectivités.
Le
rôle de l'Etat
Au
prime abord, l'Etat ne devrait plus en avoir
puisqu'il a cédé ses prérogatives régaliennes aux
collectivités locales. Dans le cas présent, le
problème qui devrait se poser est la répartition des
revenus. La collecte étant centralisée au niveau de
l'Etat, les collectivités entrent en possession de
leurs revenus avec un peu de retard, ce qui pénalise
un tant soit peu leur fonctionnement. Cette embûche
devrait être levée rapidement par des mesures
administratives dès que les conseils seront
installés. Et puis, l'Etat viendra en appui par des
subventions.
La
décentralisation reste l'une des mesures politiques
suscitées et encouragées par les partenaires au
développement. Il demeure sans conteste qu'une
étroite collaboration de ces derniers contribuera à
la gestion sans trop d'accrocs des communes.
Il
y a également "le principe de la compensation" qui
oblige les communes les plus riches à venir en aide
aux plus pauvres.
Akossiwa Tchamdja |
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Dialogue national
Le
facilitateur Compaoré pour son 4è pilotage
A la 25è séance du dialogue national, le mardi 25
juillet 2006, les neuf délégations ont sollicité, à
l’unanimité, la facilitation de Blaise Compaoré,
Président du Faso. La nouvelle a suscité une
satisfaction primaire des populations qui suivent
depuis lors ce qui se trame à la salle Evala. Encore
que tous convergent à faciliter la facilitation |
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Doit-on déjà applaudir à un dénouement de la crise
togolaise ? Quelle place faut-il réserver aux
considérations partisanes de ceux qui croient que
rien ne bouge ? Est-ce la descente constatée de
l’Esprit Saint ? De quelle magie dispose le
facilitateur pour faire redresser les torses
bombés ? Autant de questions qui recommanderaient
sans doute que l’on se mette à réciter le Rosaire.
Pour qui connaît bien les acteurs politiques de la
terre de nos aïeux.
Que de bruit inutile !
D’aucuns ont été quelque peu surpris de l’unanimité
qui a entouré la désignation du président burkinabé.
Car, au tout début du dialogue, les éternels
contestataires faisaient planer tout le doute sur
une éventuelle mission du Burkina. Et la presse en
était manipulée à satiété pour «diaboliser»
l’autre. Argument pris sur le fiasco qui a suivi les
différents Accords de Ouaga dont l’homme était le
parrain. On se rappelle encore de ce déchaînement
foudroyant dont une certaine opinion a fait montre
lors de la visite privée à Kara de Blaise Compaoré.
A un moment où l’idée du dialogue venait de naître.
Comme si le hic togolais mettait fin au cours normal
de la diplomatie. Que de bruit inutile !
Retour gagnant
C’est le moins qu’on puisse dire à l’annonce de la
«fumée blanche». D’aucuns en voyaient déjà le
début d’une médiation et/ou d’une facilitation à
partir du moment où un émissaire burkinabé, le
ministre de la Sécurité Djibril Bassolé, s’est
retrouvé dans la salle Evala au démarrage de ce
douzième tête-à-tête des frères togolais. Qui sait
si le fait ne va pas servir de déclic pour le numéro
1 du Faso qui vient d’accepter la sollicitation ? On
se rappelle que c’est toujours Blaise Compaoré qui
avait joué la facilitation ayant abouti à Ouaga 1,
Ouaga 2 et Ouaga 3. Des accords dont l’application
était finalement compromise. Les deux camps (le
pouvoir et l’opposition) n’ayant brillé que par des
accusations fantaisistes par médias interposés. Et
de quatre donc pour le facilitateur Blaise Compaoré.
Au
lendemain du démarrage de ce «dernier dialogue»,
Blaise Compaoré s’était très tôt porté candidat à la
facilitation. Il était dit et écrit que ce n’était
qu’un trompe-l’œil du pouvoir RPT pour pérenniser
«son pouvoir illégitime». Un détour était ainsi
vite fait sur la personne même du Burkinabé, accusé
de «dictateur» pour être venu au pouvoir par
coup d’Etat et s’y maintenir par des élections
fraudées. Et par le fait des opposants de la
première heure, la piste du président Compaoré était
finalement brouillée.
Au
lendemain de cette «unanimité historique»,
même ceux qui avaient animé la galerie font montre
d’une satisfaction totale sur le choix. Qu’à cela ne
tienne, que diable ne s’en mêle plus, pour que les
uns et les autres puissent véritablement s’ouvrir au
nouveau facilitateur et que ce dernier mesure à
juste titre les enjeux de réunir autour d’un même
idéal des gens qui s’arrangent à se repousser !
Surtout que le nouveau facilitateur a déjà réussi à
écouter les délégations de tous les partis
politiques présents au dialogue.
Jean Afolabi
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Après le verdict du tribunal
:
La
LTDH en Assemblée Extraordinaire le 26 août prochain
La
décision est prise depuis le 24 juillet dernier de
convoquer une assemblée générale extraordinaire de
la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH).
Telle est l’annonce faite par l’ex-nouveau numéro 1
de l’institution, Etsri Clumson-Eklu, rétabli dans
son poste après le règlement du «conflit de titre»
par le tribunal de Lomé. Mais la guéguerre continue. |
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Genèse d’un conflit de titre
Tout a basculé dès lors qu’il est constaté que le
président statutaire de la Ligue, le sieur Akwei
Adoté Ghandi, s’est finalement parachuté aux USA un
peu avant le scrutin présidentiel du 24 avril 2005.
Avec femme et enfants, sous le prétexte d’une menace
permanente de son intégrité physique. Du coup,
l’homme navigue de ville en ville à travers le vieux
continent et l’Amérique au nom de la LTDH pour
parler des droits de l’homme au Togo.
Sur place, son adjoint direct, Etsri Clumson-Eklu,
sans concertation du Bureau Exécutif, prend la
relève et défie «sa sécurité menacée». Les
deux maestro travaillent de concert par les
nouvelles technologies de l’information, mais
annoncent miraculeusement deux résultats différents
au sujet des victimes des violences électorales :
l’exilé crie 500 morts au moment où le courageux
mise ferme sur 800 morts.
Ce
qu’on peut appeler «complicité» entre les
deux déflatés d’Air Afrique commence par irriter les
autres ambitieux de la Ligue. Ainsi surgit le
«groupe Apedo-Amah» pour parachuter l’ancien
Secrétaire Général au poste de Président, après
avoir exclu le téméraire Clumson-Eklu et supprimé
son poste.
Contourner les textes. C’est la volonté tacite des
putschistes (expression consacrée par une certaine
opinion) qui brandissaient néanmoins l’article 12
des statuts. Mieux, ils ont profité de la lacune de
la disposition : «Le Bureau peut pourvoir
provisoirement au remplacement du membre
démissionnaire en attendant la première Assemblée
suivant la date de la démission, sur proposition du
Président». Et si c’est le Président lui-même
qui démissionnait ? Encore faut-il que le vrai
contour de la démission soit maîtrisé.
Presque deux mois de jouissance pour l’autoproclamé
Togoata Apédo-Amah soutenu par le conseiller
Koffimessan Devotsu, deux mois de disette pour le
déchu Clumson-Eklu et ses amis. Et la justice
s’interpose à la demande de l’ex-nouveau président.
L’argent, le nerf de la guéguerre
Tous se demandaient pourquoi les «plus pressés»
ne pouvaient attendre le mois d’octobre 2006 pour
l’organisation de la prochaine assemblée générale
statutaire de fin de mandat devant mettre en place
la nouvelle équipe dirigeante. La conférence de
presse «pressée» du 24 mai 2006 n’a pu
permettre au bureau de Apédo-Amah de satisfaire la
curiosité des uns et des autres.
Aujourd’hui, ce qui se disait en coulisse se
confirme. Même si des arguments tentent d’imputer à
Clumson-Eklu les dérives d’une gestion non
consensuelle et une «haine ethniciste envers le
personnel de Kloto» –engagé depuis l’ère Devotsu
(trois fois président)–, la guéguerre trouve son
fondement dans le «cadeau» du NED. Rappelons
que le NED est un projet d’appui institutionnel
financé par les USA à hauteur de quinze millions de
francs CFA. Douze millions, largués sous la
signature de Clumson-Eklu, ont finalement créé la
brouille entre des responsables censés avoir la
hauteur pour aider à sauvegarder les droits des
paisibles citoyens. On susurre que les trois
millions restants, libérés sous l’ère éclair
Apédo-Amah, ont déjà disparu des comptes, entre le
11 mai et le 5 juillet 2006. NED aurait été négocié
et obtenu par l’exilé Akwei Adoté dans son refuge
américain.
La
force de la justice
Par l’ordonnance de référé n° 0514/2006 du 3 juillet
2006, le tribunal de première instance de Lomé prend
sa décision au regard de l’urgence : «Ordonnons
la suspension de toutes les activités, ainsi que
tous les actes que pose le sieur Apedo-Amah Ayayi
Togoata en qualité de Président de la Ligue
Togolaise des Droits de l’Homme ; Enjoignons au
Bureau exécutif de convoquer une assemblée générale
extraordinaire dans un délai de 30 jours pour
procéder à l’élection du nouveau Bureau exécutif ;
Ordonnons l’exécution provisoire de la présente
décision nonobstant toutes voies de recours».
Mais, depuis, les requis de la justice ne semblent
pas rompre. Ils continuent de contester la nouvelle
donne et boycottent les réunions convoquées par le
sieur Clumson-Eklu qui les accusent, cette fois-ci,
de garder par devers eux des biens de la Ligue dont
la voiture. Pour l’heure, le «groupe des six»
prétend avoir fait appel de la décision du juge pour
faire fi de l’exécution provisoire du verdict
ordonnée par la force du droit.
Boucler la boucle
Au finish, le vice-président statutaire Clumson-Eklu
convoque l’AG extraordinaire pour le 26 août 2006
pour boucler le feuilleton. Ceci, au lendemain d’une
journée de réflexion qui a pondu trois décisions :
volonté d’aller à une AG extraordinaire avec l’aide
des avocats et du tribunal ; création d’un comité de
six sages pour faire ramener le «groupe
Apedo-Amah» à de meilleurs sentiments ; toutes
les personnes munies des cartes signées de
Apedo-Amah et présentes à l’AG extraordinaire ne
seront ni éligibles ni électeurs. Précisons qu’au
temps fort du règne Apedo-Amah, ce dernier déclarait
ne pas reconnaître les dizaines de cartes d’adhésion
signées par Clumson-Eklu en son domicile, transformé
pour la circonstance en «bureau annexe» de la
LTDH. Une nouvelle pagaille en perspective.
Sylvestre D |
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Lilian Thuram pour la JEM |
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Le
défenseur de l’équipe de France, Lilian Thuram,
ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation
internationale de la lutte contre la drépanocytose,
a apporté son soutien à l’association Jeunesse en
Mouvement de Mey Gnassingbé, dimanche, au cours
d’une rencontre à l’hôtel Mercure Sarakawa.
Lilian Thuram qui a rencontré le Porte-parole du
Mouvement, Saïd Mèmène, s’est renseigné sur les
différentes activités que mène le mouvement en tant
qu’association apolitique. L’occasion pour Saïd
Mèmène de parler brièvement des œuvres entreprises
et celles en vue, notamment la réhabilitation de
certains centre de loisirs, la rénovation des
centres de santé et des écoles, la création d’un
complexe sportif, la distribution de dons de toute
nature, le financement des projets de créations
d’emplois et sources d’épanouissement pour la
Jeunesse.
Touché par la vision du mouvement, Lilian n’a pas
manqué de s’afficher aux côtés des membres de
l’association pour les photos, bien drapé dans un
tee-shirt frappé au logo de la JEM à l’hôtel
Sarakawa.
L’ambassadeur de bonne volonté de la lutte contre la
drépanocytose était à Lomé dans le cadre d’une
tournée africaine de sensibilisation des autorités
politiques du Sénégal, de l’Afrique du Sud, du Bénin
et du Togo. Selon le champion du monde 1998, la
drépanocytose est une maladie invisible qui est
pourtant génétiquement la plus répandue et touchant
85% de la population noire.
Pendant son passage au Togo, Lilian Thuram n’a pas
seulement parlé de cette maladie, il a aussi fait
une brève apparition au stade de Kégué où il a donné
le coup d’envoi de la grande finale de la 6e édition
du championnat scolaire cadet trophée Western Union.
Le
défenseur de l’équipe de France aujourd’hui
transféré au Club espagnol de Barcelone est très
attentif à la JEM du fait de l’amour pour le ballon
rond des membres du bureau exécutif de cette
association en commençant par leur président Mey
Gnassingbé. La preuve en est que, le dimanche matin
avant la rencontre avec le chouchou des français,
cette association a organisé deux tournois de
football de petits poteaux à Wuiti et à Nyékonakpoè.
Gilles Vevey |
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Cuisants échecs aux examens : Comment organiser
autrement le BAC II
On
ne cesse jamais de le montrer. Notre système
éducatif est malade depuis des années et contamine
ceux qu’il était censé former. Pour s’en convaincre,
il suffit de jeter un coup d’oeil sur les taux de
réussite à nos divers examens notamment, le CEPD, le
BEPC, le Bac 1 et le Bac 2. Même si aux deux
premiers, les autorités se plaisent à jouer du
ping-pong avec les taux en rabaissant la moyenne
requise au niveau de l’inconcevable pour soigner la
politique éducative prônée par la Réforme de 1975
contenue dans le Livre Jaune, jamais au Togo ce taux
n’a atteint 50 % à ces deux derniers examens.
Pourquoi cela ? |
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La
plupart des Togolais, et le Premier Ministre Edem
Kodjo en premier lieu, connaissent les raisons
fondamentales du bas niveau de réussite aux examens
de fin d’année. Si dans la majorité des pays de la
sphère francophone, d’abord le Bac 1 est supprimé
parce que n’arrivant plus à jouer son véritable rôle
de filtre, le Bac 2, pour ce qui le concerne, n’est
pas entouré d’autant de mythe comme c’est le cas
chez au Togo. Pourquoi tout ce micmac autour de cet
examen qui apparaît comme quelque chose de
diabolique ? Ce qui est sûr, c’est que la faute
provient en partie des autorités éducatives. Car,
les enfants qui vont à cet examen, même si eux aussi
pèchent par négligence, manque de méthode, manque de
motivation, loin de nous l’idée de croire qu’ils
sont plus médiocres que ceux des pays francophones
qui organisent également cet examen. Cette année
académique, l’Office du Baccalauréat, sur le plan
national, a enregistré près de 39,14 % à cet examen
qu’il organise chaque année contre 42 % l’année
dernière. Pourquoi le taux a encore baissé cette
année par rapport à celui de l’année dernière ?
Essayerons de relever quelques unes des raisons qui
font que le taux de réussite n’atteint jamais la
moitié.
Des programmes inadaptés
L’Institut
national des sciences de l’éducation (INSE) de
l’Université de Lomé ne le démentira pas, les
enseignants estiment que les programmes, même s’ils
ne sont pas exactement ceux datant de la
colonisation, ils ne datent nullement pas d’hier.
Ils sont vieillots et inadaptés.
Dans les lettres et philosophie, les programmes
posent de sérieux problèmes. Les manuels de français
en seconde, première et terminale, par exemple,
élaborés à la va-vite et avec des lacunes à Atakpamé,
il y a près de quarante ans, sont toujours en
vigueur en 2006. C’est ce programme que nos
grands-parents avaient étudié il y a des décennies
que les élèves étudient encore aujourd’hui, avec un
peu plus de faiblesse. On va peut-être dire que
c’est une langue et que cela n’est pas grave. Et les
thèmes retenus pour étudier cette langue ? Les
choses évoluent et nous devons vivre avec notre
époque. En anglais et en allemand, par exemple,
c’est presque pareil : c’est du n’importe quoi. En
histoire et géographie, les programmes sont
extrêmement vastes et quasiment sans limite. Si bien
que parfois, chaque professeur fait ce qui lui
plait. Pour preuve, certains ne savent même pas
quand il faut ou ne pas étudier soit le Nigeria,
l’Afrique du Sud, etc.
Les programmes sont également à la fois vastes et
compliqués, que ce soit en mathématiques et en
physique-chimie ou encore en SVT (Sciences de la Vie
et de la Terre). Le contenu des programmes des
disciplines est irréel et la plupart des élèves ont
du mal à le comprendre, parce que purement
théorique. Ailleurs, sur le continent, dans certains
pays qui ont ces matières dans leur système
éducatif, les élèves ont la chance de voir et de
mettre en pratique dans un laboratoire ce qu’ils
apprennent en classe. Chez nous au Togo, combien de
collèges et lycées possèdent de laboratoire ? Des
élèves étudient pendant des années, quittent le
lycée sans jamais mettre pieds dans un laboratoire
ou voir la forme d’un microscope, la couleur de la
liqueur de Fehling ou la forme d’une éprouvette, par
exemple. Certains professeurs enseignent les
chapitres qu’ils veulent au programme. Toutes ces
bouillabaisses font que les élèves, eux-mêmes déjà
faibles et partisans du moindre effort, ne savent
plus concrètement ce qu’ils doivent faire. C’est
cette pagaille monstre qui justifie les faibles
notes reçues dans ces matières précitées.
Echecs cuisants
Lorsque l’on va à un examen et que l’on reçoit de
faibles notes il est difficile de réussir. Cette
année, cela n’a pas du tout été rose dans ces
matières, comme l’a si bien souligné Gbandi
Djaneye-Bondjou, l’actuel directeur de l’Office du
Bac : «Globalement, les séries D n’ont pas du
tout travaillé. La justification, c’est qu’il y a un
problème dans ces matières. Quels sont les
éléments ? Nous verrons par la suite avec les
ministères de tutelle». Notons qu’en série D,
les mathématiques, la physique et la SVT constituent
le socle de toute réussite. Tandis que les deux
premières sont sur 60, donc matières à coefficient
trois, la troisième est coefficiée par quatre,
c’est-à-dire notée sur 80. Figurez-vous que dans
cette série, les notes de 0 à 6 sont autour de 68%
en maths, de 49% en physique et de 23% en SVT. En
même temps qu’il soutenait samedi sur la TVT que
«39,14%, ce n’est pas un taux qui s’éloigne des taux
que nous avons connus jusque là», le directeur
de l’Office du Bac reconnaît lui-même qu’il y a
problèmes quelque part, et promet de s’en occuper
avec les ministères de tutelle et les enseignants.
Il y a longtemps que cela aurait dû être fait.
Des manquements graves
On pouvait encore facilement accuser les élèves si
en face un effort est fait. L’on a connu des classes
d’examen sans manuels didactiques, ni enseignants,
et ceci pendant deux voire trois mois. Non pas à
l’insu des ministres en charge. C’est lorsque les
élèves ont déclenché un mouvement de protestation
que subitement il leur est envoyé des professeurs.
Cela avait commencé par le lycée de Baguida, ensuite
celui d’Agbalépédo, puis celui de Lomé-Cité. Puis
vint le vin amer du Bac 2
L’organisation du Bac 2 ne posait pas tellement de
problèmes comme c’est le cas du Bac 1 où des
individus lugubres, depuis leur bureau, se sucrent
sur le dos des enseignants à qui ils balancent
quatre mille cinq cents (4. 500) francs, après une
semaine de surveillance. Et tenez-vous bien, à
prendre après un an. Au Bac 2 donc, où on payait
jusqu’à l’année dernière 6.000 francs après une
semaine de surveillance et dix mille (10 000) cette
année. Même si ce n’est pas la cerise sur le gâteau,
au moins on sait qu’on va les prendre aussitôt
après.
Par ailleurs, on n’a jamais organisé un examen sans
des fautes dans les épreuves. En dehors des fautes
dans les sujets, il se trouve que ceux-ci sont
souvent hermétiques, pour ne pas dire difficiles,
donc quasiment intraitables. Il arrive que lors de
la correction des professeurs n’arrivent pas
eux-mêmes à comprendre et à élaborer le corrigé-type
de certains de ces sujets.
Sinon, trente trois pour cent, c’est vraiment «les
résultats qui viennent directement du travail des
candidats », comme l’affirme le directeur de
l’Office du Bac. A moins que l’on se décide afin de
mettre tant soit peu de l’ordre dans le système
éducatif togolais.
Late Pater |
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Vols en plein jour à Tokoin trésor |
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Non seulement les cas de vols deviennent récurrents
à Lomé, mais les voleurs n’attendent plus la nuit
pour commettre leurs forfaits. Ils opèrent
maintenant en plein jour.
Le
08 juillet dernier, à Tokoin Trésor et précisément
au niveau de la jonction des rails et de la voie
pavée, un jeune homme a fini sa course dans une
maison laissant derrière lui un combiné téléphonique
qu’il venait de voler et pour lequel il était
poursuivi par les jeunes du quartier. C’était aux
environs de 08h.
Ceux qui le poursuivaient ne se sont pas laissés
distraire par l’abandon de l’objet volé. Ils l’ont
déniché à son dernier retranchement, aidés par les
habitants de la maison, visiblement dérangés par la
visite inopportune de l’intrus. Les habitants du
quartier, très furieux, ont voulu le lyncher
systématiquement et il n’a eu la vie sauve que grâce
à l’intervention des forces de l’ordre qui l’ont
récupéré.Le même jour et dans le même quartier, un
autre cas de vol a été enregistré aux environs de
15h, cette fois-ci derrière la pharmacie de la
Libération.
Une foule déchaînée crie «Oh ! Voleur ! Oh !
Voleur !» Fait curieux : tout le monde court et
crie «voleur» et il s’est installé finalement
une confusion car, on ne sait plus qui est voleur.
Soudain, un quidam d’un certain âge se détache de la
foule en courant plus vite en criant très fort
«Voleur ! Arrêtez-le !» Tout en criant ainsi, il
doigtait dans le vide. Il chasse et montre du doigt
un voleur imaginaire que seul il voit. Mystère ! Il
aurait certainement réussi à s’échapper, puisqu’il
avait pris une distance considérable sur la foule,
n’eut été l’intervention des agents de sécurité de
OPS. Il a eu la malchance de passer par-devant le
siège de ladite société et son attitude suspecte a
retenu l’attention des agents de cette société de
gardiennage qui sont sans doute habitués à ce genre
de cas.
Curieusement, dans les deux cas de vol enregistrés
en plein jour dans le même quartier (Tokoin Trésor),
les objets volés relèvent de la téléphonie. Le
premier a volé un combiné téléphonique et le
deuxième un joli portable. Les uns et les autres
doivent donc faire preuve de vigilance. |
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Un 4e titre pour Sokodé
Les cadets de Sokodé confirment leur suprématie sur
le tournoi Wester Union. |
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«Encore…» Un seul mot a résumé dans les journaux,
radios et chaînes de télévisions, la navrante mais
constante victoire de Sokodé face aux cadets de
Lomé-Commune ouest. Une réalisation nationale dès la
4e minute, œuvre de Tchakoura Mawane qui lobe Kati
Kokou, auteur d’une sortie hasardeuse. Et voilà les
cadets de Sokodé qui s’offrent une fois encore de
l’or. Guy Ayamenou, l’entraîneur des cadets de Lomé,
aura tout tenté pour arrêter cette irrésistible joie
des supporters de Sokodé et imposer son jeu sur le
pré. Mais il n’y est pas arrivé. «C’est la règle
du jeu ; je ne puis rien. Mon attaque n’a pas bien
tourné. Le N° 10 (Sossou Kodjo) que je viens de
sortir, c’est mon attaquant sur lequel je comptais
beaucoup. Mais dans le jeu, il n’a pas pu tenir. Je
ne sais pas la raison pour laquelle il n’a pas
réussi à développer son jeu», concède-t-il la
mort dans l’âme.
Pendant ce temps, son alter ego de Sokodé, Aloua
et ses joueurs, le capitaine Takely Salmatine en
tête, s’ébrouaient sur la pelouse pour célébrer leur
victoire. Pour eux, la journée ne pouvait mieux se
terminer après la surprise qu’il avait eue de la
part du défenseur de l’Equipe de France, Lilian
Thuram, qui était venu leur serrer la main et donner
le coup d’envoi de la partie. Lilian Thuram,
ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation
Internationale de lutte contre la drépanocytose,
avait profité de sa venue à Lomé pour surprendre les
jeunes joueurs.
Mais la grande question demeure. Pourquoi cette
suprématie des jeunes Guerriers cadets de Tchaoudjo ?
«Sokodé est un milieu où le football a une grande
place. Les différentes équipes cadettes qui se sont
succédées sur le podium l’ont prouvé. Disons que
c’est le Brésil du Togo». La tentative de
réponse est de Adjoanouin Sossouvi, directeur des
Sports scolaires et universitaires (DISSU),
institution initiatrice de ce championnat financé
par les Réseaux Western Union de l’UTB et d’Ecobank.
En
6 années d’édition, Sokodé aura remporté à lui seul
quatre titres, avec cette particularité d’être
présent à la finale de toutes les éditions. Le
passage à vide de 2003 et de 2001 où Lomé commune
Ouest, son adversaire et Tsévié lui ont ravi les
titres ne sont qu’un mauvais souvenir. «Le
football est une religion chez-nous et nous sommes
le Brésil du Togo», explique l’entraîneur Aloua
qui savoure ce titre avec beaucoup de bonheur. Pour
cette fois, c’est sûr, Sokodé a pris de l’avance sur
les autres formations. Les supporteurs n’en
faisaient pas d’illusion. Ils savaient que leur
équipe allait gagner. Et ils avaient même commencé
la fête très tôt, hors du terrain, attendant la
confirmation sur le pré. Et cela fut fait.
Gilles Vevey |
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Note de lecture : Le
trophée de cristal
Jeannette Ahonsou, Les éditions de la rose bleue,
Togo, 2005 |
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Il
s’agit d’une banale histoire de ménage à trois… avec
pour protagonistes principaux Constance, son mari
Gilles et la maîtresse de ce dernier, Sylphide,
alias Cristal. Situation de polygamie non déclarée,
puisque l’épouse ignore l’existence de cette rivale
qui n’a qu’un objectif : ravir à Constance son
époux, par tous les moyens possibles… Quand ça
commence ainsi, on peut se dire, d’accord, on a tout
compris, on peut refermer le livre. Quelques
surprises vont alors vous convaincre de continuer la
lecture.
La
première de ces surprises est le cadre de
l’histoire. Romancière togolaise, Jeannette Ahonsou
installe contre toute attente le décor de son roman
loin du pays natal. En effet, tout se passe à
Madagascar, la grande île de l’Océan Indien, célèbre
pour ses rites funéraires, dont l’auteur va
s’inspirer pour imprimer une ambiance au récit.
Celle des intrigues sans fin, des tentatives de
meurtre dont on ne sait pas toujours qui est
l’auteur. Et c’est là l’autre surprise du roman,
l’embrouillement des pistes, copie conforme de la
confusion des sentiments. Qui de Sylphide ou de
Gilles tire les ficelles dans l’ombre ? D’autant
plus que Gilles lui-même pourrait avoir envie de se
débarrasser de Constance, qui ne lui a jamais donné
d’héritier mâle, ce que Sylphide par contre serait
sur le point de lui offrir. L’arrière-fond
sociologique sur l’importance de l’enfant mâle n’est
pas forcément une belle trouvaille, mais qu’importe,
il fournit une fausse piste intéressante. Le lecteur
cherche des réponses en suivant le fil tendu entre
les péripéties du roman.
Comme toujours dans les histoires à trois, il existe
un quatrième larron en embuscade, prêt à intervenir
pour offrir aux personnages et à l’auteur la voie de
sortie. Si la structure du récit n’avait pas été
intelligente et sans prétention, je crois que
Jeannette Ahonsou aurait raté l’introduction dans ce
récit de ce quatrième personnage.
Il
y a d’abord la scène du coup de foudre, en
l’occurrence celui de Ray, jeune médecin, pour
Constance, à l’insu de celle-ci, la première fois
qu’il l’aperçut dans une ferme laitière. Il faudra
attendre plusieurs chapitres pour que la deuxième
rencontre ait lieu, cette fois-ci dans une chambre
d’hôpital où Constance, victime d’un accident de
voiture mystérieux, est en train de perdre la tête.
Ray va jeter toutes ses forces d’amoureux transi
dans cette bataille médicale contre le traumatisme
et le mal-être de la jeune femme, avec l’intention
manifeste de rafler la mise, d’autant plus qu’il
sait des choses sur Gilles qui le mettent en
position de force.
Puis, il y aura l’événement capital, qui va
précipiter l’histoire et, par contrecoup, Constance
elle-même dans les bras de Ray. Un soir, à une fête
où l’affrontement entre Sylphide et l’épouse de
Gilles éclate au grand jour, cette dernière échappe
à un empoisonnement, miraculeusement. Une serveuse
boit dans le verre qui était destinée à Constance et
se porte mal. Le roman approche à cet instant-là du
dénouement, puisque Ray se transforme presque en
détective pour tenter de comprendre ce qui est
arrivé à la serveuse, et de fil en aiguille met à nu
les machinations contre celle qui allait devenir sa
nouvelle compagne à la fin du roman.
Il
y a la petite prouesse finale, le maintien du flou,
comme dans n’importe quel polar classique, autour du
protagoniste collatéral, celui qui se révèle être à
la fin plus qu’un «deux ex machina». Dès le départ,
l’auteure en avait brièvement parlé, de ce
personnage féminin, la maman de Sylphide, mère
indigne que sa fille abandonne à son sort misérable
pour courir le monde et les hommes à sous. On la
retrouve, cette femme, aux côtés de Constance,
laquelle l’a recueillie dans des conditions
bizarres, mais jamais n’aura idée que le danger le
plus crucial qu’elle a à affronter était tout proche
d’elle. Mais à force de traquer le «happy end»,
Jeannette Ahonsou nous offre un dénouement convenu
et bâclé où Cristal (Sylphide) et sa mère meurent de
façon rocambolesque, laissant un Gilles hagard et
désemparé traîner son mal-vivre ! N’empêche, au
total, Le trophée de Cristal est un excellent
roman populaire, dont la lecture n’est jamais
ennuyeuse.
Kagni Alem |
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Ne
vous empêchez pas de rire |
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Voltaire disait son bonheur de trouver des traces
d’humour dans les livres, et qui excitent ses
«muscles zygomatiques» et ne font pas du tout mal.
Il est vrai que la drôlerie dans un roman gratifie
d’un plus un écrivain, puisqu’il n’est pas donné à
tout le monde de faire rire. On ne sait pas si c’est
dans le même sens que la Togolaise Odette Donga N’Zonou
vient de faire paraître un recueil d’histoires
drôles. Il faut cependant reconnaître qu’elle entend
s’inscrire dans une longue lignée d’humoristes dont
les grands maîtres restent avant tout et d’abord
Kokouvito, ensuite Azekokovivina, et Agbelikanklo.
Ces derniers n’ont pas écrit, il faut croire que
Odette Donga N’Zonou écrit pour eux.
«Droit de rire»
(Editions Cité) est le titre de cette compilation
d’histoires drôles qui ont au moins le mérite d’être
effectivement cocasses et parlent de l’Afrique et de
l’Occident. On y trouve même des histoires belges,
françaises, africaines et surtout togolaises. Car,
on aime écouter des histoires togolaises, la
grisaille au pays constituant quand même un champ
vaste d’exploration de l’humour et du rire, le fait
de donner aux autres chauvins cette sensation que
les Togolais ont aussi de l’humour.
A la lecture, on est un peu déçu à l’entame par la
préface du livre, trop sérieuse, écrite dans un
style plus ou moins austère dans un environnement où
on voudrait bien rire et tout oublier. Mais un peu
d’effort satisfera le lecteur qui sera sans doute
emballé par ces histoires drôles. Reste à savoir si
l’auteur et l’éditeur ne l’ont pas voulu à dessein,
histoire d’étonner le lecteur. Déjà à la couverture
du livre, une sentence invite l’audacieux : «ayez
le courage de dire ce que vous pensez» ; mais
deux images de la gent canine où un chien baroque,
grincheux, dit à un autre de race regardant au
loin: «connard!»
Les textes sont d’un humour décapant. Il faut dire
courage à Odette Donga N’Zonou qui n’est pas encore
écrivain, mais voudrait entrer dans le dur métier de
griffonner les paperasses. Titulaire d’une maîtrise
en droit, elle est fonctionnaire au service des
impôts. Oui, et c’est là que le livre fait rire
réellement car, l’auteure, ennuyée peut-être
d’imposer ses concitoyens, essaie de faire passer en
douce les fourches caudines de la direction générale
des impôts ! C’est là l’humour à la togolaise fait
par une femme qui interdit à quiconque de la prendre
au sérieux.
Avis aux amateurs : pour éviter la grisaille et le
mal de vivre du pays, sautez sur ce recueil de
Odette Donga N’Zonou. Ça vous désennuiera d’une
mousson maussade et frisquette !
En vente à Samescom et à son adresse, au 909 31 65,
pour la modique somme de 1.500 francs.
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