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[N°
80 : du 13 juillet
2007 |
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Législatives 2007 : Le bâton et la carotte pour les
préfets togolais |
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Dans la pure courtoisie et le respect des principes
de la déconcentration, les détenteurs délocalisés du
pouvoir central ont été mis au parfum des
innovations qui marquent désormais la gestion des
affaires publiques, principalement l’organisation
des prochaines législatives. Un atelier de formation
a ainsi réuni le week-end dernier à Kara préfets et
sous-préfets autour de l’exécutif togolais. Ceci
sonne comme une réponse immédiate aux inquiétudes
nourries par la classe politique, principalement
l’opposition, qui se refuse d’oublier quelques
dérives de préfets lors de la présidentielle de
2005. Après le décret de mutation intervenu le 20
juin 2007. |
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Selon la formule officielle consacrée, le chef de
l’Etat a rappelé aux préfets et sous-préfets leur
rôle dans le processus électoral actuel au regard de
l’Accord politique global dont il ne faut pas
oublier l’esprit et la lettre. Il a été demandé aux
préfets de se conformer strictement aux dispositions
du code électoral en vue de maintenir un climat de
paix indispensable à des élections libres,
transparentes et équitables.
Presque un sermon
Selon l’un des participants, aucun détour n’a été
fait pour «siffler la fin de la pagaille».
Les deux chefs de l’exécutif ne se sont pas privés
de citer par moments les cas de ceux qui s’activent
souvent à jouer le rôle malsain des politiques. Ce
que d’aucuns ont appelé l’activisme effréné. Exemple
pris sur les zones dites sensibles, Faure Gnassingbé
et Madji Agboyibo auraient mis en garde contre
quelque récidive. Car il faudra rester dans la
logique des efforts faits et supervisés depuis lors
par les partenaires qui accompagnent financièrement
et techniquement le processus électoral. «Il est
vrai que des fois, nous oublions notre rôle
principal pour poser des actes indignes de chef de
la collectivité préfectorale avec toutes ses
divergences, tant ethniques, culturelles, d’opinion
et surtout politiques», nous confie en début de
semaine au téléphone l’un des préfets souvent mis en
cause qui semble trouver la cause : «il faut
reconnaître qu’au temps de Eyadéma, des contingences
que nous-mêmes souvent nous ne maîtrisons pas pèsent
sur les comportements. Il peut arriver qu’on ne te
le demande nullement. Mais l’autre chose aussi,
c’est la faute des autres. Je veux dire que quand
c’est le ministère de l’intérieur (aujourd’hui
ministère de l’Administration territoriale) qui joue
un rôle important dans la tenue des scrutins, nous
en tant que préposés directs dépendants dudit
département, vous comprenez qu’on veut toujours
plaire au patron qui lui aussi veut plaire à son
patron, c’est-à-dire celui-là qui lui a fait
confiance. Je pense que c’est une bonne chose
d’avoir réhabilité
la
Commission électorale nationale indépendante».
Telle une confession.
En clair, après Kara, la responsabilité individuelle
des préfets sera vite dégagée dans la gestion du
temps des campagnes et des dispositions prises pour
la sérénité du vote. Il n’est pas superfétatoire de
rappeler que, à un chiffre près, les «présidents
locaux» ont été mis en place par le RPT, seul
parti au pouvoir jusqu’au gouvernement d’union formé
le 20 septembre dernier. En général, ils sont
maintenus pour ne s’être pas écartés de la ligne
politique tracée par leur parti. Ce qui a, des fois,
convaincu des préfets à ne pas donner autorisation à
des manifestations politiques. A défaut de les
embrouiller par une inaction. Mais il faudra
maintenant s’internaliser que le régime de
manifestation applicable au Togo est celui de
l’information et non de l’autorisation. Et il faudra
le faire huit heures avant la tenue de l’événement.
La
surprise heureuse
Comme pour rabaisser la tension du dialogue franc
qui a été adopté par Faure Gnassingbé, trente-quatre
nouveaux véhicules de service Toyota Hillux, double
cabine, tout brillants, ont été octroyés aux préfets
et sous-préfets. A l’image de «prenez et roulez
du nouveau ; ceci doit être le signe de votre
encouragement à mieux accomplir la mission». En
réalité, vous êtes des missionnaires qui ne doivent
pas s’écarter de la parole du chef.
Selon certains analystes, les conditions de travail
des préfets contribuent largement à leurs dérives.
Souvent aigris par le manque d’accompagnement, ils
s’offrent rapidement à la manipulation du premier
venu. Et surtout qu’il est du pouvoir. Aujourd’hui,
il leur faut du tact pour contenir la verve des
apparatchiks du camp présidentiel qui sont furieux
des ouvertures opérées par Faure depuis avril 2005
et la fougue des opposants «du tout ou rien».
Sur les deux fronts, on est prêt à tout pour saboter
les efforts.
Au demeurant, c’est donc au bâton et à la carotte
qu’ont été servis les préfets tant contestés
conduits à la rencontre par le presque inamovible
Pépa Walakyèm Yata de la Kozah.
Jean Afolabi |
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Energie : Le Togo sollicite 20 milliards sur le
marché monétaire |
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La crise énergétique qui secoue le Togo depuis
plusieurs mois a déjà occasionné des pertes de plus
de 100 milliards de FCFA à l’économie nationale.
Pour résorber ce problème l’Etat a sollicité par le
biais de la Banque centrale des Etats de l’Afrique
de l’ouest (BCEAO) un appel d’offres pour les
cessions d’obligations du trésor, dont il est
l’émetteur, sur le marché monétaire. Selon le
ministère des Finances, ces fonds serviront à
l’amélioration de la fourniture de l’électricité
dans le pays. |
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D’un montant de 20 milliards de francs Cfa, ces
obligations de trésor ont une valeur nominale
unitaire de 10.000 FCFA et nécessitent une
souscription minimale d’un million de FCFA. Au taux
d’intérêt annuel de 6% et couvrant une période de
dix ans, elles seront souscrites jusqu’au 16 juillet
prochain et ne s’adressent qu’aux banques, aux
établissements financiers, aux organismes financiers
régionaux disposant de comptes courant ordinaires
dans les livres de la BCEAO.
A l’adjudication, la loi de l’offre et de la
demande devra permettre à l’Etat togolais de choisir
l’offre et le taux de rémunération qui l’arrange.
Etant entendu que plus les souscripteurs sont
nombreux, plus le gouvernement aura la latitude à
proposer son propre taux qui pourra être inférieur
aux 6% initialement annoncés. Il faut signaler que
ces souscriptions sont ouvertes à tous les pays de
l’UEMOA. L’Etat a choisi cette voie parce qu’elle
est plus souple et ne concerne qu’une catégorie de
souscripteurs donnée, notamment les institutions
financières. Ce qui n’est pas le cas d’un emprunt
obligataire émis sur le financier, par exemple, et
qui est ouvert même aux ménages…
Rappelons que c’est la deuxième opération grandeur
nature que le Togo a lancée sur le marché régional.
En janvier 2006, en effet, il a lancé un emprunt
obligataire de 36 milliards dénommé « Etat du
Togo 6,5% net 2006-2011 » pour financer les
infrastructures nationales. Selon le dispatching
annoncé, ces fonds devraient financer les
infrastructures économiques à hauteur de 15,74
milliards, le développement rural pour 6,13
milliards et le secteur socioculturel pour 8,12
milliards de FCFA.
Au ministère des Finances, on assure que ces
secteurs ont tous bénéficié des fonds de cet emprunt
obligataire. Selon la BCEAO, le Togo a bien
respecté jusqu’ici les clauses en ce qui concerne le
remboursement de cet emprunt. En janvier dernier,
soit un an après cet emprunt, le Togo a honoré ses
engagements en payant les intérêts de 6,5% l’an sur
les 36 milliards, soit 2,34 milliards de nos francs,
comme il est indiqué dans ce contrat. Rappelons que
le Togo a constitué des comptes séquestres à la
Banque Centrale où chaque mois, des provisions
suffisantes venant des impôts et des douanes sont
versées pour rembourser ces passifs.
Le ministre des Mines, Pr Léopold Gnininvi, qui est
rentré hier de sa mission française devra mettre son
équipe en ordre de bataille en attendant que les 20
milliards ne soient disponibles dans quelques jours.
Est-ce la fin du cauchemar pour les Togolais ?
Late Pater |
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Crise de l’éducation : Une commission mixte pour
gérer les examens de fin d’année |
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Depuis mardi, les enseignants frondeurs ont repris
la correction des épreuves écrites du baccalauréat
2è partie, après une séance d’harmonisation et
d’anonymat le week-end dernier. Entrés en mouvement
de revendication depuis le 28 juin, ils ont dû
obtenir une augmentation substantielle des frais à
percevoir : |
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45000F
pour la correction au lieu de 35000F précédemment,
25000F de frais de séjour contre 15000F perçus
auparavant. Rappelons que les correcteurs voulaient que
les primes de correction aillent de 35000 à 100000F, que
les primes de séjour pour ceux qui viennent de
l’intérieur soient fixées à 40000F contre 10.000F
initialement, que la prime d’oral de 5000 actuellement
soit portée à 10000F et la charge de la délibération se
maintienne à 5000F. Les frais de déplacement interurbain
devraient être portés à 10000F plus les frais de
transport de ceux qui viennent de l’intérieur à payer à
60F le kilomètre au lieu de 20F le km depuis les années
80. «Il est vrai que nous n’avons pas eu tout ce que
nous réclamons, mais pour un court terme, ce qui est
acquis est quand même un pas», commente M. Etienne
Baramna. Le porte-parole du collectif des enseignants
croit que c’est l’initiative des négociations par le
gouvernement instruit pour la cause par Faure Gnassingbé
qui a dû faire sauter les verrous. Car les enseignants
veulent aller jusqu’au bout après les promesses fermes
de l’année dernière. En outre, la durée élastique du
mouvement était de nature à jouer sur la psychologie des
profs qui restent des hommes devant les feuilles à
corriger. Il fallait jouer à la prudence et reconnaître
que l’autorité est dans de mauvais draps face aux
finances «en espérant que l’année prochaine plus
jamais on n’en parlera plus».
Et
c’est ici que l’idée d’une commission mixte comprenant
tous les acteurs de la tenue des examens de fins d’année
(du CEPD au Bac II) est née pour étudier toutes les
difficultés : fixer les différents taux à appliquer,
considérer les enseignants en cette période comme des
agents en mission sortis de leur cadre habituel pour la
cause nationale, gérer les cas avérés de sujets pré
connus par des profs véreux, … La trouvaille devra
permettre à terme d’éviter de faire des promesses pour
régler des promesses. Un véritable sans fin. Et
l’enseignant qui est appelé sait au préalable à quoi
s’en tenir pour clôturer l’année scolaire. Vivement que
le pouvoir public tienne parole pour décourager les
adeptes des crises qui feignent d’oublier en cours
d’année qu’une bombe de revendications doit exploser au
bout du compte. La semaine passée, nous nous demandions
inlassablement ce que les premiers responsables du
système éducatif font des revendications de chaque fin
d’année. Ou bien ils s’y plaisent, ou bien ils pensent
juguler les révoltes en promettant le mieux. Quitte à se
libérer de la pression pour…douze mois francs. Pis est,
ils auront souvent manqué de courage en tenant le vrai
langage fondé sur du concret.
Late Pater |
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Recensement électoral
De
sérieux soucis pour la CENI |
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Il
n’y a plus de doute cette fois-ci : les électeurs
togolais vont se faire recenser à compter du 16
juillet prochain pour le compte des législatives
dont la date reste encore inconnue. Une décision de
la Commission électorale, approuvée mercredi par le
Conseil des ministres. |
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La
troisième fois sera la bonne. Après deux reports du
recensement électoral, le tandem Faure-Agboyibo
semble désormais rassuré par l’équipe à Tozim
Potopéré. Ainsi, le recensement de tous les Togolais
en âge de voter –18 ans– sera effectif à compter du
lundi 16 juillet 2007. Et ce jusqu’au 17 août. Un
communiqué du Conseil des ministres a officialisé
mercredi la décision. Jusque-là, on croyait encore à
un faux calcul et à une erreur de prévision de la
Commission électorale nationale indépendante (Ceni)
qui, par deux fois, n’a pas emballé le
gouvernement.
«Après une minutieuse préparation, qui a pu paraître
prendre beaucoup de temps, la CENI a été en mesure
de proposer au gouvernement de fixer une période
pour le recensement électoral. Ainsi, au terme du
décret adopté, cette opération se déroulera du 16
juillet au 17 août 2007. Toutes les préfectures,
sauf celle du Golfe et la commune de Lomé, sont
divisées en deux zones qui recevront successivement
les équipes de recensement. La zone A du 16 au 29
juillet, la zone B du 4 au 17 août, et tous ces
jours de 7 heures à 14 heures. A Lomé et dans la
préfecture du Golfe, le recensement s’effectuera
sans discontinuer pendant toute la période fixée».
Ainsi se prononçait mercredi le Conseil des
ministres sur la nouvelle proposition de la période
du recensement.
Il
est donc entendu qu’à partir de lundi prochain, à 7
heures, tous les électeurs potentiels pourront se
présenter dans les centres de recensement (centres
de vote habituels) pour se faire enregistrer. Tous
les électeurs potentiels, étant entendu qu’avec les
kits, le fichier électoral va être entièrement
reconstitué. Une décision qui engage et la CENI
–organisatrice du scrutin– et le gouvernement de
Yawovi Agboyibo qui lui a donné carte blanche. Il
faut bien croire et espérer que tous les petits
calculs ont été faits par la CENI.
Des ennuis techniques
Dans le cadre de l’enregistrement des électeurs, la
Commission électorale a initié, du 7 au 11 juillet,
une formation des opérateurs de saisie, qui auront
la charge d’entrer les données des électeurs dans
les kits. Ce parcours n’a pas été sans ennuis pour
certains opérateurs, d’après des informations
recueillis sur les lieux des deux principaux centres
de formation de Lomé (Lycée technique d’Adidogomé et
CEG Tokoin-Centre). Le souci majeur est lié à
l’imprimante : elle refuse, dans certains cas,
d’imprimer la carte d’électeur après l’entrée des
données ; dans d’autres, l’ordinateur ne la retrouve
pas. Jusque-là, il a fallu aux opérateurs redémarrer
l’ordinateur pour résoudre le problème.
«Ce problème est plus simple et logique : certains
opérateurs ne sont pas patients lorsqu’ils veulent
lancer une impression. Ils lancent deux, trois,
plusieurs impressions à la fois, et la machine ne
sait plus quoi retenir. Elle se bloque et il faut
supprimer toutes ces impressions, pour reprendre une
seule comme voulue. Ce n’est vraiment pas un
problème lié à la qualité de la machine»,
expliquait Dish’ma Mwanza, formateur congolais,
partenaire de la société belge ZETES. Des
opérateurs, interrogés, ne lient pas cet ennui à une
mauvaise manipulation mais à un manque de
maintenance des kits.
S’il faut, à plusieurs reprises dans la même
journée, redémarrer les kits pour des
disfonctionnements liés à l’imprimante, il n’est pas
exclu que le recensement s’en ressentira. Mais la
plus grosse inquiétude de la Commission électorale
reste sans doute l’aspect financier des opérations
de recensement. (Lire ci-dessous « La
CENI a du souci à se faire »)
Des difficultés pratiques
La
Commission électorale nationale indépendante (CENI)
a beau être optimiste quant au bon déroulement des
opérations de recensement à entamer lundi prochain,
il y a des zones de turbulences qui se pointent à
l’horizon. Des zones de turbulences créées,
inconsciemment ou consciemment, par le malentendu et
le manque d’information sur le traitement financier
réservé aux opérateurs de saisie. Hier déjà, sur les
ondes du confrère Radio Nostalgie, il était
fait état d’un mouvement d’opérateurs de saisie
affectés dans la préfecture de Kloto qui réclament
leurs perdiems après cinq jours de formation.
La situation est partout pareille : un jeune chômeur
d’Avépozo, banlieue-Est de Lomé, postulant en
opération de saisie, est affecté par la CENI à
Atakpamé, à 170 km de chez lui. Espérant pouvoir
revenir avec quelques économies, il se lance dans
l’aventure, en empruntant des sous à gauche et à
droite, pour son transport, sa restauration et son
logement. Au bout de cinq jours de formation, il
ignore toujours ce qui lui est dû ; peut-être même
a-t-il déjà brûlé tout ce qu’il avait emprunté à
Lomé.
Les représentants de la CENI et des CELI qui se
pointent de temps à autre sur les lieux de
formation, ne disent rien de concret. Ils feignent
d’ignorer ce qu’ils doivent aux opérateurs de
saisie. Très énervant ! Et irritant. Mercredi, le
dernier jour de la formation, le statu quo et le
suspens ont été entretenus jusque tard dans le soir.
Certains maladroits représentants électoraux à
Adidogomé se permettent de demander aux opérateurs
pourquoi ils réclament des perdiem alors qu’ils sont
formés… en kit. Sans doute pour leur avenir. Aux
dernières nouvelles, on apprend que les opérateurs
formés doivent se présenter à des bureaux de poste
jeudi soir, ou vendredi, ou lundi, ou mercredi… pour
toucher le montant qu’ils ignorent encore pour les
cinq jours de formation. C’est-à-dire lorsqu’ils
auront pris ce courage d’entamer le recensement
proprement dit à partir de lundi, toujours sans
savoir ce qu’on leur devra.
La Commission électorale doit avoir du souci à se
faire : elle vient de montrer au serpent le bâton
avec lequel elle compte l’assommer. S’il était
intelligent, le serpent l’éviterait. Et bonjour les
dégâts au recensement. Encore que les opérateurs de
saisie sont en nombre largement en deçà des six
mille et poussières attendus. Il est dit que la
source de tout ce désordre provient du système de
décaissement des fonds alloués pour les élections.
Pour un recensement sans accrocs, il importe que le
gouvernement intervienne. On ne peut pas avoir 17
milliards de francs à disposition et se battre pour
3.000 ou 4.000 francs.
Sylvestre D. |
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Football/Sanction de la Caf : Tata Avlessi suspendu,
interjette appel |
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Le président de la Fédération togolaise de football, Tata
Avlessi, reconnu coupable dans une affaire de corruption
lors du match Togo - Tunisie dans le cadre du Championnat
U-17 qui s'est déroulé à Lomé du 10 au 25 mars dernier a
annoncé mardi qu'il a interjeté appel après la sanction
de huit (08) ans de suspension de toute activité ayant
trait au football que lui a infligée la Caf. Ses
complices, notamment les arbitres togolais, Attivi Cessi
et gambien Pa Abdou Sarr ont respectivement sanctionnés
de quatre années de suspension et d'une interdiction
d'exercer toute activité liée au football pour la vie. |
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Joint depuis Paris où il séjournait, le Président de
la Ftf, s'est dit d'abord surpris avant d'indiquer
qu'il interjette appel auprès de la Commission
d'appel de la Caf.
" Je n'ai pas trop de déclarations à faire. Je
pense que l'opportunité que cette instance est en
train de m'offrir, c'est que j'ai encore une dizaine
de jours pour faire appel. Déjà, il y a un collectif
d'avocats qui s'est mis en place dont le président
est Maître Aquereburu, le Bâtonnier de l'ordre des
avocats du Togo et d'autres avocats au Togo comme en
Europe qui vont essayer de défendre le dossier ",
a déclaré Tata Avlessi à nos confrères de Radio
Sport FM.
Culpabilité établie
Le
Jury Disciplinaire de la Caf, dans sa correspondance
datée du 5 juillet reçue par la Ftf le 10 juillet
dernier dit qu'il a entendu les explications du
président concernant une somme d'argent qui aurait
été donnée par M. Cessi à l'arbitre central, M. Sarr
et aux autres arbitres assistants. Mais les
explications de Tata Avlessi ne l'ont pas convaincu
et a jugé qu'il y a eu violation des dispositions
du Code disciplinaire de la Caf, en particulier les
articles 76, 79, 81, 127.2 et qu'à ce propos elle
estime aussi que " ces ont été commises par le
président de l'Association Togolaise de football M.
Avlessi ". Et qu'à ce titre, il a trouvé que
suite à de telles violations, il n'avait d'autre
alternative que de conclure que Tata Avlessi est "
coupable " et d'invoquer les articles 82.2 et
127. 1a et b qui disposent que dans de pareil cas,
le coupable est interdit de toute activité ayant
trait au football pendant une période de huit
(08) ans.
Tata veut une confrontation
Tata Avlessi, lui, continue par plaider non coupable
et souhaite une confrontation entre lui et les
arbitres qui l'ont mis en cause, notamment l'arbitre
assistant togolais, Attivi Cessi. " Mon souhait,
c'est de faire une confrontation avec le Togolais,
Attivi Cessi. S'il peut confirmer à une
confrontation où et quand je lui ai remis cette
fameuse enveloppe dont j'ignorais le contenu ",
a ajouté Tata Avlessi.
Dans son rapport complémentaire de mai dernier au
Jury disciplinaire, Attivi Cessi a donné son
interprétation des faits : " Je n'avais pas
traité ouvertement ou en connaissance de cause d'une
affaire d'argent avec l'arbitre gambien pur faire
gagner le match par le Togo. Ce dont je me rappelle,
c'est qu'une enveloppe a été envoyée à ce dernier,
M. Pa Abdou Sarr, arbitre du match Togo-Tunisie
prévu ce 13 mars 2007, par le président de
la
Fédération togolaise de football (Ftf), M. Tata
Avlessi. Et ceci, par mon entremise, enveloppe dont
j'ignorais totalement et sincèrement le contenu "
La
confrontation que souhaite le président de la Ftf a
très peu de chance d'aboutir. Car selon les
dispositions de l'article 45 du Code de discipline
de la Caf, à cette étape de la procédure, " Il
n'y pas de débats contradictoires. Les requêtes et
les conclusions sont adressées au Secrétariat
Général par écrits ".
Les conditions de recevabilité
Suivant les dispositions de l'article 59 du Code de
discipline, l'appel a un effet dévolutif complet. Il
n'a d'effet suspensif qu'en ce qui concerne les
condamnations au paiement d'une somme d'argent. En
clair, la décision prend effet à l'expiration du
délai d'appel qui est de trois (3) jours.
Pour que l'appel interjeté soit recevable, Tata
Avlessi doit verser un montant de trois mille USD
(3000$) sur le compte bancaire de la Caf avant
l'expiration du délai de sept (7) jours pour motiver
l'appel.
Faute de ce versement dans les délais impartis,
l'appel est irrecevable. Le montant est restitué à
l'appelant qui a gain de cause. Au cas contraire, le
montant est acquis pour la Caf si l'appelant est
débouté en la forme ou sur le fond.
Par ailleurs, suivant les dispositions de l'article
58.5 du Code de discipline " Si le recours est
abusif et/ou frivole, les frais et débours,
déterminés par le Président du Jury, doivent être
payés en plus du dépôt ".
Le Jury d'appel statue en principe en dernier
ressort. Mais le Code de discipline de la Caf,
prévoit la possibilité d'un recours devant le
Tribunal arbitral du sport (TAS) et suivant les
dispositions de l'art. 45 parag. 4 des Statuts.
Gilles Vévey |
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