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Lutte contre le Sida au Togo : Un Plan stratégique
national lancé cette semaine |
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Le lundi 30 avril 2007 fut officiellement lancé à Lomé le
Plan stratégique national (PSN) de lutte contre le Vih/Sida
et les IST 2007–2010. De part l’importance que les
autorités attachent à la lutte contre cette pandémie, la
cérémonie de lancement a été présidée par le chef de
l’Etat, Faure Gnassingbé, également président du Conseil
national de lutte contre le Vih/Sida et les IST (CNLS–IST). |
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D’un coût total de 60,631 milliards de francs Cfa
sur quatre ans, soit plus de 121 millions de
dollars, le Plan stratégique national (PSN) de lutte
contre le Vih/Sida et les IST 2007–2010 est
l’affirmation de la volonté du Togo de venir à bout
de la pandémie du Sida. Le document, d’une centaine
de pages, met l’accent sur six (6) domaines
prioritaires qui sont : renforcement des services de
prévention de l’infection à VIH et des IST ;
accélération de l’accès au traitement aux soins et à
l’appui, promotion des droits humains, lutte contre
la discrimination et la stigmatisation ; promotion
de la recherche en matière de VIH/Sida et des IST ;
renforcement du cadre national de suivi et
évaluation ; renforcement de la coordination et
bonne gouvernance.
Des domaines majeurs
Le gros du financement sera absorbé, à 48,36%, par
le domaine de l’accès au traitement, aux soins et à
l’appui. Ce domaine permettra de soutenir les
efforts nationaux dans la dispensation des
antirétroviraux (ARV), du traitement des infections
opportunistes, le soutien aux personnes vivant avec
le VIH et aux orphelins et enfants en situation
vulnérable. A terme, en 2010, le traitement par les
ARV sera offert à 10.000 adultes et à 1.000 enfants
vivant avec le VIH. A ce jour, seules 4.500 à 5.000
personnes malades ont accès aux ARV. En 2010, 12.000
adultes et enfants bénéficieront d’une assistance
psychosociale et nutritionnelle. Des activités
génératrices de revenus seront développées et
l’appui sera renforcé. En 2010 également, 11.500
enfants orphelins du Sida seront pris en charge, et
la totalité des ménages qui les hébergent auront
reçu des Kits d’appui.
Le domaine de la prévention de ce plan national
quadriennal bénéficie du second financement le plus
élevé, à hauteur de 19,562 milliards de francs, soit
environ 32,25% du budget. Il met l’accent sur le
développement de la prévention, particulièrement à
l’intention des travailleurs de sexe, des jeunes,
des femmes et des milieux du travail. Avec près de
10 milliards de francs, il s’agira de d’accroître le
dépistage volontaire, la prévention de la
transmission du VIH de la mère à l’enfant, la
vulgarisation de préservatifs, le diagnostic et le
traitement correct des IST et la sécurité
transfusionnelle.
Quel
financent ?
Le financement du plan stratégique national sera
essentiellement assuré par les contributions du
budget de l’Etat, d’une part, des partenaires
bilatéraux et multilatéraux et autres organisations
non gouvernementales internationales et le secteur
privé, d’autre part. Il se fera à l’appui d’un plan
annuel adopté par le CNLS–IST, et les prévisions
tiendront compte des indicateurs de progrès des
domaines prioritaires.
Au niveau interne, pour mobiliser les ressources
nécessaires, le Plan propose à l’Etat de prendre
«des mesures institutionnelles». Pour ce faire,
indique le document, «il faudra prévoir dans le
budget de chaque institution/ministère une ligne
consacrée à la lutte contre le VIH/Sida et les IST
dans les activités classiques des différents
départements». Et les opérateurs économiques
seront impliqués dans l’atteinte des objectifs
fixés. L’implication structurelle s’entend par
l’apport des sociétés d’Etat et autres entreprises
de toute nature à but lucratif dans la mobilisation
des fonds. De toutes les manières, il est attendu
une mobilisation de 18,25 milliards de francs cette
année, de 29,49 milliards en 2008, de 27,27
milliards en 2009 et de 25 milliards de francs en
2010. Pour sa part, le gouvernement s’est engagé,
d’après le chef de l’Etat au lancement, à allouer un
budget de 8 milliards de francs Cfa sur les 4 ans, à
raison de 2 milliards de francs par an.
En rappel
La prévalence du VIH, estimée à 3,2% chez les
adultes, est en voie de stabilisation au Togo avec
cependant quelques disparités : elle baisse au fur
et à mesure que l’on s’éloigne de la région
Maritime ; elle est plus élevée en milieu urbain
qu’en milieu rural. Elle est 9 fois plus élevée chez
les travailleuses de sexe que dans la population
sexuellement active, selon le Conseil national de
lutte contre le Sida. En 2006, on estimait en
moyenne au Togo 9.700 enfants vivant avec le VIH ;
61.000 femmes adultes vivant avec le VIH ; 100.000
adultes vivant avec le VIH et près de 88.000
orphelins. Ces résultats sont le fruit du précédent
Plan stratégique 2001–2005.
Le CNLS–IST souhaite ériger au Togo, en 2010, un
centre de formation et de recherche d’envergure. Des
ressources seront également mobilisées et affectées
à la promotion des activités de recherche. La
recherche coûtera près de 1,5 milliards de francs
Cfa, soit 2,37% du budget du Plan stratégique de
lutte contre le Sida. A cet effet, une commission
scientifique sera mise en place, la politique
nationale de recherche sur le VIH/SIDA et les IST
assorties d’un plan d’action sera élaborée et un
répertoire de recherche rendu disponible. Il faut
souligner que, ici aussi, le gouvernement s’est
engagé à construire un Laboratoire de recherche sur
l’immunothérapie des personnes vivant avec le VIH.
Jean Afolabi
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Musique :
Claudy Siar et « couleurs tropicales » à
Lomé |
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L’animateur de «couleurs tropicales» sur RFI,
l’émission sur les musiques caribéennes et
africaines, l’Antillais Claudy Siar, est à Lomé dans
le cadre d’un enregistrement des artistes musiciens
togolais au théâtre de la verdure du CCF.
L’enregistrement se fera sous forme de deux
spectacles en live ou play-back en présence d’un
public, ce soir et demain samedi à 20 heures. |
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Claudy Siar |
Ont été choisis, pas toujours de façon objective, de
nombreux artistes nationaux à l’instar de King
Mensah, le roi de la musique traditionnelle, des
éléments de la nouvelle génération de chanteurs
togolais tels que Small Poppy, Toofan…etc. Il y a
également l’arrivée un peu impromptue du comédien
Frédéric Gakpara qui s’illustre dans le registre de
l’humour à travers un théâtre d’un genre un peu
particulier, et qui a sorti un album de chansons
humoristiques reprenant pour la plupart les phases
burlesques de sa pièce «La charcuterie de la
République». Un autre comédien et dramaturge,
Alpha Ramsès, sera également de la partie pour menus
sketches.
Selon l’animateur de RFI, cet enregistrement, qui
sera produit au cours de son émission tant écoutée
«Couleurs tropicales», est destiné à faire la
promotion des artistes togolais qui n’évoluent pas
toujours dans les conditions les meilleures, étant
pour la plupart inconnus du public parce que non
produits par des maisons dignes de ce nom. Leur
audition sur le plan international, et surtout dans
l’espace francophone, grâce à « couleurs
tropicales », contribuera un tant soit peu à élargir
leur audience, a expliqué Claudy Siar lors d’un
point de presse tenu hier à l’auditorium du CCF, en
présence de nombreux artistes et journalistes.
Durant ses échanges avec la presse et les artistes,
M. Siar a eu à exprimer son amour pour les musiques
d’Afrique et des Caraïbes et faire savoir que son
émission s’inscrit dans une lutte pour faire
entendre, au nom de la diversité culturelle, les
cultures d’Afrique et de sa Diaspora.
S’exprimant parfois avec beaucoup de passion et
s’estimant à tort ou à raison africain, Claudy Siar
n’a pas démenti sa réputation d’artiste engagé à
faire entendre absolument la voix d’une renaissance
noire. Il est d’ailleurs l’un des Français qui ont
lutté aux côtés de la Guyanaise Christiane Taubira à
faire accepter par l’Assemblée nationale française
la traite négrière comme crime contre l’humanité. De
même s’est-il battu pour que la célébration de cette
journée soit faite dans le recueillement, à
l’absence des épanchements festifs constatés dans
les précédentes célébrations. Pourfendeur des
régimes autocratiques et despotiques d’Afrique, il
promeut sur les ondes de RFI des chanteurs engagés
comme Tiken Jah Fakoli ainsi que d’autres artistes
de hip-hop –souvent à son dépens–, au risque
d’entretenir des relations quelque peu difficiles
avec certains gouvernements africains. Il a
notamment cité le cas d’un groupe de Rap
mauritaniens dont le passage des chansons au cours
de «Couleurs tropicales» a suscité l’ire du
gouvernement mauritanien d’Ahmed Ould Taya qui, par
des demandes réitérées de suspendre le passage du
morceau mauritanien, avait fini par interrompre
l’émission de RFI en Mauritanie, avant que le coup
d’Etat du colonel Wald ne mît fin à cette
interruption.
Depuis quelques années, des émissions sur RFI sont
pour davantage de connaissances sur le continent. On
peut citer entre autres «Plein Sud» d’Amobe
Mevengue, «Couleurs tropicales» de Claudy
Siar, «Archives d’Afrique» et « Médias
d’Afrique » d’Alain Foka.
Mais si ces différentes émissions se distinguent par
la forte personnalité de leurs producteurs et
animateurs, on ne peut en dire autant de leur
contenu qui laisse quelquefois à désirer. Si Claudy
Siar brille par une présentation de Ray Charles ou
James Brown, ou par quelques artistes musiciens
d’Afrique ou des Caraïbes, comme Youssou N’dour,
Awady, Salif Kéita, on peut douter quelquefois de
ses sélections musicales. A force de vouloir faire
la promotion des musiques du continent, l’animateur
de RFI en arrive à promouvoir, de manière
arbitraire, des musiques de moins bonnes qualités,
la quantité ne rimant pas forcément avec la qualité.
C’est ainsi qu’on ne comprend pas du tout la
promotion qui est faite pour le couper-décaler, jugé
par l’animateur comme musique ayant «transcendé
les frontières», et qu’il s’évertue à faire
«vriller» les oreilles des auditeurs. Si le
couper-décaler, musique très physique, fait danser
dans les boîtes africaines, est-ce à dire que ce
rythme transcende le temps ? Claudy Siar qui a fait
siennes les conceptions senghoriennes de la
négritude et qui pense que le rythme est dans les
tripes chez le Noir, devra abandonner cette
philosophie de la race et cesser de considérer que
la musique est divertissement chez les Occidentaux.
Il en est de même d’Amobe Mevengue qui a
complètement dénaturé le français d’Afrique en
faisant la promotion d’une langue qui n’existe que
dans la tête de cascadeurs du couper-décaler et
nulle part ailleurs en Afrique.
On préfère passer encore sous silence, les dérapages
techniques d’Alain Foka dont les émissions sur
l’histoire du continent, «Archives d’Afrique»,
passent à côté de la vérité. Pour faire œuvre
d’historien, prendre l’un quelconque des
protagonistes pour parler d’un événement, c’est
dénaturer les faits et faire preuve de partialité.
Tony Féda
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Laurent Takassi, le prédateur du P.A.L. : Deux cent
millions de dettes au Port de Lomé |
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L’homme tente de passer pour un vertueux. Il
s’infiltre partout avec une soif de puissance
inégalée. Il est en réalité un prédateur de la pire
espèce. Un homme qui manipule et use du chantage
pour détourner des fonds et ruiner la crédibilité de
notre port. Cet homme croit avoir des qualités. En
réalité, il ne traîne que des casseroles. |
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Personne n’a oublié les détournements qu il a commis
au préjudice de Togotelecom qui lui valurent d’aller
à la case prison et d’être mis en cause par la
commission de lutte contre la corruption.
Véritable panier percé, il laisse des ardoises
partout. Pendant des années, il refuse de payer une
dette de 55 millions correspondant au non règlement
par TAAL des factures de manutention pour le compte
de ses clients armateurs alors qu’elles lui ont été
payées. Pour solder sa dette, il se décide en 2007 à
vendre ses actions dans Manuport mais exige qu’elles
lui soient payées plus de cent fois leur valeur.
Sitôt la somme encaissée, le sieur Takassi s’en va
livrer à des journalistes des soi-disants preuves de
comportements frauduleux de GETMA.
Il faut à présent que la justice lance une enquête
sur cet obscur personnage sous plusieurs aspects.
A la fin de la gestion précédente du Port, il
cumulait 200 millions de factures impayées au Port.
Qu’est devenue cette dette ?
Comment le sieur Takassi a-t-il acquis l’immeuble
qu’il occupe alors qu’il était agent Messina pour le
compte de NAVITRANS ?
Comment peut-il se maintenir à la tête de Navitogo
le syndicat des consignataires (Maersk, Sdv, Getma,
Grimaldi, CMA CGM, Navitrans, TAAL) alors qu’il n’y
a jamais eu d’élections organisées pour renouveler
le bureau ?
Le moment est venu pour cet homme peu fiable de
rendre des comptes.
K. Tchamdja |
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