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[N°
56: du 26 janvier 2007] |
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Sécurisation des élections : Faure se casse pour un
scrutin propre
Il se dit, avec insistance, dans les hautes sphères que
la réussite des prochaines législatives constitue le
souci majeur du chef de l’Etat. Loin de vouloir plaire à
l’Union européenne, Faure Gnassingbé en a fait un pari
personnel pour donner la preuve de sa volonté de changer
les choses. |
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La
présidentielle d’avril 2005, qui a vu la victoire de
Faure Gnassingbé, a été un drame sur le plan de la
sécurité. Le ton avait été donné par les militants,
et de l’opposition et de la mouvance. Tels des
trophées de guerre, des gourdins cloutés, des
coutelas, des poignards et autres armes blanches
sont brandis quotidiennement dans des
manifestations, et en plein jour. Au fil des jours,
et à mesure que le scrutin approchait, les esprits
s’échauffaient, la tension était au sommet… pour
finalement exploser. Les calculs macabres avaient
donné entre 400 et 500 macchabées pour une enquête
des Nations unies et 811 morts pour le duo Akwéi
Adoté-Ghandi et Etsri Hihéadéva Clumson.
Dans tout cela, c’est l’Union des forces de
changement (UFC) des préposés de Gilchrist Olympio
qui vient de sortir les meilleurs chiffres : 565
morts précis (dont 8 femmes), 1020 blessés et 6
disparus. Le plus âgé des morts avait 67 ans et le
plus petit 3 ans. Sans aucune précision sur les
endroits où ces corps ont été enterrés. Soit.
Nouvelles réalités
Sans être obligé d’exagérer des chiffres, nul ne
peut nier qu’il y a eu violences électorales en
2005, et qui ont fait des victimes. Ce qui pouvait
aussi être évité, parce que les Togolais pouvaient
faire mieux que de s’entretuer autour des urnes qui
ne disent jamais qui a gagné. C’est ce qui justifie
le souci du chef de l’Etat et du gouvernement de
réunir tous les moyens de sécurité disponibles au
profit des législatives de juin prochain. A
commencer par la carte d’électeur «infalsifiable
et sécurisée avec photo» convenu le 16 janvier
dernier à Ouaga par le Comité de suivi de l’APG. Le
dégel de ce litige est venu du chef de l’Etat, qui
reçu l’assurance que la rubrique « photo » sera
prise en compte par les partenaires.
Mais tout n’est pas d’avoir une carte d’électeur
illustrée par la photo du détenteur. Il y a de ces
militants, souvent téléguidés et chauffés à bloc,
qui rament à contre-courant. L’Accord politique
global (APG) du 20 août 2006 a édicté un code de
bonne conduite pour les élections qui exige des
candidats et des partis politiques à sensibiliser
leurs militants au sujet du déroulement du scrutin.
Il est entendu que, avec le mode de «scrutin
proportionnel de liste à la plus forte moyenne»,
le dépouillement dans les bureaux de vote ne sera
que partiel. Et que c’est la Commission électorale
nationale indépendante qui devra attribuer les
sièges par rapport au Quotient Electoral. Il est
également entendu que les voix n’attribueront de
sièges que par rapport à la préfecture, prise comme
circonscription électorale. Il importe aux partis
politiques d’inculquer ces nouvelles donnes aux
militants, devenus ces derniers temps des
scrutateurs.
Le
rôle à la police
Le
gros de la tâche revient aux forces de sécurité.
Leur inefficacité et leur débordement dans des
situations telle que avril 2005 amènent à faire
intervenir l’armée. Mais Faure estime que l’armée
n’a pas vocation à intervenir en périodes
électorales. Raison pour laquelle il s’échine à
améliorer les conditions de travail de la police et
de la gendarmerie. Par ailleurs, l’APG avait
recommandé la neutralité de l’armée dans le débat
politique, et préconisé «un accroissement des
effectifs et des moyens d’action de la police et de
la gendarmerie afin de leur permettre d’assurer
efficacement leurs mission…», en veillant,
notamment à la sécurisation des opérations
électorales.
A
cet effet, «615 ont été recrutés, formés et sont
opérationnels» depuis le 1er octobre dernier,
selon le ministre de la Sécurité, le colonel Atcha
Titikpina. 1.200 élèves policiers sont actuellement
en formation, et 750 gendarmes, recrutés, sont aussi
en formation de maintien de l’ordre. A cela va
s’ajouter cette année 1.000 nouvelles recrues. Mais,
«cela ne sert à rien de former des hommes et ne
pas avoir des moyens», a déclaré mercredi le
ministre de la Sécurité à l’endroit d’une mission de
la Commission de l’Union européenne. Le budget de
l’Etat n’arrivant pas à couvrir les besoins
financiers et matériels de la police et de la
gendarmerie, le colonel Titikpina a demandé l’aide
de l’Union européenne. Ces besoins sont estimés à
plus de 3,3 milliards de francs Cfa pour les moyens
roulants et 386,58 millions de francs pour la
transmission.
Le
ministre de la Sécurité, qui estime que «le
problème du Togo est aussi un problème de
sensibilisation», envisage d’entreprendre, avec
son collègue de la Défense, une tournée de
sensibilisation au niveau des forces de sécurité et
dans les garnisons de l’armée. L’un dans l’autre, on
ne peut qu’espérer un scrutin apaisé, où le militant
devra comprendre que son principal devoir est et
demeure d’aller mettre un bulletin de vote dans une
urne. Et de s’abstenir de tout acte de provocation.
Sylvestre D. |
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Le
ministre Bawara répond à Amnesty…« …nous
continuerons à travailler avec les organisations des
droits de l’homme » |
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On
s’y attendait sans doute le moins. Mais les
nouvelles autorités togolaises, réagissant à un
nouveau rapport d’Amnesty International sur leur
pays, ont la ferme volonté de collaborer avec ces
institutions pour l’amélioration et la défense des
droits de l’homme. C’est du moins ce que laisse
entendre le ministre de la Coopération et du Nepad,
Gilbert Bawara. |
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«Le rapport d’Amnesty International est tombé à un
moment inopportun, où toutes les tendances
politiques et la société civile se battent pour
améliorer la situation des droits de l’homme au
Togo»,
a réagi le ministre de la Coopération et du Népad,
Gilbert Bawara, interrogé par «L’Union» au
sujet du dernier rapport de l’organisation des
droits de l’homme sur l’impunité au Togo.
Le
18 janvier 2007, l’organisation internationale de
défense des droits de l’homme, Amnesty
International, rendait public un rapport sur
l’impunité, la justice et l’Etat de droit au Togo,
intitulé «Togo : je veux savoir pourquoi on a tué
mon fils». «Ce document se fait l’écho des
témoignages de certaines des victimes des violences
commises lors de la période de transition qui a
suivi la mort, en février 2005, du président
Gnassingbé Eyadema», indiquait Amnesty dans un
communiqué de presse. Et ces victimes, rencontrées
par l’organisation lors d’une mission d’enquête en
juillet 2006 au Togo, appartiennent à des
sensibilités politiques différentes, certaines sont
proches des partis d’opposition, d’autres sont
membres du parti au pouvoir, beaucoup d’autres sont
de simples civils.
L’organisation s’est inspirée de ce que «plus
d’une centaine de victimes d’atteintes aux droits
humains se sont réunies au sein d’un Collectif
d’associations contre l’impunité afin de déposer
plainte devant la justice et obtenir réparation».
Et d’appeler les autorités «à répondre à ce
besoin de justice afin de prévenir de nouvelles
atteintes aux droits humains».
La
volonté de changer
Le
gouvernement togolais se refuse de se substituer aux
victimes des violences et des violations, quelles
qu’elles soient, à en croire le ministre Bawara.
Mieux, le gouvernement n’interdit à aucun citoyen de
saisir la justice pour des cas de violences et
d’impunité. En revanche, explique le ministre de la
Coopération, «nous faisons l’effort d’avoir une
justice moderne afin que tout éventuel plaignant sur
des cas d’impunité puisse avoir devant lui une
justice impartiale et indépendante». Il est
évident que la justice togolaise, en l’état actuel,
n’inspire aucune confiance et ne peut trancher des
affaires liées aux violences du premier semestre
2005 en toute impartialité.
Mais Amnesty International ne semble pas saisir le
sens de l’option du gouvernement. «Tout en
prenant note des commentaires des autorités
togolaises, nous constatons avec déception que
celles-ci ne prennent aucun engagement concret afin
de traduire en justice les auteurs présumés des
violences de 2005», déclare l’organisation. Une
position d’Amnesty International, –qu’on ne peut
empêcher d’en avoir une– ne devrait pas «divertir
le gouvernement», estime le ministre Bawara.
Bien qu’ayant des positions divergentes avec Amnesty
International, «nous continuerons à travailler
avec les organisations des droits de l’homme», a
affirmé le ministre togolais de la Coopération et du
Nepad.
Preuve en est que Amnesty International a été
autorisée à mener une enquête sur le terrain, sans
en être inquiétée. Et que le bureau du Haut
commissariat des Nations unies pour les droits de
l’homme s’installe au Togo pour assister les
autorités à améliorer la situation des droits de
l’homme. Et que la question de l’impunité soit
inscrite, débattue au dialogue intertogolais, et
consignée dans l’Accord politique global.
Jean Afolabi |
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Mission conjointe UE / PNUD :
12 semaines pour le matériel, 1 mois de recensement |
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«L’élection peut régulièrement se tenir, malgré que
nous sommes confinés dans un délai trop limité».
Cette confidence d’une source proche des experts de
l’Union européenne résume la portée de la présente
mission conjointe UE/PNUD qui séjourne au Togo
depuis le 14 janvier dernier. Ce que confirme à
juste titre M. Richard COX du Bureau du Programme
des Nations Unies pour le Développement pour qui il
faut «examiner avec les autorités, les différents
ministères les possibilités de la coopération entre
l’UE et le Togo dans le domaine des élections (…)
Les élections parlementaires sont prévues pour le
24
juin 2007. On va maintenant rentrer dans la phase
opérationnelle des préparatifs des élections. Mais
il reste encore beaucoup de questions budgétaires,
techniques et d’appui à la sécurité. Nous sommes
venus au Togo pour clarifier ces questions». |
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Après des visites plus ou moins protocolaires aux
institutions et aux parties ayant signé l’Accord
politique global, les émissaires sont rentrés depuis
quelques jours dans la phase pratique par des
séances de travail répétées avec les membres de la
Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Cette approche vise à «regarder les aspects très
pragmatiques de l’assistance électorale que les
Nations unies avec l’UE, à travers la Commission
européenne, veulent apporter au Togo. Nous sommes
ici en train de travailler main dans la main avec la
CENI pour identifier les aspects pratiques et
essentiels pour mener à bon port cet exercice
extrêmement important. On a énormément progressé sur
la définition de certains paramètres ; on est en
train de voir les besoins en termes de logistiques
ou bien en train d’élaborer un plan stratégique…»,
précise un membre de la délégation.
L’Union
européenne, qui s’était engagée à soutenir le
processus électoral, a dépêché son chef de
délégation, Seriani Filiberto Sebregondi, pour
porter le message à Faure Gnassingbé. C’était le 14
janvier dernier à Accra, au Ghana, où le chef de
l’Etat venait de rencontrer le président allemand.
Premier acte concret et rassurant : l’UE prend en
compte la rubrique photo de la carte d’électeur
sécurisée infalsifiable. Ce qui a aussitôt débloqué
et accéléré les discussions au Comité de suivi le 16
janvier à Ouaga, au Burkina, au moment où la mission
conjointe UE/PNUD avait déjà atterri à Lomé.
Joignant l’acte à la parole, la mission de l’UE, au
cours de ses travaux avec la Commission électorale
nationale indépendante (Ceni), s’est proposée de
fournir, et ce en 12 semaines, les kits devant
servir à l’établissement des cartes d’électeurs avec
photos. Opération qui sera couplée avec le
recensement électoral annoncé par les experts
européens pour se dérouler seulement en un mois.
Très confiants et habitués à la chose, ils assurent
que «la Ceni peut tenir dans le délai»,
malgré des retards accumulés, et organiser le
scrutin législatif à la date du 24 juin. C’est
autant de garanties pour déjouer les pronostics qui
évoquent déjà un probable report du scrutin.
Tiraillée de toutes parts depuis des mois par des
politiques, la Ceni peut à présent se mettre
sérieusement à la tâche et fixer au plus tôt les
Togolais sur un calendrier électoral précis, qui
indique la période du recensement électoral et ses
éventuelles modalités. L’Union européenne est là !
Sylvestre D |
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Culture : Amour compromis d'Alexandre Pothin
Agbetrobou |
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Alexandre Pothin Agbetrobou est un auteur un peu
unique en son genre, amateur d'insolites et de
bizarreries. Son premier roman, «Amour
compromis» (Editions La Bruyère, mai
2004, 224 pages, 19 euros), tourne autour d'une
histoire incroyable : un oiseau sauvage, un aigle,
enlève un enfant. La disparition plonge sa famille
dans la désolation et qui, après maintes recherches
et prières, a fini par faire son deuil. Sauf, bien
évidemment, Ablavi, sa sœur aînée de cinq ans au
moment de l'enlèvement, fascinée et obsédée par la
disparition extraordinaire de ce frère presque
inconnu mais dont on a toujours parlé dans son
entourage. |
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Bien des années plus tard, et après maintes
péripéties amoureuses, elle s'entiche d'un jeune
garçon dont la mère mourante raconte l'histoire que
son enfant était un don du ciel. Malgré la joie d'Ablavi,
d'avoir retrouvé son frère, elle sait que ses amours
pour son désormais ex-amoureux sont compromis. Le
tout est dit dans une langue simple mais où
l'auteur, un peu pudibond, parce que ancien
séminariste qui a raté la prêtrise, reste très
réservé sur les rapports entre homme et femme.
Agbetrobou reste l'écrivain togolais qui laisse
perplexe à la fois par son écriture un peu trop
classique et sa façon d'aborder le genre romanesque.
Ecrivain atypique, il se transporte dans des
villages pour raconter des histoires extraordinaires
incrustées dans l'imaginaire africain mais dont on
se moquerait bien aujourd'hui dans notre Afrique
moderne. C'est un auteur embarrassant pour le
lecteur averti qui finit par se lasser de la
présence des clichés qu'il véhicule, peut-être sans
le vouloir, sur l'Afrique. Jusqu'à présent, ce sont
les bandes dessinées du genre de Zembla qui se sont
prêtées à ce jeu de l'Afrique, terre sauvage ; cela
fait un peu désordre quand un auteur africain se
fait le héraut de cette philosophie.
De
toutes façons, avant la colonisation, il est établi
que les parents, les chefs de village, les roitelets
et les empereurs constituaient plus un danger
permanent pour les enfants que les prétendus rapaces
dont parlent le Togolais dans ses romans.
Pothin Agbetrobou a d'abord voulu être prêtre avant
d'opter pour des études d'économie, mais se fait
rattraper par l'envie farouche et dévorante de
l'écriture. Il a écrit deux romans.
Kassa K. |
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L’Etat
doit venir au secours des artistes |
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La liste devient très longue d’artistes togolais qui
soit tombent malades ou meurent dans la misère la
plus crasse, sans sécurité sociale ni soutien, sans
qu’aucun officiel ou homme politique ne lève le
petit doigt pour crier au scandale. |
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Le
23 septembre 2006 dernier, Akofa Akoussa est tombée
évanouie dans les coulisses de l’Hôtel 02 Février,
quelques secondes après ses prestations musicales
devant le président Faure Gnassingbé et les
officiels présents à la cérémonie. «J’ai fait des
efforts surhumains pour ne pas tomber sur la scène»,
avoua-t-elle sur son lit d’hôpital. Avant elle, il y
eut des artistes moins chanceux : Kokou Mab, dont
les parents ont connu des misères pour lui faire des
funérailles dignes ; le grand comédien du Concert
Party Kokouvito, mort dans l’anonymat et sans
sou alors que sous d’autres cieux, il pourrait vivre
et mourir raisonnablement.
Gravement atteinte d’un cancer, Akofa Akoussa serait
soignée dans un centre hospitalier de France grâce à
l’aide d’une association d’artistes français ou de
ses parents, ou, selon certaines rumeurs, avec le
concours de la présidence de la République
togolaise.
Si
le dernier cas soulevé est vrai et souhaité, il est
très rare et pas du tout souhaitable. Car, il ne
faut pas attendre la maladie d’un artiste pour lui
venir en aide, et les artistes n’ont pas besoin
d’aumône, fût-il présidentiel, puisqu’il s’agit là
d’une intervention privée.
Il
revient à l’état de se trouver une politique
culturelle devant faire de la culture une activité
économique importante pour le pays. Une réforme –en
fait une révolution– politique en ce domaine
pourrait aider le Togo, et amener les professionnels
de la chose culturelle que sont les artistes à vivre
dignement, à payer l’impôt.
En
vérité, la situation des artistes est le résultat
d’une absence de politique culturelle ou justement
d’une politique basée sur la valorisation des
valeurs dites traditionnelles. Ce qui constitue en
réalité un trompe-l’œil, car ces valeurs
traditionnelles sont des éléments de ce qu’il
convient d’appeler la culture morte. Disons plus
simplement le folklore.
Il
faut que les autorités politiques se réfèrent aux
professionnels de la culture pour élaborer une vraie
politique culturelle, ce qui constitue en fait un
ambitieux projet de société. C’est dire opter
«pour un certain nombre de valeurs individuelles
et collectives qui font du développement culturel la
finalité des finalités de la croissance et du
développement économique».
C’est dire également, l’élaboration d’actions
publiques et privées de toute nature qui tendent à
conférer à chacun le droit de vivre ainsi sa
relation à autrui et au monde. Cela passe
nécessairement par la création de théâtres
décentralisés dans toutes les régions, notamment à
Lomé, dirigés par des professionnels de la culture.
L’avenir économique du Togo en dépend, et de façon
globale, si on veut une véritable société
démocratique, il faudra passer par là. Il ne s’agit
pas de faire quelque chose pour le plaisir de
quelques-uns, mais de créer quelque chose qui ancre
les sociétés dans une dynamique de développement.
Late Pater |
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