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Le Triangle

27 Sept 2006

[ 004:  26 Sept 2006]
La fête de « Centenaire » à Baguida

            Un jour du 04 juillet 1884, débarque à Baguida une délégation envoyée par le chancelier Allemand Bismark à la tête de laquelle Dr Gustav Nachtigal. L’idée était de sécuriser la bande de terre entre le Bénin français et le Gold Coast anglais pour la colonie Allemande qui devenait de plus importante sur cette côte.

            Le 05 juillet 1884 en présence des notables du Roi Mlapa, un traité de protectorat sera signé devant Togbui Adela SANI à Baguida donnant naissance à la colonie Togolaise dont les frontières seront plus tard délimitées par les conquêtes coloniales allemandes.

            Cent ans plus tard en 1984 une cérémonie est organisée à Baguida qui fut la première capitale du Togo de 1885 à 1887 pour fêter la naissance de ce territoire qui deviendra Togo, la Terre de Nos Aïeux.

            La célébration de cette journée a été appelée le « Centenaire » et depuis, même cette année où les Baguidadis ont célébré le cent vingt deuxième anniversaire, la fête est toujours dénommée « LE CENTENAIRE ».

            Un monument financé par l’ambassade allemande est érigé à l’entre de Baguida sur la route Lomé-Anèho, autour du quel les premières manifestations, c'est-à-dire les discours officiels, sont prononcés.

            Le Togo est né à Baguida, nous devons le savoir et la fête du centenaire ne devait pas être ignorée et droit retenir l’attention de tous les Togolais. Peu importe le nom donné à la fête, un grand respect devait être accordé à cette « ville », la première capitale du Togo de surcroît.

            Au magazine « Le Triangle » nous estimons que ce village devenu un banlieue de la capitale Togolaise devait bénéficier de beaucoup plus d’attention de la part des autorités au même titre que la ville de Zebevi (Anèho), la deuxième capitale du Togo (1887 – 1897).

Dans nos prochaines éditions nous vous parlerons de la création du village de Baguida, de son évolution, de son administration, de ses sites historiques… et surtout de ses besoins.

Sani Vich  

Perles et Cauris : Le message des dieux par la consultation divinatoire

             Nous venons par cet article vous faire découvrir le langage parlé des perles et cauris, leurs communications secrètes entre l’homme et les dieux par la pratique de la consultation divinatoire, consultation par cauris comptés ou jetés.

            Consultation par cauris comptés : la cérémonie est simple. Un tas de cauris est déposé soit par terre, soit dans un vase enterre cuite (Kongban) soit dans une calebasse à large ouverture (étré, en Ewe). Ensuite vous formulez soit audiblement ou en pensée votre inquiétude, vous placez le dos de votre main gauche sur le tas. Vous partagez les cauris déposés en nombres pairs. Si le nombre est pair la réponse est oui et si le nombre est impair la réponse est non.

            Consultations par cauris jetés : il y en deux types : jet par 4 cauris et par 8 cauris.

            De l’un ou l’autre, lorsque les cauris sont réservés face au ciel le dos au sol, la réponse est absolument oui selon ce que vous demandez à votre dieu. Si une moitié est le sol et l’autre face au ciel la réponse est oui toutefois on doit demander confirmation. Sinon l’opération est à reprendre tout en demandant d’autres consultations.

            Ce sont là des pratiques simples qui permettent à l’africain d’apaiser son « moi intérieur ». C’est une noble preuve de sagesse que de pouvoir communiquer directement avec son « créateur » et d’être ainsi en harmonie avec lui.

            Et ça marche parait il. Mais l’objet de notre magazine n’est pas de vous faire croire à ces pratiques ancestrales mais seulement de les connaître et de les comprendre

            A vous de faire ce que vous voulez !

Jérôme Sossou

 

Vanessa et sosie : Un film du Togo : Madjé Ayité

            Le cinéma Togolais comme l’on le constate semble être inexistant non pas parce que les acteurs et réalisateurs manquent de créativité mais la chose culturelle n’intéresse pas encore les autorités compétentes.

            Ayité Madjé a réussi à présenter au public à la fin de l’année 2005, un film sur la réalité Togolaise. Ce film « Vanessa et sosie » qui comporte deux histoires a été joué et réalisé au Togo par des Togolais.

Un résumé du film Vanessa et Sosie

            Une petite fille échappe à ses ravisseurs. Elle arrive à Loméville où elle ne connaît personne. Elle est ramenée dans un service qui s’occupe des enfants abandonnés et perd la parole. Luc, qui travaille pour ce service, et sa femme Tati décident de la garder en attendant de retrouver sa famille.

            Karen déçue de surprendre son fiancé Marvin avec une autre femme dans on lit part pour Loméville où elle fait connaissance avec Luc et Tati. Un jour Tati rend visite à Karen et est trompé par une terrible ressemblance entre Marvin et Luc. Imaginez la suite.

Pourquoi ce film ?

            Vous y trouverez deux histoires. La première sur le trafic d’enfants et l’autre une histoire d’amour.

            Le trafic d’enfants une réalité au Togo. Aujourd’hui le nombre de trafiquants augmente de plus en plus. Il faut alors lutter contre cet esclavage moderne.

            En dépit des graves problèmes qui secouent l’Afrique, tels que maladies, pauvreté et autres, elle dispose aussi de bonnes choses de belles maisons, des grandes boutiques, de belles histoires d’amour.

J. S.

 

 

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