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Un jour du 04 juillet 1884, débarque à
Baguida une délégation envoyée par le chancelier
Allemand Bismark à la tête de laquelle Dr Gustav
Nachtigal. L’idée était de sécuriser la bande de
terre entre le Bénin français et le Gold Coast
anglais pour la colonie Allemande qui devenait de
plus importante sur cette côte.
Le 05 juillet 1884 en présence des
notables du Roi Mlapa, un traité de protectorat sera
signé devant Togbui Adela SANI à Baguida donnant
naissance à la colonie Togolaise dont les frontières
seront plus tard délimitées par les conquêtes
coloniales allemandes.
Cent ans plus tard en 1984 une cérémonie
est organisée à Baguida qui fut la première capitale
du Togo de 1885 à 1887 pour fêter la naissance de ce
territoire qui deviendra Togo, la Terre de Nos
Aïeux.
La célébration de cette journée a été
appelée le « Centenaire » et depuis, même
cette année où les Baguidadis ont célébré le cent
vingt deuxième anniversaire, la fête est toujours
dénommée « LE CENTENAIRE ».
Un monument financé par l’ambassade
allemande est érigé à l’entre de Baguida sur la
route Lomé-Anèho, autour du quel les premières
manifestations, c'est-à-dire les discours officiels,
sont prononcés.
Le Togo est né à Baguida, nous devons le
savoir et la fête du centenaire ne devait pas être
ignorée et droit retenir l’attention de tous les
Togolais. Peu importe le nom donné à la fête, un
grand respect devait être accordé à cette
« ville », la première capitale du Togo de
surcroît.
Au magazine « Le Triangle »
nous estimons que ce village devenu un banlieue de
la capitale Togolaise devait bénéficier de beaucoup
plus d’attention de la part des autorités au même
titre que la ville de Zebevi (Anèho), la deuxième
capitale du Togo (1887 – 1897).
Dans nos prochaines éditions nous vous parlerons de
la création du village de Baguida, de son évolution,
de son administration, de ses sites historiques… et
surtout de ses besoins.
Sani Vich
Perles et Cauris
:
Le message des dieux par la consultation
divinatoire
Nous venons par cet article vous faire
découvrir le langage parlé des perles et cauris,
leurs communications secrètes entre l’homme et les
dieux par la pratique de la consultation
divinatoire, consultation par cauris comptés ou
jetés.
Consultation par cauris comptés : la
cérémonie est simple. Un tas de cauris est déposé
soit par terre, soit dans un vase enterre cuite (Kongban)
soit dans une calebasse à large ouverture (étré, en
Ewe). Ensuite vous formulez soit audiblement ou en
pensée votre inquiétude, vous placez le dos de votre
main gauche sur le tas. Vous partagez les cauris
déposés en nombres pairs. Si le nombre est pair la
réponse est oui et si le nombre est impair la
réponse est non.
Consultations par cauris jetés : il y
en deux types : jet par 4 cauris et par 8 cauris.
De l’un ou l’autre, lorsque les cauris
sont réservés face au ciel le dos au sol, la réponse
est absolument oui selon ce que vous demandez à
votre dieu. Si une moitié est le sol et l’autre face
au ciel la réponse est oui toutefois on doit
demander confirmation. Sinon l’opération est à
reprendre tout en demandant d’autres consultations.
Ce sont là des pratiques simples qui
permettent à l’africain d’apaiser son « moi
intérieur ». C’est une noble preuve de sagesse
que de pouvoir communiquer directement avec son
« créateur » et d’être ainsi en harmonie avec
lui.
Et ça marche parait il. Mais l’objet de
notre magazine n’est pas de vous faire croire à ces
pratiques ancestrales mais seulement de les
connaître et de les comprendre
A vous de faire ce que vous voulez !
Jérôme Sossou
Vanessa et sosie : Un film du Togo : Madjé Ayité
Le cinéma Togolais comme l’on le constate
semble être inexistant non pas parce que les acteurs
et réalisateurs manquent de créativité mais la chose
culturelle n’intéresse pas encore les autorités
compétentes.
Ayité Madjé a réussi à présenter au public
à la fin de l’année 2005, un film sur la réalité
Togolaise. Ce film « Vanessa et sosie » qui
comporte deux histoires a été joué et réalisé au
Togo par des Togolais.
Un résumé du film Vanessa et Sosie
Une petite fille échappe à ses ravisseurs.
Elle arrive à Loméville où elle ne connaît personne.
Elle est ramenée dans un service qui s’occupe des
enfants abandonnés et perd la parole. Luc, qui
travaille pour ce service, et sa femme Tati décident
de la garder en attendant de retrouver sa famille.
Karen déçue de surprendre son fiancé
Marvin avec une autre femme dans on lit part pour
Loméville où elle fait connaissance avec Luc et
Tati. Un jour Tati rend visite à Karen et est trompé
par une terrible ressemblance entre Marvin et Luc.
Imaginez la suite.
Pourquoi ce film ?
Vous y trouverez deux histoires. La
première sur le trafic d’enfants et l’autre une
histoire d’amour.
Le trafic d’enfants une réalité au Togo.
Aujourd’hui le nombre de trafiquants augmente de
plus en plus. Il faut alors lutter contre cet
esclavage moderne.
En dépit des graves problèmes qui secouent
l’Afrique, tels que maladies, pauvreté et autres,
elle dispose aussi de bonnes choses de belles
maisons, des grandes boutiques, de belles histoires
d’amour.
J. S. |