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Togo
Presse |
29 Déc 2006 2006 |
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Protection contre la grippe aviaire : Une cargaison de
poulets congelés importés détruite hier |
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Le
ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche,
M. Yves Madow Nagou a procédé, hier, à la destruction
de plus d’une trentaine de tonnes de poulets congelés,
d’origine douteuse, à la direction de l’Elevage et de la
Pêche à Lomé. Cet acte visait non seulement à protéger
les populations et la volaille togolaises de toutes
maladies d’origine aviaire mais aussi à décourager
d’éventuels candidats à l’importation frauduleuse.
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Le 18
décembre dernier, les services d’inspection sanitaire du
ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche
ont saisi, au cours d’une opération de contrôle, un lot
de 3447 cartons de poulets congelés de 10 kilogrammes
chacun. Des investigations entreprises sur la provenance
et la qualité des carcasses révèlent que les poulets
seraient importés du Ghana voisin et contiendraient
probablement des avariés. Or, au lendemain de
l’apparition de la grippe aviaire, divers arrêtés
ministériels ont été pris pour interdire l’importation
de volatiles vivants ou de viandes de volailles venant
des pays infectés et réglementer aussi l’importation des
produits de ce genre. Alors, tout contrevenant à ces
dispositions en vigueur tombe sous le coup de la loi.
« Il n’y a pas de dérogation possible. Nous avons dû
prendre ces mesures peu populaires pour préserver nos
populations de toutes maladies d’origine aviaire. Il est
aussi question, à travers cet acte, de rappeler aux
opérateurs économiques qu’ils devront respecter les
règles qui régissent l’importation », a confié le
ministre Yves Madow Nagou.
Il a,
par ailleurs, souligné que des enquêtes menées, il
ressort que la cargaison de poulets congelés saisie ne
dispose d’aucun document sanitaire, donc n’a pas été
soumise au contrôle des services compétents.
«
C’est la preuve que l’importateur se reproche quelque
chose. Puisque la plupart de nos produits congelés nous
vivement de l'Europe et transitent par la mer »,
a-t-il renchéri.
Il a,
pour finir, indiqué que ces mesures bien que
regrettables, sont cependant incontournables parce que
la santé des laborieuses populations en dépend.
«
Ce n’est qu’à ce prix que nous préserverons le pays
d’éventuelle introduction de toute maladie surtout la
grippe aviaire »,
a-t-il
fait remarquer.
Françoise AOUI |
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[
N°7438 du
28 Déc 2006] |
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Relais des Objectifs du Millénaire pour le
Développement : Les membres du gouvernement se penchent
sur l’élaboration de stratégies nationales |
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Un
séminaire d’information d’un jour sur les Objectifs du
Millénaire pour le Développement (OMD) a été ouvert,
hier, à l’Hôtel 2 Février, par le Premier ministre Me
Yawovi Madji Agboyibo. Il est organisé conjointement par
la primature et le Programme des Nations Unies pour le
Développement (PNUD) à l’intention des membres du
gouvernement. |
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Le séminaire sur « les Objectifs du
Millénaire pour le Développement, un défi à relever par
tous », vise à informer les membres du gouvernement
à la fois sur le contenu des OMD en vue de l’élaboration
d’un plan stratégique national de développement et sur
le processus de réforme des Nations Unies.
En effet, au sommet du millénaire, tenu en
2000 à New York, les 191 Etats membres de l’organisation
des Nations Unies (ONU), s’étaient engagés à accroître
des efforts en faveur du bien-être humain basé sur la
paix, les Droits de l’Homme, la démocratie, la viabilité
de l’environnement et l’élimination de la pauvreté, etc.
Le tout était résumé sous forme de huit Objectifs du
Millénaire pour le Développement (OMD). Cinq ans après
l’adoption de la déclaration du Millénaire et à la suite
d’une évaluation de la réalisation de cette vision, au
niveau de chaque pays, il apparaît que les résultats
atteints sont en deçà des attentes. Il ressort
particulièrement pour l’Afrique que la pauvreté tend à
se généraliser, l’insécurité alimentaire est encore
persistance dans certains pays. Quant aux taux de
mortalité infantile et maternelle, ils sont encore
élevés alors que la propagation du VIH/SIDA prend des
dimensions alarmantes.
Pour le cas du Togo, qui avait posé des
actes fondamentaux, en mettant en place un cadre
institutionnel de suivi de mise en œuvre, le rapport de
2004 avait indiqué que sur les huit Objectifs du
Millénaire, seuls trois pourraient être atteints
potentiellement en 2015.
Face à cet échec, la conclusion est que de
nombreux pays africains n’ont pas élaboré avant 2005,
des stratégies ambitieuses et chiffrées, ce qui explique
d’ailleurs la raison d’être du présent séminaire.
A cette occasion, le Premier ministre, Me
Yawovi Madji Agboyibo a d’abord déploré l’absence d’une
stratégie nationale autour de ces OMD. L’une des
conséquences est la non absorption des ressources mises
à la disposition du Togo à divers titres et les torts
causés aux populations.
Le chef du gouvernement a, à cet effet, fait
remarquer que « l’objectif du séminaire est de
permettre aux décideurs de s’approprier les différentes
phases de la stratégie nationale de développement afin
d’en assurer un bon encadrement et un bon suivi ».
Pour ce faire, il a indiqué que des efforts
d’identification des besoins par rapport à ces objectifs
sont en train d’être menés pour drainer des ressources
nécessaires à leur satisfaction. Tout en appelant à une
prise de conscience pour l’élaboration de ces stratégies
en vue de rattraper les occasions perdues, le Premier
ministre s’est réjoui de la reconnaissance, par les
partenaires du Togo, des avancées notamment avec la
signature de l’Accord politique global, la formation du
gouvernement d’union nationale et l’organisation
prochaine des élections législatives.
Pour la représentante-résidente du Programme
des Nations Unies au Togo (PNUD), Mme Rosine
Sori-Coulibaly, cette rencontre permet de rationaliser
les interventions afin d’éviter des incohérences lorsque
les agences des Nations Unies se retrouvent pour
discuter de certains thèmes ou sujets. Elle a ajouté que
les stratégies nationales qui seront élaborées,
serviront de base à la conception du document de
politique de réduction de la pauvreté.
Koengan POUH |
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Reconnu coupable de violence contre son père : Mensah
écope de 18 mois de prison et d’une amende d’un franc
symbolique |
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Ni
le bon sens, ni la morale qu’il a apprise à l’école
primaire sur le respect des parents et encore moins le
commandement de Dieu qui prescrit : « honore ton père et
ta mère et tu couleras une vie heureuse » n’ont eu
raison de l’indélicatesse du nommé Mensah. Ce dernier, a
comparu, le mardi 12 décembre dernier, devant la 4e
chambre correctionnelle de Lomé siégeant en premier
ressort, pour « violences volontaires » contre son
propre père Akouété, constitué partie civile au procès.
Mensah, né la 1er juillet 1972 à Anèho, sans
profession et domicilié au quartier Hédzranawoé (Lomé),
est marié et père de deux enfants. |
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En effet, des faits établis, il ressort que
le prévenu Mensah et son frère aîné ont été, dès leur
bas âge, envoyés par leur père Akouété auprès de son
frère jumeau, résidant en France pour poursuivre leurs
études. Le tuteur venant à décéder, leur a légué une
partie de ses biens. Le frère aîné décide de faire
conserver par leur père, cinq millions (5.000.000) de
francs CFA de la part qui revient à son cadet.
Entre-temps, les inconduites du prévenu lui
ont valu un passage sous les verrous français puis une
explosion. Il arrive au pays dans un état physique et
mental qui laissait à désirer faisant penser à une
intoxication à la drogue. Interné au Centre de cure d’Anèho,
d’où il fuit avant la fin du traitement, Mensah oriente
sa « folie » vers son pauvre père qui a pourtant
tout mis en œuvre pour faire de lui un homme respectable
dans la société.
Sous prétexte des cinq millions qu’il
réclame sans délai pour, dit-il, soigner sa femme et qui
lui sont d’ailleurs versés, le prévenu rosse constamment
la victime, sauvée le plus souvent par les voisins.
N’en pouvant plus, celle-ci a demandé que la justice lui
vienne au secours.
Appelé à la barre, Mensah a plaidé coupable
des faits qui lui sont reprochés. Arguant ne pas savoir
ce qui lui arrive, il a sollicité la clémence de la
chambre correctionnelle.
L’avocat de la partie civile a, pour sa
part, demandé que la justice sévisse, dans toute sa
rigueur, pour permettre à son client de vivre en toute
quiétude ses derniers jours. Il a aussi souhaité que
interdiction soit faite au prévenu de mettre le pied
dans le quartier de résidence de son père et qu’il soit
également condamné à verser une amende d’un (1) franc
symbolique.
Le représentant du parquet a, quant à lui,
recommandé une peine de dix-huit (18) mois
d’emprisonnement ferme. Ce qu’a retenu la 4e
chambre correctionnelle, tout en y ajoutant l’amende
qu’un (1) franc symbolique pour dommage et intérêt au
profit de la partie civile.
Espérons que les 18 mois de cachot et de
médiation viendront à bout du forcené afin qu’il
revienne à la raison. La vie en quiétude de son père et
même du voisinage en dépend.
Faustin LAGBAI |
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