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Togo Presse

 27 Déc 2006 2006

[ 7437 du 27 Déc 2006]

 

3e Edition de Noël au musée enchanté : La culture de la paix célébrée

La 3e édition de Noël au musée enchanté a eu lieu, vendredi, sur l’esplanade du musée national. Il s’agit d’une manifestation culturelle initiée par le ministère de la Culture, du Tourisme et des Loisirs à l’approche de chaque Noël pour rapprocher les enfants du musée. Cette édition a été animée par les élèves de l’école privée laïque Tchona-Académie de Saint Esprit de Lomé avec le concours de l’ONG DEV- Afrique, Viva lait, Fan Milk Macaroni Maman, etc. Le ministre Gabriel Dosseh-Anyron, en charge de la Culture, a rehaussé par sa présence l’éclat de la manifestation.

            Par cette occasion, les organisateurs entendent amener les tous jeunes à visiter leur patrimoine culturel aux fins de se ressourcer dans les riches valeurs ancestrales pour ancrer très tôt en eux la culture de la paix que le Seigneur Jésus, dont la célébration de la nativité est assimilée à leur fête, en est le messager. Une occasion également choisie par les différents partenaires à l’organisation pour semer la joie dans les cœurs de ces enfants qu’ils ont comblés de cadeaux en cette circonstance particulière de la fête de la nativité.

            La manifestation s’est déroulée à travers toute une panoplie de prestations allant des chansons en groupe au ballet moderne, en passant par le sketch sur la scolarisation de la jeune fille, le message de réconciliation et de paix, des poésies, du ballet traditionnel, des récits sur les faits culturels. Par ces démonstrations alliant modernité et tradition, les enfants ont prouvé, qu’on peut à raison compter sur eux dans la revalorisation de nos us et coutumes comme eux-mêmes le chantonnaient « si vous savez nous former, nous constituons une richesse inépuisable ».

            Justifiant le contexte de la manifestation, le ministre Dosseh-Anyron a déclaré que si l’on veut que la paix s’installe de façon durable dans notre pays, il faut que nos enfants commencent par s’imprégner de la culture de la paix pour un Togo réconcilié. Il a ensuite donné le ton à la distribution des cadeaux aux élèves de l’établissement prestataire, à travers qui il a souhaité joyeux Noël à tous les enfants.

            Pour la coordinatrice du projet Noël au musée enchanté, M. Goeh-Akué Maggy, le développement d’un pays passe aussi par sa culture. C’est pourquoi il faut profiter de la fête de Noël pour transmettre aux enfants ce message afin de leur inculper notre patrimoine culturel.

            Quant au directeur de l’école, M. Tchona Roger, il s’est réjoui de l’honneur qui leur est fait et surtout de l’heureuse initiative qui donne l’occasion aux enfants de participer au développement de leur société.

            L’édition 2006 de Noël au musée enchanté a tenu toutes ses promesses grâce, notamment à l’implication de Développement multisectoriel pour l’Afrique (DEV- Afrique), une ONG qui œuvre dans l’assainissement, la santé, l’éducation et surtout le social. Bref dans la promotion de l’épanouissement de l’être africain.

            Faustin LAGBAI

 
Agriculture : Les acteurs réfléchissent sur la souveraineté alimentaire dans notre pays

L’ONG les Amis de la Terre a initié hier, à l’ODSTA à Agoènyivé, une journée de réflexion sur la souveraineté alimentaire au Togo. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, M. Yves Madow Nagou.

            La rencontre a regroupé les représentants des services administratifs, des institutions de recherche et de vulgarisation, des ONG et des organisations paysannes. Elle se tient en prélude au grand forum mondial sur la sécurité alimentaire qui aura lieu à Bamako (Mali) du 25 au 27 février prochain.

            Les participants ont, à cet effet, réfléchi sur tous les moyens qui concourent à la maîtrise de la politique alimentaire au niveau national. Ces échanges ont porté sur les recherches agronomiques, l’appui à la vulgarisation des connaissances et techniques endogènes pour une agriculture durable la création et l’entretien d’un marché local pour les produits agricoles et le contrôle du dumping. Il a été également évoqué les problèmes du manque d’un cadre institutionnel et réglementaire adéquat de l’insécurité foncière persistance et de l’insignifiance des crédits accordés aux producteurs dans nos pays, ainsi que de la faible productivité animale et végétale.

            Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, M. Yves Madow Nagou a, à l’ouverture, souligné que le secteur agricole occupe une place prépondérante dans l’économie togolaise, puisqu’il représente 38% du Produit Intérieur Brut (PIB). Il a précisé que face aux enjeux et défis mondiaux, aux lois des prix des produits sur le marché international et à la satisfaction des besoins croissants des concitoyens, les politiques agricoles ont connu des hauts et des bas. C’est pourquoi, a-t-il souligné, les réflexions vont permettre d’identifier les responsabilités des différents acteurs en vue de mobiliser les ressources nécessaires.

            Le président exécutif de l’ONG les Amis de la Terre, M. Mensah Todzro a, pour sa part, relevé que la souveraineté alimentaire s’entend par une indépendance et du droit inaliénable à produire ses propres produits pour la consommation locale et pour l’exportation dans les respect des doits et de la dignité humaine. Il a exhorté les participants à aller plus loin dans la réflexion et les intentions pour parvenir à de propositions concrètes qui permettront à la communauté de mettre en place des politiques concertées pour une souveraineté alimentaire.

            Alex TEYI 

 
[ 7436 du 26 Déc 2006]
L’Assemblée nationale adopte une loi sur la santé de la reproduction

Une loi sur la santé de la reproduction, à l’initiative de l’Assemblée nationale et sur proposition de l’honorable Gnamine Agarem, a été votée à l’unanimité des députés présents, vendredi, à l’hémicycle. C’était lors de la 10e séance plénière de la 2e session ordinaire de l’année 2006, tenue au palais des Congrès, siège de la représentation nationale. Dirigée par le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, M. Yambandjoi Kansongue, la séance s’est déroulée en présence du ministre d’Etat, le Dr Gnassingbé Amah et du ministre chargé des Relations avec les Institutions de la République, Me Tchessa Abi.

            Pour la première fois, au cours de la 3e législature de la IVe République, l’Assemblée nationale a initié une proposition de loi qui a abouti. Cette démarche s’est faite conformément à l’article 83 de la Constitution du 14 octobre 1992 qui dispose : « l’initiative des lois appartient concurremment aux députés et au gouvernement ». Grâce à cette disposition donc une nouvelle loi sur la santé de la reproduction a été votée à l’Assemblée nationale.

            La représentation nationale a été amenée à initier cette proposition de loi pour plusieurs raisons. Au prime abord, l’amélioration de la santé de la reproduction des populations est une des priorités de l’Etat en raison des liens très étroits entre population et développement. En outre, il subsiste encore une inadéquation entre l’offre et la demande de services de santé.

            On note également une fréquence des grossesses précoces et des avortements clandestins, une augmentation de la mortalité infantile, post infantile et maternelle, une fécondité très élevée par rapport à une faible croissance économique.

            Selon l’exposé des motifs du député Gnamine Agarem, « pour résoudre ces problèmes au niveau régional, nos Etat ont souscrit à des engagements internationaux ayant des rapports avec des questions de santé de la reproduction ». Entre autre engagement, l’harmonisation des législations en la matière.

            C’est ainsi que « les parlementaires d’Afrique de l’Ouest et du Centre ont élaboré, adopté et proposé une loi-type sur la santé de la reproduction » précise le texte.

            Sur la base de cette loi-type, le Réseau des Parlementaires pour la Population et le Développement (RPPD) section du Togo a tenu deux ateliers en mai et juin derniers et a procédé à sa relecture et à sa réécriture. C’est le résultat de ces deux assises qui a fait l’objet de la proposition de loi étudiée et adoptée vendredi dernier.

            Le vote est intervenu après un débat général qui a fait suite au rapport au fond de la Commission du développement socioculturel présidée par Mme Paloukina-Eza Nimon. Après une adoption article par article, les députés ont voté globalement à l’unanimité le texte de 46 articles.

            La nouvelle loi traite, entre autres, des principes, droits et responsabilités en santé de la reproduction, de l’organisation et du fonctionnement des services de santé en la matière. La contraception, l’assistance médicale, la procréation et l’interruption volontaire de grossesse sont prises en compte par le texte qui fait également une part belle aux dispositions pénales.

            Particulièrement, elle abroge la loi du 31 juillet 1920 réprimant la provocation à l’avortement et à la propagande anticonceptionnelle.

            Au terme de la discussion législative, le commissaire du gouvernement, le ministre d’Etat, le Dr Gnassingbé Amah représentant son collègue de la Santé, a estimé qu’il est « normal et naturel de prendre des mesures pour adapter l’évolution de la population de nos pays à leur économie, mais aussi, adapter les lois à l’exercice du métier du personnel de santé pour lui garantir une sécurité juridique dans ses fonctions au regard des exigences de l’heure ». Il a salué l’initiative et témoigne sa gratitude aux élus du peuple.

            Quant au 1er vice-président de l’Assemblée nationale, M. Yambandjoi Kansongue, il a remercié le RPPD- Togo, les partenaires et experts du domaine de la santé de la reproduction qui ont apporté leurs contributions. Il n’a pas manqué d’évoquer les tenants et les aboutissements de cette loi.

            Rigobert BASSADOU

 
 
 
 

 

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