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Togo Presse

20 Déc 2006 2006

[ 7432 du 19 Déc 2006]

 

2e Session du Comité de Suivi de l’APG : La CENI invitée à s’inspirer des expériences des pays de la sous-région en matière de carte d’électeur sécurisée

Le Comité de Suivi de l’Accord Politique Global (APG) a tenu sa 2e session, samedi à Lomé. Les membres ont invité à l’accélération des concertations pour l’entrée de l’UFC au gouvernement. Une communication de la CENI sur « les options disponibles » pour mener à bien les activités liées aux échéances électorales du 24 juin 2007 est attendue à la prochaine réunion du comité, prévue pour le 12 janvier 2007.

            A l’issue des travaux, le président de la séance, M. Youssouf Ouédraogo a invité la CENI, en ce qui concerne la carte d’électeur sécurisée, « à s’inspirer des expériences des pays de la sous-région, en tenant compte des réalités concrètes du Togo et des contraintes financières qui sont liées aux élections ».

            Le représentant de l’Union Européenne, M. Filiberto Sébregondi a, quant à lui, rassuré de la disponibilité de son institution à appuyer le processus en cours au Togo.

            Voici dans son intégralité le texte qui a sanctionné les travaux de cette session :

            « La 2e session du Comité de Suivi (CS), conformément à sa décision du 13 novembre 2006, s’est tenue à Lomé le 16 décembre 2006. La réunion a été présidée par son Excellence M. Youssouf Ouédraogo, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, représentant son Excellence, M. Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, facilitateur du dialogue intertogolais, président du Comité de Suivi.

Tous les membres du Comité de Suivi ont pris part à la présente session. Dans son introduction, le ministre d’Etat a adressé les félicitations du facilitateur aux membres du Comité pour leur engagement à accomplir la mission qui leur a été confiée. Le Comité de Suivi a ensuite examiné les points inscrits à son ordre du jour. Il a entendu une communication du gouvernement et de l’Union des Forces de Changement (UFC) sur les concertations devant aboutir à l’entrée de cette formation politique au gouvernement d’union nationale. Tout en se félicitant des progrès accomplis, le Comité de Suivi les a invités à intensifier et à accélérer les concertations en vue de parvenir, dans les meilleurs délais, à l’entrée de l’UFC au gouvernement d’union nationale. Le CS a pris note de l’élaboration par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de l’avant-projet du budget estimatif des prochaines élections législatives. Le Comité invite la CENI a affiner davantage ces estimations pour tenir compte des données disponibles, des réalités nationales togolaises et les contraintes financières. Le Comité de Suivi recommande à la CENI de s’inspirer des expériences des pays de la sous-région. Compte tenue de la nécessité de réussir le processus électoral, le CS, lors de sa prochaine session, invitera la CENI à lui faire une communication sur les options disponibles pour mener à bien les activités liées aux échéances électorales du 24 juin 2007. En particulier, la CENI devra se pencher sur la finalisation du chronogramme des actions préparatoires des élections, du budget requis et des méthodes pour effectuer le recensement électoral et établir des cartes d’électeurs sécurisées. Que l’établissement de fichier électoral fiable et des cartes d’électeurs sécurisées soient distinctes du programme de délivrance des cartes d’identité nationale. L’accélération de cette dernière et sa meilleure accessibilité serait de nature à faciliter la préparation des élections.

            S’agissant du mode de prise de décision de la CENI, le Comité de Suivi a rappelé, que conformément à l’Accord Politique Global, la recherche du consensus doit être privilégiée. Cependant les activités de la CENI ne doivent pas être bloquées du fait de cette disposition et il revient à son président de soumettre à la discussion d’autres mécanismes de sortie de blocage.

            Le Comité de Suivi a pris note de la révision imminente du code électoral qui devra permettre à la CENI d’adopter rapidement son règlement intérieur. Le représentant du gouvernement a informé le Comité de Suivi de l’envoi d’une requête de financement aux partenaires techniques financiers en vue d’obtenir leurs appuis dans le processus électoral en cours.

            A cet égard, l’Union Européenne a informé le comité qu’une mission concomitante avec le Programme des Nations Unies pour le Développement, se rendra au Togo dans le courant du mois de janvier, en vue de procéder à une évaluation. Le Comité de Suivi a également été informé de la notification des allocutions au titre du 9e FED. La note de notification constitue l’acte juridique du financier qui concrétise la décision du Conseil Européen du 13 novembre 2006 de reprendre sa coopération avec le Togo. Le Comité a salué cette évolution positive des relations entre l’UE et le Togo. Le Comité de Suivi a, ensuite, procédé à une évaluation de plusieurs autres aspects de l’APG. La mise en place d’un cadre permanant de dialogue et de concertation sur les sujets d’intérêt national, les mécanismes de suivi de la bonne application des engagements, la mise en place du Comité ad hoc prévu par les engagements, l’agrément d’un code de bonne conduite entre les partis politiques, l’observation électorale nationale et internationale. Le Comité de Suivi recommande au gouvernement de prendre toutes les dispositions pour assurer la mise en œuvre effective de ces autres dispositions de l’APG.

            Le Comité de Suivi a décidé de tenir sa 3e session à Lomé le 12 janvier 2007 ».

Le président national du parti à la clôture du congrès : « Le Togo regorge de beaucoup de talents qui sont partout »

« La démocratie commence aussi dans les partis politiques. Nous pouvons être fiers, aujourd’hui d’être le seul parti qui à chaque fois a organisé son congrès au moment prévu par les statuts. Je le dis parce que ce congrès est pour nous quelque chose de particulier. Vous vous rappelez le jour de l’ouverture du congrès, combien nous étions émus de tenir ce congrès statutaire sans le président –fondateur. Je me rappelle qu’au début, les gens disaient, ah le jeune il est bien mais est-ce que les gens du RPT vont le laisser travailler ?

Le jeune il est bien mais il y a trop de barons autour de lui. Enfin, le jeune il est bien mais les généraux ne vont pas le laisser faire. Sans oublier ceux qui découvrent, tous les matins que mon jeune frère veut me faire un coup d’Etat. Aujourd’hui, nous avons fait la preuve que le RPT est un parti où on peut se remettre en cause dans la discussion, la discipline, la concertation, la cohésion. Quand il s’est agi hier de donner un peu plus de temps aux congressistes pour mieux appréhender, mieux débattre des réformes qui étaient proposées, nous n’avons pas hésité un seul instant. C’était un signe de maturité. Nous n’avons pas peur du débat au RPT.

            C’est un signe de maturité et je crois que nos actes ont parlé pour nous. Il n’est jamais facile de se priver. Mais partager, c’est se priver. Nous avons gagné les élections présidentielles et nous avons invité les partis frères à rentrer au gouvernement avec nous. Au début, comme toujours, les gens sont sceptiques. Alors, on nous a envoyé une plate-forme politique. ‘’ Si vous n’acceptez pas cette plate-forme on ne vient pas ‘’ On a attendu, discuté puis finalement on s’est dit : ‘’démarrons on verra bien ce qui va se passer après’’. Nous avons travaillé avec le Premier ministre Edem Kodjo que je salue ici ; avec le PDR et certains issus de ces mouvements politiques nous ont rejoints. Et puis, on a fait le dialogue. Les difficultés sur chaque question : la réforme de l’armée, l’impunité, les réfugiés. On dit gouvernement d’union. D’accord ! Cela a duré seulement deux secondes pour qu’on se mette d’accord. Pourquoi ? Tout le monde veut rentrer au gouvernement. Oui, oui. On souhaite rentrer au gouvernement. Nous avons continué, nous avons signé l’accord. On s’est dit puisqu’il n’y a que huit mois pour aller aux élections, ce n’est pas la peine de changer le Premier ministre. On peut juste aller aux élections rapidement. On dit non non non. Si on ne change pas de premier ministre, ça n’ira pas. Tout le monde voulait, en fait, venir au gouvernement, tout le monde voulait participer à la fête. Je m’en réjouis mais je dis seulement que cela, c’est aussi à l’actif du RPT. C’est un signe de maturité où nous ouvrons pour assembler plus large. Après, que n’a-t-on pas entendu ? Il faut changer de nom, il faut changer le nom du parti, sinon on ne vient pas. Finalement, comme l’a dit le secrétaire général élu, tout s’est bien passé avec la bénédiction du Seigneur. Il faut le dire, quand on est de bonne foi et quand on a à l’esprit l’intérêt supérieur de la nation, Dieu vous offre toujours les solutions. Donc j’inviterai les partis frères, le CAR, l’UFC, la CPP qui a tenu un conseil national, (on a parlé du congrès du PDR) à organiser un congrès et à nous inviter. Nous irons et s’ils veulent nos conseils, on en donnera également. Enfin, dans les discussions avec l’UFC, on nous a dit qu’au Togo, il n’y a pas de sécurité. Si l’UFC n’a pas le ministère de la Sécurité, ça n’ira pas. Pourquoi ? La sécurité c’est un problème au Togo. Si ça ne vas pas, c’est le RPT qui crée l’insécurité. J’ai été surpris de savoir qu’il y a un parti qui a sillonné le pays du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Certains n’ont même pas entendu. Sans incident !

            Je dis mais quel est ce parti ? On me dit que c’est l’UFC. L’UFC ? Ils sont allés à Kpendjal, à Tône, à Kara et il n’y a rien eu ? Est-ce qu’on peut encore dire qu’il y a insécurité au Togo ? Est-ce qu’on peut encore le dire ? N’est-ce pas la preuve par les actes ? Alors, ceux qui sont de mauvaise foi et qui ne veulent pas venir au gouvernement, qu’ils restent là où ils sont. Le pays avancera avec ou sans eux. Nous avons plusieurs fois montré notre bonne foi.  Nous avons tendu la main, mais nous ne supplions personne. Le Togo regorge de beaucoup de talents qui sont partout. Ils sont aussi à l’UFC, mais ne sont pas seulement à l’UFC. Si les gens de l’UFC veulent venir, la porte est ouverte. Mais il n’est pas question de répondre à des exigences fantaisistes.

            Nous sommes à un tournant décisif de notre pays et de notre parti et je voudrais féliciter tous les congressistes pour les décisions courageuses que vous avez prises, notamment en réformant le fonctionnement de certains organes. Parce que nous sommes dans un environnement où il y a plusieurs partis politiques. C’est la compétition, il faut que notre parti apprenne à convaincre. Pour convaincre, il faut communiquer et accepter les débats. Dans cette compétition, il faut être réaliste, il faut motiver plus, il faut utiliser toutes les ressources à notre disposition. Je pense qu’avec le nouveau secrétaire général, avec les organes qui sont mis en place, le parti sera plus fort et sera plus à même de répondre aux prochaines compétitions électorales. Je félicite le secrétaire général sortant, le militant Dama Dramani. Je félicite tous ceux qui m’ont aidé depuis 2005, depuis que je suis à la tête du parti. Tous ceux qui m’ont aidé à remplir ma mission, je leur dis que nous continuerons à compter sur eux. Ils ont notre reconnaissance.

            Au nouveau et à tous ceux qui ont été élus, je dis simplement que si nous voulons que ces réformes réussissent, il faut également que nous nous reformions nous-mêmes dans notre comportement. Un responsable, quand il est élu, ne doit pas considérer ses fonctions comme un honneur ou bien comme des droits. C’est plutôt des devoirs, des charges. Un responsable de parti doit cultiver l’humilité, doit être à l’écoute des militants, des électeurs, doit leur consacrer beaucoup de temps. C’est ce qu’on nous a toujours reproché, parfois à juste titre, notre arrogance.

            Mais aujourd’hui, je crois que nous sommes tous décidés à changer de comportement. Et à chaque fois que nous nous rendons dans les localités, qu’on ne nous dise pas que vous avez été des responsables qui avez été élus. C’est déterminant. Des responsables de parti sont à la disposition du parti, ils doivent servir le parti. C’est cela la culture de notre rassemblement, le RPT. Ensuite, appeler chacun d’entre nous à plus de discipline, écouter les militants, écouter les élus. Mais je demande un peu plus de discipline à certains militants. Vous savez de quoi je veux parler. Nous allons bientôt aux élections. Nous aurons à sélectionner nos candidats, les responsables doivent écouter les suggestions de nos militants pour le choix des candidats, mais on ne peut pas éternellement débattre des idées. Il y a aussi des moments où il faut faire des choix et les choix sont toujours douloureux. Alors en ce moment-là, il faudra faire preuve de maturité. Je crois que si nous sommes unis, si nous sommes rassemblés, si nous faisons preuve de discipline, nous pouvons sans problème, remporter la victoire aux prochaines élections.  Nous devons absolument poursuivre le combat que le président -fondateur a commencé et qui s’est brutalement achevé en février 2005. Je n’apprends à personne que les élections étaient programmées pour juin 2005. Elles auront lieu en juin 2007 par la grâce de Dieu et le RPT, je suis convaincu, en sortira vainqueur. Nous gagnerons parce que je suis convaincu que ce pays a besoin de nous, a besoin du RPT et soyez prêts. Je vous promets que je ferai tout ce que je pourrai pour assurer la victoire de notre mouvement. Et je dis que nous gagnerons si seulement vous m’aidez.. C’est ensemble que nous allons remporter la victoire.

            Je vous remercie de m’avoir renouvelé votre confiance en m’élisant à la tête du RPT avec ceux que j’ai proposés au Comité central et au Bureau politique.

            J’ai rencontré les délégués préfectoraux et cantonaux, vous me retrouverez dans vos préfectures et cantons.

            Je déclare clos les travaux du 9e congrès ordinaire et le rendez-vous est pris pour 2009 ».

 

 

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