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A l’issue des travaux, le président de la
séance, M. Youssouf Ouédraogo a invité la CENI, en ce
qui concerne la carte d’électeur sécurisée, « à
s’inspirer des expériences des pays de la sous-région,
en tenant compte des réalités concrètes du Togo et des
contraintes financières qui sont liées aux élections ».
Le représentant de l’Union Européenne, M.
Filiberto Sébregondi a, quant à lui, rassuré de la
disponibilité de son institution à appuyer le processus
en cours au Togo.
Voici dans son intégralité le texte qui a
sanctionné les travaux de cette session :
« La 2e session du Comité de
Suivi (CS), conformément à sa décision du 13 novembre
2006, s’est tenue à Lomé le 16 décembre 2006. La réunion
a été présidée par son Excellence M. Youssouf Ouédraogo,
ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de
la Coopération régionale, représentant son Excellence,
M. Blaise Compaoré, président du Burkina Faso,
facilitateur du dialogue intertogolais, président du
Comité de Suivi.
Tous les membres du Comité de Suivi ont pris part à la
présente session. Dans son introduction, le ministre
d’Etat a adressé les félicitations du facilitateur aux
membres du Comité pour leur engagement à accomplir la
mission qui leur a été confiée. Le Comité de Suivi a
ensuite examiné les points inscrits à son ordre du jour.
Il a entendu une communication du gouvernement et de
l’Union des Forces de Changement (UFC) sur les
concertations devant aboutir à l’entrée de cette
formation politique au gouvernement d’union nationale.
Tout en se félicitant des progrès accomplis, le Comité
de Suivi les a invités à intensifier et à accélérer les
concertations en vue de parvenir, dans les meilleurs
délais, à l’entrée de l’UFC au gouvernement d’union
nationale. Le CS a pris note de l’élaboration par la
Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de
l’avant-projet du budget estimatif des prochaines
élections législatives. Le Comité invite la CENI
a affiner davantage ces estimations pour tenir compte
des données disponibles, des réalités nationales
togolaises et les contraintes financières. Le Comité de
Suivi recommande à la CENI de s’inspirer des expériences
des pays de la sous-région. Compte tenue de la nécessité
de réussir le processus électoral, le CS, lors de sa
prochaine session, invitera la CENI à lui faire une
communication sur les options disponibles pour mener à
bien les activités liées aux échéances électorales du 24
juin 2007. En particulier, la CENI devra se pencher sur
la finalisation du chronogramme des actions
préparatoires des élections, du budget requis et des
méthodes pour effectuer le recensement électoral et
établir des cartes d’électeurs sécurisées. Que
l’établissement de fichier électoral fiable et des
cartes d’électeurs sécurisées soient distinctes du
programme de délivrance des cartes d’identité nationale.
L’accélération de cette dernière et sa meilleure
accessibilité serait de nature à faciliter la
préparation des élections.
S’agissant du mode de prise de décision de
la CENI, le Comité de Suivi a rappelé, que conformément
à l’Accord Politique Global, la recherche du consensus
doit être privilégiée. Cependant les activités de la
CENI ne doivent pas être bloquées du fait de cette
disposition et il revient à son président de soumettre à
la discussion d’autres mécanismes de sortie de blocage.
Le Comité de Suivi a pris note de la
révision imminente du code électoral qui devra permettre
à la CENI d’adopter rapidement son règlement intérieur.
Le représentant du gouvernement a informé le Comité de
Suivi de l’envoi d’une requête de financement aux
partenaires techniques financiers en vue d’obtenir leurs
appuis dans le processus électoral en cours.
A cet égard, l’Union Européenne a informé le
comité qu’une mission concomitante avec le Programme des
Nations Unies pour le Développement, se rendra au Togo
dans le courant du mois de janvier, en vue de procéder à
une évaluation. Le Comité de Suivi a également été
informé de la notification des allocutions au titre du 9e
FED. La note de notification constitue l’acte juridique
du financier qui concrétise la décision du Conseil
Européen du
13
novembre 2006
de reprendre sa coopération avec le Togo. Le Comité a
salué cette évolution positive des relations entre l’UE
et le Togo. Le Comité de Suivi a, ensuite, procédé à une
évaluation de plusieurs autres aspects de l’APG. La mise
en place d’un cadre permanant de dialogue et de
concertation sur les sujets d’intérêt national, les
mécanismes de suivi de la bonne application des
engagements, la mise en place du Comité ad hoc prévu par
les engagements, l’agrément d’un code de bonne conduite
entre les partis politiques, l’observation électorale
nationale et internationale. Le Comité de Suivi
recommande au gouvernement de prendre toutes les
dispositions pour assurer la mise en œuvre effective de
ces autres dispositions de l’APG.
Le Comité de Suivi a décidé de tenir sa 3e
session à Lomé le 12 janvier 2007 ». |
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Le
jeune il est bien mais il y a trop de barons autour de
lui. Enfin, le jeune il est bien mais les généraux ne
vont pas le laisser faire. Sans oublier ceux qui
découvrent, tous les matins que mon jeune frère veut me
faire un coup d’Etat. Aujourd’hui, nous avons fait la
preuve que le RPT est un parti où on peut se remettre en
cause dans la discussion, la discipline, la
concertation, la cohésion. Quand il s’est agi hier de
donner un peu plus de temps aux congressistes pour mieux
appréhender, mieux débattre des réformes qui étaient
proposées, nous n’avons pas hésité un seul instant.
C’était un signe de maturité. Nous n’avons pas peur du
débat au RPT.
C’est un signe de maturité et je crois que
nos actes ont parlé pour nous. Il n’est jamais facile de
se priver. Mais partager, c’est se priver. Nous avons
gagné les élections présidentielles et nous avons invité
les partis frères à rentrer au gouvernement avec nous.
Au début, comme toujours, les gens sont sceptiques.
Alors, on nous a envoyé une plate-forme politique. ‘’ Si
vous n’acceptez pas cette plate-forme on ne vient pas ‘’
On a attendu, discuté puis finalement on s’est dit :
‘’démarrons on verra bien ce qui va se passer après’’.
Nous avons travaillé avec le Premier ministre Edem Kodjo
que je salue ici ; avec le PDR et certains issus de ces
mouvements politiques nous ont rejoints. Et puis, on a
fait le dialogue. Les difficultés sur chaque question :
la réforme de l’armée, l’impunité, les réfugiés. On dit
gouvernement d’union. D’accord ! Cela a duré seulement
deux secondes pour qu’on se mette d’accord. Pourquoi ?
Tout le monde veut rentrer au gouvernement. Oui, oui. On
souhaite rentrer au gouvernement. Nous avons continué,
nous avons signé l’accord. On s’est dit puisqu’il n’y a
que huit mois pour aller aux élections, ce n’est pas la
peine de changer le Premier ministre. On peut juste
aller aux élections rapidement. On dit non non non. Si
on ne change pas de premier ministre, ça n’ira pas. Tout
le monde voulait, en fait, venir au gouvernement, tout
le monde voulait participer à la fête. Je m’en réjouis
mais je dis seulement que cela, c’est aussi à l’actif du
RPT. C’est un signe de maturité où nous ouvrons pour
assembler plus large. Après, que n’a-t-on pas entendu ?
Il faut changer de nom, il faut changer le nom du parti,
sinon on ne vient pas. Finalement, comme l’a dit le
secrétaire général élu, tout s’est bien passé avec la
bénédiction du Seigneur. Il faut le dire, quand on est
de bonne foi et quand on a à l’esprit l’intérêt
supérieur de la nation, Dieu vous offre toujours les
solutions. Donc j’inviterai les partis frères, le CAR,
l’UFC, la CPP qui a tenu un conseil national, (on a
parlé du congrès du PDR) à organiser un congrès et à
nous inviter. Nous irons et s’ils veulent nos conseils,
on en donnera également. Enfin, dans les discussions
avec l’UFC, on nous a dit qu’au Togo, il n’y a pas de
sécurité. Si l’UFC n’a pas le ministère de la Sécurité,
ça n’ira pas. Pourquoi ? La sécurité c’est un problème
au Togo. Si ça ne vas pas, c’est le RPT qui crée
l’insécurité. J’ai été surpris de savoir qu’il y a un
parti qui a sillonné le pays du Nord au Sud, de l’Est à
l’Ouest. Certains n’ont même pas entendu. Sans
incident !
Je dis mais quel est ce parti ? On me dit
que c’est l’UFC. L’UFC ? Ils sont allés à Kpendjal, à
Tône, à Kara et il n’y a rien eu ? Est-ce qu’on peut
encore dire qu’il y a insécurité au Togo ? Est-ce qu’on
peut encore le dire ? N’est-ce pas la preuve par les
actes ? Alors, ceux qui sont de mauvaise foi et qui ne
veulent pas venir au gouvernement, qu’ils restent là où
ils sont. Le pays avancera avec ou sans eux. Nous avons
plusieurs fois montré notre bonne foi. Nous avons tendu
la main, mais nous ne supplions personne. Le Togo
regorge de beaucoup de talents qui sont partout. Ils
sont aussi à l’UFC, mais ne sont pas seulement à l’UFC.
Si les gens de l’UFC veulent venir, la porte est
ouverte. Mais il n’est pas question de répondre à des
exigences fantaisistes.
Nous sommes à un tournant décisif de notre
pays et de notre parti et je voudrais féliciter tous les
congressistes pour les décisions courageuses que vous
avez prises, notamment en réformant le fonctionnement de
certains organes. Parce que nous sommes dans un
environnement où il y a plusieurs partis politiques.
C’est la compétition, il faut que notre parti apprenne à
convaincre. Pour convaincre, il faut communiquer et
accepter les débats. Dans cette compétition, il faut
être réaliste, il faut motiver plus, il faut utiliser
toutes les ressources à notre disposition. Je pense
qu’avec le nouveau secrétaire général, avec les organes
qui sont mis en place, le parti sera plus fort et sera
plus à même de répondre aux prochaines compétitions
électorales. Je félicite le secrétaire général sortant,
le militant Dama Dramani. Je félicite tous ceux qui
m’ont aidé depuis 2005, depuis que je suis à la tête du
parti. Tous ceux qui m’ont aidé à remplir ma mission, je
leur dis que nous continuerons à compter sur eux. Ils
ont notre reconnaissance.
Au nouveau et à tous ceux qui ont été élus,
je dis simplement que si nous voulons que ces réformes
réussissent, il faut également que nous nous reformions
nous-mêmes dans notre comportement. Un responsable,
quand il est élu, ne doit pas considérer ses fonctions
comme un honneur ou bien comme des droits. C’est plutôt
des devoirs, des charges. Un responsable de parti doit
cultiver l’humilité, doit être à l’écoute des militants,
des électeurs, doit leur consacrer beaucoup de temps.
C’est ce qu’on nous a toujours reproché, parfois à juste
titre, notre arrogance.
Mais aujourd’hui, je crois que nous sommes
tous décidés à changer de comportement. Et à chaque fois
que nous nous rendons dans les localités, qu’on ne nous
dise pas que vous avez été des responsables qui avez été
élus. C’est déterminant. Des responsables de parti sont
à la disposition du parti, ils doivent servir le parti.
C’est cela la culture de notre rassemblement, le RPT.
Ensuite, appeler chacun d’entre nous à plus de
discipline, écouter les militants, écouter les élus.
Mais je demande un peu plus de discipline à certains
militants. Vous savez de quoi je veux parler. Nous
allons bientôt aux élections. Nous aurons à sélectionner
nos candidats, les responsables doivent écouter les
suggestions de nos militants pour le choix des
candidats, mais on ne peut pas éternellement débattre
des idées. Il y a aussi des moments où il faut faire des
choix et les choix sont toujours douloureux. Alors en ce
moment-là, il faudra faire preuve de maturité. Je crois
que si nous sommes unis, si nous sommes rassemblés, si
nous faisons preuve de discipline, nous pouvons sans
problème, remporter la victoire aux prochaines
élections. Nous devons absolument poursuivre le combat
que le président -fondateur a commencé et qui s’est
brutalement achevé en février 2005. Je n’apprends à
personne que les élections étaient programmées pour juin
2005. Elles auront lieu en juin 2007 par la grâce de
Dieu et le RPT, je suis convaincu, en sortira vainqueur.
Nous gagnerons parce que je suis convaincu que ce pays a
besoin de nous, a besoin du RPT et soyez prêts. Je vous
promets que je ferai tout ce que je pourrai pour assurer
la victoire de notre mouvement. Et je dis que nous
gagnerons si seulement vous m’aidez.. C’est ensemble que
nous allons remporter la victoire.
Je vous remercie de m’avoir renouvelé votre
confiance en m’élisant à la tête du RPT avec ceux que
j’ai proposés au Comité central et au Bureau politique.
J’ai rencontré les délégués préfectoraux et
cantonaux, vous me retrouverez dans vos préfectures et
cantons.
Je déclare clos les travaux du 9e
congrès ordinaire et le rendez-vous est pris pour
2009 ». |