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Togo Presse

 16 Déc 2006 2006

[ 7430 du 15 Déc 2006]

 

Formation des cadres intermédiaires africains de développement sanitaire : La 12e promotion a reçu  son diplôme

La Salle Coupole de la Banque d’Investissement de la CEDEAO (BIDC) à Lomé a servi de cadre à une cérémonie solennelle de sortie de la 12e promotion des cadres intermédiaires de développement sanitaire. Présidée par le ministre d’Etat en charge de la Santé, le Pr. Kondi Charles Agba, la cérémonie a consisté à une remise de diplôme aux récipiendaires qui venaient de boucler 11 mois de formation.

Ils sont trente-deux professionnels de santé de six nationalités : Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, Tchad et Togo à avoir suivi, avec assiduité et succès du 23 janvier au 8 décembre 2006 soit onze mois durant, le 12e cours de santé publique pour cadres intermédiaires de développement sanitaire au Centre de Formation en Santé Publique de Lomé (CFSP).

            Vingt modules de cours théoriques, de travaux de groupes, de sorties de stages sur le terrain, exécutés par des facilitateurs avérés, leur ont permis de se familiariser aux concepts, méthodes et techniques de santé publique. Il s’agit entre autres de l’analyse de la situation sanitaire d’un arrondissement, d’un district ou d’une région en suivant la logique du processus de diagnostic communautaire, de la participation au sein d’une équipe de santé, à l’élaboration, l’exécution et à l’évaluation des projets et programmes de développement sanitaire, de la gestion des ressources humaines, matérielles, pharmaceutiques et financières mises à leur disposition…

            Une fois sur le terrain donc, ils devront travailler avec la communauté dans le but de promouvoir la santé, d’améliorer les conditions de vie du milieu, de prévenir les épidémies, d’assurer le traitement des malades et la réinsertion sociale des personnes handicapées.

            En leur remettant leur diplôme, le ministre d’Etat, en charge de la Santé, le Pr. Kondi Charles Agba, après avoir assuré l’assistance de la qualité de la formation donnée dans ledit centre, a rappelé aux lauréats les responsabilités auxquelles ils sont désormais tenus : « vous devrez, avec une conscience élevée, mettre en pratique les connaissances, habiletés et attitudes apprises pour devenir de véritables artisans du développement sanitaire dans vos pays respectifs », leur a-t-il lancé.

            Pour le représentant-résident de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au Togo, le Dr Tankari Kadri, cette formation vient à point nommé juguler, tant soit peu, la grave crise de ressources humaines qui secoue la plupart des pays dans le domaine de la santé : « la présente cérémonie, qui se tient en cette fin d’année 2006, déclarée Année des Ressources Humaines pour la Santé par la communauté internationale, nous semble une occasion opportune pour évoquer le rôle que pourrait jouer la formation dans la fourniture d’un personnel de qualité ».

            Le Centre de Formation en Santé Publique (CFSP) est né en 1978 des cendres du Centre de Perfectionnement du Personnel de la Santé créé en 1968, autrefois Centre de Paludologie.

            Françoise AOUI

 
[ 7429 du 14 Déc 2006]
Promotion et protection des Droits de l’Homme au Togo : Un plan d’action et un programme national adoptés

Les acteurs impliqués dans la promotion et la protection des Droits de l’Homme au Togo, se sont dotés, à l’issue d’un atelier de validation tenu, hier, à l’Hôtel 2 Février à Lomé, d’un plan d’action et d’un programme national pour la protection des droits humains. La cérémonie de clôture de cette session a été présidée par la ministre des Droits de l’Homme et de la Démocratie, Mme Célestine Akouavi Aïdam.

            Le plan de promotion et de protection des Droits de l’Homme adopté, hier, comporte deux grandes parties ayant trait au cadre, à la promotion, à la protection de ces droits puis, une troisième partie relative à la mise en œuvre d’un programme en la matière. Ce programme prend lui-même en compte le contexte et les stratégies de mise en œuvre et définit les sous-programmes pour une meilleure promotion et protection des Droits de l’Homme dans notre pays.

            A l’issue de leurs travaux, les participants ont arrêté plusieurs recommandations. Certaines exhortent et encouragent le gouvernement à réaffirmer sa volonté politique et à accélérer les procédures pour la prise de fonction des nouveaux membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), précédemment élus. D’autres visent l’adoption du code de l’enfant, la détermination des mesures concrètes pour la mise en œuvre des programmes définis ainsi que la mise sur pied d’un cadre national de concertation permanente, etc.

            « Je reste confiante que la mise en œuvre des stratégies prévues dans le programme qui vient d’être validé, contribuera à consolider un environnement favorable au respect des Droits de l’Homme, à l’Etat de droit, à la démocratie et à la réconciliation nationale », a déclaré la ministre Célestine Akouavi Aïdam, dans son discours de clôture.

            Auparavant, la ministre des Droits de l’Homme et de la Démocratie, a fait cas du combat mené pour l’enracinement des principes du respect de la dignité humaine qui, selon elle, ne peut faire l’économie des rencontres comme celle qui venait de s’achever. Dans ce contexte, Mme Célestine Aïdam s’est dit satisfaite de la contribution des uns et des autres, ce qui a permis de prendre en compte « les préoccupations qui sont les nôtres et de circonscrire la direction dans laquelle il nous faut œuvrer plus encore dans l’avenir… » .

            Par ailleurs, la ministre a rassuré les participants que le gouvernement assumera ses responsabilités. « C’est par l’éducation permanente que le citoyen acquiert la capacité de répondre à sa propre exigence de liberté et de justice, en faisant face, avec un sens de la responsabilité, aux multiples défis qui se posent à lui », a-t-elle fait remarquer, en effet.

            Martial Kokou KATAKA

La meilleure manière d’occuper la rue à notre devanture

Pédaler sans phares est devenu, ses dernières années, une règle générale pour presque tous les cyclistes à Lomé. Et Antoine, un fidèle du vélo, n’a guère voulu déroger à la règle, sous peine de faire partie des rares exceptions. De cette « fidélité à la loi » Antoine gardera certainement et pour longtemps, de tristes souvenirs.

          En effet, revenant tardivement du boulot, l’autre fois, ce monsieur n’avait pas pu remarquer qu’à la faveur d’une abondante pluie de cette journée, un habitant sur la voie qu’il emprunte souvent et qu’il croit bien maîtriser, même en pleine obscurité, avait solidement barricader une bonne portion de la rue à sa devanture. Dans son empressement, le fameux cycliste a sérieusement percuté l’obstacle avant de terminer sa course dans une flaque d’eau. A part la mine que peut présenter quelqu’un au sortir de la boue, Antoine s’en est sorti avec quelques égratignures et son engin déformé.

            L’altercation qui s’en est suivie, le lendemain, a ravivé les critiques contre cette habitude, désormais courante des propriétaires à bloquer les voies devant leurs façades pour disent-ils, empêcher l’envahissement des eaux.

            Interrogés, à cet effet, la réponse des services de la voirie et de l’urbanisme est sans ambages : en ville les rues et les réserves appartiennent à l’Etat. A part lui, aucun propriétaire terrien n’a accès à la rue. Leur droit s’arrête à la limite de leur terrain et nul ne peut s’arroger une quelconque portion à sa devanture.

            Toutefois, ont-ils nuancé, une distance d’un mètre cinquantaine (1,50 m) est autorisée de la concession à la chaussée. Cette portion n’est accordée que pour être entretenue et avoir une bonne façade de la maison. On peut y planter des arbres tout en se prêtant aux normes que l’Etat ou la municipalité ont instaurées concernant notamment les essences convenables. Par contre il n’est pas question que cette aire soit utilisée pour élargir les constructions, mettre des baraques ou quoique ce soit. Néanmoins, il peut être autorisée, sur demande, une installation des baraques, mais celles-ci seront à titre provisoire, car susceptibles d’être évacuées, à tout moment, en cas de travaux.

            Certes, dans cette affaire des rues, il appartient à l’Etat et à la municipalité de jouer leur partition en les aménageant pour les rendre praticables aux usagers. Ceci éviterait des comportements dommageables à la population. Mais avant, les citoyens eux-mêmes doivent se ménager dans leurs actes quotidiens. Que chacun sache et respecte les limites de ses droits.

            Quant au fameux cycliste, il doit certainement avoir compris qu’il valait mieux se doter des phares que de dépenser quelquefois plus pour assumer les conséquences. Si son cas pouvait faire prendre conscience à tous les autres !

            Faustin LAGBAI

 

 

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