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Togo Presse

 14 Déc 2006 2006

[ 7426 du 11 Déc 2006]

 

Le conseil des ministres a adopté, vendredi, le projet de loi de finances gestion 2007, évalué en recettes à 246.601.000.000 de F CFA et en dépenses à 259.627.485.000 F CFA

Le conseil des ministres, réuni vendredi, a adopté le projet de loi de finances gestion 2007, poursuivi l’étude des modifications à apporter au code électoral, écouté une communication du ministre de la Jeunesse et des Sports et adopté un décret de dénomination de camp militaire. Voici le texte intégral du communiqué ayant sanctionné les travaux de ce conseil des ministres.

Les travaux du conseil des ministres, conduits ce vendredi 8 décembre 2006 par le président de la République, son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, se sont déroulés au Palais de la présidence de la République et ont permis au gouvernement d’adopter le projet de loi de finances gestion 2007, de poursuivre l’étude des modifications à apporter au code électoral en vue des élections législatives prévues pour le 24 juin 2007, d’écouter une communication et d’adopter un décret de dénomination de camp militaire.

Le projet de loi de finances gestion 2007 qui sera soumis à l’adoption de l’Assemblée nationale évalue pour l’année à venir les recettes à 246.601.000.000 de francs CFA et les dépenses à 299.627.485.000 francs CFA laissant ainsi apparaître un déficit de 13.026.485 .000 francs CFA qui sera couvert soit par les ressources de trésorerie, soit par les ressources d’emprunt.

L’élaboration de ce projet de budget a eu pour fil conducteur l’engagement du chef de l’Etat à relancer l’économie nationale en vue de promouvoir une croissance économique durable dont les fruits devraient profiter à l’ensemble de la population togolaise, en particulier à sa frange la plus défavorisée, dans le but de lutter plus efficacement pour la réduction de la pauvreté. C’est pourquoi, avec pour priorité le renforcement de l’Etat de droit et des libertés publiques, l’accent sera mis essentiellement sur l’emploi, les secteurs sociaux, les secteurs économiques porteurs de croissance, notamment l’agriculture et les infrastructures de transport, le soutien su secteur privé.

La dynamique née de la conclusion de l’Accord Politique Global autorise à croire à un concours plus accru des partenaires au développement. Pour obtenir ce concours, la rigueur s’impose au gouvernement dans la mobilisation des ressources internes, la lutte contre la fraude et l’exécution des dépenses publiques afin de minimiser les dépenses extrabudgétaires et d’éviter tout dérapage préjudiciable à l’équilibre du budget.

La poursuite de l’examen de l’avant-projet de loi modifiant le code électoral a donné l’occasion au ministre de l’Adminis­tration territoriale de faire une communication sur les deux modes de scrutin parmi lesquels l’Accord Politique Global a recommandé au gouvernement de choisir. Il s’agit du scrutin majoritaire uninominal à deux tours et du scrutin proportionnel de liste. La préférence est allée au scrutin proportionnel de liste à la plus forte moyenne.

La situation du sport dans notre pays est naturellement la préoccupation majeure du ministre en charge de la Jeunesse et des Sports qui a présenté au conseil une communication dans laquelle il fait état de deux projets qu’il compte initier : l’organisation dans un premier temps de journées de réflexion sous forme de séminaire à l’intention des directeurs de services centraux et des chefs d’inspection, puis, dans un second temps, l’organi­sation des états généraux des sports.

Le conseil des ministres a enfin adopté, au titre du ministère de la Défense et des Anciens Combattants, un décret qui donne désormais au Camp Landja de Kara la dénomination de «Camp Général AMEYI Mawulikplimi »

  Fait à Lomé, le 08 décembre 2006
Le conseil des ministres
 
Célébration de la tournée des droits de l’homme :  Plusieurs activités au programme

Le monde entier a célébré, hier, la journée internationale des Droits de 1’Homme marquant le 58e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme proclamée le 10 décembre 1948. Au Togo, plusieurs manifestations, dont le message de la ministre des Droits de l’Homme et de la Démocratie, Mme Célestine Akouavi Aïdam, ont marqué cet événement, placé cette année sous le thème « la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de la Culture de la paix ».

Dans le message de circonstance qu’elle a prononcé, la ministre Aïdam a situé le sens de cet anniversaire qui, au-delà de sa commémoration officielle, doit, selon elle, permettre d’évaluer le chemin parcouru, de récapituler les réussites et les échecs en vue de trouver les stratégies les plus appropriées pour y remédier. S’agissant de la Déclaration elle-même, la ministre a dit qu’elle est une véritable prise de conscience universelle, que les droits humains constituent une réponse morale et un rempart contre la barbarie et le règne de l’arbitraire. En cela, le respect des droits humains est, selon elle, le meilleur indicateur de l’Etat de droit, de la démocratie et de la paix. C’est pourquoi, a-t-elle poursuivi, la loi fondamentale togolaise fait la part belle aux Droits de l’Homme dans la mesure où tous les instruments internationaux y relatifs ratifiés font partie intégrante de cette constitution.

Pour Mme Aïdam, ce combat pour le respect de la dignité humaine s’inscrit dans un cadre politique, économique voire socioculturel qui constitue des défis dont la résolution nécessite un sens aigu de la responsabilité citoyenne. Pour cela, la ministre Aïdam a souhaité que le chemin de l’espoir qui s’ouvre pour le Togo avec l’Accord Politique Global, soit entretenu par un esprit de tolérance et de compréhension pour que le dialogue continue d’être le mode de résolution des difficultés afin d’éviter que notre processus démo­cratique évolue tel « un bateau ivre qui va au gré du vent ». Elle invite de ce fait chacun, à la place qui est la sienne dans la cité, d’avoir un comportement favorable à la consolidation du consensus politique qui prévaut aujourd’hui avec le capital de confiance qui se met en place malgré les épreuves quotidiennes. Elle estime, à cet effet, que les prochaines législatives permettront de mesurer notre capacité de tirer les leçons du passé pour libérer notre avenir des pesanteurs qui ont longtemps obstrué ses horizons.

A cet égard, la ministre Aïdam a conclu que c’est par l’éducation au bon usage de la liberté que nous pouvons entrer dans l’espérance et construire ensemble le Togo de demain, un Togo démocratique, libre et prospère où les Droits de l’Homme seront respectés et où la pauvreté sera éradiquée. Etait également au menu de la célébration, des conférences-­débats dans quelques établissements secondaires de Lomé sur le thème de l’année et des affichages de la Déclaration dans certains lieux symboliques tels les commissariats de police, les brigades de la gendarmerie, la mairie de Lomé, la préfecture du Golfe, etc.

Que ce soit au Lycée de Tokoin, d’Agbalépédogan, au Lycée Technique d’Adidogomé comme au Collège Protestant en passant par le Collège St Joseph et le Collège privé Kouvahey d’Avénou, l’initiative a été bien accueillie. Elle a permis d’apprendre à tout le monde, surtout aux scolaires que les Droits de l’Homme peuvent contribuer, par leur respect, à favoriser une société plus juste, plus conviviale et plus démocratique. « Les Droits le l’Homme sont lui concept inhérent à la nature humaine et c’est une bonne chose que cette journée soit une occasion d’aller vers les populations pour leur expliquer dans les faits en quoi ces droits consistent », a confié très satisfait un enseignant au Lycée de Tokoin.

Faustin LAGBAI

Meilleure prise en charge des urgences ORL et de la surdité : Les membres de la Société bénino-togolaise d’ORL ont échangé leurs expériences

Le 2e congrès ordinaire de la Société Bénino-Togolaise d’Oto-Rhino-Laryngologie et de la Chirurgie Cervico-Faciale (SOBETORL) a ouvert hier, ses travaux à l’Hôtel Ibis Lomé-centre.  C’est le ministre d’Etat, ministre de la Santé le Pr. Charles Kondi Agba qui a présidé la cérémonie d’ouverture en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, M. Messan Adimado Aduayom.

Durant trois jours, les congressistes, des spécia­listes d’ORL, des stoma­tologues et des chirur­giens mastico-faciaux, venus du Burkina Faso, du Bénin et du Togo auront à débattre des thèmes : « Les urgences ORL » et « la surdité ».

Les urgences sont des maladies qui surviennent chez les en­fants dont l’âge se situe entre 2 à 10 ans. Ces maladies sont générale­ment engendrées par la malnutrition, la mauvaise hygiène bucco-dentaire ou par suite d’un paludisme mal traité. Parmi celles-ci le noma, une maladie caractérisée par une ulcération de la face qui débute au niveau de la bouche sous la forme d’une petite plaie. Cette plaie, en quelques jours, va s’éten­dre aux autres tissus de la face. Le noma n’est pas transmissible, mais est une maladie creusante qui entraîne la mutilation d’une partie de la face du malade.

Au noma, s’ajoutent d’autres urgences telles que : les otites aiguës (infection des oreilles) qui peuvent avoir des com­plications dans la gorge, les traumatismes de la face, les angines, etc.

La surdité est un handicap de l’ouïe causé par des suites de méningite, des traumatismes, etc.

La rencontre a donc permis aux participants d’échanger les expériences et d’élaborer une straté­gie pour une lutte plus efficace contre ces ma­ladies qui prennent l’allure d’un fléau en Afrique. Il s’agit d’inciter à la promotion de la spécialité ORL et à l’adoption, à l’instar des autres pays, des programmes nationaux de dépistage, de forma­tion et de sensibilisation des populations sur les causes de la surdité, une maladie qu’elles peuvent éviter.

La rencontre constitue en même temps, une formation post-universi­taire et une mise à ni­veau des spécialistes et des médecins praticiens pour une meilleure prise en charge des patients.

Dans son intervention d’ouverture, le ministre d’Etat Agba a relevé l’importance des thèmes de ce congrès, au regard de la fréquence de ces urgences ORL et de la surdité en Afrique qui sont des pathologies graves, aux conséquences sociales difficiles à gérer « la santé demeure, de tous les biens de l’homme sur terre, l’acquisition la plus précieuses », a-t-il dit. C’est pourquoi, le Pr. Agba a encouragé les congressistes à poursuivre les efforts et à multiplier les rencontres pour la promotion de la spécialité ORL en vue d’une prise en charge plus efficiente des patients.

Auparavant, les profes­seurs Léon Paul Ayité Médji et Eyawèlohn Kpémissi, respectivement président et vice-président de la SOBETORL, avaient souhaité la bienvenue aux congressistes avant de les exhorter à aboutir aux résultats escomptés.

Prosper PITASSA

 

 

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