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Togo
Presse |
14 Déc 2006 2006 |
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Le
rapport 2007 de l’UNICEF lancé lundi |
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Le
Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a fêté
lundi ses 60 ans marqués notamment par le lancement de
son rapport 2007 sur la situation des Enfants dans le
monde. Au Togo, ce rapport dont le thème est « Femme
et Enfants, le double dividende de l’égalité des sexes »
a été lancé à l’Hôtel Sarakawa, lors d’un cocktail. |
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Le
rapport sur la situation des enfants dans le monde,
publié chaque année par l’UNICEF, identifie les
problèmes de l’heure touchant les enfants et suggère les
orientations pour les régler.
Le thème de l’année 2007 met un accent
particulier sur « l’égalité des sexes » qui est
essentiellement à la santé et au développement des
familles, des communautés et nations. Parce qu’elle
produit un « double dividende » en participant à
la fois au bien-être des enfants et à l’autonomisation
des femmes qui y trouvent des occasions pour accéder à
la bonne santé, s’instruire, se prendre en charge et
donc de participer à l’épanouissement de leurs enfants.
« L’égalité des sexes n’est pas seulement
un impératif moral, c’est également un élément essentiel
du progrès humain et du développement durable »,
souligne le rapport.
L’organisation de défense de la cause des
enfants relève, par ailleurs, qu’en dépit de
l’amélioration de la condition de la femme ces dernières
décennies, « la discrimination, la marginalisation et
la pauvreté représentent toujours des obstacles
considérables pour des millions de filles et de femmes.
Les filles et les femmes sont affectées par le VIH/SIDA,
de manière disproportionnée. Dans la plupart des régions
du monde, elles gagnent moins que les hommes, à travail
égal. Des millions de femmes, partout dans le monde,
sont soumises à la violence physique et sexuelle, sans
grand espoir que la justice intervienne », déplore
l’institution onusienne dans son rapport où des pistes
de solutions sont proposées.
En
d’autres situations, l’institution recommande que les
systèmes éducatifs suppriment les frais scolaires aux
filles et qu’on encourage les investissements dans leur
éducation.
Sur le plan législatif, il s’agit de prendre
des mesures d’ensemble nécessaires pour abolir ou
amender les textes discriminatoires, pour prévenir et
combattre la violence dans les familles et la violence
sexiste dans les conflits.
Un accent est mis, d’autre part, sur
l’implication des femmes dans l’élaboration des
politiques, afin qu’on « assure que les programmes
tiendront compte des besoins des femmes et des
enfants ».
A la cérémonie de lancement, la ministre
Mémounatou Ibrahima des Affaires sociales et de la
Promotion de la Femme a souligné l’importance des femmes
pour les enfants. Pour elle, « lorsque les femmes
sont mieux éduquées et soignées, lorsqu’elles
participent sur un pied d’égalité, avec les hommes, au
processus de prise de décisions, au sein de ménages, des
communautés et des partis politiques, dans la
magistrature et dans la fonction publique et au
parlement, lorsqu’elles s’autonomisent sur le plan
économique, les enfants en bénéficient ».
Dans le même sens, le Dr Narcisse de
Medeiros, chargé de bureau de l’UNICEF-Togo a, pour sa
part, estimé que l’égalité des sexes permettra aux
femmes du Togo de vaincre la pauvreté et de mener une
vie riche et productive.
Bernardin ADJOSSE |
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Insertion professionnelle de jeunes filles déscolarisées
et non scolarisées : Du matériel d’installation
d’atelier remis aux apprentis en fin de formation |
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Une
cérémonie de remise officielle de matériels et
fournitures devant permettre à 26 jeunes filles
coiffeuses et couturières de s’installer et d’ouvrir
leur atelier, a eu lieu, lundi, au centre d’éducation et
de promotion des enfants et mères à Totah dans la
sous-préfecture d’Afagnan. C’est une œuvre du Bureau
International Catholique de l’Enfance (BICE), une ONG
qui aide à l’insertion professionnelle des jeunes filles
déscolarisées et non scolarisées. |
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Le coût du matériel remis est estimé à
1.598.200 F CFA. Il est destiné aux coiffeuses et
couturières des villages Avoutokpa, Takou, Koutimé,
Ayata et Déyi en fin de formation. Par section, il
s’agit de 16 coiffeuses qui ont reçu une table, une
chaise, une lave-tête, un banc, une chaise et divers
accessoires de coiffures. Les autres bénéficiaires sont
10 couturières ayant reçu une machine à coudre chacune.
Cette action s’inscrit dans le cadre d’un
projet d’appui et de lutte contre l’exploitation
sexuelle de la jeune fille déscolarisée ou non
scolarisée en quête de formation, que l’ONG BICE met en
apprentissage. Ces filles sont identifiées par des
comités installés dans les villages à cet effet.
A l’occasion, M. Comlan Eklu, représentant
le sous-préfet d’Afagnan a remercié BICE pour son action
à travers l’étendue de la sous-préfecture et
particulièrement à l’endroit de jeunes filles libérées
qui vont pouvoir opérer et avoir d’autres apprenties
dans la région. « Quand on éduque une femme, c’est
toute une nation qui est éduquée », a-t-il soutenu.
Répondant au nom des récipiendaires, Mlle
Agbassekou Akoua a exprimé sa joie et sa reconnaissance
à l’endroit de BICE. « Nous venons de recevoir des
matériels de travail au terme de notre formation. C’est
une joie pour nous, car, nous sommes désormais
maîtresses. Nous remercions BICE pour son œuvre et lui
promettons de travailler ardemment afin de devenir
formatrices pour celles qui suivront » a-t-elle
souligné.
L’ONG BICE, développe des approches et des
projets destinés à répondre aux besoins psychologiques
et spirituels de l’enfant. Ses projets prennent en
compte les enfants victimes de la guerre, les enfants
exploités sexuellement et par le travail. Une attention
particulière est portée à l’endroit des enfants
handicapés. BICE a été membre du groupe de travail des
Nations Unies pour l’élaboration de la convention des
Nations Unies relatives aux droits de l’Enfant.
Alfred TCHALIM |
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Egalité entre les sexes par les manuels scolaires : Des
acteurs de quatre pays d’Afrique réaffirment leur
engagement |
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Les travaux du séminaire de formation et de
sensibilisation des inspecteurs et conseillers
pédagogiques débutés mardi, ont pris fin mercredi à
l’Hôtel ibis à Lomé.
Pendant deux jours, les participants ont
débattu de « la coopération entre l’UNESCO et le Réseau
International sur les Représentations de rôles Sexué
(RIRRS) » de « la stratégie régionale de l’UNESCO en
matière d’éducation des filles en Afrique » et de celle
dans le domaine d’éducation des filles et des manuels
scolaires. En atelier, ils ont analysé les
représentations sexuées dans les manuels scolaires,
cherché comment promouvoir des pratiques égalitaires en
classe, et par quels processus intégrer la perspective
égalité entre les sexes par les manuels scolaires. |
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Les
travaux ont été sanctionnés par des résolutions et
recommandations. Les participants s’engagent à tout
mettre en œuvre, dans leurs pays respectifs, pour une
application des conclusions du séminaire. Ceci, par la
sensibilisation et la formation de tous les acteurs de
l’éducation, y compris les comités des parents d’élèves
et par la promotion des pratiques égalitaires en matière
de genre dans les classes.
Ils recommandent aux gouvernements la prise
en compte du genre dans la révision ou l’élaboration des
textes d’orientation de l’éducation et dans les
curricula. Ils souhaitent la mise en place de structures
permanentes chargées des problèmes liés à la conception
de manuels scolaires. Ils désirent l’intégration des
modules de formation sur l’équité-genre aux programmes
de formation initiale et continue des enseignants.
Les délégués demandent aux partenaires,
l’appui financier et technique à l’élaboration de
manuels scolaires dans les pays engagés dans une
réforme, ainsi qu’à la facilitation de la création de
réseau d’échange entre pays africains engagés dans une
réforme curriculaire.
A la cérémonie de clôture, M. Koffi
Ouboenalé Lantamey, directeur des Enseignants
préscolaire et primaire a invité chacun à vulgariser la
conclusion de ces assises pour la promotion de
l’éducation de la jeune fille et l’égalité de sexes par
les manuels scolaires.
Mme Fatoumata Marega, spécialiste du
Programme Education et responsable de l’Unité des
Publications à l’UNESCO/BREDA-Dakar a fait remarquer que
« nous partons édifiés et engagés pour l’amélioration
des manuels scolaires, afin de les vulgariser dans les
pays de la CEDEAO ».
M. Koffi Jean Gbodossou, au nom du directeur
de l’Unité de Recherche Démographique (l’URD), a
manifesté sa joie de voir que les objectifs du séminaire
sont largement atteints et que leurs recherches ne sont
pas vaines.
Une conférence de presse sur la portée d’un
tel séminaire a mis fin aux travaux.
Louise KUDU-AKUTSA |
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[
N°7427 du
12 Déc 2006] |
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Promotion et protection des Droits de l’Homme au Togo :
Un document de programme national en cours de validation
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Un
atelier pour la validation du programme national de
promotion et de protection des Droits de l’Homme, a
démarré, hier, à la salle Concorde de l’Hôtel 2 Février
à Lomé. La cérémonie d’ouverture de cette session a été
présidée par le Premier ministre Yawovi Madji Agboyibo,
qui avait à ses côtés, la ministre des Droits de l’Homme
et de la Démocratie, Mme Célestine Akouavi Aïdam et la
représentante-résidente du Programme des Nations Unies
pour la Développement, Mme Rosine Sori-Coulibaly. |
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Le
programme national de promotion et de protection des
Droits de l’Homme, en cours d’examen, vise à créer les
conditions indispensables pour améliorer constamment la
situation des Droits de l’Homme au Togo, qu’il s’agisse
des droits civils et politiques que des droits
économiques, sociaux et culturels. Il comporte les
objectifs à atteindre, propose des stratégies et des
mécanismes opérationnels susceptibles de conduire à la
réalisation de ces objectifs et, enfin, donne des
indications relatives aux rôles et aux responsabilités
des différents acteurs impliqués dans la promotion et la
protection des Droits de l’Homme.
Tous ces aspects seront présentés par
l’expert ayant contribué à l’élaboration des documents
de référence, avant leur étude et adoption par les
participants, à l’issue des trois jours que vont durer
leurs travaux.
Dans son discours d’ouverture, le Premier
ministre, Me Yawovi Madji Agboyibo, a appelé les
principes cardinaux de la Déclaration Universelle des
Droits de l’Homme, commémorée le 10 décembre, de chaque
année. « Notre pays ne s’est pas mis en marge de
l’immense travail qui s’accomplit, chaque jour, sous
l’égide des Nations Unies pour traduire, en instrument
pratique de promotion et de protection des Droits de
l’Homme, une Déclaration perçue au départ comme une
simple résolution destinée à interpeller la conscience
des Etats », a-t-il signifié.
Il a par ailleurs indiqué que le Togo a
ratifié la plupart des pactes internationaux et
régionaux dérivés de la Déclaration de 1948. Le Premier
ministre est allé plus loin en énonçant dans cette loi
fondamentale que « les droits et devoirs énoncés dans
la Déclaration universelles et dans les instruments
internationaux relatifs aux Droits de l’Homme ratifiés
font partie intégrante de la présente constitution ».
Plus qu’un fondement moral de l’engagement à
garantir les droits des citoyens et le bien-être des
populations, a ajouté le Premier ministre Agboyibo, la
Déclaration universelle constitue « la base juridique
de la responsabilité de l’Etat, à rechercher les voies
et moyens appropriés pour combattre l’arbitraire dans
tous les domaines et faire reculer la pauvreté ».
Dans ces sens, il s’est réjoui du fait que par la
signature de l’Accor Politique global du 20 août 2006,
les acteurs politiques et de la société civile du pays
aient pris conscience de l’esprit de cette Déclaration.
L’acquisition de la culture des Droits de
l’Homme, de la démocratie et de la paix étant un
processus qui exige beaucoup de patience, le chef du
gouvernement estime qu’elle ne peut se réaliser que
grâce à des actions pédagogiques adéquates et
multiformes, méthodiques menées en vue d’aider le
citoyen à rajeunir son esprit lourd des préjugés et des
vieilles habitudes. « C’est par l’éducation au bon
usage de la liberté que nous pouvons entrer dans
l’espérance et construire ensemble le Togo de demain, un
Togo réconcilié avec lui-même, un Togo démocratique,
libre et prospère, un Togo où les Droits de l’Homme
seront respectés et où la pauvreté sera éradiqué »,
a-t-il conclu.
Pour la ministre des Droits de l’Homme et de
la Démocratie, Mme Célestine Akouavi Aïdam, l’objectif
ultime de la démarche en cours est d’une part, la pleine
réalisation des Droits de l’Homme et l’enracinement
d’une culture démocratique dans notre pays. D’autre
part, a-t-elle relevé, le gouvernement cherche à
déterminer les voies et moyens pour atteindre cet
objectif et préciser le rôle de chacun de acteurs dans
ce vaste chantier.
La représentante-résidente du Programme des
Nations Unies pour le Développement (PNUD), Me Rosine
Sori-Coulibaly, a, pour sa part, fait remarquer que son
institution a convenu, en 2004, d’apporter son soutien
au gouvernement pour l’élaboration de ce programme et la
mise en oeuvre des 22 engagements. « Toutes ces
initiatives, a-t-elle expliqué, visaient à créer les
conditions indispensables pour renouer les relations de
coopération avec les partenaires extérieurs ».
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en
présence des membres du gouvernement et du corps
diplomatique, des présidents des institutions de la
République, des représentants d’associations et divers
acteurs impliqués dans la promotion des Droits de
l’Homme.
L’atelier prendra fin demain.
Martial Koukou KATAKA |
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Assemblée nationale :La loi portant création de la
Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo votée |
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L’Assemblée
nationale a tenu, hier, à son siège, au palais des
Congrès, sous la direction de son président, El Hadj
Abass Bonfoh, sa 7e séance plénière de la 2e
session ordinaire de l’année 2006.
A
cette occasion, la loi portant création de la Chambre de
Commerce et d’Industrie du Togo a été adoptée à
l’unanimité des députés présents. Ce texte a pour objet
de restructurer le système consulaire de commerce et
d’industrie du Togo afin de le rendre plus opérationnel
et plus dynamique.
Au
cours de cette séance qui s’est déroulé en présence des
commissaires du gouvernement, les ministre Jean Lucien
Savi de Tové et Tchessa Abi , le projet de loi de
finances gestion 2007, adopté par le gouvernement
vendredi, a été affecté en commission pour étude en
priorité. |
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Dans le cadre de la politique de
décentralisation, le gouvernement a fait adopter la loi
98-022 de décembre 1998 portant création, organisation
et fonctionnement des chambres de commerce et
d’industrie.
Aux termes de cette loi, il est créé dans
chaque région économique et dans la commune de Lomé, une
chambre régionale de commerce et d’industrie.
Selon l’exposé des motifs du gouvernement,
« lors de plusieurs tournées d’information et de
sensibilisation des opérateurs économiques dans toutes
les préfectures, et les sous- préfectures, sur les
chambres consulaires et les élections, la commission
chargée des élections a fait le constat général que, la
plupart des opérateurs économiques, surtout de
l’intérieur, ne remplissent pas les conditions exigées
pour être électeurs ou éligibles ».
C’est fort donc de cette situation, de
l’inapplication de la loi 98-022 et eu égard aux
expériences des pays voisins tels le Bénin, le Niger et
le Mali où on a des structures nationales mais
décentralisées qui fonctionnent bien, que le
gouvernement a initié cette loi.
A la plénière d’hier, les députés ont
auditionné, amendé et adopté le rapport au fond de la
commission du développement économique et de
l’aménagement du territoire avant de passer à l’étude
particulière au cours de laquelle la loi a été adoptée
article par article puis globalement.
Cette
loi qui abroge la précédente, crée une chambre de
commerce et d’industrie unique à compétence nationale.
Elle est subdivisée en 5 chapitres et composée de 28
articles qui traitent essentiellement de la création,
des missions, des ressources et des organes.
Ce
faisant, le problème de collège électoral est réglé et
lu représentation des régions ainsi que la politique
nationale de décentralisation sont prises en compte.
Le
nouveau texte permettra ainsi d’aller rapidement aux
élections et de mettre en place une, nouvelle assemblée
consulaire, d’autant plus que la délégation actuelle,
qui dirige la chambre et dont le mandat était pour de 4
mois, avec pour mission de mettre en place des organes
définitifs de cette institution, fait déjà plus de 12
ans, étant mise en place en avril 1994.
Les
chambres de commerce et d’industrie assurent 5 missions
principales, à savoir, la représentation des intérêts
professionnels de leurs membres par les avis qu’elles
émettent ; la diffusion d’informations économiques ; la
formation professionnelle ; l’assistance et l’appui à
leurs membres ; la création et la gestion d’ouvrages
d’équipements et/ou de service d’utilité publique.
A
l’issue du vote, le ministre du Commerce, de l’Industrie
et de l’Artisanat, M. Jean Lucien Savi de Tové a
adressé, au nom du gouvernement, sa gratitude aux élus
du peuple pour, le travail abattu. Selon lui, les
députés ont offert ainsi un cadeau de Noël au monde des
affaires du pays.
«
L’acte que vous venez de poser est d’une grande
importance à un double titre. Premièrement, il va
permettre au gouvernement de mettre en place le
dispositif réglementaire nécessaire pour le
renouvellement de la chambre de commerce, un maillon
essentiel de l’environnement des affaires. Deuxièmement,
il constitue pour les opérateurs économiques un signe
certain d’espoir que très bientôt, ils pourront se
retrouver dans un organisme intermédiaire représentatif
pour consolider la concertation secteur public secteur
privé »,
a-t-il précisé.
Quant
au président de l’Assemblée nationale, El Hadj Abass
Bonfoh, il a estimé que la loi va « insuffler une
nouvelle dynamique aux secteurs du commerce et
d’industrie, qui sont dans un état embryonnaire ».
Elle
règle la question de représentativité des différentes
régions à l’Assemblée consulaire et permettra au Togo de
bénéficier de certains avantages de la part des
institutions régionales et internationales soeurs,
a-t-il relevé.
Dans
les communications, le président Bonfoh a fait affecter
le projet de loi de finances, gestion 2007 à la
commission des finances et des échanges pour étude au
fond.
Il a
expliqué que ce texte, adopté vendredi dernier en
conseil des ministres, devrait être étudié en priorité,
à la demande du gouvernement, afin d’éviter au pays de
se retrouver le 1er janvier 2007 sans budget
prévisionnel. Ainsi, il a sollicité de l’abnégation de
la part des députés afin que le texte soit adopté d’ici
le 31 courant.
Pour
ce faire, les membres de la commission et les autres
bonnes volontés se sont donné rendez-vous ce matin pour
le début des travaux qui vont durer 8 heures par jour.
Rigobert BASSADOU |
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