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Assureurs, juristes, agents des forces de l’ordre,
syndicalistes et conducteurs des taxis ont été conviés à
cette journée de réflexion sur la sécurité publique liée
à l’obligation des assurances pour les véhicules.
L’ordre des avocats, initiateur de cette rencontre,
entend introduire « une approche nouvelle de défense des
droits et libertés individuels » qu’impose le trafic
routier.
En effet, il ne se passe aucun jour où il
n’y a pas de victimes d’accidents de la route. Le nombre
sans cesse croissant de véhicules et de taxi-motos, ne
fait qu’aggraver les risques d’accidents assimilés à la
violation des droits humains. C’est donc pour protéger
les citoyens contre cette violation que l’ordre des
avocats a choisi le thème de la journée afin de plaider
pour « l’assurance obligatoire ».
A cet effet, la rencontre a été un cadre de
sensibilisation où l’Etat est invité à jouer « son
rôle de garant de sécurité publique » en veillant à
l’application effective de la loi de 1987 sur
l’obligation des assurances. Les usagers de la route et
autres corps de métier étaient aussi à ce rendez-vous de
conscientisation sur l’importance des assurances en
matière de sécurité publique et de respect des droits
humains.
Pour y parvenir les participants ont débattu
des sous thèmes relatifs à « l’obligation
d’assurance » et aux « contrôles routiers »
en matière de protection des droits et libertés
individuels.
En ouvrant les travaux, la ministre Akouavi,
Célestine Aïdam des Droits de l’Homme et de la
Démocratie a rappelé que « les accidents sont devenus
une réalité quotidienne et la sécurité publique qui
englobe aussi bien la sécurité routière et le contrôle
technique des véhicules, constitue la réponse, adéquate
à cette situation ». Elle a précisé, de ce fait, que
l’assurance est un élément important dans les
dispositifs de la protection des droits et libertés.
Auparavant, Me Alexis Aquereburu, bâtonnier
de l’ordre des avocats et le directeur général de la
compagnie d’assurance UAT-Vie, M. Kodjo Locoh, ont, tour
à tour, relevé l’importance du thème. Pour eux, bien que
l’assurance soit rendue obligatoire, les citoyens ne se
sont pas encore appropriés la notion. Les acteurs de la
sécurité, n’en ont pas, non plus, « fait un impératif
d’ordre public, bien qu’il s’agisse d’une obligation née
d’un devoir de protection des droits humains ».
Bernardin ADJOSSE |
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Sketches, conférence-débats sur le dépistage, atelier
d’information animé par les pairs conseillers et autres
allocutions d’exhortation de circonstance ont marqué,
hier d’un sceau particulier, le lancement de la campagne
de 2006 – 2007 de lutte contre le SIDA au Port de Lomé.
L’événement a rassemblé les travailleurs du
port et ceux des entreprises y opérant, habillés en
rouge blanc, en signe d’engagement pour faire reculer la
maladie. Étaient également présentes diverses
personnalités dont des représentants de Population
Services International (PSI), du Programme National de
Lutte contre le SIDA (PNLS), du Comité Miss Togo, etc.
« Stop SIDA en entreprise, tenons nos
promesses », a été le mot d’ordre de la célébration.
Aussi, les sketches et autres débats ont-ils porté sur
l’importance du dépistage pour connaître son statut
sérologique, l’abstinence, la fidélité et l’usage
correct du condom pour se prémunir de l’infection et la
non stigmatisation afin de vivre en solidarité avec les
personnes vivant avec le VIH/SIDA.
En donnant le ton de la manifestation, le
représentant du ministre de la Santé, le médecin
commandant Wiyao Kpaou Adom s’est félicité de
l’engagement du PAL aux côtés du gouvernement pour
réduire l’ampleur du VIH/SIDA. Car, selon lui,
« lutter contre le SIDA, c’est investir dans le
développement durable ».
Dans le même sens, le directeur général du
PAL, le capitaine de Vaisseau, Fogan Kodjo Adégnon a
relevé que « l’impulsion donnée par le gouvernement à
la lutte, pour être décisive, requiert une participation
active et totale de la société civile, des milieux
d’affaires du secteur privé, etc. ». A cet effet, il
a relevé certaines actions initiées par le port. On en
retient la mise en place d’une cellule de
sensibilisation de proximité animée par 40 pairs
conseillers formés, la prise en charge des malades
opportunistes et celle psychosociale des personnes
vivant avec le VIH/SIDA.
Par ailleurs, le Port Autonome de Lomé, déjà
membre de divers réseaux de lutte anti SIDA, vient
d’engager un partenariat avec le PSI pour une nouvelle
stratégie de prévention. Ce programme entend améliorer
les connaissances sur la maladie au sein des employés et
leurs familles, augmenter le degré de perception du
risque personnel d’infection au VIH. Il vise également à
accroître l’accès aux produits de prévention et aux
services de conseil dépistage sur le lieu de travail de
même qu’à réduire la stigmatisation et à contribuer à un
changement durable des comportements à risque au sein du
personnel.
En rapport avec les efforts de lutte
déployés par le port, Emmanuel Adjayi du PSI et Mme
Akuélé Adanlété Lawson, point focal de la prévention au
PAL ont exhorté les travailleurs, leurs familles et leur
communauté à faire le dépistage volontaire et à tenir
leurs promesses de faire reculer l’infection au VIH/SIDA.
Kossi N’BOUKE |