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Togo Presse

 5 Déc 2006 2006

[ 7421 du 4 Déc 2006]

 

12e Edition Miss CEDEAO : La reine de la beauté ivoirienne Diomande Aliman arrache la couronne devant la togolaise Jacky Azouma

Miss CEDEAO
Alima Diomandé
Photo : abidjan.net

Mlle Diomande Aliman de la Côte d’Ivoire a été consacrée samedi, au palais des Congrès, Miss CEDEAO comptant pour la 12e édition de la compétition ouest africaine de la plus belle fille. La Togolaise Jacky Azouma et la Nigériane Taka Kpanja ont, quant à elles, été classées 1ère et 2ème  dauphines de cette soirée de gala qui s’est déroulée dans une ambiance festive avec plusieurs artistes de la chanson.

La 12e édition du concours de la beauté Miss CEDEAO s’est déroulée samedi au Palais des Congrès de Lomé, en présence de plusieurs personnalités dont le ministre Richard Attipoé, représentant le président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé.

Dix candidates, plutôt que 12 prévues, étaient au rendez-vous de cette fête consacrée à la beauté de la femme africaine, en général, et des pays de la CEDEAO, en particulier. Toutes belles. Les reines de la beauté ouest africaine ont commencé la compétition pour le titre de la couronne régionale aux environs de 21 h 10 avec la sortie en tenues traditionnelles.

De la candidate du Bénin à la Togolaise, en passant par les concurrentes du Burkina Faso, du Cap Vert, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Liberia, du Niger, du Nigeria et du Sénégal, toutes ont emballé le public en présentant les danses tirées du terroir culturel de leur pays respectif. Ce passage tort apprécié a été suivi d’un défilé de mode mettant en exergue la splendeur et l’élégance qu’offrent les pagnes de qualité Uniwax. Ces présentations sont destinées à honorer le charme de la femme à travers l’éclat de son habillement et n’étaient qu’un avant goût de l’exposition des valeurs effleurant sa beauté de femme africaine.

La soirée s’est poursuivie donc avec la prestation remarquée de l’artiste de la chanson, King Messan qui a été relayé sur le podium     par une seconde phase en maillot de bain. Instant d’acclamations, de rires, de cris de joie et d’encouragements qui ont envahi alors la salle à moitié pleine, face à l’exhibition de la beauté naturelle, de l’éclat physique et du rayonnement corporel des concurrentes. Elles étaient séduisantes et n’ont pas raté d’adresse pour valoriser les nobles qualités qu’incarne la femme africaine à travers sa peau argentée, sa silhouette d’ébène et son regard flatteur. Après le passage en tenue olympique, le jury de six membres, présidé par Stéphane Aka, a opéré la première sélection, retenant, pour le reste de la compétition, cinq candidates. Pendant ce temps, King Messan et certains artistes de la chanson se relayaient le passage pour égayer les spectateurs.

La seconde phase de la soirée, fort attrayante, a retenu Hounkararin Aurelle du Bénin, Barry Ramata du Burkina Faso, Diomande Aliman de Côte d’Ivoire, Kpanja Taka du Nigeria et Jacky Azouma du Togo, qui se sont succédé sur le podium pour jauger leur beauté intellectuelle et culturelle.

La maîtrise de la langue, l’argumentation et la beauté physique ont été les critères qui ont finalement concouru à l’élection de Mlle Dio­mande Aliman comme Miss CEDEAO de l’édition 2006, avec l’approbation totale du public. Très émue, elle a reçu à cet effet, plusieurs prix et a promis de défendre les couleurs de la CEDEAO au plan régional et international en s’organisant, avec l’appui de tous, dans le social. Sa 1ère dauphine Jacky Azouma tout comme la 2ème dauphine, Mlle Kpanja Taka et les autres n’ont pas démérité. Elles étaient toutes aussi belles. Mais le fair-play a prévalu. Ainsi Mlle Azouma était « très satisfaite » et entend être « aux côtés de l’heureuse élue pour l’accompagner dans ces projets ».

Miss CEDEAO est organisé depuis 1994 sous l’égide du Secrétariat Exécutif de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), avec pour thème cette année. « Intégration culturelle, paix et développement ». C’est une manifestation de rapprochement des peuples et de valorisation du patrimoine culturel sous-régional, à travers les tenues traditionnelles, chants et danses interprétés par les candidates.

Bernardin ADJOSSE

Apurement partiel des arriérés aux cotonniers et renforcement de la sécurité : La France accord une aide de 1,639 milliard au Togo

Une signature d’accord d’une aide de la France de 1,639.892.500 s’est déroulée vendredi au cabinet du ministre des Finances, du Budget et des Privatisations. Un milliard cinq cent millions de cette aide est destinée à l’apurement partiel des arriérés d’achat de coton aux producteurs. L’autre partie de l’aide vise le renforcement des capacités des forces de l’ordre pour améliorer la sécurité civile, en perspective des élections législatives qui se préparent.

Le document d’accord a été signé par l’ambassadeur de France au Togo, M. Alain Holleville et le ministre des Finances, du Budget et des Privatisations, M. Payadowa Boukpessi, en présence de ses collègues Atcha Titikpina de la Sécurité, Yves Madow Nagou de l’Agriculture, l’Elevage et la Pêche.

            Dans son toast, l’ambassadeur de France a indiqué que cette aide d’urgence au Togo est une matérialisation d’une décision politique du président français faisant suite à la visite qu’a effectuée le chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé à Paris. L’aide qui vient encourager le gouvernement dans ses efforts de réconciliation des Togolais, est aussi « un signal adressé aux partenaires pour soutenir le processus en cours », a-t-il dit.

            Pour sa part, le ministre Boukpessi a exprimé la gratitude du gouvernement à la France. Il a rappelé que les volets pris en compte par cette assistance constituent, au plus haut degré, les préoccupations de l’Etat togolais dans ses efforts de soulager la souffrance des producteurs cotonniers, notamment. Il a promis de faire bon usage de l’aide.

            Il a rappelé que le chef de l’Etat a donné des instructions pour que les producteurs de coton ne connaissent plus des situations d’arriérés pour la campagne de cette année et les saisons à venir.

            Bernardin ADJOSSE

 
[ 7420 du 1er Déc 2006]
Journée nationale de la microfinance : Les acteurs plaident pour le soutien des partenaires et bailleurs de fonds

La salle « Gabité » de l’Hôtel Mercure Sarakawa a servi de cadre, hier, à une journée nationale de la microfinance. Elle a regroupé des acteurs diversifiés directs et indirects de la microfinance et du secteur financier national ainsi que des partenaires nationaux et internationaux au tour du thème « Construire des secteurs financiers accessibles à tous ». Organisée par le Comité National de Microfinance (CNM), la rencontre a débouché sur un plaidoyer pour un accompagnement plus intensif des partenaires et bailleurs.

      En dépit des gros efforts faits par le Togo pour que le secteur de la microfinance se développe, notamment avec la mise en place, du Programme d’Appui à la Stratégie Nationale de Microfinance (PASNAM), le secteur connaît encore des difficultés.

            C’est pourquoi, « les acteurs ont décidé de créer un cadre de dialogue franc et sincère sur ce qui a été fait et ce qui pourrait être fait demain ». Ce cadre a été la journée nationale organisée, hier par le Comité National de Microfinance (CNM), en collaboration avec le PASNAM, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et du Fonds d’Equipement des Nations Unies (FENU).

            Les acteurs nationaux du secteur auxquels se sont joints leurs collègues venus d’Afrique, d’Asie et d’Europe et des partenaires ont échangé sur plusieurs sujets. Il s’agit, entre autres, de « l’état des lieux de la microfinance dans l’espace UEMOA », « la stratégie nationale revue de la microfinance au Togo : diagnostic, plan d’actions et plaquette finançable », les approches mutualistes et de crédit direct, femmes et artisans en microfinance sans oublier, les objectifs, résultats, perspectives et alliances du PASNAM.

            A la fin des travaux, les participants ont fait un plaidoyer invitant les partenaires à soutenir la microfinance au Togo.

            En ouvrant la rencontre, au nom du ministre des Finances, du Budget et des Privatisations, M. Bandifoh Ouro-Akondo a relevé l’importance de la microfinance dans la lutte contre la pauvreté et l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Raison pour laquelle, selon lui, « ce secteur a été l’objet, depuis plus de cinq années, d’une attention particulière du gouvernement qui a conduit à l’élaboration d’un document de stratégie nationale » et de plusieurs autres politiques relatives à l’agriculture, à la femme, au secteur privé, etc. Tout en exhortant les acteurs à plus d’efficacité, il a remercié les différents partenaires pour leur rapport.

            La représentante-résidente adjointe du PNUD au Togo, Mme Lalao Ramanarivo-Raharisoa a, quant à elle, rappelé l’engagement des Nations Unies aux côtés des gouvernements africains en vue d’augmenter le pouvoir économique et social des populations.

            Le président du CNM et celui du comité d’organisation de la journée, respectivement MM. Fedy Kokoumey et Kwasi Klutsé ont, pour leur part, salué la présence des partenaires extérieurs et exprimé la détermination des acteurs « à construire un secteur financier accessible à tous et garant d’une vie meilleure et d’un environnement apaisé » surtout que l’année 2006 a consacré la microfinance comme un facteur de paix avec le décernement du Prix Nobel 2006 de la paix au père de la microfinance, le Bangladais Muhammad Yunus.

            Mme Mémounatou Ibrahima, ministre des Affaires Sociales et de la Promotion de la Femme, a participé aux travaux de la journée en qualité de personne ressource et invitée d’honneur.

            Rigobert BASSADOU  

Le Ghana annonce de nouvelles coupures de cedis pour faciliter les échanges financiers

 La banque centrale ghanéenne a annoncé mardi qu’elle va mettre en circulation en juillet 2007, un nouveau billet, « le new cedi », pour réduire l’encombrement des billets de banque. L’actuel billet de 10.000 cedis sera ramené à 1 « New cedi »

Cette nouvelle décision des autorités ghanéennes, d’introduire un « New cedi », divisé par 10.000 par rapport aux actuelles dénominations, va faciliter les transactions financières de la population.

            Selon le Dr Ernest Addison, directeur du département recherche à la Banque Centrale ghanéenne, ces nouvelles appellations « New cedis », ne constituent ni une dévaluation, ni une réévaluation. Il a précisé que « la mesure vise simplement à simplifier les échanges financiers ».

            M. Addison explique que cette cure d’amaigrissement de la monnaie nationale va assurément faciliter les choses. Car, selon lui, « au Ghana, on parle parfois de trillards et le gouvernement vient de fixer comme objectif pour l’année prochaine un PIB de 138… trillards de cedis ».

            Il existe actuellement des billets de 1.000, 5.000, 10.000 et 20.000 cedis, la plus grosse coupure en circulation qui vaut à peine 1200F CFA.

            « Les actuels cedis et pesewas (les pièces de monnaie) resteront physiquement en circulation pendant six mois après l’introduction du « New cedi », a précisé Catherine Ashiley, une responsable de la banque centrale. Elle a ajouté que les Ghanéens pourront les échanger pendant cette période dans les agences de la Banque Centrale ou les banques commerciales et ensuite ils seront démonétisés.

            Le New cedi va libérer les Ghanéens de la quasi-obligation d’avoir toujours sur eux un grand sac en plastique ou un sac de voyage en guise de portefeuille. Cent dollars (50.500 F CFA) qu’on met dans une proche, vaut 934.250 cedis. Ce qui veut dire que actuellement, à Accra, on est multimillionnaire avec 1000 dollars (505.000 F CFA), qui valent 9.200.000 cedis.

Des avis partagés

            Après l’annonce des autorités ghanéennes d’en finir avec cette armée de zéros sur les billets de banque, la population est à la fois optimiste et réservée. Certains manifestent déjà leur fierté de pouvoir désormais mettre l’argent dans les portefeuilles, mais d’autres attendent de voir le « New cedi ».

            A Aflao, (frontière Togo- Ghana), les cambistes (échangeurs de monnaie) se sont réjouis de la nouvelle, car elle leur évitera de traîner des sacs de billets ou de se cacher pour faire des échanges avec des clients méfiants. « Nous avons trop de problèmes pour compter le cedi, quand il s’agit des billets de 3 à 4 mille dollars », a déclaré Moussa, cambiste. Selon lui, cette décision de ramener 10.000 cedis à 1 New cedi, leur permettra de garder certains clients impatients.

            Pour M Koffi, citoyen ghanéen, « la moindre facture de restaurant ou de supermarché se transforme en liasses épaisses ». Il voit en ce New cedi, une bonne décision et espère qu’elle se concrétise.

            Mme Célestine, commerçante, a pour sa part, émis des réserves sur la décision de la Banque Centrale. « J’attends d’abord de voir le New cedi avant de manifester mon soulagement. Nous sommes fatigués de ces billets, car aux guichets des banques, un retrait en liquide se transforme en un empilement de billets sur le comptoir et malheur au suivant, si son prédécesseur s’amuse à recompter », a-t-elle souligné.

            Moussouloumi BOUKARI

 

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