|
La
mission du comité des ambassadeurs des ACP dans notre
pays a échangé notamment avec les principaux acteurs de
la vie sociopolitique du pays.
Hier, cette délégation a bouclé ses
rencontres en recevant, à l’Hôtel 2 Février à Lomé, dans
la matinée, les représentants des principaux partis
politiques. Il s’agit notamment du Comité d’Action pour
le Renouveau (CAR), de la Convention Démocratique des
Peuples Africains, (CDPA) de la Convergence Patriotique
Panafricaine (CPP), du Parti pour la Démocratie et le
Renouveau (PDR) et du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT).
La seule fausse note a été l’absence de la délégation de
l’Union des Forces de Changement (UFC) à ces entrevues.
Dans l’après-midi, M. René Makongo et les
autres membres de la mission des ambassadeurs ACP ont
organisé une rencontre élargie aux représentants de la
CEDEAO puis aux ambassadeurs de l’UE au Togo. C’est à
l’issue de ces entrevues que la délégation s’est rendue
au ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration
africaine où elle a eu une réunion de restitution avec
une délégation gouvernementale, conduite par le ministre
d’Etat Zarifiou Ayéva.
A l’issue de cette rencontre, le chef de la
mission du comité des ambassadeurs des ACP a fait la
déclaration suivante :
« Au terme de notre mission, nous
retenons deux choses : d’abord la confirmation des
avancées enregistrées par le Togo dans le cadre du
processus de sortie de crise. Et nous sommes ici pour
une mission d’évaluation des 22 engagements pris par le
Togo vis-à-vis de l’Union Européenne (UE), dans un
certain nombre de positions, à savoir, les réformes
institutionnelles nécessaires à la consolidation de la
démocratie, de l’Etat de droit et de la liberté de
presse. Ensuite, les mesures de lutte contre l’impunité
et enfin l’évolution sociopolitique au Togo.
Au terme de notre mission, il y a un
consensus général qui se dégage : c’est que, le peuple
togolais a compris qu’il faut aller rapidement jusqu’aux
élections pour sortir de cette crise, étant entendu que
les réformes ont beaucoup évolué.
Le deuxième point porte sur les élections
sur lesquelles l’UE insiste beaucoup parce que c’est une
condition sine qua non pour la sortie de crise.
Vous savez que nous avons, au cours de cette
mission, eu des rencontres avec la société civile, les
autorités, le gouvernement du Togo, les partis
politiques, le corps diplomatique. La question de l’UFC
s’est posée et effectivement, nous avons attendu, l’UFC
n’a pas répondu à notre appel. Mais je peux vous dire
que l’UFC a peut-être son choix. C’est un parti
politique indépendant et donc, je n’ai pas de
commentaire à faire là dessus.
La situation que nous avons vécue ici au
Togo, n’est plus la même. Beaucoup de choses ont changé.
D’après ce qui nous a été rapporté, il n’y a plus
d’arrestations pour des délits, par exemple, de presse,
puisque vous avez un code de presse qui est suffisamment
libéral. Donc, en principe je dirai que tout le monde
vit en liberté. Il y a la paix et la sécurité qui se
sont installées. Les conclusions de notre mission vont
être portées à l’appréciation du comité des
ambassadeurs. Nous ferons un rapport, dès demain,
puisque nous avons une réunion du comité des
ambassadeurs pour accompagner le Togo dans le processus
de sortie de crise ».
Martial Kokou KATAKA & Faustin LAGBAI
|