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Togo Presse

29 Nov 2006

[ 7418 du 29 Nov 2006]

 

Redynamiser le marché financier régional par la promotion du capital d’investissement : Le ministre Kloutsé a ouvert hier à Lomé un séminaire de réflexion du CREPMF

Le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) a organisé, hier, à l’Hôtel Mercure Sarakawa, un séminaire de réflexion sur la dynamisation du capital investissement et du marché financier au sein de l’UEMOA. Les échanges ont porté sur le rôle du CREPMF, de la bourse régionale et des fonds d’investissement dans le développement du marché ainsi que sur les opportunités que ce marché offre aux professionnels du capital investissement.

Ledit séminaire s’inscrit dans le cadre des activités du Projet de Développement du Marché Financier de l’UEMOA couvrant la période 2005-2010, afin de lui permettre de jouer efficacement son rôle d’instrument de mobilisation de l’épargne longue vers les investissements productifs dans la sous-région.

            La rencontre a connu la participation des représentants régionaux et étrangers des fonds d’investissement, de leurs sociétés de gestion ainsi que des acteurs commerciaux du marché financier. Les travaux du séminaire ont d’abord porté sur la présentation du marché financier de l’UEMOA, de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et du capital investissement. Après avoir évalué le bilan et les perspectives de ces institutions, les séminaristes ont approfondi les réflexions sur des sujets devant concourir au développement de l’activité des sociétés d’investissement dans l’espace communautaire.

            A l’issue des travaux, le séminaire a formulé des recommandations relatives, entre autres, à la réglementation  de l’activité de capital investissement au sein de l’UEMOA, au contrôle des sociétés de capital investissement et des fonds d’investissement ainsi qu’à la mise en œuvre des programmes de désengagement des entreprises d’investissement par le canal de marché financier, etc.

            Les entreprises d’investissement sont des établissements financiers dont l’objet est de renforcer les fonds propres des Petites et Moyennes Entreprises (PME) naissantes ou en développement, et de les appuyer, par conseil, à améliorer leur gouvernance et leur organisation managériale afin de pouvoir se faire coter en bourse.

            En ouvrant les travaux de la rencontre, le ministre de l’Economie et du Développement, Daniel Kloutsé a souligné le souci des autorités togolaises et celles de l’UEMOA de voir les sociétés de capital investissement jouer leur rôle d’appui au secteur privé.

            De son côté, le secrétaire général du Conseil régional de l’Epargne publique et des Marchés financiers, Edoh Kossi Aménouvé s’est félicité des actions engagées dans l’espace UEMOA pour la promotion et le développement du capital investissement. Dans cette optique, il a exprimé sa conviction que ce séminaire marquera une étape décisive pour ces actions et réflexions en cours afin de donner au capital investissent toute son importance dans le développement des économies nationales.

            On notait, à la rencontre, la présence des représentants des bailleurs de fonds dont la Banque Mondiale, l’Agence Française de Développement, le PNUD et de divers acteurs du secteur d’investissement venus notamment du Maroc et de Tunisie.

            Kossi N’BOUKE

Mission d’évaluation des 22 engagements : La délégation du comité des ambassadeurs des ACP note des avancées significatives

En fin de mission d’évaluation des 22 engagements souscrits par le Togo auprès de l’Union Européenne, la délégation du comité des ambassadeurs des ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique), conduite par son président, M. René Makongo, a tenu, hier, une réunion de restitution avec le gouvernement. La rencontre a eu lieu au ministère des Affaires étrangères et de l’Intégrité africaine.

La mission du comité des ambassadeurs des ACP dans notre pays a échangé notamment avec les principaux acteurs de la vie sociopolitique du pays.

            Hier, cette délégation a bouclé ses rencontres en recevant, à l’Hôtel 2 Février à Lomé, dans la matinée, les représentants des principaux partis politiques. Il s’agit notamment du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), de la Convention Démocratique des Peuples Africains, (CDPA) de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP), du Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PDR) et du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT). La seule fausse note a été l’absence de la délégation de l’Union des Forces de Changement (UFC) à ces entrevues.

            Dans l’après-midi, M. René Makongo et les autres membres de la mission des ambassadeurs ACP ont organisé une rencontre élargie aux représentants de la CEDEAO puis aux ambassadeurs de l’UE au Togo. C’est à l’issue de ces entrevues que la délégation s’est rendue au ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine où elle a eu une réunion de restitution avec une délégation gouvernementale, conduite par le ministre d’Etat Zarifiou Ayéva.

            A l’issue de cette rencontre, le chef de la mission du comité des ambassadeurs des ACP a fait la déclaration suivante :

            « Au terme de notre mission, nous retenons deux choses : d’abord la confirmation des avancées enregistrées par le Togo dans le cadre du processus de sortie de crise. Et nous sommes ici pour une mission d’évaluation des 22 engagements pris par le Togo vis-à-vis de l’Union Européenne (UE), dans un certain nombre de positions, à savoir, les réformes institutionnelles nécessaires à la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et de la liberté de presse. Ensuite, les mesures de lutte contre l’impunité et enfin l’évolution sociopolitique au Togo.

            Au terme de notre mission, il y a un consensus général qui se dégage : c’est que, le peuple togolais a compris qu’il faut aller rapidement jusqu’aux élections pour sortir de cette crise, étant entendu que les réformes ont beaucoup évolué.

            Le deuxième point porte sur les élections sur lesquelles l’UE insiste beaucoup parce que c’est une condition sine qua non pour la sortie de crise.

            Vous savez que nous avons, au cours de cette mission, eu des rencontres avec la société civile, les autorités, le gouvernement du Togo, les partis politiques, le corps diplomatique. La question de l’UFC s’est posée et effectivement, nous avons attendu, l’UFC n’a pas répondu à notre appel. Mais je peux vous dire que l’UFC a peut-être son choix. C’est un parti politique indépendant et donc, je n’ai pas de commentaire à faire là dessus.

            La situation que nous avons vécue ici au Togo, n’est plus la même. Beaucoup de choses ont changé. D’après ce qui nous a été rapporté, il n’y a plus d’arrestations pour des délits, par exemple, de presse, puisque vous avez un code de presse qui est suffisamment libéral. Donc, en principe je dirai que tout le monde vit en liberté. Il y a la paix et la sécurité qui se sont installées. Les conclusions de notre mission vont être portées à l’appréciation du comité des ambassadeurs. Nous ferons un rapport, dès demain, puisque nous avons une réunion du comité des ambassadeurs pour accompagner le Togo dans le processus de sortie de crise ».

            Martial Kokou KATAKA & Faustin LAGBAI

 
 
 

 

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