AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
Togo Presse

23 Nov 2006

[ 7412 du 22 Nov 2006]

 

Le président de la République Faure Essozimna Gnassingbé aux Journées Européennes de Développement à Bruxelles : Le Togo normalise ses relations avec l’Union Européenne

Du 15 au 18 novembre se sont tenues, à Bruxelles, les premières journées économiques européennes auxquelles ont été conviés les chefs d’Etat africains. Organisées par 25 Etats européens et plusieurs organisations dont l’Union Africaine, la Banque Mondiale, le Commonwealth, le Secrétariat des ACP et de l’OIF, et placées sous le thème de « la gouvernance », ces journées se voulaient un cadre de réflexion et d’échanges d’expérience sur toutes les questions liées au bien-être politique, économique et social de nos cités. Il s’agissait essentiellement de plancher sur toutes les initiatives politiques, économiques et socioculturelles dont la conjugaison induit des effets positifs sur nos Etats et leurs peuples en leur procurant la prospérité et le bonheur auxquels ils aspirent. Dans ce contexte et eu égard aux progrès réalisés dans l’édification de l’Etat de droit et de la démocratie, pilier de la bonne gouvernance par le peuple togolais, sous la houlette de son président, Faure Essozimna Gnassingbé, l’Union Européenne a décidé d’aller plus loin dans le processus de normalisation de ses relations avec notre pays.

Le 16 novembre, au palais d’Heysel lieu où se tenaient les journées européennes, le président Faure Essozimna Gnassingbé rencontre le commissaire au Développement à l’Aide Humanitaire, M. Louis Michel. Au cours de l’entretien, le commissaire européen s’est dit satisfait de l’évolution politique dans notre pays. « Monsieur le Président, je vous félicite pour le rôle d’apaisement et de reconstruction que vous jouez. Je suis heureux de vous accueillir, très content et fier du travail que vous avez réalisé, des progrès essentiels et importants ont été faits. Je tiens à vous en féliciter », a déclaré le responsable européen dans ses propos introduisant cette importante rencontre.

            En vérité, cette attitude de Louis Michel résume la position de l’ensemble des pays de l’institution communautaire européenne qui sont unanimes pour reconnaître que le Togo a rempli tous les engagements souscrits en 2004. Mieux, notre pays, dans sa volonté d’aller plus loin dans la construction d’un Etat de droit, a dépassé le strict cadre des 22 engagements.

            Le constat de l’UE est à cet effet sans ambiguïté :

            - Le suivi de l’UE de ces engagements a conduit à la conclusion selon laquelle, il y a eu une importante amélioration de la situation à la fin de 2004.

            - A partir de juin 2005, une politique d’ouverture a été mise en place par le chef de l’Etat ; cette politique a conduit à une amélioration considérable et régulière de la situation dont le point fort reste, sans conteste, la signature de l’Accord Politique Global par toutes les forces politiques du pays. Ce dont l’UE se félicite et rend hommage à l’ensemble des acteurs politiques.

            - Un véritable dialogue politique a rassemblée toute la classe politique et permis d’aborder tous les désaccords politiques, dans un ordre du jour ouvert.

            - L’accord politique qui en a découlé, pose les fondements d’une réconciliation nationale et va au-delà des engagements pris en avril 2004 vis-à-vis de l’UE. Car, en plus des questions relatives au cadre électoral, celles liées aux réformes institutionnelles et à l’armée ont été débattues au cours de ce dialogue.

- La formation d’un gouvernement d’union nationale incluant des personnalités de l’opposition dans le cadre de la mise en œuvre de cet accord.

- La mise en application effective du nouveau code de la presse et l’effort fait au niveau des médias d’Etat pour une couverture plus équilibrée de l’actualité de même qu’une recomposition de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication.

- L’adoption d’un programme de réforme de la Justice, la libération des personnes interpellées en relation avec la présidentielle de 2005 ainsi que l’amélioration des conditions de détention dans les maisons d’arrêt du pays.

- La signature le 10 juillet 2006 d’un protocole d’accord avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme  pour l’ouverture d’un bureau à Lomé, chargé d’assister le gouvernement dans la protection des droits humains.

L’UE salue la classe politique nationale, en particulier le chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, pour ses initiatives auxquelles se sont ajoutés les efforts visant à ramener tous les réfugiés au bercail par des actes d’apaisement et de restauration de la confiance. L’UE encourage les acteurs politiques à renforcer ces acquis et ouvrir d’autres chantiers tels que la poursuite du processus de décentralisation et la définition d’un cadre juridique organisant le financement des partis politiques.

Eu égard à ces progrès, et afin d’accompagner le Togo dans la quête permanente de la démocratie et de l’Etat de droit l’UE a décidé :

§        D’accorder à notre pays les reliquats des 6è et 7è FED.

§        Dans le même esprit, il sera procédé à la notification au Togo du 9è FED, à sa mise en œuvre ainsi du Cadre d’Obligations Mutuelles pour le fonds Stabex 1995 – 1999.

Il s’agit là, incontestablement, d’une victoire de l’ensemble du peuple togolais. Une victoire rendue possible grâce au réalisme politique d’un homme, à l’entêtement du président Faure Essozimna Gnassingbé obsédé, par la réconciliation des Togolais, l’exigence qu’il s’est donné de bâtir un pays moderne, dans un esprit de justice et de partage.

L’enjeu des journées européennes de développement

            Réfléchir sur les politiques susceptibles de conduire nos sociétés vers une meilleure gouvernance, c’est évoquer l’épineuse question de la mauvaise gouvernance qui engendre le désespoir, la paupérisation et les conflits. La complexité de la notion de la gouvernance explique, par conséquent, l’importance et la diversité des sujets évoqués pendant les tables rondes et ces journées européennes de développement :

- la réhabilitation des pays par la construction des Etats efficaces et engagés,

- le rôle des médias dans la promotion de la gouvernance, c’est-à-dire une meilleure information pour contribuer à la mise en œuvre d’une meilleure gouvernance,

- comment réussir la transmission des pouvoirs politiques et garantir la continuité,

- que faire pour promouvoir et consolider les droits humains,

- dans quelle mesure une lutte généralisée peut-être menée contre la corruption.

Voilà quelques interrogations qui ont fait l’objet des débats au cours de cette rencontre.

Evidemment, toutes ces questions viennent se fondre dans la problématique plus large de la consolidation d’un Etat de droit avec ce que cela exige comme changement d’attitude à l’égard du bien commun. C’est dire que, de la légitimité conférée à un gouvernement par une élection, il faut la transparence et la clarté dans l’utilisation du bien public. Mais la pertinence du thème de ces assises ne saurait occulter le mal qui a toujours empoisonné les relations Europe- Afrique à savoir la grande ingérence des partenaires européens dans la stratégie de développement en Afrique. Une ingérence qui, à la lumière des réflexions et des débats, s’est avérée être l’une des raisons fondamentales des échecs des Etats africains en matière de développement. Le plaidoyer des dirigeants en dit long sur ce fiasco collectif.

Plaidoyer pour des relations économiques plus humaines.

            Dix-huit chefs d’Etats et de gouvernement étaient à ce rendez-vous de Bruxelles pour confronter et partager leurs expériences en matière de gouvernance. Outre, les rencontres bilatérales, la séance plénière du 17 novembre illustre l’attachement de nos dirigeants à la bonne gouvernance qui est le fondement des Etats modernes.

            Au cours de cette plénière, le commissaire Louis Michel, pour atténuer les griefs des dirigeants africains contre les injustices qui caractérisent les relations entre les pays nantis et l’Afrique, tempère le débat : « les discussions qui ont eu lieu le 15 novembre ont montré une Afrique qui bouge une Afrique qui rompt avec le désespoir… Le développement de l’Afrique devrait être pensé et se concevoir par les Africains eux-mêmes. Le sens de ces journées, c’est de rompre avec le passé et d’aller vers l’étape où l’Afrique peut se prendre en charge et donc éviter les ingérences des donateurs ».

            Dans leur plaidoyer, il ressort que les dirigeants s’indignent de ce que ce concept à géométrie variable soit souvent utilisé dans les pays nantis, compte tenu des contingences liées à leurs intérêts pour faire pression sur les pays africains et leur ôter toute possibilité de passer de la société de consommation actuelle à la société de production de biens et de services. Les uns dénoncent la constance détérioration des termes de l’échange et le refus manifeste des pays du Nord d’ouvrir leur marché aux produits africains. D’autres, à l’instar de l’Ougandais Yowéri Musévéni, expriment, leur ras-le-bol contre une Europe adepte de la pire des mauvaises gouvernances, une Europe qui continue de piller, d’exporter à vil prix les matières premières africaines. Matières premières pour lesquelles les pays enlèvent et entretiennent malicieusement les conflits sur le continent noir.

            Quoi qu’il en soit, le constat est là, l’Afrique est malade de la bonne gouvernance politique et économique de ses fils d’où la nécessité de repenser une nouvelle manière de conduire les affaires de la cité.

  Evalo WIYAO
(Attaché de presse à la présidence de la République)
 
Célébration hier de la journée de l’industrialisation de l’Afrique : Investir dans l’industrie pour réduire la pauvreté

Les Etats africains, avec l’appui de la famille des Nations Unies, ont célébré, hier, 20 novembre, la 17e journée de l’industrialisation de l’Afrique qui coïncidait avec le 40e anniversaire de l’organisation des Nations Unies pour le développement Industriel (ONUDI). Cette célébration a été marquée, à Lomé, par une cérémonie officielle sur le site de la Société Amexfield-Togo Steel (ATS), dans la zone portuaire.

La double célébration de la journée de l’industrialisation de l’Afrique et du 40e anniversaire de l’ONUDI a un thème commun : « Réduction de la pauvreté par la croissance industrielle durable ». Elle établit une corrélation entre le développement industriel qui crée l’emploi, contribue à la croissance économique et la réduction de l’extrême pauvreté par l’amélioration des conditions de vie des populations. La cérémonie a rassemblé dans l’enceinte de la société d’aciérie ATS, lauréat en 2004 du prix catégorie II pour la maîtrise de la qualité, diverses personnalités dont les représentants des organisations du Système des Nations Unies, des opérateurs économiques, etc.

            Diverses allocutions et saynètes de la troupe CAPAR ont marqué la manifestation présidée par M. Jean-Lucien Savi de Tové, ministre du Commerce de l’Industrie et de l’Artisanat, en présence du ministre d’Etat, Gnassingbé Amah.

            Les différents orateurs ont relevé la portée du « 20 novembre » qui est une opportunité pour sensibiliser davantage le public sur le rôle prépondérant de l’industrialisation dans le développement économique et de rechercher les moyens pour la promouvoir en vue de la réduction de la pauvreté.

            Dans l’ensemble, les intervenants ont fait remarquer que le développement du tissu industriel marque le pas en Afrique, notamment au Sud du Sahara et que, par conséquent, les progrès réalisés dans la réalisation des Objectifs du Millénaire de Développement (OMD) sont mitigés.

            Il va sans dire, selon, le ministre Savi de Tové, qu’il est nécessaire d’améliorer les capacités productives de nos pays, leur environnement et leurs possibilités d’investissements dans des unités industrielles, susceptibles de valoriser les matières premières pour asseoir une véritable culture industrielle.

            Dans cette perspective, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a souligné la stratégie de renforcement de capacité mise en place par le gouvernement togolais pour accompagner le secteur informel et les PME à être compétitifs dans la valorisation des produits locaux.

            Auparavant, le Dr, Tankari représentant résident de l’OMS au Togo, a délivré un message du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan qui appelle à l’élargissement et à la diversification des exportations de l’Afrique.

            Un autre message, une déclaration commune du président de la Commission de l’Union Africaine, M. Alpha Omar Konaré, le secrétaire exécutif de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA), M. Adboulie Janneh et du directeur général de l’ONUDI, M. Kandeh Yumkela, a été lu par M. Outouloum Sambo, directeur national de l’ONUDI.

            La déclaration relève la vision de l’UA, de l’ONUDI et de la CEA qui est de transformer l’Afrique en une économique régionale moderne dans laquelle le secteur manufacturier est la base. D’après la déclaration, la capacité des pays africains à éliminer l’extrême pauvreté et la faim d’ici 2015 dépend principalement du potentiel des économies à diversifier les exportations et à s’intégrer dans les réseaux du marketing et de production globaux.

            Kossi N’BOUKE

 
 
 

 

Job.com

 

 

 
 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved