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Des de l’administration, des représentants des
organisations de la société civile et des médias, des
leaders religieux et traditionnels et des professionnels
des Droits de l’Homme ont, durant deux jours, défini les
voies à explorer pour permettre au processus
démocratique de se déployer sous de meilleurs auspices.
« Il convient de prendre réellement la mesure des
difficultés pour trouver des stratégies efficaces
susceptibles d’aplanir les différentes aspérités qui
retardent encore la pleine réalisation de la politique
des Droits de l’Homme »,
a fait remarquer le directeur de cabinet du ministre des
Droits de l’Homme et de la Démocratie, M. Bagnane
Wentarba Bawi à la clôture des travaux.
Autour de diverses communications, les différentes
parties prenantes à la promotion des droits humains et
des libertés publiques ont diagnostiqué les freins et
défini les mesures devant baliser le voie à une nouvelle
approche de la protection des Droits de l’Homme, au
moment où le Togo s’apprête à accueillir le Bureau du
Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de
l’Homme (HCNUDH).
Les recommandations formulées ont essentiellement mis
l’accent sur l’éducation et la sensibilisation de toutes
les composantes de la population à la culture
démocratique : « Il faut que les Droits de l’Homme
deviennent l’affaire de tous de chacun. Ce qui ne peut
être possible qu’à travers des séances d’éducation à la
citoyenneté démocratique », a indiqué Mme Têlé
Amendah du Groupe de Femmes pour la Démocratie et le
Développement (GF2D), une organisation de la société
civile.
Les responsables de partis politiques, de mouvements
associatifs et de structures de défenses des droits
humains sont interpellés dans la sensibilisation de
leurs membres. « L’éducation aux droits de l’homme
est à coup sûr la meilleure prévention des violations
des droits humains et des libertés publiques », a
renchéri un professionnel des médias qui a requis
l’anonymat. Il a été aussi question dans les
préoccupation des participants d’arrêter la
diabolisation systématique de l’adversaire politique qui
est, selon eux, source de conflit et du déchirement du
tissu social.
Soulignant l’importance des résultats dudit séminaire
dans l’orientation des actions du Bureau du Haut
Commissariat des Nations Unis aux Droits de l’Homme
(HCNUDH) au Togo, Mme Ige Olatokumbo du HCNUDH a indiqué
que les préoccupations des différentes parties
prenantes, contenues dans les recommandations, serviront
de base de réflexion dans l‘élaboration du programme
d’action du bureau : « Vos recommandations reflètent
les vraies aspirations du peuple et du gouvernement
togolais. Elles serviront à définir le programme
d’action du Bureau du HCNUDH qui va débuter ses
travaux », a-t-elle promis aux séminaristes.
Le directeur de cabinet, M. Bagnane Wentarba Bawi a
salué cette coopération de proximité qui se renforce
entre le Togo et le HCNUDH. Il a, par ailleurs, souhaité
voir les mouvements associatifs s’impliquer dans la
promotion et la défense des droits humains, collaborer
entre eux et se constituer en réseaux en vue de créer un
véritable synergie en faveur de la culture.
Françoise AOUI |