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Togo Presse

20 Nov 2006

[ 7411 du 20 Nov 2006]

 

Journée africaine de la statistique : Plusieurs manifestations ont marqué la célébration ce week-end à Lomé

 « Les stratégies nationales de développement de la statistique : intégration des statistiques dans les politiques, programmes et stratégies nationaux de développement ». Tel est le thème retenu cette année pour la journée africaine de la statistique célébrée samedi sur tout le continent africain.

            Au Togo, cette célébration a été marquée, durant deux jours, par des conférences-débats, des expositions d’œuvres  statistiques et les émissions radiophoniques.

            Les travaux de ces manifestations ont été ouvertes, vendredi à l’Hôtel Ibis à Lomé, par le directeur de cabinet du ministère de l’Economie et du Développement, M. Mavor Tetey Agbodan.

            La journée africaine de la statistique est célébrée, le 18 novembre depuis 1990, pour faire ressortir le rôle et l’importance de la statistique dans le développement économique et social d’un pays. Les données statistiques, par exemple, permettent aux décideurs de prendre des décisions judicieuses, aux acteurs de développement d’assurer une meilleure qualification des actions de développement. Elles sont également utiles aux opérateurs économiques pour mieux apprécier leurs activités, aux ménages pour connaître les prix et l’inflation pour mieux gérer leurs revenus et aux ONG pour mieux planifier les actions de leur domaine d’intervention.

            Au cours des travaux, les participants ont débattu de « l’importance de la statistique dans le développement social et économique d’un pays », de « la nécessité d’une loi statistique et d’une coordination statistique dans un pays », etc.

            Le directeur de cabinet, M. Agbodan, dans son discours d’ouverture, a indiqué que « la gestion basée sur les résultats est une option issue de deux tables rondes : celle de Monterrey au Mexique en 2002 sur le financement pour le développement et celle de Marrakech au Maroc en 2004 sur les résultats en matière de développement ».

            La dernière table ronde a donné lieu à un plan d’action de Marrakech qui recommande que chaque pays en développement se dote d’une Stratégie Nationale de Développement de la Statistique (SNDS) avant la fin de 2006. M. Agbodan a alors souhaité plus de mobilisation afin que le Togo se dote de sa stratégie en 2007.

            Le directeur général de la Statistique et de la Comptabilité Nationale, M. Yao Kokou N’Guissan a, pour sa part, relevé le rôle et l’importance des données économiques d’un pays. Il a aussi indiqué que la SNDS est un plan stratégique servant à renforcer la capacité statistique d’un pays donné afin de répondre aux besoins courants et futurs en données.

            En ce qui concerne le Togo, M. N’Guissan a affirmé qu’une feuille de route a été déjà élaborée en novembre 2005 et dont certains financements sont déjà acquis.

            Manati TCHANGAÏ

[ 7410 du 19 Nov 2006]
Promotion des Droits de l’Homme au Togo : De nouvelles stratégies adoptées

Le séminaire national de réflexion sur « la nouvelle dynamique des Droits de l’Homme au Togo » a clos ses travaux, mercredi à l’Hôtel Ibis à Lomé. A l’issue des travaux, des recommandations ont été formulées et serviront à l’élaboration du programme d’action du Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCNUDH) qui devra incessamment ouvrir ses portes au Togo.

Des de l’administration, des représentants des organisations de la société civile et des médias, des leaders religieux et traditionnels et des professionnels des Droits de l’Homme ont, durant deux jours, défini les voies à explorer pour permettre au processus démocratique de se déployer sous de meilleurs auspices.

« Il convient de prendre réellement la mesure des difficultés pour trouver des stratégies efficaces susceptibles d’aplanir les différentes aspérités qui retardent encore la pleine réalisation de la politique des Droits de l’Homme », a fait remarquer le directeur de cabinet du ministre des Droits de l’Homme et de la Démocratie, M. Bagnane Wentarba Bawi à la clôture des travaux.

Autour de diverses communications, les différentes parties prenantes à la promotion des droits humains et des libertés publiques ont diagnostiqué les freins et défini les mesures devant baliser le voie à une nouvelle approche de la protection des Droits de l’Homme, au moment où le Togo s’apprête à accueillir le Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCNUDH).

Les recommandations formulées ont essentiellement mis l’accent sur l’éducation et la sensibilisation de toutes les composantes de la population à la culture démocratique : « Il faut que les Droits de l’Homme deviennent l’affaire de tous de chacun. Ce qui ne peut être possible qu’à travers des séances d’éducation à la citoyenneté démocratique », a indiqué Mme Têlé Amendah du Groupe de Femmes pour la Démocratie et le Développement (GF2D), une organisation de la société civile.

 Les responsables de partis politiques, de mouvements associatifs et de structures de défenses des droits humains sont interpellés dans la sensibilisation de leurs membres. « L’éducation aux droits de l’homme est à coup sûr la meilleure prévention des violations des droits humains et des libertés publiques », a renchéri un professionnel des médias qui a requis l’anonymat. Il a été aussi question dans les préoccupation des participants d’arrêter la diabolisation systématique de l’adversaire politique qui est, selon eux, source de conflit et du déchirement du tissu social.

Soulignant l’importance des résultats dudit séminaire dans l’orientation des actions du Bureau du Haut Commissariat des Nations Unis aux Droits de l’Homme (HCNUDH) au Togo, Mme Ige Olatokumbo du HCNUDH a indiqué que les préoccupations des différentes parties prenantes, contenues dans les recommandations, serviront de base de réflexion dans l‘élaboration du programme d’action du bureau : « Vos recommandations reflètent les vraies aspirations du peuple et du gouvernement togolais. Elles serviront à définir le programme d’action du Bureau du HCNUDH qui va débuter ses travaux », a-t-elle promis aux séminaristes.

Le directeur de cabinet, M. Bagnane Wentarba Bawi a salué cette coopération de proximité qui se renforce entre le Togo et le HCNUDH. Il a, par ailleurs, souhaité voir les mouvements associatifs s’impliquer dans la promotion et la défense des droits humains, collaborer entre eux et se constituer en réseaux en vue de créer un véritable synergie en faveur de la culture.

            Françoise AOUI

 
 
 
 
 
 

 

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