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Le
festival dénommé Rencontre Internationale des Créateurs
En Poésie (RICEP) devra, à travers des conférences, des
ateliers d’écriture, des dédicaces de recueils de
poèmes, des parades pour la poésie, des veillées
poétiques et des vernissages, permettre d’informer le
public sur le rôle et la mission de la poésie. Il
connaîtra la présence des artistes et poètes venus du
Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Bénin, et du Togo.
La soirée d’ouverture a été marquée par une
conférence de presse et la dédicace du livre
« Prostituée ma sœur… ».
L’essai écrit par le Togolais Moïse
Olouwadara Inandjo, professeur de philosophie et de
français à l’école primaire laïque Anna Maria a reçu, le
prix de l’indépendance 2006. L’ouvrage a été présenté
par Dorothée Tabiou Ibrahim de la TVT. C’est un livre de
118 pages qui parle des faits sociaux qui gangrènent la
vie des hommes. Il perce surtout les méandres de la
prostitution en donnant ses causes, ses conséquences et
quelques solutions d’approche.
Tout juste après la conférence de presse, un
vernissage d’une cinquantaine de tableaux, de livres,
des CD et cassettes de poésie a eu lieu dans le hall de
l’Hôtel.
Pour M. Ephrem Seth Dorkenoo, directeur des
Editions de la Rose Bleue, « La poésie est un art du
langage. C’est un outil de connaissance. Elle parle de
beauté, de sensibilité, de spiritualité et des valeurs
qui sont chères à notre santé, à notre bien-être et à la
qualité de la vie ». Pour ce faire, M. Dorkenoo a
invité le public togolais à consommer la poésie en
achetant les livres poétiques et en assistant aux
spectacles. « Nous faisons des efforts pour produire.
S’il n’y a pas une bonne consommation, on ne peut pas
mesurer la production », a-t-il dit.
De son côté, M. Tomfaye Banholomé,
ingénieur des arts et métiers a souligné qu’il existe
une interaction entre les arts plastiques et la poésie :
« L’artiste peut se servir de la poésie pour créer ou
peindre son tableau. Le poète peut s’inspirer d’un
tableau pour écrire son poème ». M. Banholomé a
ainsi souhaité que cette rencontre internationale
redonne un nouveau visage à la poésie et suscite sa
consommation par le public.
La soirée s’est poursuivie par la vente aux
enchères d’un tableau intitulé : « Mutilation de la
presse » peint par Marcos K. Délali. Le tableau,
selon son auteur, stigmatise la violence faite à la
presse dans toutes ses tendances. Il dénonce la
bipolarisation politique de la presse devenue un
mouvement de combat stérile. La couleur dominante qui
est la couleur sombre, montre la peur des journalistes
de s’exprimer.
Toujours dans le cadre de la manifestation,
un autre vernissage a eu lieu dans l’après-midi de
samedi à la galerie Virtuelle Assafo, à la rue Cébévito
à Tokoin Hôpital. Cette galerie est virtuelle parce que
les expositions sont faites sur internet.
La RICEP se poursuit ce matin par un
vernissage à la bibliothèque nationale et par une
conférence de presse dans l’après-midi à l’Institut
Goethe.
Patouani BATCHAMLA |