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Togo Presse

3 Nov 2006

[ 7399 du 2 Nov 2006]

 

Célébration de la Toussaint par la communauté chrétienne catholique : Le Président Faure Essozimna Gnassingbé a déposé des gerbes de fleurs au caveau familial à Pya

 La fête des morts, communément appelé Toussaint, a été célébrée, hier 1er novembre, à travers le monde entier. Comme chaque année, cette fête chrétienne catholique a connu au Togo, notamment à Lomé, diverses manifestations dont des messes dans les paroisses et des recueillements et des cimetières. Le chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé a, dans ce cadre, déposé mardi, à Pya des gerbes de fleurs sur les tombes de son prédécesseur, feu Gnassingbé Eyadema et de la vénérée Maman N’Danidaha.

        En route pour la Chine, le président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé a effectué mardi une escale dans la Kozah. Il est allé déposer des gerbes de fleurs sur la tombe du père de la nation feu Gnassingbé Eyadema et sur celle de la vénérée Maman N’Danidaha au caveau familial à Pya.

            Cette cérémonie rentre dans le cadre de la commémoration de la Toussaint. Elle s’est déroulée à 9h 20mn, dans une ambiance de recueillement, marquée par la sonnerie aux morts exécutéé par la musique du Régiment Parachutiste Commando (RPC) du Camp Landja de Kara.

            Juste après le cérémonial, le président de la République s’est rendu directement à l’aéroport international de Niamtougou. Avant de s’envoler aux environs de 11h 50, le chef de l’Etat a reçu les honneurs militaires d’un détachement des FAT placé sous les ordres du colonel Lémou Tchalo, commandant de la garnison de Kara et les salutations des officiers supérieurs et des corps constitués.

Le Toussaint dans le recueillement à Lomé

            Des milliers de Togolais se sont souvenus hier de leurs amis, parents et autres proches défunts, à l’occasion de la célébration de la Toussaint. Partout à Lomé, des mouvements de foule ont convergé, l’après-midi, vers les cimetières où a été honorée la mémoire des morts.

            Des parents, en ces endroits où reposent leurs chers disparus, ont déposé qui une bougie allumée, qui une gerbe de fleurs sur les sépulcres. Les cimetières nettoyés, fleuris et illuminés affichaient une beauté splendide et captivante en fin de journée, surtout à la nuit tombante.

            Depuis la veille, ces cimetières faisaient l’objet de vastes opérations de salubrité au cours desquelles les stèles furent lavées ou badigeonnées.

            « Je suis venue me recueillir, ce soir, sur la tombe de mon papa mort il y a dix ans. Vraiment, je n’ai pas envie de quitter si tôt ce lieu, c’est magnifique », a confié Catherine, une élève rencontrée au cimetière de Bè-Kpota. L’occasion faisait le larron, les fleuristes de circonstance se sont installés à proximité des cimetières pour proposer des gerbes aux passants. Il y avait également des badauds qui offraient leurs services pour le lavage ou le badigeonnage des tombeaux. Mais aussi, des groupes de fanfares étaient venus enchanter les âmes de l’au-delà.

            Au cimetière de la plage, des volontaires et des gardiens ont pris soin d’illuminer et de fleurir les tombes abandonnées.

            Un fossoyeur surpris en pleine besogne à Bè-Kpota, a dit sa joie de voir le cimetière dans un état si attrayant. Mais il a regretté que ce geste ne soit que circonstanciel.

            « Dans deux semaines, si vous revenez ici, je suis sûr que vous serez déçus. Ici, les gens s’en foutent des morts », déclare-t-il sur un ton désolant.

            En fait, ce fossoyeur ne faisait qu’allusion au bordel qui se joue dans certains cimetières, transformés en dépotoir. Pur sacrilège !

            Déjà, dans la matinée, des messes ont été célébrées dans diverses églises. Les fidèles étaient en communion avec les proches disparus.

            A la cathédrale Sacré-Cœur de Jésus, la messe a été dirigée par l’archevêque métropolitain, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro. Les textes liturgiques sont tirés de l’Apocalypse de Saint Jean 7 : 2-14 et 3 : 1-3. S’inspirant de l’Evangile selon Mathieu 5 : 1-12, le prélat a convié ses ouailles à une métamorphose de vie qui seule, peut offrir la béatitude.

            Car, « heureux les doux : ils obtiendront la terre promise ! Heureux ceux qui plurent : ils seront consolés ! Heureux ceux qui ont faim et soif de justice : ils seront rassasiés !... ».

            Des cantiques ont été, à l’occasion chantés, pour rendre gloire au Seigneur pour toute la grâce qu’il accorde à l’humanité.

Le sens chrétien de la Toussaint

            Le premier novembre de chaque année, l’Eglise catholique célèbre la fête de tous les saints communément appelée Toussaint. Le sens premier de cette fête, c’est la célébration de tous les saints universellement connus, les humbles, les pauvres, les anonymes, nos parents, nos amis, en un mot tous ceux qui sont morts dans la grâce de Dieu. Mais Toussaint est aussi la fête de tous les vivants, de tous les hommes qui sont en marche vers le royaume de Dieu.

            La Toussaint c’est la fête de la foule immense de ceux qui ont fait le bien, qui ont aimé le bien, qui ont aimé Dieu et qui ont mis en pratique l’Evangile et les Commandements de Jésus-Christ.

            De la Toussaint, le catéchisme de l’Eglise catholique dit qu’ « En attendant que le Seigneur soit venu dans sa majesté, accompagné de tous les anges et que la mort soit détruite, tout lui soit soumis, les uns parmi ses disciples continuent sur terre leur pèlerinage ; d’autres, ayant achevé leur vie, se purifient encore, d’autres enfin sont dans la gloire contemplant, dans la pleine lumière, tel qu’il est, le Dieu un en trois personnes… la fête de tous les saints nous rappelle que tous, nous marchons sur les traces de Jésus-Christ, mettant nos pas dans ses pas, vers le pays de foi, précédés en cela par ceux de nos défunts qui achèvent leur purification et les bienheureux du ciel ».

            Le frère Emmanuel Akakpo, administrateur à la paroisse Saint Antoine de Padoue d’Hanoukopé l’a précisé hier encore dans l’homélie à l’occasion de la messe de la Toussaint.

            « Tous les saints que nous fêtons aujourd’hui, ils le sont au nom de la tendresse et de la miséricorde de Dieu. Ils le sont par le Christ qui a versé son sang pour eux pour enlever toutes les tâches qui ont terni cette première image resplendissante, celle d’être rayonnant pour Dieu et pour Dieu seul. Ils sont rentrés dans l’amitié de Dieu après cette vie terrestre. Nous aussi, ce qu’ils vivent aujourd’hui, nous est promis. Faire le choix de vivre sous le regard de Dieu dans la foi et la sainteté tout au long de nos jours… ».

            Par ailleurs, il est souligné qu’une sagesse toute divine a présidé à l’établissement de cette fête. Selon l’abbé L. Jaud, dans « Vie, des Saints, pour tous les jours, de l’année, Tours, Mame, 1950 », trois raisons principales ont engagé l’Eglise à l’instituer au VIIe siècle. D’abord tous ne puissent avoir leur jour de fête ; ils n’ont pas tous reçu les honneurs de la canonisation ; il y a une multitude innombrable de saints inconnus, qui s’augmente chaque jour par l’entrée au ciel de nouveaux élus. Il convenait donc que, pour suppléer à l’impossibilité d’honorer chaque saint, une fête commune fût instituée, dans laquelle nous puissions célébrer la mémoire de tous ces martyrs, de toutes ces vierges, de toutes ces saintes femmes, de tous ces confesseurs, en un mot, de tous ces héros de la vérité et de la vertu, nos pères et nos frères aînés dans la grande famille chrétienne. La fête de la Toussaint nous montre enfin la manière la plus heureuse : l’Eglise de la terre et l’Eglise du ciel se tendent la main.

            Au lendemain de la Toussaint, l’Eglise prie aujourd’hui 2 novembre, pour ses défunts, mais qui peut-être, ne sont pas encore entrés dans la gloire de Dieu. La commémoration des défunts est le complément de la fête de la Toussaint. Ces deux jours rappellent et montrent en action, d’une manière excellente et sublime, le dogme consolant appelé par l’Eglise, la communion des saints.

            Alexandre GOLI & Dorothée BROOHM

Assemblée nationale : Les députés ont adopté le projet de loi portant création d’un Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes.
Les représentants du peuple ont adopté mardi un projet de loi portant création d’un Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ). C’était lors de la 3e séance plénière de la 2e session ordinaire de l’année, tenue au palais des Congrès de Lomé, siège de l’Assemblée nationale.

La rencontre a été dirigée par le président de cette institution, El Hadj Abass Bonfoh. Y étaient également présents, MM. Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu et Gilbert Kodjo Atsu, respective­ment ministre l’Administration territoriale, représentant son collègue des Relations avec les Institutions de la République et secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de la Promotion des Jeunes.

La création de ce fonds se justifie par la place importante que tient la jeunesse dans le projet de société du président de la République et dans le programme d’action du gouvernement. Elle fait également suite à la montée du chômage des jeunes et aux mutations sociopolitiques non sans conséquences sur la jeunesse.

Ainsi, le nouveau fonds qui tranche avec l’ancien de même dénomination a été créé par la loi 98-002 de janvier 1998. La lourdeur de ses organes, leur nombre et le coût de leur fonctionnement, ont constitué, à l’analyse, un blocage pour sa mise en oeuvre. Le fonds vise à garantir des initiatives de création d’emplois et d’activités génératrices de revenus en servant d’aval auprès des institutions bancaires de la place, pour des prêts à des taux préférentiels aux jeunes pour réaliser leurs projets. Il va aussi permettre de fournir une assistance technique aux jeunes togolais dans le cadre de l’élaboration de dossiers de demande de financement auprès des institutions bancaires. Il vise enfin à assurer un accompagnement aux jeunes promoteurs dans le pilotage de leurs projets.

Le FAIEJ est un établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, ouvert à la fois à des contributions nationales et extérieures.

Les contributions nationales sont constituées par les subventions de l’Etat à titre d’appui aux activités économiques des jeunes, la participation d’organisations non gouvernementales nationales et des dons et legs provenant des nationaux.

Les contributions extérieures proviennent des bailleurs de fonds internationaux, des organisations non gouvernementales et des dons et legs des personnes physiques ou morales étrangères.

Au terme, les jeunes ainsi assistés, seront à même d’assurer leur propre intégration dans les circuits économiques et, par conséquent, rembourser les prêts qui leur sont consentis par les institutions financières de la place.

L’adoption de ce projet de loi est intervenue après plus de deux heures de débats et de discussions.

Pour le président Abass Bonfoh, le FAIEJ apportera, sans nul doute, une solution à l’oisiveté des jeunes en leur procurant du travail. Il a alors exhorté la jeunesse togolaise à prendre au sérieux cette initiative en vue d’assurer dignement la relève de demain.

Auparavant, le secré­taire d’Etat chargé de la Promotion des Jeunes, a dit merci aux députés pour tous leurs efforts en faveur de la jeunesse. « Ce fonds, a précisé M. Gilbert Atsu, constitue un outil de combat contre le chômage et la pauvreté ». Il a souhaité le soutien et les appuis et conseils des un et des autres à la mise en œuvre réussie de ce projet.

Régine AKONGA

[ 7399 du 31 Oct 2006]
Réuni hier en conseil des ministres : Le gouvernement entérine l’élection du président de la nouvelle CENI

Le conseil des ministres, réuni hier à Lomé, a examiné quatre projets de décrets et écouté deux communications : la première porte sur l’institution de la célébration de la Journée de la femme rurale et la seconde sur la réglementation des vidéo-clubs et certains débits de boissons de fabrication locale. Quatre décrets de nominations ont également été adoptés dont celui du président de la nouvelle CENI.

Voici le texte intégral du communiqué ayant sanctionné les travaux du conseil :

Sous la présidence du chef de l’Etat, son Excellence Faure. Essozimna Gnassingbé, le conseil des ministres s’est tenu au palais de la présidence de la République ce lundi 30 octobre 2006.

Outre l’étude en première lecture de quatre projets de décrets, l’Exécutif a eu à écouter deux communications et à adopter quatre décrets de nominations.

Les quatre projets de décrets examinés en première lecture portent :

-  le premier sur le règlement sur la compatibilité publique

-  le second sur une exonération de droits de douane et taxe;

- le troisième et le quatrième sur la création de comités devant aider les autorités togolaises à bien organiser la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) cadets de football prévue pour se dérouler dans notre pays en mars 2007.

Bientôt, le Togo, à l’instar de plusieurs autres Etats dans le monde, rendra officielle la célébration de la Journée de la femme rurale le 15 octobre de chaque année. C’est dans ce but que la ministre des Affaires sociales et de la Promotion de la Femme a présenté au conseil une communication dans laquelle elle a souligné le rôle prééminent que jouent les femmes en milieu rural où elles constituent l’épine dorsale de la production agricole, particulièrement de la production alimentaire. L’institution de cette journée traduira dans les faits la prise en compte par le Togo des recommandations de la 4e conférence mondiale des Nations Unies pour la Femme, tenue à Beijing en 1995.

La ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Promotion de la Femme, chargée de la Protection de l’Enfant et des Personnes âgées a, de son côté, présenté une communication sur la réflexion à mener en vue d’une réglementation sur les vidéo-clubs et certains débits de boissons de fabrication locale. La prolifération de ces lieux, surtout aux abords des établissements scolaires, pose de sérieux problèmes sur lesquels le gouvernement doit se pencher.

Au titre des nominations, le gouver­nement a adopté des décrets intéressant la primature et le ministère des Finances, du Budget et des Privatisations.

Fait à Lomé, le 30 Octobre 2006 Le conseil des ministres

Réforme du système éducatif Des inspecteurs renforcent leurs compétences
La Direction de la Formation Permanente de l’Action et de la Recherche Pédagogique (DIFOP) abrite, depuis hier et ce, pour six jours, la première session de formation des inspecteurs des Enseignements préscolaire, primaire et des inspecteurs de l’Enseignement secondaire. Placée sous le thème : « Adaptation à l’emploi », elle a été initiée par le Ministère des Enseignements Primaire et Secondaire (MEPS), en partenariat avec la Coopération française du projet d’Appui au Pilotage du Système Educatif (APSET).

La présente session de formation se situe dans un contexte de modernisation et de réforme de l’ensemble du système éducatif togolais ; notamment la fusion des inspections des jardins d’enfants et des inspec­tions primaires, d’une part et des inspecteurs secondaires des deuxième et troisième degrés, d’autre part.

En effet, cet atelier de formation permettra aux inspecteurs du préscolaire d’intervenir dans le primaire, à ceux du primaire de travailler dans le préscolaire, aux inspecteurs du premier cycle et ceux du second cycle d’intervenir dans tout le secondaire.

C’est aussi l’occasion pour les différents corps d’inspection de s’approprier les nouvelles missions qui leur sont assignées dans le cadre de la déconcentration et de mieux assurer leur mise en œuvre.

Les participants auront également à débattre de « la participation des inspecteurs à la mise en oeuvre de la politique nationale dans un cadre déconcentré ; la mutualisation des pratiques professionnelles ; la gestion et le pilotage d’une circonscription et enfin l’inspecteur inspectant ».

A l’ouverture des travaux, le représentant du ministre des Enseignements primaire et secondaire, M. Kudjoh Ayayi, a renouvelé ses remercie­ments à la Coopération française et à l’Agence Française de Dévelop­pement (AFD), pour leur contribution au dévelop­pement de l’éducation au Togo. Il a déclaré que les efforts permanents du gouvernement ont permis au Togo de figurer parmi les rares pays d’Afrique subsaharienne à atteindre le taux de scolarisation de 80% mais que beaucoup reste à faire pour atteindre les 100% à l’horizon 2015 comme le recommande le cadre d’action de Dakar.

« Je vous invite à développer des stratégies devant nous permettre, dans un contexte de rareté de ressources, de préserver les acquis du passé et surtout de rendre notre système éducatif capable de garantir, à toutes et à tous, une éducation de qualité telle que prescrite par le cadre d’Action de Dakar », a-t-il indiqué.

Le doyen de l’inspection générale de l’éducation, M. Assiah Saya Mathieu a, pour sa part, laissé entendre que le système éducatif togolais, doit initier un programme adapté de développement pour permettre aux inspecteurs de connaître les textes, les structures, les attributions, les orientations de la politique éducative et d’acquérir des compétences professionnelles.

Le directeur adjoint de l’AFD et le directeur de DIFOP, successivement, M. Guy Figarede et M. Nako Tagone, ont appelé les inspecteurs à mutualiser leurs expé­riences durant ces ren­contres, pour renforcer leurs compétences dans le domaine d’encadrement administratif et pédago­gique.

Moussouloumi BOUKARI

 

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