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En route pour la Chine, le président de la
République, Faure Essozimna Gnassingbé a effectué mardi
une escale dans la Kozah. Il est allé déposer des gerbes
de fleurs sur la tombe du père de la nation feu
Gnassingbé Eyadema et sur celle de la vénérée Maman N’Danidaha
au caveau familial à Pya.
Cette cérémonie rentre dans le cadre de la
commémoration de la Toussaint. Elle s’est déroulée à
9h 20mn, dans une ambiance de recueillement, marquée par
la sonnerie aux morts exécutéé par la musique du
Régiment Parachutiste Commando (RPC) du Camp Landja de
Kara.
Juste après le cérémonial, le président de
la République s’est rendu directement à l’aéroport
international de Niamtougou. Avant de s’envoler aux
environs de 11h 50, le chef de l’Etat a reçu les
honneurs militaires d’un détachement des FAT placé sous
les ordres du colonel Lémou Tchalo, commandant de la
garnison de Kara et les salutations des officiers
supérieurs et des corps constitués.
Le Toussaint dans le recueillement à Lomé
Des milliers de Togolais se sont souvenus
hier de leurs amis, parents et autres proches défunts, à
l’occasion de la célébration de la Toussaint. Partout à
Lomé, des mouvements de foule ont convergé,
l’après-midi, vers les cimetières où a été honorée la
mémoire des morts.
Des parents, en ces endroits où reposent
leurs chers disparus, ont déposé qui une bougie allumée,
qui une gerbe de fleurs sur les sépulcres. Les
cimetières nettoyés, fleuris et illuminés affichaient
une beauté splendide et captivante en fin de journée,
surtout à la nuit tombante.
Depuis la veille, ces cimetières faisaient
l’objet de vastes opérations de salubrité au cours
desquelles les stèles furent lavées ou badigeonnées.
« Je suis venue me recueillir, ce soir,
sur la tombe de mon papa mort il y a dix ans. Vraiment,
je n’ai pas envie de quitter si tôt ce lieu, c’est
magnifique », a confié Catherine, une élève
rencontrée au cimetière de Bè-Kpota. L’occasion faisait
le larron, les fleuristes de circonstance se sont
installés à proximité des cimetières pour proposer des
gerbes aux passants. Il y avait également des badauds
qui offraient leurs services pour le lavage ou le
badigeonnage des tombeaux. Mais aussi, des groupes de
fanfares étaient venus enchanter les âmes de l’au-delà.
Au cimetière de la plage, des volontaires
et des gardiens ont pris soin d’illuminer et de fleurir
les tombes abandonnées.
Un fossoyeur surpris en pleine besogne à
Bè-Kpota, a dit sa joie de voir le cimetière dans un
état si attrayant. Mais il a regretté que ce geste ne
soit que circonstanciel.
« Dans deux semaines, si vous revenez
ici, je suis sûr que vous serez déçus. Ici, les gens
s’en foutent des morts », déclare-t-il sur un ton
désolant.
En fait, ce fossoyeur ne faisait
qu’allusion au bordel qui se joue dans certains
cimetières, transformés en dépotoir. Pur sacrilège !
Déjà, dans la matinée, des messes ont été
célébrées dans diverses églises. Les fidèles étaient en
communion avec les proches disparus.
A la cathédrale Sacré-Cœur de Jésus, la
messe a été dirigée par l’archevêque métropolitain, Mgr
Philippe Fanoko Kpodzro. Les textes liturgiques sont
tirés de l’Apocalypse de Saint Jean 7 : 2-14 et 3 : 1-3.
S’inspirant de l’Evangile selon Mathieu 5 : 1-12, le
prélat a convié ses ouailles à une métamorphose de vie
qui seule, peut offrir la béatitude.
Car, « heureux les doux : ils
obtiendront la terre promise ! Heureux ceux qui
plurent : ils seront consolés ! Heureux ceux qui ont
faim et soif de justice : ils seront rassasiés !... ».
Des cantiques ont été, à l’occasion
chantés, pour rendre gloire au Seigneur pour toute la
grâce qu’il accorde à l’humanité.
Le sens chrétien de la Toussaint
Le premier novembre de chaque année,
l’Eglise catholique célèbre la fête de tous les saints
communément appelée Toussaint. Le sens premier de cette
fête, c’est la célébration de tous les saints
universellement connus, les humbles, les pauvres, les
anonymes, nos parents, nos amis, en un mot tous ceux qui
sont morts dans la grâce de Dieu. Mais Toussaint est
aussi la fête de tous les vivants, de tous les hommes
qui sont en marche vers le royaume de Dieu.
La Toussaint c’est la fête de la foule
immense de ceux qui ont fait le bien, qui ont aimé le
bien, qui ont aimé Dieu et qui ont mis en pratique
l’Evangile et les Commandements de Jésus-Christ.
De la Toussaint, le catéchisme de l’Eglise
catholique dit qu’ « En attendant que le Seigneur
soit venu dans sa majesté, accompagné de tous les anges
et que la mort soit détruite, tout lui soit soumis, les
uns parmi ses disciples continuent sur terre leur
pèlerinage ; d’autres, ayant achevé leur vie, se
purifient encore, d’autres enfin sont dans la gloire
contemplant, dans la pleine lumière, tel qu’il est, le
Dieu un en trois personnes… la fête de tous les saints
nous rappelle que tous, nous marchons sur les traces de
Jésus-Christ, mettant nos pas dans ses pas, vers le pays
de foi, précédés en cela par ceux de nos défunts qui
achèvent leur purification et les bienheureux du ciel ».
Le frère Emmanuel Akakpo, administrateur à
la paroisse Saint Antoine de Padoue d’Hanoukopé l’a
précisé hier encore dans l’homélie à l’occasion de la
messe de la Toussaint.
« Tous les saints que nous fêtons
aujourd’hui, ils le sont au nom de la tendresse et de la
miséricorde de Dieu. Ils le sont par le Christ qui a
versé son sang pour eux pour enlever toutes les tâches
qui ont terni cette première image resplendissante,
celle d’être rayonnant pour Dieu et pour Dieu seul. Ils
sont rentrés dans l’amitié de Dieu après cette vie
terrestre. Nous aussi, ce qu’ils vivent aujourd’hui,
nous est promis. Faire le choix de vivre sous le regard
de Dieu dans la foi et la sainteté tout au long de nos
jours… ».
Par ailleurs, il est souligné qu’une
sagesse toute divine a présidé à l’établissement de
cette fête. Selon l’abbé L. Jaud, dans « Vie, des
Saints, pour tous les jours, de l’année, Tours, Mame,
1950 », trois raisons principales ont engagé
l’Eglise à l’instituer au VIIe siècle.
D’abord tous ne puissent avoir leur jour de fête ; ils
n’ont pas tous reçu les honneurs de la canonisation ; il
y a une multitude innombrable de saints inconnus, qui
s’augmente chaque jour par l’entrée au ciel de nouveaux
élus. Il convenait donc que, pour suppléer à
l’impossibilité d’honorer chaque saint, une fête commune
fût instituée, dans laquelle nous puissions célébrer la
mémoire de tous ces martyrs, de toutes ces vierges, de
toutes ces saintes femmes, de tous ces confesseurs, en
un mot, de tous ces héros de la vérité et de la vertu,
nos pères et nos frères aînés dans la grande famille
chrétienne. La fête de la Toussaint nous montre enfin la
manière la plus heureuse : l’Eglise de la terre et
l’Eglise du ciel se tendent la main.
Au lendemain de la Toussaint, l’Eglise
prie aujourd’hui 2 novembre, pour ses défunts, mais qui
peut-être, ne sont pas encore entrés dans la gloire de
Dieu. La commémoration des défunts est le complément de
la fête de la Toussaint. Ces deux jours rappellent et
montrent en action, d’une manière excellente et sublime,
le dogme consolant appelé par l’Eglise, la communion des
saints.
Alexandre GOLI & Dorothée BROOHM
Assemblée nationale : Les députés ont adopté le projet
de loi portant création d’un Fonds d’Appui aux
Initiatives Economiques des Jeunes.
Les représentants du peuple ont adopté mardi un projet
de loi portant création d’un Fonds d’Appui aux
Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ). C’était lors
de la 3e séance plénière de la 2e
session ordinaire de l’année, tenue au palais des
Congrès de Lomé, siège de l’Assemblée nationale.
La rencontre a été dirigée par le président de cette
institution, El Hadj Abass Bonfoh. Y étaient également
présents, MM. Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu et Gilbert
Kodjo Atsu, respectivement ministre l’Administration
territoriale, représentant son collègue des Relations
avec les Institutions de la République et secrétaire
d’Etat auprès du ministre de la Jeunesse et des Sports,
chargé de la Promotion des Jeunes.
La création de ce fonds se justifie par la place
importante que tient la jeunesse dans le projet de
société du président de la République et dans le
programme d’action du gouvernement. Elle fait également
suite à la montée du chômage des jeunes et
aux
mutations sociopolitiques non sans
conséquences sur la jeunesse.
Ainsi, le nouveau fonds qui tranche avec l’ancien de
même dénomination a été créé par la loi 98-002 de
janvier 1998. La lourdeur de ses organes, leur nombre et
le coût de leur fonctionnement, ont constitué, à
l’analyse, un blocage pour sa mise en oeuvre. Le fonds
vise à garantir des initiatives de création d’emplois et
d’activités génératrices de revenus en servant d’aval
auprès des institutions bancaires de la place, pour des
prêts à des taux préférentiels aux jeunes pour réaliser
leurs projets. Il va aussi permettre de fournir une
assistance technique aux jeunes togolais dans le cadre
de l’élaboration de dossiers de demande de financement
auprès des institutions bancaires. Il vise enfin à
assurer un accompagnement aux jeunes promoteurs dans le
pilotage de leurs projets.
Le FAIEJ est un établissement public doté de la
personnalité morale et de l’autonomie financière, ouvert
à la fois à des contributions nationales et extérieures.
Les contributions nationales sont constituées par les
subventions de l’Etat à titre d’appui aux activités
économiques des jeunes, la participation d’organisations
non gouvernementales nationales et des dons et legs
provenant des nationaux.
Les contributions extérieures proviennent des bailleurs
de fonds internationaux, des organisations non
gouvernementales et des dons et legs des personnes
physiques ou morales étrangères.
Au terme, les jeunes ainsi assistés, seront à même
d’assurer leur propre intégration dans les circuits
économiques et, par conséquent, rembourser les prêts qui
leur sont consentis par les institutions financières de
la place.
L’adoption de ce projet de loi est intervenue après plus
de deux heures de débats et de discussions.
Pour le président Abass Bonfoh, le FAIEJ apportera, sans
nul doute, une solution à l’oisiveté des jeunes en leur
procurant du travail. Il a alors exhorté la jeunesse
togolaise à prendre au sérieux cette initiative en vue
d’assurer dignement la relève de demain.
Auparavant, le secrétaire d’Etat chargé de la Promotion
des Jeunes, a dit merci aux députés pour tous leurs
efforts en faveur de la jeunesse. « Ce fonds, a
précisé M. Gilbert Atsu, constitue un outil de combat
contre le chômage et la pauvreté ». Il a souhaité le
soutien et les appuis et conseils des un et des autres à
la mise en œuvre réussie de ce projet.
Régine AKONGA |