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Togo Presse

11 Oct 2006

[ 7384 du 10 Oct 2006]

 

Extension de la protection sociale en Afrique : Les experts à la recherche des pistes de solution

Un atelier régional de réflexion sur les « stratégies d’extension de la protection sociale en Afrique » se tient depuis hier au siège de l’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs Africains (ODSTA) à Lomé. Environ vingt délégués représentant une dizaine d’organisations syndicales africaines et belges prennent part aux assises qui visent à définir des bases nouvelles permettant de s’impliquer davantage dans la dynamique de la protection sociale.

L’atelier régional de réflexion est organisé par l’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs Africains (ODSTA) en collaboration avec l’Organisation Régionale Africaine de la Confédération Internationale des Syndicats Libres ORAF-CISL. Cette institution offre son cadre pour un échange sur les possibilités d’amélioration des mécanismes de la protection sociale sur le continent. Car, un constat révèle que la situation sécuritaire sociale en Afrique est préoccupante. A peine 10% de la population active sont socialement protégés. Cette mesure de protection ne prend généralement en compte que les seuls travailleurs du secteur formel.

            De l’avis des participants, les politiques d’ajustements structurels, la mondialisation et la libéralisation de l’économie sont à l’origine de cette situation.

            La rencontre de Lomé permettra aux délégués d’échanger leurs expériences dans le domaine de la protection sociale en étant outillés pour définir de concert avec les Etats, les meilleurs instruments de protection des travailleurs. Ces délégués s’attelleront à faire l’état des lieux des systèmes de protection sociale en Afrique et tirer des enseignements des expériences en cours dans les secteurs formel et informel. Il est attendu que soient définis au sortir des assises, les axes stratégiques de travail pour la mise en œuvre d’actions concrètes en matière de protection sociale pour les travailleurs notamment  ceux de l’économie informelle.

            Plusieurs communications meubleront les travaux du séminaire qui constitue une sorte de tremplin devant préparer la participation des organisations syndicales africaines au prochain Forum Social Mondial prévu au Kenya en 2007. Elles porteront, entre autres, sur la problématique de la protection sociale, les perspectives et stratégies gouvernementales, syndicales ainsi que celles des ONG et de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Les forces et les faiblesses des systèmes de protection sociale en Afrique feront également objet de débat au cours de cet atelier qui prévoit un plan de suivi des recommandations.

            Les travaux ont été ouverts en présence du secrétaire général de l’ODSTA, M. Akouété Béléki et de M. Uzziel Twagilimana, représentant de Solidarité Mondiale.

            Ils prendront fin vendredi.

            Alexandre GOLI

Centenaire de la naissance de Senghor : Les œuvres : « Gueule de Lion et Sourire du Sage » exposées à Lomé
Le président poète sénégalais Léopold Sédar Senghor aurait ce 9 octobre 2006 cent ans, si le destin lui avait permis de prolonger sa présence physique parmi les vivants. Pour célébrer le centenaire de sa naissance, le Bureau Régional de l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation Internationale de la Francophonie (BRAO-OIF) a organisé dans ses locaux une journée portes ouvertes sur les œuvres « Gueule de Lion et Sourire du Sage ». La rencontre a été présidée par le ministre de la Culture, du Tourisme et des Loisirs, M. Gabriel Sassouvi Dosseeh-Anyron qui était entouré des ambassadeurs de France, du Ghana et une foule de mordus de la littérature.

            L’année 2006 a été décrétée par la Francophonie « année Senghor » en vue de rendre hommage à l’incommensurable œuvre du président poète Léopold Sédar Senghor. Cette célébration mondiale permet à la grande famille francophone de communier à cette naissance et d’y puiser la fierté d’avoir eu cet homme inspirateur.

            La grande exposition qui a pour titre « Gueule de Lion et Sourire du Sage » fait replonger le public dans le royaume d’enfance du poète Senghor, son itinéraire intellectuel, son parcours politique.

            Elle comprend douze panneaux de la vie et des actions de Léopold Sédar Senghor de 1906-2001. C’est une exposition itinérante qui voyagera à travers tout le pays.

            Le directeur du BRAO, M. Etienne Alingué a, dans cette logique, exprimé sa reconnaissance au ministre de la Culture qui a organisé et coordonné un certain nombre d’initiatives à travers tout le territoire en faveur de la mémoire de Senghor.

            Au sujet de l’exposition, il a relevé que le principal message est une invite à la construction d’une civilisation de l’Universel, construction à laquelle chacune des cultures apportera sa contribution, en allant à la rencontre des autres dans la complémentarité de leur diversité et la richesse de leur créativité. M. Alingué a, par ailleurs, précisé que le président Senghor était habité par la conviction que l’Afrique et la civilisation noire ont quelque chose de particulier à apporter au grand rendez-vous du donner et du recevoir. « Magnifier la culture noire en l’acceptant d’abord comme notre culture et en la portant ensuite aux autres comme notre apport à la civilisation de l’universel est la trame de pensée Senghorienne », a-t-il ajouté.

            La manifestation a permis aux officiels et aux membres de la Francophonie de mettre en terre un plant dénommé « l’arbre du centenaire ». « Cet arbre verra grandir en nous les idéaux d’humanisme, de paix et de convivialité culturelle que nous enseignent en permanence la vie et l’œuvre de Senghor », a souligné le directeur du BRAO.

            Alex TEYI

Prix Nobel  scientifiques : Les raisons d’une domination presque sans partage des Américains
L’Américain Roger Kornberg a remporté, mercredi, le prix Nobel de chimie pour ses recherches sur l’un des éléments clés de la vie, la transcription des gènes. Avec ce nouveau Nobel américain, les Etats-Unis ont raflé tous les Nobel scientifiques de cette année. Cette suprématie n’est pas une surprise, puisqu’elle vient confirmer la domination des Américains dans ce domaine depuis plus d’un demi-siècle. Cependant, la seule question des moyens financiers ne suffit pas pour expliquer ce règne presque sans partage dans les recherches en chimie, médecine et physique.

En dehors du prix Nobel de chimie, arraché cette année par Kornberg, ce sont aussi deux Américains, les astronomes John Mather et George Smoot qui ont obtenu le prix Nobel de physique.

La liste a été complétée par deux autres Américains, Andrew Fire et Craig Mello, lauréats du prix Nobel de médecine.

Au cours des 20 dernières années, les Américains ont obtenu ou partagé 17 fois le prix Nobel de médecine. Ils ont remporté celui de chimie sans interruption depuis 1992, et celui de physique avec la même régularité depuis treize ans, sauf en 1999.

Des 513 chercheurs à avoir été couronnés d’un Nobel scientifique depuis 1901, date de l’institution de cette distinction, 232 étaient Américains, dont 7 qui avaient une double nationalité.

II est normal qu’avec ces multiples couronnements, les Américains tiennent le flambeau en matière de découvertes. La liste des avancées dues aux ressortissants de ce pays est longue, des semi-conducteurs à l’ADN, de la physique des particules élémentaires aux cellules cancéreuses, en passant par la découverte de la protéine prion anormale.

De colossales sommes investies, mais aussi un climat favorable aux recherches

Comparativement aux pays européens où des moyens « dérisoires » sont mis à la disposition des chercheurs et universités, et où « à peine recruté, on doit passer tout son temps et son énergie à quémander des bons de financement à gauche et à droite », aux USA, des sommes colossales sont investies pour « attirer la fine fleur de la recherche mondiale ».

Par exemple, en 2004, alors que dans le pays de l’Uncle Sam 301,5 milliards de dollars étaient investis dans la recherche et le développement dans l’industrie et dans les universités, en France, les scientifiques étaient en grève contre le manque de postes. Et une telle situation arrange plutôt les Etats-Unis, considérés comme « la plus forte économie scientifique du monde » et « la Mecque pour les scientifiques les plus brillants, qui y accourent du entier ».

Toutefois, l’argent n’est pas la seule clé des succès enregistrés par les Américains dans les recherches scientifiques. La Chine et la Corée du Sud, le Japon ou Singapour ne sont pas aussi riches, mais percent beaucoup dans les découvertes.

 En plus des fonds, les USA profitent d’un climat favorable aux échanges d’idées, à l’émulation, où le penser autrement est toléré, voire encouragé.

Pourtant, dans les milieux scientifiques aux USA, on se fait aussi du souci, à cause de la concurrence européenne, qui pourrait renverser la domination. Par ailleurs, le nombre de diplômés scientifiques originaires du pays chute, et le grand public n’éprouve souvent qu’indifférence à l’égard des sciences.          

Les prix Nobel, fondés par l’industriel suédois Alfred Nobel, sont remis lors de cérémonies à Stockholm et à Oslo le 10 décembre.

Félix SEKOU (Source AFP)

[ 7383 du 09 Oct 2006]
Relance du processus de paix en Côte d’Ivoire : Le président Faure Essozimna Gnassingbé et ses pairs de la sous-région vendredi dernier au sommet extraordinaire de la CEDEAO à Abuja

Quatre ans après les premières initiatives prises par feu Gnassingbé Eyadema pour mettre un terme définitif au conflit qui déchire la Côte d’Ivoire et déstabilise l’ensemble de la sous-région ouest africaine, et en dépit des efforts déployés par l’Union Africaine, la France et la communauté internationale, le pays d’Houphouët-Boigny est loin de renouer avec la paix. A quelques semaines de la fin de la transition prévue au 31 octobre, une transition dont le but premier était d’organiser des élections libres, démocratiques et sans exclusive, la tension ne cesse de monter entre le pouvoir de Laurent Gbagbo et l’opposition politique et armée ivoirienne.

Dans ce contexte où le risque d’une nouvelle explosion est grand et où les dérapages se multiplient, il est inconcevable que la CEDEAO, la première concernée par cette crise reste inactive. C’est pour tenter de trouver de nouveaux arrangements politiques, et institutionnels en vue de préserver le calme relatif qui prévaut actuellement dans ce pays et permettre le désarmement, l’identification des électeurs, la mise en place des listes électorales fiables et la tenue d’élections libres, démocratiques et transparentes que les chefs d’Etat et de gouvernement se sont retrouvés le vendredi 6 octobre dernier en session extraordinaire à Abuja.    .

Onze chefs d’Etat dont le président Faure Essozimna Gnassingbé avaient répondu présents à ce sommet extraordinaire convoqué à l’initiative du président en exercice de la CEDEAO, le chef de l’État du Niger Mamadou Tandja afin d’explorer de nouvelles pistes et donner une autre chance au processus de paix en Côte d’Ivoire. Deux étapes ont marqué le déroulement de cette rencontre notamment une concertation à huis clos entre les chefs d’Etat et la cérémonie d’ouverture des travaux.

Discussions à huis clos
Les discussions à huis clos ont duré environ dix heures. Outre les chefs d’Etat, le secrétaire exécutif de la CEDEAO, le Ghanéen Ibn Chambas avait pris part à ces discussions. Et c’était justement le secrétaire exécutif de notre organisation qui a d’abord pris la parole pour faire un briefing sur la situation en Côte d’Ivoire et donner les différents scénarios de sortie de crise qui s’offraient aux chefs d’Etat. M. Ibn Chambas a aussi rendu compte aux chefs d’Etat de la teneur d’une correspondance du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Dans ladite correspondance, le responsable onusien émet le vœu de voir ce sommet de la CEDEAO trouver des mécanismes devant permettre d’instaurer une nouvelle transition en Côte d’Ivoire afin de donner des chances supplémentaires pour l’organisation délections libres, justes et transparentes.

Pour Kofi Annan, la CEDEAO doit signifier clairement à la classe politique ivoirienne qu’il s’agit de la dernière prolongation de la transition et qu’elle a de ce fait l’obligation d’accomplir les tâches devant conduire à l’organisation de ces élections.

Le briefing de M. Ibn Chambas a été suivi de celui de Rodolphe Adada, ministre congolais des Affaires étrangères représentant son chef d’Etat, M. Denis Sassou N’Guessou président en exercice de l’Union Africaine. Sont également intervenus pendant ces discussions à huis clos, MM. Pierre Schori et Gérard Stoudman respectivement représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies et Haut Représentant des Nations Unies pour les élections en Côte d’Ivoire. Le premier a, dans son exposé, déploré la très grande présence d’armes de guerre en Côte d’Ivoire.

« Nous avons vu des kalachnikov circuler en Côte d’Ivoire et entendu des déclarations virulentes demandant le départ de la force Licorne et du groupe de Travail International», a-t-il souligné avant d’indiquer que «les acquis obtenus dans la mise en oeuvre de la feuille de route risquent d’être annihilés si la tension actuelle va grandissant ».

II a souhaité que l’ONUCI soit renforcé afin de mieux sécuriser la population et les opérations de désarmement et les audiences foraines.

De son côté, M. Gérard Stoudman a fait le point sur le déroulement des audiences foraines et fustigé les blocages qui ont mis un frein à ce processus devant aboutir à l’identification des électeurs et à l’établissement des listes électorales. « Il faut plus de pragmatisme et éviter trop de légalisme si on veut faire redémarrer les audiences foraines », a-t-il suggéré avant de plaider « pour un environnement médiatique propice, un environnement politique plus apaisé où on évite des déclarations incendiaires » conditions d’un processus électoral fiable et acceptable par toutes les parties.

Autres intervenants pendant ce huis clos, le Premier ministre ivoirien, Charles Konan Banny qui, après avoir reconnu son échec, a déclaré ce qui suit : « j'ai honte parce que je ne pensais pas que la Côte d’Ivoire serait encore dans cette situation neuf mois après ma nomination. J’ai échoué et je voudrais avec votre concours arriver à une nouvelle situation, l’organisation dés élections ».

Mais l’intervention la plus remarquée lors de ce discours à huis clos reste celle du président ivoirien Laurent Gbagbo. Celui-ci a fait la genèse des négociations de paix et rendu hommage à feu président Gnassingbé Eyadema, efficace et empreinte de vision et de respect pour « l’Etat ivoirien agressé ». Après avoir            indiqué que «feu Gnassingbé Eyadema était en passe de trouver une solution durable à la crise en Côte d’Ivoire», le président Gbagbo a déploré les conséquences, fâcheuses qui ont résulté de la non application des différents accords, en particulier ceux de Linas Marcousis. « J'ai accepté Marcousis parce qu’il était dit dans ces accords qu’une fois le gouvernement d’union nationale mis en place, le désarmement allait commencer. J’ai signé ou fait modifier plus de vingt lois ou textes afin de répondre aux réformes insti­tutionnelles demandées par les Forces nouvelles. En retour, j’attends que le désarmement commence et qu’il soit effectif. Le remède au problème de la Côte d’Ivoire, c’est arracher les armes à ceux qui les ont prises indûment. Tant qu’il n’y aura pas de désarmement, il n’y aura pas d’élection et donc pas de paix. Axons alors nos réflexions sur le désarmement », a demandé M. Gbagbo qui estime avoir fait sa part de travail.

C’est de ces discussions à huis clos qu’est sorti le communiqué final dont voici la teneur :

Cérémonie d’ouverture
Comme dans toutes les rencontres de ce genre, l’honneur était revenu au président du pays hôte du sommet, le Nigérian Olusegun Obasanjo qui a adressé sa cordiale bienvenue à ses pairs. Le président nigérian, après avoir noté que la crise ivoirienne n’a que trop duré a invité ses homologues à plus d’imagination et d’invention pour montrer la voie de la paix à nos frères ivoiriens qui ont trop souffert de ce conflit.

Le président en exercice de la CEDEAO le Nigérien Mamadou Tandja constatera avec amertume dans son allocution que « l’espoir né du consensus fait autour de la personne de M. Banny nommé Premier ministre de transition en décembre 2005 et surtout de la réunion de haut niveau de Yamoussokro a progressivement cédé place aux hésitations puis à l’impasse constatée par le Groupe de Travail à sa réunion de septembre 2006 ».

Le président Tandja montre l’objet du sommet à savoir, proposer de nouveaux arrangements institutionnels et de gouvernement pour la période de l’après 2006. « Il ne s’agira pas pour le sommet de s’enliser dans des débats qui viseraient à distribuer les bons et les mauvais points », a averti M. Tandja. Le président nigérien souhaite plutôt que « des propositions concrètes tenant compte de la volonté et des intérêts des populations ivoiriennes en vue d’assurer une nouvelle transition devant conduire à des élections démocra­tiques  justes et trans­parentes soient faites par les chefs d'Etat ».

II faut souligner sur tout un autre plan que suite aux menaces proférées à l’encontre des populations de la CEDEAO résidant en Côte d’Ivoire par M. Affi N’Guessan, président du Front Populaire Ivoirien parti du chef de l’Etat Laurent Gbagbo, la CEDEAO a régi dans un communiqué de presse contre ces déclarations qui vont totalement à l’encontre de notre organisation sous-régionale concernant la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace communautaire. La CEDEAO trouve les déclarations de M. N’Guessan « irresponsable, inflammatoires et totalement inacceptables. Ces propos constituent un affront à l’endroit de la région et la CEDEAO et sont une preuve du manque de respect à l’égard des chefs d’Etat et de gouvernement, surtout qu’ils ont été prononcés juste avant le sommet sur la Côte d’Ivoire », précise la  CEDEAO dans sa réaction.

Signalons enfin qu’en route pour Abuja,le président Faure Essozimna Gnassingbé a effectué une escale au Bénin d’où il repartira avec son homologue béninois Yayi Boni qui l’a d’ailleurs accueilli à son arrivée à l’aéroport international de Cotonou.

Wiyao Evalo
Service de Presse à la Présidence de la République

Projet Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest : Le comité des ministres a évalué l’évolution des travaux vendredi
Lomé a abrité vendredi la réunion du comité des ministres du projet gazoduc de l’Afrique de l’Ouest, un comité qui regroupe le Bénin, le Ghana, le Nigeria et le Togo. Cette rencontre, d’une journée, était destinée à l’évaluation dudit projet dont les travaux sont presque arrivés à terme. Elle a eu pour cadre la salle Evala de l’Hôtel 2 Février.

            Les travaux de construction du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest évoluent à un rythme satisfaisant et à ce jour, 90% du projet est exécuté. La pose de conduites en mer est déjà réalisée à 99,4% et il ne reste que les travaux de connexion ou d’embranchement au niveau de chaque pays bénéficiaire à savoir Cotonou au Bénin, Lomé au Togo et Téma au Ghana. Selon les prévisions, le gaz sera disponible dans ces pays d’ici mars 2007. Mais, il existe quelques difficultés qui, si on ne leur trouve solution dans l’immédiat, pourraient bloquer le déroulement normal des travaux.

            C’est donc dans le souci d’évaluer le projet, de comprendre son évolution et d’anticiper les moindres difficultés pouvant handicaper son achèvement que le comité des ministres du projet Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest s’est réuni vendredi à Lomé. Cette réunion, la première de l’année 2006, a regroupé les ministres des Mines et Energies des pays concernés par le projet, c’est-à-dire le Bénin, le Ghana, le Nigeria et le Togo.

            Au cours de leur assise, les délégués ont fait le point des travaux de construction et étudié la question de dédommagement des propriétaires terriens des zones traversées par le gazoduc. La méthodologie tarifaire, le prix du gaz à livrer et les procédures de saisine des institutions du traité et de règlement des différends ont été également abordés. Le comité s’est aussi penché sur la mise en place formelle du conseil d’administration de l’Autorité Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (AGAO) et son fonctionnement. S’agissant du dernier sujet, le ministre d’Etat, ministre des Mines et de l’Energie le Pr. Léopold Messan Gnininvi a, dans son mot de bienvenue, révélé la mise à la disposition de l’Autorité Gazoduc d’un immeuble à Lomé pour abriter le bureau provisoire de ses opérations. Par cet acte, a-t-il souligné, le Togo apporte, une fois encore, la preuve de sa disponibilité et de son engagement à favoriser la réalisation totale du projet Gazoduc.

            En ouvrant les travaux de la rencontre, le président du comité des ministres du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest, le ministre béninois des Mines, de l’Energie et de l’Eau, M. Jocelyn Kuadjo Degbey, s’est réjoui de l’avancée notable des travaux du projet, exprimant son espoir de voir le gaz disponible d’ici le premier trimestre 2007. Pour lui, l’arrivée de ce gaz apportera une solution durable aux problèmes énergétiques du Bénin, du Togo et du Ghana.

            Plusieurs membres du gouvernement et des experts du projet ont assisté à la cérémonie d’ouverture.

            Félix SEKOU

Lutte contre le VIH/SIDA sur le lieu de travail PSI – Togo a lancé vendredi son programme « Workplace » au PAL
Le PSI – Togo (Population Services International – Togo) a démarré vendredi, son programme « Entreprise pour la prévention du VIH/SIDA » dénommé « Workplace », au Port Autonome de Lomé (PAL) sous le thème « l’importance du test de dépistage volontaire du VIH/SIDA ». La cérémonie de lancement a été suivie de la signature du protocole d’accord de partenariat entre le PSI – Togo et le PAL pour un appui technique dans la lutte contre le mal.

            Le PSI – Togo dans ses multiples actions pour la lutte contre la pandémie du VIH/SIDA sur le lieu du travail a initié, en faveur des employés du PAL, leurs familles et les clients, le programme « entreprise pour la prévention du VIH/SIDA » dénommé « Workplace ». Un programme dont l’objectif est de contribuer au changement de comportement à risque et d’opter pour le dépistage qui reste aujourd’hui, un moyen efficace de lutte et de prévention du VIH/SIDA.

            Il s’agit se les amener à approfondir leurs connaissances sur la maladie notamment, son existence réelle, ses voies de contamination et les moyens de prévention. Il est aussi question d’augmenter leur degré de perception du risque d’infection aux fins de les stimuler à recourir aux moyens de prévention.

            Par ailleurs, le programme vise à accroître la disponibilité des produits de prévention (préservatifs) sur le lieu de travail, à augmenter l’accès aux services de conseil de dépistage volontaire anonyme. La réduction de la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/SIDA  et la mise en place continue d’une politique de prévention de la maladie occuperont aussi une bonne partie de ce programme.

            Pour y parvenir, le PSI – Togo procède par la sensibilisation, la formation des pairs et conseillers éducateurs, des causeries éducatives, des séminaires etc.

            Cette initiative du PSI – Togo a été saluée par le directeur général du PAL, le col. Fogan Adégnon qui a relevé les efforts entrepris par sa société depuis 1996 dans la lutte contre ce fléau qui défie la médecine et décime l’humanité. Ainsi, il a exprimé sa gratitude à l’organisation et convié ses agents à s’associer à ce programme pour une croisade contre le fléau.

            Pour sa part, la représentante - résidente du PSI –Togo, Mme Manya Andrews a souligné l’importance du test de dépistage anonyme qui est selon elle, le moyen le plus efficace de lutte et de prévention. Pour elle, cette bataille n’est pas facile, car, a-t-elle précisé, il s’agit du sexe. Mais, elle a recommandé à ces agents portuaires, la discipline et la maîtrise de soi. C’est pourquoi, elle les a invités à s’approprier ce programme afin qu’ensemble, ils mènent une lutte efficace contre le mal.

            La présentation d’un sketch sur la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/SIDA  en milieu du travail et les prestations de l’artiste togolaise Finiki et le groupe « The Seed » ont servi d’intermède à cette cérémonie à laquelle ont pris part, outre les opérateurs portuaires, plusieurs autres acteurs de lutte contre le VIH/SIDA 

Prosper PITASSA

 

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