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Hier, dès les premières heures
d’ouverture des écoles, la nouvelle année scolaire a
déjà enregistré ses premières victimes de la
circulation. C’est ainsi qu’au niveau de Deckon dans
la rue de France à Amoutivé, une élève a été blessée
lorsque le taxi moto sur lequel elle se rendait à
l’école, a tamponné une portière d’un taxi,
brusquement ouverte du côté gauche chauffeur. Un
accident gratuit de plus qui étaie les propos de bon
nombre de Loméens pour qui, sortir de chez soi et y
revenir sain et sauf relève de la grâce divine.
C’est un paradoxe qui semble une
particularité des chauffeurs de la capitale qui, de
plus en plus, font descendre leurs passagers du côté
gauche, exposant à la fois passagers et usagers à de
graves accidents. Cette pratique est pourtant
interdite par le code de la route tout comme le
refus de ralentir au passage clouté où à l’entrée
des écoles. Toujours, dans la journée d’hier, en
face de la BTCI, un motocycliste est entré
violemment dans un groupe d’élèves qui traversaient
la voie alors que tous les autres véhicules se sont
arrêtés pour laisser passer les enfants. Ces
quelques exemples inquiètent sur l’ampleur que prend
l’imprudence et l’intolérance sur nos routes.
Difficile de savoir pourquoi le motocycliste ne
s’est pas arrêté comme les autres. Tout le monde
semble être pris dans une tourmente surtout aux
heures de pointe. On sent une certaine nervosité et
impatience chez les conducteurs d’auto et de moto.
Pour le taximan, il faut aller plus vite
afin de prendre le plus grand nombre possible de
passagers qui, à ces heures, forment des files le
long des rues. Adieu donc le respect des feux
tricolores et la prudence. C’est pourquoi il faut
rouler à toute vitesse et s’arrêter à tout bout de
champ. Ce sont ces arrêts spontanés qui sont les
causes essentielles des accidents. Chacun se croit
tout permis. Vivent des jurons contre ceux qui les
empêchent de vivre leur folie.
Réduire le taux d’accidents
Entre chauffeurs de taxi et Zémidjans,
c’est de la guéguerre. M. Miessan, conducteur de
taxi atteste : « les Zémidjans nous dérangent
trop. Et ceci sur tous les plans. Depuis qu’ils sont
là, nous ne trouvons plus de passagers comme avant.
Ils nous perturbent dans la circulation et pourtant
ils n’ont même pas de permis de conduire ». Il
n’est donc pas rare de voir un chauffeur de taxi
coincer un Zémidjan par pure intolérance ou pour
l’empêcher de prendre du client.
Souvent aussi, les coups de gueule
fusent pour un rien du tout, accentuant un peu plus
la nervosité sur nos routes.
M. Komi, un fonctionnaire d’Etat a été
témoin, sur le boulevard Jean-Paul II, d’un accident
de la circulation qui aurait pu être évité si le
motocycliste avait écouté ses sages conseils.
« Il y a seulement quelques instants que j’ai fait
signe à ce Monsieur pour lui dire de rouler
doucement et il m’a insulté : « Enowo » : (ta mère)
le voilà tombé par terre. Si je pouvais demander aux
sapeurs pompiers de le laisser là où il est, il
allait comprendre ».
Pour réduire le taux d’accidents dans
notre capitale, surtout en cette période de rentrée
scolaire où les rues sont souvent envahies par les
élèves allant ou revenant des cours, il faudrait que
chacun apporte sa pierre à la construction de
l’édifice, en étant courtois, tolérant envers son
prochain. Il faudrait que chacun fasse preuve
d’autodiscipline en respectant les feux tricolores.
Que la population loméenne ait le sens de
responsabilité afin de réduire les accidents de la
circulation.
Car, aujourd’hui à Lomé, nul ne peut se
targuer de sa prudence, ni de sa vigilance en
matière de circulation pour garantir sa sécurité et
sa vie. L’incivisme, le non-respect du code de la
route, de soi et d’autrui, le refus du port de
casque, etc. sont autant de sources d’accidents et
de morts aussi bêtes qu’évitables.
Geneviève A. AMEGANVI |