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Togo Presse

15 Sept 2006

[ 7364 du 12 Sept 2006]

 

Les usagers de la route doivent faire preuve de prudence et de courtoisie

Depuis hier, les élèves de tous ordres ont repris le chemin de l’école et l’un des soucis permanents des parents est de les voir rentrer sains et saufs à la maison, tant l’imprudence et l’intolérance des usagers de la route augmentent de nombre des accidents de la circulation à Lomé.

            Hier, dès les premières heures d’ouverture des écoles, la nouvelle année scolaire a déjà enregistré ses premières victimes de la circulation. C’est ainsi qu’au niveau de Deckon dans la rue de France à Amoutivé, une élève a été blessée lorsque le taxi moto sur lequel elle se rendait à l’école, a tamponné une portière d’un taxi, brusquement ouverte du côté gauche chauffeur. Un accident gratuit de plus qui étaie les propos de bon nombre de Loméens pour qui, sortir de chez soi et y revenir sain et sauf relève de la grâce divine.

            C’est un paradoxe qui semble une particularité des chauffeurs de la capitale qui, de plus en plus, font descendre leurs passagers du côté gauche, exposant à la fois passagers et usagers à de graves accidents. Cette pratique est pourtant interdite par le code de la route tout comme le refus de ralentir au passage clouté où à l’entrée des écoles. Toujours, dans la journée d’hier, en face de la BTCI, un motocycliste est entré violemment dans un groupe d’élèves qui traversaient la voie alors que tous les autres véhicules se sont arrêtés pour laisser passer les enfants. Ces quelques exemples inquiètent sur l’ampleur que prend l’imprudence et l’intolérance sur nos routes. Difficile de savoir pourquoi le motocycliste ne s’est pas arrêté comme les autres. Tout le monde semble être pris dans une tourmente surtout aux heures de pointe. On sent une certaine nervosité et impatience chez les conducteurs d’auto et de moto.

            Pour le taximan, il faut aller plus vite afin de prendre le plus grand nombre possible de passagers qui, à ces heures, forment des files le long des rues. Adieu donc le respect des feux tricolores et la prudence. C’est pourquoi il faut rouler à toute vitesse et s’arrêter à tout bout de champ. Ce sont ces arrêts spontanés qui sont les causes essentielles des accidents. Chacun se croit tout permis. Vivent des jurons contre ceux qui les empêchent de vivre leur folie.

Réduire le taux d’accidents

            Entre chauffeurs de taxi et Zémidjans, c’est de la guéguerre. M. Miessan, conducteur de taxi atteste : « les Zémidjans nous dérangent trop. Et ceci sur tous les plans. Depuis qu’ils sont là, nous ne trouvons plus de passagers comme avant. Ils nous perturbent dans la circulation et pourtant ils n’ont même pas de permis de conduire ». Il n’est donc pas rare de voir un chauffeur de taxi coincer un Zémidjan par pure intolérance ou pour l’empêcher de prendre du client.

            Souvent aussi, les coups de gueule fusent pour un rien du tout, accentuant un peu plus la nervosité sur nos routes.

            M. Komi, un fonctionnaire d’Etat a été témoin, sur le boulevard Jean-Paul II, d’un accident de la circulation qui aurait pu être évité si le motocycliste avait écouté ses sages conseils. « Il y a seulement quelques instants que j’ai fait signe à ce Monsieur pour lui dire de rouler doucement et il m’a insulté : « Enowo » : (ta mère) le voilà tombé par terre. Si je pouvais demander aux sapeurs pompiers de le laisser là où il est, il allait comprendre ».

            Pour réduire le taux d’accidents dans notre capitale, surtout en cette période de rentrée scolaire où les rues sont souvent envahies par les élèves allant ou revenant des cours, il faudrait que chacun apporte sa pierre à la construction de l’édifice, en étant courtois, tolérant envers son prochain. Il faudrait que chacun fasse preuve d’autodiscipline en respectant les feux tricolores. Que la population loméenne ait le sens de responsabilité afin de réduire les accidents de la circulation.

            Car, aujourd’hui à Lomé, nul ne peut se targuer de sa prudence, ni de sa vigilance en matière de circulation pour garantir sa sécurité et sa vie. L’incivisme, le non-respect du code de la route, de soi et d’autrui, le refus du port de casque, etc. sont autant de sources d’accidents et de morts aussi bêtes qu’évitables.

Geneviève A. AMEGANVI

 
Programme de coopération du système des Nations Unies au Togo : Maîtriser les procédures pour plus d’efficacité

            L’atelier de revue des portefeuilles des agences du Système des Nations Unies au Togo (SNUT) a pris fin vendredi à l’Hôtel 2 Février avec plusieurs recommandations visant à assurer l’efficacité et à maximiser l’impact des différentes interventions.

            Les participants ont notamment recommandé la mise en place de mécanismes fonctionnels de concertation et de coordination dans l’exécution des programmes des différentes agences. Ils ont aussi souligné la nécessité d’élaborer un cadre national de renforcement des capacités dans la maîtrise des procédures des agences. Tout en recommandant un plaidoyer pour l’harmonisation de ces procédures, les participants ont décidé d’organiser formellement les cinq groupes de travail de l’atelier pour finaliser les travaux et proposer une feuille de route qui permettra la mise en œuvre des propositions.

            A la clôture de la réunion, le ministre Yandja Yentchabré du Développement et de l’Aménagement du Territoire a remercié les participants pour le travail abattu tout en invitant à traduire dans les faits les recommandations et la feuille de route mise en place. Le ministre a également rappelé la nécessité de renforcer les capacités des différents acteurs qui interviennent dans la gestion des projets du SNUT, notamment les administrateurs, les coordinateurs, les chefs de programme et les points focaux.

            Au total 90 participants dont 30 issus des agences du SNUT et 60 nationaux ont pris part à la rencontre.

Bernardin ADJOSSE

 

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