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Togo Presse

11 Août 2006

[ 7341 du 09 Août 2006]

 

Développement urbain : La contribution des architectes expliquée aux médias
 
 

L'Ordre National des Architectes du Togo (ONAT) a animé, lundi à Lomé, une conférence de presse sur sa contribution au développement des villes. Cette conférence animée par le président de l'ordre, M. Afoda-Sébou Da-Blèce est intervenue en prélude à la semaine de l'architecte qui aura lieu du 3 au 7 octobre 2006.

Devant les journalistes de la presse nationale, M. Afoda-Sébou a expliqué que son organisation a besoin de ces échanges pour faire comprendre aux populations ce que l'architecte peut faire et, en même temps, recueillir les avis pour améliorer les prestations. «Il faut que l'architecte et ses activités soient connus de la population pour éviter les nombreux problèmes que vivent la capitale Lomé et les autres villes du pays», a insisté le président de l'ONAT.

Au nombre de ces problèmes, M. Afoda-Sébou a cité les constructions sans permis de construire. Ce qui fait que nos villes ont un déficit grave d'architecture. Selon l'ONAT, les gens se contentent de l'informel et mettent en péril la vie de leurs concitoyens avec les problèmes d'inondation et de maladie.

La semaine de l'architecte, dont le thème cette  année est « le concepteur face au déficit architectural au Togo », va permettre, à travers plusieurs communications, d'amener les populations à consulter le professionnel du bâtiment qu'est l'architecte et à revenir à la légalité dans leur volonté de construction des habitats.

            Un atelier de deux jours est prévu, à partir du 9 août, pour informer et former les journalistes sur les activités de l'ONAT afin qu'ils puissent s'imprégner des problèmes architec­turaux du Togo pour mieux informer les populations. Ce qui va mobiliser les populations au cours de la semaine de l'architecte qui aura des ramifications à l'intérieur du pays et permettre aux gens de comprendre que les problèmes de la qualité de l'habitat qu'ils vivent ne devraient plus exister si l'on prenait la peine de consulter un architecte avant d'entreprendre sa construction.

Wéndana B. HOURGNAMBA

 
Lutte contre le paludisme : Les agents de la Santé adoptent le plan stratégique
Un atelier pour l'adoption du nouveau plan stratégique « faire reculer le paludisme » 2006-2010 et le document de politique nationale de lutte contre le paludisme révisé réunit depuis hier à la FOPADESC à Lomé, les agents de la Santé. Organisé par le ministère de la Sauté et le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), cet atelier mobilise les organismes internationaux et nationaux de la santé pour réfléchir à la manière de réduire le fardeau du paludisme dans le pays.

Prévu pour deux jours, l'atelier aura à plancher sur «  les résultats de l'évaluation finale du plan stratégique 2001-2005 et du nouveau 2006-2010 », « les défis majeurs et orientations pour faire reculer le paludisme d'ici 2010 » ainsi que la «politique nationale de lutte contre le paludisme ».

            Pour le directeur épidémiologiste, paludologue le Dr Kodjo Samuel Morgah, cet atelier a pour objectif de valider le nouveau plan stratégique pour faire reculer le paludisme au Togo pour la période de 2006-2010 et adopter également le document révisé de la politique nationale de lutte contre le paludisme.

            Selon lui, le paludisme demeure le problème de santé publique majeur au Togo. Environ 500 mille cas sont enregistrés par an. Les plus touchés restent les femmes enceintes et les enfants dont le taux de mortalité atteint 7 %.

            En ouvrant les travaux, le directeur de cabinet du ministère de la Santé, M. Mazama-Esso Bouloufeï s'est réjoui de l'intérêt que chacun ne cesse de manifester à l'égard des problèmes de santé en général et du paludisme en particulier. Il a relevé que plusieurs stratégies ont été mises en oeuvre par le gouvernement dans la lutte antipaludique dont la mise à disposition des médicaments efficaces accessibles à tous pour la prévention. II a ajouté que les personnes à risques souffrant du paludisme et des femmes enceintes devront dormir sous moustiquaire imprégnée et avoir accès au traitement préventif intermittent.

            Le Dr Stephan Tohoun représentant l'Organisation mondiale de la Santé au Togo a souhaité que la tenue du présent atelier marque un tournant dans le processus de lutte contre le paludisme au Togo et dans la sous-région. Il a lancé un vibrant appel individuel et communautaire pour  l'application des mesures visant l'hygiène et l'assainissement de base dans le cadre de la lutte antipaludique

Gisèle SONHAYE

 
Réduction de la mortalité maternelle et néonatale : Des journalistes de huit pays d'Afrique de l'Ouest formés au Niger

Un atelier de renforcement des capacités d'une vingtaine de journalistes de radio et presse écrite d'Afrique occidentale, pour une meilleure couverture des questions de santé maternelle et néonatale, s'est tenu du 31 juillet au 4 août au Grand Hôtel du Niger à Niamey. Organisé par le projet Aware-Rh de l'USAID et l'OMS-Afrique, il a pour objectif de leur fournir des compétences nécessaires pour contribuer à la promotion de la santé de la mère et du nouveau­-né. La cérémonie d'ouverture dé l'atelier a été présidée par le ministre nigérien de la Communication, de la Culture et des Sports, M. Oumarou Hadary. Il était entouré des autres membres du gouver­nement, des représentants des organisations sanitaires nationales et internationales ainsi que d'autres personnalités.

            Chaque année, plus d'un demi-million de mères décèdent dans le monde suite aux complications survenant au cours des grossesses, pendant et après l'accouchement. Un grand nombre de ces décès, pourtant évitables, se retrouve en Afrique subsaharienne où les taux de mortalité maternelle et néonatale sont les plus élevés au monde.

            Le ministre nigérien de la Communication a indiqué, à l'ouverture, que le taux de mortalité maternelle dans son pays est de 7 pour 1000 tandis que celui de la mortalité néonatale est de 45 pour 1000. Pour faire baisser ces taux, les journalistes ont un rôle important à jouer en matière de sensibilisation. Ainsi, il souligne : « Les questions relatives à la santé maternelle et néonatale nécessitent une meilleure couverture par les médias (...). C'est donc pour relever leur niveau sur les questions de santé maternelle et néonatale que le bureau de l'OMS­-Afrique, Aware-Rh et d'autres partenaires ont décidé d'organiser cet atelier ».

Les 18 participants venus du Burkina Faso, de la , Mauritanie, du Niger, du Ghana, du Sénégal., de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo ont suivi des exposés relatifs aux informations sur la santé  maternelle et néonatale, au rôle des médias dans la sensibilisation sur les questions de santé de la mère et du nouveau-né, etc.

            Ces travaux vont leur permettre de mieux plaider auprès des partenaires et sensibiliser les populations pour qu'ils puissent adhérer ou appuyer les questions relatives à la santé de la mère et du nouveau-né.

            Le représentant du projet Aware-Rh, Seye Badara a, de son côté, laissé entendre que bon nombre des décès sont évitables avec des interventions relatives et simples. Pour venir à bout de ce fléau, il pense qu'un nombre d'actions parmi lesquelles la mobilisation de la communauté tout entière est nécessaire. Cette mobilisation passe par le rôle des journalistes qui est d'informer et de sensibiliser des décideurs et acteurs à tous les niveaux.

            Abondant dans le même sens, le Dr Bamouni Blaize Antoine, dans le message du représentant de l'OMS-Niger, a rappelé les efforts de la communauté internationale visant à réduire la mortalité maternelle et néonatale notamment les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en leurs articles 4 et 5, la Vision 2010, etc. Puis il a souligné le rôle des journalistes dans cette lutte qui est « celui d'informer, communiquer monde entier l'ampleur du drame qui  se joue en Afrique ». Ils doivent également, selon lui, mobiliser les décideurs et améliorer le niveau de connaissance de la population en matière de reconnaissance des risques liés à la grossesse et à l'accouchement.

Toyi  ASSIH

 

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