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L'Ordre National des Architectes du Togo (ONAT) a
animé, lundi à Lomé, une conférence de presse sur sa
contribution au développement des villes. Cette
conférence animée par le président de l'ordre, M.
Afoda-Sébou Da-Blèce est intervenue en prélude à la
semaine de l'architecte qui aura lieu du 3 au
7 octobre 2006.
Devant les journalistes de la presse nationale, M.
Afoda-Sébou a expliqué que son organisation a besoin
de ces échanges pour faire comprendre aux
populations ce que l'architecte peut faire et, en
même temps, recueillir les avis pour améliorer les
prestations. «Il faut que l'architecte et ses
activités soient connus de la population pour éviter
les nombreux problèmes que vivent la capitale Lomé
et les autres villes du pays», a insisté le
président de l'ONAT.
Au nombre de ces problèmes, M. Afoda-Sébou a cité
les constructions sans permis de construire. Ce qui
fait que nos villes ont un déficit grave
d'architecture. Selon l'ONAT, les gens se contentent
de l'informel et mettent en péril la vie de leurs
concitoyens avec les problèmes d'inondation et de
maladie.
La semaine de l'architecte, dont le thème cette
année est « le concepteur face au déficit
architectural au Togo », va permettre, à travers
plusieurs communications, d'amener les populations à
consulter le professionnel du bâtiment qu'est
l'architecte et à revenir à la légalité dans leur
volonté de construction des habitats.
Un atelier de deux jours est prévu, à
partir du 9 août, pour informer et former les
journalistes sur les activités de l'ONAT afin qu'ils
puissent s'imprégner des problèmes architecturaux
du Togo pour mieux informer les populations. Ce qui
va mobiliser les populations au cours de la semaine
de l'architecte qui aura des ramifications à
l'intérieur du pays et permettre aux gens de
comprendre que les problèmes de la qualité de
l'habitat qu'ils vivent ne devraient plus exister si
l'on prenait la peine de consulter un architecte
avant d'entreprendre sa construction.
Wéndana B. HOURGNAMBA |
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Prévu pour deux jours, l'atelier aura à plancher sur
« les résultats de l'évaluation finale du plan
stratégique
2001-2005 et du nouveau 2006-2010 », « les défis
majeurs et orientations pour faire reculer le
paludisme d'ici 2010 » ainsi que la «politique
nationale de lutte contre le paludisme ».
Pour le directeur épidémiologiste,
paludologue le Dr Kodjo Samuel Morgah, cet atelier a
pour objectif de valider le nouveau plan stratégique
pour faire reculer le paludisme au Togo pour la
période de
2006-2010 et adopter également le document révisé de
la politique nationale de lutte contre le paludisme.
Selon lui, le paludisme demeure le
problème de santé publique majeur au Togo. Environ
500 mille cas sont enregistrés par an. Les plus
touchés restent les femmes enceintes et les enfants
dont le taux de mortalité atteint 7 %.
En ouvrant les travaux, le directeur de
cabinet du ministère de la Santé, M. Mazama-Esso
Bouloufeï s'est réjoui de l'intérêt que chacun ne
cesse de manifester à l'égard des problèmes de santé
en général et du paludisme en particulier. Il a
relevé que plusieurs stratégies ont été mises en
oeuvre par le gouvernement dans la lutte
antipaludique dont la mise à disposition des
médicaments efficaces accessibles à tous pour la
prévention. II a ajouté que les personnes à risques
souffrant du paludisme et des femmes enceintes
devront dormir sous moustiquaire imprégnée et avoir
accès au traitement préventif intermittent.
Le Dr Stephan Tohoun représentant
l'Organisation mondiale de la Santé au Togo a
souhaité que la tenue du présent atelier marque un
tournant dans le processus de lutte contre le
paludisme au Togo et dans la sous-région. Il a lancé
un vibrant appel individuel et communautaire pour
l'application des mesures visant l'hygiène et
l'assainissement de base dans le cadre de la lutte
antipaludique
Gisèle SONHAYE |
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Un atelier de renforcement des capacités d'une
vingtaine de journalistes de radio et presse écrite
d'Afrique occidentale, pour une meilleure couverture
des questions de santé maternelle et néonatale,
s'est tenu du 31 juillet au 4 août au Grand Hôtel du
Niger à Niamey. Organisé par le projet Aware-Rh de
l'USAID et l'OMS-Afrique, il a pour objectif de leur
fournir des compétences nécessaires pour contribuer
à la promotion de la santé de la mère et du
nouveau-né. La cérémonie d'ouverture dé l'atelier a
été présidée par le ministre nigérien de la
Communication, de la Culture et des Sports, M.
Oumarou Hadary. Il était entouré des autres membres
du gouvernement, des représentants des
organisations sanitaires nationales et
internationales ainsi que d'autres personnalités.
Chaque année, plus d'un demi-million de
mères décèdent dans le monde suite aux complications
survenant au cours des grossesses, pendant et après
l'accouchement. Un grand nombre de ces décès,
pourtant évitables, se retrouve en Afrique
subsaharienne où les taux de mortalité maternelle et
néonatale sont les plus élevés au monde.
Le ministre nigérien de la Communication
a indiqué, à l'ouverture, que le taux de mortalité
maternelle dans son pays est de 7 pour 1000 tandis
que celui de la mortalité néonatale est de 45 pour
1000. Pour faire baisser ces taux, les journalistes
ont un rôle important à jouer en matière de
sensibilisation. Ainsi, il souligne : « Les
questions relatives à la santé maternelle et
néonatale nécessitent une meilleure couverture par
les médias (...). C'est donc pour relever leur
niveau sur les questions de santé maternelle et
néonatale que le bureau de l'OMS-Afrique, Aware-Rh
et d'autres partenaires ont décidé d'organiser cet
atelier ».
Les 18 participants venus du Burkina Faso, de la ,
Mauritanie, du Niger, du Ghana, du Sénégal., de la
Sierra Leone, du Tchad et du Togo ont suivi des
exposés relatifs aux informations sur la santé
maternelle et néonatale, au rôle des médias dans la
sensibilisation sur les questions de santé de la
mère et du nouveau-né, etc.
Ces travaux vont leur permettre de mieux
plaider auprès des partenaires et sensibiliser les
populations pour qu'ils puissent adhérer ou appuyer
les questions relatives à la santé de la mère et du
nouveau-né.
Le représentant du projet Aware-Rh, Seye
Badara a, de son côté, laissé entendre que bon
nombre des décès sont évitables avec des
interventions relatives et simples. Pour venir à
bout de ce fléau, il pense qu'un nombre d'actions
parmi lesquelles la mobilisation de la communauté
tout entière est nécessaire. Cette mobilisation
passe par le rôle des journalistes qui est
d'informer et de sensibiliser des décideurs et
acteurs à tous les niveaux.
Abondant dans le même sens, le Dr
Bamouni Blaize Antoine, dans le message du
représentant de l'OMS-Niger, a rappelé les efforts
de la communauté internationale visant à réduire la
mortalité maternelle et néonatale notamment les
Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)
en leurs articles 4 et 5, la Vision 2010, etc. Puis
il a souligné le rôle des journalistes dans cette
lutte qui est « celui d'informer, communiquer
monde entier l'ampleur du drame qui se joue en
Afrique ». Ils doivent également, selon lui,
mobiliser les décideurs et améliorer le niveau de
connaissance de la population en matière de
reconnaissance des risques liés à la grossesse et à
l'accouchement.
Toyi ASSIH |