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Togo Presse

09 Août 2006

[ 7340 du 08 Août 2006]

 

Engagement de la fèmme dans la vie politique Un document d’action lancé

« Etude sur les obstacles à l'implication des femmes dans la vie publique et politique » est le titre d'un ouvrage officiellement lancé vendredi au Centre Culturel Américain (CCA) en présence de la ministre de la Population, des Affaires sociales et de la Promotion féminine, le Dr Kanny Sokpoh-Diallo. D'autres personnalités dont les ambassadeurs des USA, M. David B. Dunn et son collègue d'Allema­gne, M. Hubert Kolb, assistaient à la cérémonie.

 
 

L'ouvrage en 144 pages, résulte des recherches de deux consultants commis par le Conseil Consultatif des Femmes du Togo (CCoFT) pour apprécier le niveau de participation des femmes togolaises à la vie politique. Leur étude me­née sur l'ensemble du ter­ritoire national révèle que les femmes sont faiblement représentées dans les sphè­res de décision, en dépit de leur poids numérique et de leur dynamisme. Le gouvernement et le parle­ment comptent par exem­ple respectivement au sein de leurs effectifs moins de 20 % et environ 6,2 % de femmes. Les femmes sont aussi faiblement ad­mises dans les instances dirigeantes des partis poli­tiques et d'autres services où on leur alloue des tâ­ches de seconde zone.

            Plusieurs causes sont, d'après le document, à l'origine de cette situation. II s'agit, entre autres, de l'environnement sociocul­turel enclin de stéréotypes dévalorisant la petite fille aux fins d'en faire un être inférieur à l'homme. La femme, précise le document, subit des vio­lences qui l'inhibent. Elle est économiquement dé­pendante et par conséquent, incapable d'entreprendre des activités valorisantes aux yeux de l'autre sexe. A cela, s'ajoutent sa for­mation peu élaborée qui l'empêche d'embrasser les métiers bien rémunérés et la coutume qui la déplume de tout héritage. En plus, la gent féminine exprime de la timidité, manque de solidarité entre elle, fait le plus souvent de la jalou­sie.

            A cet égard, l'étude identifie un certain nom­bre d'actions à entrepren­dre pour endiguer le phéno­mène. Il s'agit notamment d'assurer une éducation égalitaire aux filles et gar­çons, de réduire le taux d'analphabétisme chez la femme et la sensibiliser à ses droits et devoirs.

            L'ouvrage met aussi en valeur la formation politi­que des femmes, le renfor­cement des associations fé­minines ainsi que la pro­motion de l'emploi et de l'entreprenariat chez les mères et soeurs. Enfin, les auteurs du document lan­cent un plaidoyer auprès des décideurs politiques afin d'instituer un quota raisonnable pour les fem­mes dans les instances de prise de décision pu­blique et politique.

            Le Dr Kanny Sokpoh­-Diallo a exprimé la grati­tude des hautes autorités à l'ambassadeur des USA pour l'appui constant aux ONG et au CCoFT. Elle a souligné l'importance de cette étude qui touche la problématique du genre, une préoccupation de son département.

            Selon la présidente du CCoFT, Mme Michèle Ekué, le document, rédigé en français, sera traduit en langues locales afin de toucher une marge élevée de personnes.

A. G

 

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