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L'ouvrage en 144 pages, résulte des
recherches de deux consultants commis par le Conseil
Consultatif des Femmes du Togo (CCoFT) pour
apprécier le niveau de participation des femmes
togolaises à la vie politique. Leur étude menée sur
l'ensemble du territoire national révèle que les
femmes sont faiblement représentées dans les
sphères de décision, en dépit de leur poids
numérique et de leur dynamisme. Le gouvernement et
le parlement comptent par exemple respectivement
au sein de leurs effectifs moins de 20 % et environ
6,2 % de femmes. Les femmes sont aussi faiblement
admises dans les instances dirigeantes des partis
politiques et d'autres services où on leur alloue
des tâches de seconde zone.
Plusieurs causes sont,
d'après le document, à l'origine de cette situation.
II s'agit, entre autres, de l'environnement
socioculturel enclin de stéréotypes dévalorisant la
petite fille aux fins d'en faire un être inférieur à
l'homme. La femme, précise le document, subit des
violences qui l'inhibent. Elle est économiquement
dépendante et par conséquent, incapable
d'entreprendre des activités valorisantes aux yeux
de l'autre sexe. A cela, s'ajoutent sa formation
peu élaborée qui l'empêche d'embrasser les métiers
bien rémunérés et la coutume qui la déplume de tout
héritage. En plus, la gent féminine exprime de la
timidité, manque de solidarité entre elle, fait le
plus souvent de la jalousie.
A cet égard, l'étude
identifie un certain nombre d'actions à
entreprendre pour endiguer le phénomène. Il s'agit
notamment d'assurer une éducation égalitaire aux
filles et garçons, de réduire le taux
d'analphabétisme chez la femme et la sensibiliser à
ses droits et devoirs.
L'ouvrage met aussi en
valeur la formation politique des femmes, le
renforcement des associations féminines ainsi que
la promotion de l'emploi et de l'entreprenariat
chez les mères et soeurs. Enfin, les auteurs du
document lancent un plaidoyer auprès des décideurs
politiques afin d'instituer un quota raisonnable
pour les femmes dans les instances de prise de
décision publique et politique.
Le Dr Kanny
Sokpoh-Diallo a exprimé la gratitude des hautes
autorités à l'ambassadeur des USA pour l'appui
constant aux ONG et au CCoFT. Elle a souligné
l'importance de cette étude qui touche la
problématique du genre, une préoccupation de son
département.
Selon la présidente du
CCoFT, Mme Michèle Ekué, le document, rédigé en
français, sera traduit en langues locales afin de
toucher une marge élevée de personnes.
A. G |