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La demande de ratification de la
Convention de l’UNESCO sur la
protection de la promotion de la
diversité des expressions
culturelles est motivée par le
fait que, de nos jours, le
dialogue entre les cultures a
besoin d’une énergie et d’une
finalité nouvelles.
Selon l’exposé des motifs du gouvernement, le Togo
convaincu que le dialogue interculturel constitue le
meilleur gage pour la paix, a toujours prôné la
culture de paix comme le moyen le plus sûr de
respecter la dignité de la personne humaine.
En outre, avec l’inscription sur la liste du
patrimoine mondial de l’UNESCO, le 28 juin 2004 du
paysage culturel togolais, le Koutammatou le pays
est résolument entré dans la sphère des cultures
universelles et doit œuvrer dans le sens d’un
soutien à tout effort tendant à protéger ces biens
communs à toute l’humanité.
Au terme de la discussion législative, l’Assemblée
nationale a adopté à l’unanimité de ses membres
présents le texte suivant :
« Article 1er : Est autorisée la
ratification de la Convention sur la protection et
la promotion de la diversité des expressions
culturelles adoptée à Paris le
20 octobre 2005 ».
« Article 2 : La présente loi sera exécutée comme
loi de l’Etat ».
Cette ratification offre l’opportunité au Togo de
concilier les deux dimensions matérielle et
immatérielle du développement. L’instrument ainsi
ratifié permettra au pays de mettre en place des
mécanismes de protection et de promotion, de
sauvegarder son patrimoine linguistique, d’avoir des
retombées financières et d’ouvrir de nouvelles
perspectives.
La présente convention comporte 35 articles
regroupés en 7 chapitres. Les trois premiers
chapitres traitent des objectifs et principes
directeurs, du champ d’application de la convention
et des définitions de concepts. Le 4e est
relatif aux droits et obligations des parties tandis
que le 5e relève les biens et relations
de la convention avec les autres instruments et
traités existants. Quant aux deux derniers, ils
concernent les organes de la convention et des
dispositions finales.
A l’issue du vote, le commissaire du gouvernement,
M. Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron, ministre de la
Culture, du Tourisme et des Loisirs est intervenu
pour féliciter les députés pour le travail abattu.
Il a énuméré les avantages liés à cette ratification
puis remercié le chef de l’Etat pour l’attention
particulière qu’il accorde à ce dossier.
Selon lui, « la mondialisation galopante, la
globalisation accentuée représentent une menace
permanente pour nos cultures fragilisées par des
siècles de négation culturelle ». C’est pourquoi
il urge de relever le défi de revitalisation du
dialogue interculturel au Togo en « ratifiant les
instruments normatifs internationaux, car dans leur
domaine d’application, les conventions
internationales peuvent servir de principe directeur
de base pour l’élaboration ou le renforcement de la
législation nationale en la matière ».
Sur un tout autre plan, répondant à l’appel du
secrétaire exécutif de la CEDEAO, l’Assemblée
nationale a désigné les honorables Kékéli Do,
Mémounatou Ibrahima, Ama Déssiadé Ihou, Bogdja
Kombaté et Kidé Inoussa Mokafo pour être suppléants
des députés togolais au parlement communautaire
respectivement, Mme Ameyo Adja, MM. Solitoki Esso,
Katanga Tcha, Liguibe Bonante et Kossi Assimaïdou.
En clôturant la séance et la session, le président
de l’Assemblée nationale, El Hadj Abass Bonfoh a
estimé que la loi adoptée s’inscrit dans le sens de
la lutte contre la disparition des expressions
culturelles et « apporte une solution aux
inégalités constatées çà et là ».
Pour lui, « le Togo s’est engagé depuis plusieurs
années dans cette politique de revalorisation et de
sauvegarde la diversité culturelle ».
Avant de « renvoyer » ses collègues dans leur
circonscription électorale, il les a félicités et
encouragés puis souhaité compter toujours sur leur
constante disponibilité en vue d’éventuelles assises
extraordinaires.
Rigobert BASSADOU |