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Togo Presse

6 Août 2006

[ 7337 du 5 Août 2006]

 

L’assemblée nationale autorise la ratification de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles

* La 1re session extraordinaire de l’année clôturée
Ouverte lundi, la première session extraordinaire de l’année 2006 de l’Assemblée nationale a été clôturée hier, à l’issue de la 2e séance plénière consacrée essentiellement à une discussion législative.
Dirigée par le président de l’institution parlementaire, El Hadj Abass Bonfoh, la plénière a autorisé la ratification de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles adoptée à Paris le 20 octobre 2005. A cette même séance, la représentation nationale a désigné les suppléants des députés togolais au parlement de la CEDEAO.

 
 

La demande de ratification de la Convention de l’UNESCO sur la protection de la promotion de la diversité des expressions culturelles est motivée par le fait que, de nos jours, le dialogue entre les cultures a besoin d’une énergie et d’une finalité nouvelles.

Selon l’exposé des motifs du gouvernement, le Togo convaincu que le dialogue interculturel constitue le meilleur gage pour la paix, a toujours prôné la culture de paix comme le moyen le plus sûr de respecter la dignité de la personne humaine.

En outre, avec l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, le 28 juin 2004 du paysage culturel togolais, le Koutammatou le pays est résolument entré dans la sphère des cultures universelles et doit œuvrer dans le sens d’un soutien à tout effort tendant à protéger ces biens communs à toute l’humanité.

Au terme de la discussion législative, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité de ses membres présents le texte suivant :

« Article 1er : Est autorisée la ratification de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles adoptée à Paris le 20 octobre 2005 ».

« Article 2 : La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat ».

Cette ratification offre l’opportunité au Togo de concilier les deux dimensions matérielle et immatérielle du développement. L’instrument ainsi ratifié permettra au pays de mettre en place des mécanismes de protection et de promotion, de sauvegarder son patrimoine linguistique, d’avoir des retombées financières et d’ouvrir de nouvelles perspectives.

La présente convention comporte 35 articles regroupés en 7 chapitres. Les trois premiers chapitres traitent des objectifs et principes directeurs, du champ d’application de la convention et des définitions de concepts. Le 4e est relatif aux droits et obligations des parties tandis que le 5e relève les biens et relations de la convention avec les autres instruments et traités existants. Quant aux deux derniers, ils concernent les organes de la convention et des dispositions finales.

A l’issue du vote, le commissaire du gouvernement, M. Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron, ministre de la Culture, du Tourisme et des Loisirs est intervenu pour féliciter les députés pour le travail abattu. Il a énuméré les avantages liés à cette ratification puis remercié le chef de l’Etat pour l’attention particulière qu’il accorde à ce dossier.

Selon lui, « la mondialisation galopante, la globalisation accentuée représentent une menace permanente pour nos cultures fragilisées par des siècles de négation culturelle ». C’est pourquoi il urge de relever le défi de revitalisation du dialogue interculturel au Togo en « ratifiant les instruments normatifs internationaux, car dans leur domaine d’application, les conventions internationales peuvent servir de principe directeur de base pour l’élaboration ou le renforcement de la législation nationale en la matière ».

Sur un tout autre plan, répondant à l’appel du secrétaire exécutif de la CEDEAO, l’Assemblée nationale a désigné les honorables Kékéli Do, Mémounatou Ibrahima, Ama Déssiadé Ihou, Bogdja Kombaté et Kidé Inoussa Mokafo pour être suppléants des députés togolais au parlement communautaire respectivement, Mme Ameyo Adja, MM. Solitoki Esso, Katanga Tcha, Liguibe Bonante et Kossi Assimaïdou.

En clôturant la séance et la session, le président de l’Assemblée nationale, El Hadj Abass Bonfoh a estimé que la loi adoptée s’inscrit dans le sens de la lutte contre la disparition des expressions culturelles et « apporte une solution aux inégalités constatées çà et là ».

Pour lui, « le Togo s’est engagé depuis plusieurs années dans cette politique de revalorisation et de sauvegarde la diversité culturelle ».

Avant de « renvoyer » ses collègues dans leur circonscription électorale, il les a félicités et encouragés puis souhaité compter toujours sur leur constante disponibilité en vue d’éventuelles assises extraordinaires.

Rigobert BASSADOU

 
   

 

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