AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
Togo Presse

2 Août 2006

[ 7335 du 1er Août 2006]

 

Ouverture hier de la 1re session extraordinaire de l’année a l’hémicycle : Les 17 membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme élus

Les députés ont interrompu leurs vacances parlementaires pour ouvrir une session extraordinaire. C’était hier au palais des Congrès de Lomé, siège de l’Assemblée nationale, sous la présidence du 1er responsable de l’institution parlementaire, El Hadj Abass Bonfoh.

Au menu de cette session, l’adhésion du Togo à une Convention relative à la diversité culturelle et l’élection des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

Le mandat des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) est arrivé à son terme. Conformément à la loi organique relative à la composition, à l’organisation et au fonctionnement de la CNDH, les 17 personnalités membres doivent être élues par l’Assemblée nationale à la majorité absolue, en tenant compte de leur probité morale, de leur indépendance d’esprit et de leur expérience en matière de la promotion et de la protection des Droits de l’Homme.

Réunis hier, les députés ont auditionné d’abord les curriculum vitae d’une quarantaine de candidats avant d’en élire dix-sept. Les candidats ont été présentés par 14 corporations dont l’Assemblée nationale conformément à la loi organique sur la CNDH.

L’élection des 17 membres de la CNDH s’est faite au bulletin unique par 73 parlementaires sur les 81 inscrits.

Les 17 élus vont prochainement prêter serment avant d’entrer en fonction par la formation du bureau de leur institution.

A l’issue du vote, le ministre des Relations avec les Institutions de la République, M. Mawutoè Comlangan d’Almeida a félicité et encouragé, au nom de l’exécutif, les parlementaires pour leurs multiples et encourageantes actions et particulièrement celle du jour visant la promotion des Droits de l’Homme dans notre pays.

En clôturant la séance, le président de l’Assemblée nationale, El Hadj Abass Bonfoh a estimé que l’acte posé par les députés est très significatif et « va contribuer à court terme à la consolidation de l’Etat de droit par la défense et la protection des Droits de l’Homme sur le territoire national ».

Il n’a pas manqué de relever les grandes missions assignées à la CNDH et le souci permanent du chef de l’Etat et de son gouvernement en faveur de la promotion des Droits de l’Homme.

S’adressant aux élus du jour, il a lancé : « vous devez donner un souffle nouveau à la CNDH et faire comprendre aux citoyens et à l’Etat leurs droits et devoirs, deux valeurs fondamentales et importantes pour notre jeune démocratie ».

Au début des travaux de la plénière, plusieurs projets de loi ont été affectés en commission pour étude au fond.

Rogobert BASSADOU

Les 17 nouveaux membres élus de la CNDH

A l’issue du dépouillement et du décompte des voix qui ont été faits publiquement, les personnalités suivantes ont été déclarées élues membres de la CNDH pour un mandat de 4 ans

-Personnalités indépendantes : Me Traoré Tchassona et M Oulégoh Kéyéwa 
-Magistrat :
M Koffi Kounté
-Avocat :
Me Rustico Lawson-Banku
-Enseignant de la Faculté de Droit :
M Mipamb Nahm-Tchougli
-Médecin :
Dr Tchatcha Tchangai
-Militante des Droits de la femme :
Mme Leda’Ama Katoa
- Militants des Droits de l’Homme :
MM Sylvain Attoh-Mensah et Ibrahim Nassoma
-Militant des Droits de l’enfant :
M Philippe Dweggah
-Syndicalistes :
MM Essofa Kpanté et Octave N. Broohm
-Chef traditionnel :
Togbui Agboli Agokoli IV  
-Personnalités de l’Eglise catholique, de l’Eglise protestante, de l’Union musulmane et de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Togolais respectivement le
Rvd Gelewonou Wolgo, Mme Caroline Awu-Aolzry, MM Alilou Cissé et Abissibyè Toumoye  

 
Journée de la femme africaine : Renforcer le pouvoir économique de la femme pour un développement durable dans la paix

« La paix, la sécurité et la stabilité économique en Afrique » est le thème de la journée de la femme africaine célébrée hier. A Lomé, la célébration a été présidée par la ministre de la Population, des Affaires sociales et de la Promotion féminine, le Dr Kanny Sokpoh-Diallo au palais de Congrès. La ministre avait à ses côtés les membres du gouvernement, des femmes membres des ONG, des associations…

Cette rencontre a été l’occasion pour la ministre Sokpoh-Diallo de rendre un vibrant hommage à toutes les femmes africaines avant de souligner que leur implication a été déterminante dans la conquête de souveraineté internationale de nos Etats.

Elle a également rappelé divers sujets qui vont alimenter les réflexions au cours des manifestations commémoratives. Ces sujets sont entre autres : « le renforcement du pouvoir économique des femmes : les conditions de paix et de sécurité au sein de la famille et de la communauté », « la paix et la sécurité nationale avec les femmes comme gage d’une économie prospère et soutenue » ; « l’implication des femmes dans l’éducation à la culture de la paix : garantie à la protection du citoyens… »

Pour la ministre Sokpoh-Diallo, ces sous thèmes se fondent sur l’engagement des autorités du pays à intensifier leurs efforts pour restaurer la paix sociale, la sécurité et la stabilité économique à travers la réconciliation des fils et filles du Togo.

Elle a terminé en interpellant la conscience citoyenne de toutes les femmes togolaises pour œuvrer individuellement et collectivement dans le sens d’un aboutissement heureux des différentes actions de concorde nationale en cours.

Dans le même ordre d’idées, le secrétaire général au ministère de la Sécurité, le commissaire Awa Yawo a fait un exposé sur « les conflits armés et leurs conséquences sur les femmes et les enfants ». Dans son intervention, M. Awa a souligné que les femmes sont les principales victimes qui subissent diverses brimades notamment  les déplacements forcés, le viol, le rapt et autres violences dégradantes. Il a alors exhorté les femmes à jouer pleinement leur rôle d’artisan de paix et à contribuer efficacement à un monde meilleur épris de paix, de justice, de vérité et d’amour.

La célébration de cette journée de la femme africaine a été meublée par la prestation du groupe « Mamaya » de la communauté étrangère au Togo qui a exécuté des chants et danses bambara. Le public a suivi également en intermède le chant gospel de l’artiste togolaise Johnisab. Un documentaire a été projeté sur les actions du ministère de la Population, des Affaires sociales et de la Promotion féminine en faveur des femmes, des activités des associations et regroupements des femmes sur toute l’étendue du pays.

A la fin, la parole a été donnée aux femmes au cours d’un débat bien enrichissant. Elles ont parlé des problèmes liés aux droits de la femme, à la pauvreté et aux stratégies de développement et de résolution de conflit.

Dorothée Broohm  

 
Lutte contre la pauvreté :  Comment gérer un crédit
Face à la pauvreté et à la misère, beaucoup de gens n’hésitent pas à solliciter des microcrédits en vue de mener une activité génératrice de revenus. Cependant, l’essentiel n’est pas d’obtenir un crédit, mais de bien le gérer afin de pouvoir sortir de sa situation miséreuse. Alors comment gérer un crédit ?

Tel est le sujet au centre d’une journée d’information qui a réuni, le 23 juillet à Adamavo-Azikpédji, à l’initiative de la Ligue Internationale des Affaires Sociales et Matrimoniales (LIASM), environ 200 personnes, qui vont recevoir d’ici sous peu des crédits.

Deux gestionnaires comptables, MM. Jean Baptiste Nikoué Broohm et Octave Djokpo, ont entretenu le groupe sur le thème de la rencontre intitulé « La gestion d’un crédit ». Il ressort des explications de MM. Broohm et Djokpo que le crédit n’est pas un don, mais un emprunt que le bénéficiaire est tenu de fructifier aux fins de rembourser le capital au terme d’une échéance. Pour M. Broohm, l’obtention d’un crédit respecte une procédure dont le cheminement se déroule en trois phases.

Avant de solliciter un crédit, le postulant devra d’abord réfléchir à une activité génératrice de revenus, c’est-à-dire à un projet d’activité rentable. Il doit ensuite analyser le projet, juger de sa rentabilité et être sûr de celle-ci. Enfin arrive la phase d’utilisation du crédit, l’étape la plus capitale pour le succès de l’activité à mener. Celle-ci repose essentiellement sur le respect de l’objet crédit.

Respect scrupuleux de l’objet du crédit
Selon M. Broohm, « si l’objet du crédit est l’achat du maïs en vue de la revente suivant un plan bien conçu, il ne faudrait surtout pas utiliser les fonds empruntés à d’autres fins, par exemple, pour célébrer un mariage, s’acheter une moto pour ses déplacements… ».

Détourner le crédit de son objet, poursuit-il entraîne comme risque la non résolution du problème qui a motivé l’emprunt. Et, au lieu que cet argent fasse sortir l’emprunteur de sa situation difficile, il y a également risque qu’il ait davantage d’ennuis. Par ailleurs, lorsque l’objet du projet porte sur une activité saisonnière, il est prudent, voir impérieux de renoncer à rentrer en procession des fonds demandés en saison morte. Car, en matière de crédit, il importe de mettre immédiatement les fonds en valeur, au risque d’utiliser l’argent à d’autres fins. M. Broohm estime aussi qu’après deux ou trois crédits successifs, le bénéficiaire devra pouvoir se prendre en charge financièrement, c’est-à-dire jouir d’une certaine autonomie financière.

Prendre l’habitude d’épargner
Pour M. Djokpo, deux ou trois prêts successifs doivent, en principe, permettre à l’intéressé d’épargner, donc d’avoir une économie qui assure son indépendance financière. « On ne doit pas être un éternel solliciteur de crédits », renchérit-il avant d’insister sur le fait que tout en remboursant le capital obtenu, des efforts doivent être faits pour mettre des fonds de côté, de sorte qu’au 3e crédit, on ait suffisamment d’économies ou de revenus à injecter dans l’activité entreprise.

On peut se féliciter de la mise en valeur d’un crédit, du moment où on constate un impact sérieux sur la vie familiale de la personne qui a bénéficié des fonds, et lorsqu’on sent une nette amélioration de sa situation. M. Djokpo note malheureusement que la notion d’épargne n’existe pas dans les habitudes des Africains, ce qui au demeurant accentue la pauvreté sur le continent. C’est pourquoi l’orateur invite les personnes qui veulent réussir en affaires à faire de l’épargne leur règle d’or. Aussi, dans le souci d’avoir la confiance des bailleurs de fonds et de bénéficier autant de prêts qu’on le souhaite, il est impérieux de respecter la politique du crédit, notamment les règles et les conditions de remboursement.

Félix SEKOU  

 

Job.com

 

 

 
 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved