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Dans le cadre des
rencontres périodiques entre la
Haute Autorité de l’Audiovisuel et
de la Communication (HAAC) et ses
partenaires, les membres de ladite
institution, avec à sa tête, M.
Philippe Evégno ont eu hier à son
siège à Agbalépédogan, une séance de
travail avec les directeurs des
radios privées du Togo.
Le but était d’échanger sur la nature et
la qualité de leur prestation en vue de l’améliorer.
Il était également question de trouver ensemble les
moyens d’une meilleure maîtrise du cadre législatif
et réglementaire du métier de journaliste dans le
pays.
Selon les membres de la HAAC, plusieurs
manquements ont été relevés sur les antennes des
radios privées. Il s’agit de l’indélicatesse dans la
diffusion des informations jugées sensibles par
rapport au climat sociopolitique, le manque
d’équilibre et d’équité dans les débats, etc. Il a
été également mentionné la manie de certains
journalistes à orienter les propos des invités au
cours des débats, les comportements désinvoltes,
notamment les rires et les propos moqueurs à
l’endroit des autorités. La HAAC a par ailleurs
dénoncé l’accaparement de certaines interviews
publiques par des organes qui les prennent à leur
compte et la non maîtrise des programmes d’antenne
par des directeurs de radio.
Un autre problème constaté a été le non
respect des délais d’autorisation des organes de
radio. En effet, selon la HAAC, sur les 27 radios
qui doivent renouveler leur autorisation d’émettre,
qui est de 5 ans renouvelable, il n’y a que 8 qui
sont en règle à ce jour. La HAAC a profité de
l’occasion pour annoncer qu’elle accorde un nouveau
délai définitif de deux mois aux organes
retardataires, à compter d’hier 26 juin.
La HAAC a ensuite soulevé l’ignorance et
la violation des lois régissant le métier de
journaliste. Elle a, à cet effet, invité les
journalistes à s’imprégner de ces lois contenues
dans le Code de la presse et de la communication, la
Constitution, sous peine de tomber sous le coup de
la loi. L’instance de régulation a appelé au sens
des responsabilités des journalistes surtout des
organes audiovisuels, à cause du caractère sensible
de ces médias.
Un débat a permis ensuite d’éclairer
davantage les invités qui ont soulevé des
inquiétudes par rapport à leur formation, aux
redevances de leurs organes, à l’octroi des
fréquences par l’Autorité de réglementation des
communications et à l’aide de l’Etat à la presse.
A ses interlocuteurs, le président de la
HAAC, Philippe Evégno a relevé que son institution
est l’avocat des médias, qu’elle a besoin que ces
médias lui donnent les moyens de les défendre. A cet
effet, il a demandé aux communicateurs de faire
preuve de professionnalisme, d’équilibre, d’équité
et d’éthique dans l’exercice de leur fonction. M.
Evégno a expliqué aux invités en quoi constituait
l’aide de l’Etat à leur endroit et comment ils
devraient disposer de la subvention en cours qui est
de 50.000.000 FCFA.
Le président de l’Union des Radios et
Télévisions du Togo (URATEL), M. Jacques Djakouti a
rassuré ses collègues qu’un consensus sera trouvé
pour la gestion de cette aide.
La HAAC a par ailleurs invité les radios
à porter à sa connaissance tout partenariat avec des
organes étrangers.
Blandine TAGBA
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