|
|
|
|
[
N°7535: du 22 mai 2007] |
|
|
|
Assemblée nationale : Deux propositions de loi organique
adoptées en deuxième lecture
* Un membre de la CENI nommé
L’Assemblée nationale a tenu, vendredi, sous la
direction de son président, El Hadj Abass Bonfoh, sa 4e
séance plénière de la 1re session ordinaire
de l’année 2007.
A l’occasion, elle a étudié et adopté, en 2e
lecture, les propositions de loi organique relatives aux
statuts des anciens députés et anciens présidents de
l’Assemblée nationale, votées initialement le 19 avril
dernier.
La
plénière, qui s’est déroulée en présence du ministre des
Relations avec les Institutions de la République, Me
Tchessa Abi, a procédé également à la nomination d’un
membre de la Commission Electorale Nationale
Indépendante (CENI). |
|
Le 19 avril 2007, la représentation nationale, sur
proposition de 35 députés, avait voté deux lois
organiques déterminant le statut des anciens députés et
celui des anciens présidents de l’Assemblée nationale
conformément aux articles 56 et 54 de la Constitution de
la IVe République.
Par lettre N° 079-2007/PR du 8 mai 2007, le
président de la République a demandé à l’Assemblée
nationale de procéder à une deuxième lecture de
l’ensemble des dispositions des deux propositions de loi
et ceci conformément aux prérogatives que lui offre
l’article 67 de la loi fondamentale.
Saisie, la Commission des lois
constitutionnelles et de la législation de
l’administration générale a fait une étude en seconde
lecture, laquelle étude a été soumise à l’appréciation
des élus du peuple vendredi.
En tenant compte de l’article 101 du
règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les
députés n’ont délibéré que sur les amendements adoptés
en commission, eux-mêmes faits conformément au contenu
de la correspondance du chef de l’Etat.
Dans l’ensemble, tous les amendements
proposés par la Commission ont été adoptés à l’unanimité
des députés présents. Ils portent sur la forme et le
fond des deux textes de loi. Ainsi, un article a été
scindé en deux articles et des précisions ont été
apportées à la loi portant statut des anciens députés.
Aussi le qualificatif ancien est désormais utilisé dans
les différents articles dudit texte afin de préciser
qu’il s’agit de l’ancien député et non du député en
exercice. Ces amendements ont eu une incidence sur la
structure du texte portant le nombre des articles de 33
à 34.
Au niveau de la loi portant statut des
anciens présidents de l’Assemblée nationale, l’ordre de
deux articles a été interverti, des dispositions sont
supprimées et d’autres précisées.
A l’issue des deux nouvelles adoptions, le
président de l’Assemblée nationale, El Hadj Abass Bonfoh
et le commissaire du gouvernement, le ministre Tchessa
Abi des Relations avec les Institutions de la
République, se sont succédé pour féliciter, encourager
et remercier les députés qui ne ménagent aucun effort
pour remplir loyalement leur mission.
L’Exécutif a des « attentes de voir les
textes en attente adoptés pour permettre au processus
électoral en cours d’avancer et répondre aux exigences
gouvernementales », a ajouté Me Abi.
Le 2e point essentiel à l’ordre
du jour de la plénière a été la nomination d’un membre
de la CENI. Ainsi, M. Koffi Akaba a été élu au 1er
tour par 57 voix pour, 3 contre 1 abstention sur les 61
votants au terme d’un scrutin secret. Proposé par le
Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), M. Akaba va
remplacer, M. Boutoura Takpa appelé à d’autres
fonctions.
Dans les communications, un projet de loi
modifiant, de nouveau, le code électoral, a été affecté
en commission pour une étude au fond et en urgence.
Les divers ont servi de cadre à des échanges
sur divers problèmes dont celui du délestage qui a des
conséquences néfastes sur le vie et les activités des
Togolais.
Le président Bonfoh a saisi l’occasion pour
rappeler à l’ordre certains élus qui désertent déjà les
bancs de l’hémicycle avant de convier tous à se tenir
prêts pour répondre à un appel en vue de la tenue d’une
séance qui sera consacrée à l’élection des membres de la
Cour Constitutionnelle.
Rigobert BASSADOU |
|
|
|
Réduction de la pauvreté au Togo
:
Une
piste méthodologique d’action tracée |
|
La
Direction de la Recherche Scientifique de l’Université
de Lomé a organisé, mercredi dernier, à l’auditorium de
l’Université, une conférence de dissémination des
résultats sur l’analyse comparative de l’Etat de
pauvreté et d’inégalité au Togo. Les discussions ont
permis à l’assistance d’apporter des observations,
amendements et critiques pour une amélioration
académique et judicieuse des travaux. |
|
L’étude scientifique, dont les résultats ont été
présentés, mercredi, est une approche
multidimensionnelle basée sur l’indice des richesses non
monétaires. Elle a été réalisée sur toute l’étendue du
territoire national, c’est-à-dire, dans toutes les
régions économiques, pour favoriser une meilleure
perception du phénomène de la pauvreté et son inégalité
à travers le pays. Ceci, pour permettre aux décideurs
(gouvernement et partenaires en développement), de
définir des stratégies idoines de lutte, pour l’atteinte
des Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Selon le présentateur, M. Kouglo Boévi
Lawson-Body, enseignant chercheur à l’Université de Lomé
(UL), les principaux indicateurs de pauvreté non
monétaires ciblés sont, entre autres, l’eau potable,
l’éducation, l’électricité, l’habitat, l’assainissement,
l’équipement, le confort, etc.
Méthodologiquement, pour réduire les
incidences de pauvreté au Togo, à en croire, M.
Lawson-Body, il faut commencer par s’attaquer à trois
éléments fondamentaux, à savoir l’accès facile à l’eau
potable, l’éducation pour tous et le développement des
moyens de transport. Puis, s’en suivront les autres
aspects, dans une répartition équitable, à travers les
régions.
Les inquiétudes de l’assistance ont porté
sur le manque de propositions concrètes de modèles de
développement, sur la question du genre, sur les causes
des inégalités dans les réparations des richesses et
dans les réalisations des infrastructures de
développement, etc. Les éclaircissements apportés par
les orateurs ont expliqué davantage le bien-fondé de
l’étude et l’engagement des chercheurs.
Axée sur la base des enquêtes démographiques
et de santé de 1988 et 1998, cette étude comparative a
été réalisée par une équipe de chercheurs de la Faculté
des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) de l’UL,
pour le compte du réseau « Pauvreté et Politique
Economique » (PEP), financé par le Centre de
Recherche pour le Développement International (CRDI) du
Canada. Ces résultats sont consultables sur le site
www.pep-net.org.
Vincent K. HOEDANOU
|
|
[
N°7537: du 24 mai 2007] |
|
Sécurité alimentaire :
Les Terres rizicoles de Mission-Tové
seront réhabilitées |
|
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la
Pêche, M. Yves Madow Nagou, a procédé, hier, à
Mission-Tové, au lancement du Projet d’Aménagement et de
la Réhabilitation des Terres Agricoles (PARTAM) dans la
zone. C’était au cours d’un atelier qui a regroupé les
agriculteurs ainsi que des acteurs et techniciens du
secteur primaire. |
|
Le Projet d’Aménagement et de la Réhabilitation des
Terres Agricoles dans les zones de Mission-Tové (PARTAM)
vise, d’une manière générale, à intensifier et à
diversifier la production agricole. Il consiste surtout
à promouvoir la riziculture dans cette vallée, en vue de
réduire la dépendance du Togo, toujours croissante, à
l’égard du riz importé, eu égard à l’importance de cette
denrée sur le plan alimentaire et économique.
C’est un projet qui permettra la réhabilitation d’un
périmètre de 360 hectares existants et l’aménagement
d’un nouveau périmètre de 300 hectares, soit en tout 660
hectares exploitables sur lesquels la production
du riz sera intensifiée.
Financé par la Banque Arabe pour le Développement
Economique en Afrique
(BADEA) et le Fonds Saoudien de Développement (FSD),
d’un coût global de cinq milliards de francs CFA, il est
conçu pour couvrir la période 2006 à 2010.
A l’occasion, le ministre Yves Madow Nagou a salué a
réalisation dudit projet lui cadre avec la politique
agricole du gouvernement dont l’objectif est d’accroître
le revenu des exploitants agricoles, de renforcer la
sécurité alimentaire. Il a dit que c’est une volonté qui
se traduit par la relance de la mécanisation agricole
par l’achat de tracteurs et autres engins pour
contribuer à la modernisation de nos techniques
culturales.
Pour le ministre et selon les statistiques, le Togo
importe annuellement près de 100 000 tonnes de riz d’une
valeur d’environ quatre milliards de FCFA. La production
actuelle enregistrée dans la vallée rizicole, qui est de
l’ordre de 1000 tonnes par an, montre que le marché de
riz tend à rivaliser d’autres cultures céréalières.
Transmettant les encouragements du chef de l’Etat aux
agriculteurs, le ministre Nagou a exhorté les acteurs du
périmètre irrigué à saisir et à exploiter judicieusement
cette opportunité en conjuguant leurs efforts. Ceci,
dans une synergie d’action avec l’unité d’exécution du
projet pour que les objectifs assignés soient atteints.
Le directeur du PARTAM, M. Jean-Baptiste Mouvi s’est, de
son côté, réjoui de la mobilisation des riziculteurs. Il
a souligné que ce projet a la particularité d’accroître
la production du riz à bas coût. Persuadé de la réussite
de l’exécution du PARTAM, il a signifié que les
stratégies, les moyens matériels ainsi que les intrants
programmés rassurent. Il a indiqué que pour le
renforcement de la mécanisation du secteur, le projet
prévoit, vingt motoculteurs, vingt décortiqueuses,
quarante batteuses, soixante vanneuses, quinze magasins
de stockage, quinze aires de séchage, etc.
Par
ailleurs, selon M. Mouvi, le projet va créer 2 500
emplois avec 604 millions de valeurs ajoutées par an sur
les revenus. D’autres produits vivriers connaîtront une
production de 1 600 tonnes par an ainsi que la création
de quatre-vingts bassins piscicoles dans la vallée. La
réhabilitation de 147 km de pistes et de deux ponts puis
la tracée de 12 km de nouvelles autres pistes, la
construction d’un nouveau pont et la création de cinq
centres d’alphabétisation sont aussi prévues.
Dans les échanges, les agriculteurs ont adressé un
certain nombre de demandes au gouvernement, notamment
l’implantation d’un centre médical dans la zone doté
d’un infirmier d’Etat et d’une sage-femme.
Jules LEMOU
|
|
|
|
Amélioration des ressources en eau : Des documents de
politique et de stratégies nationales sont validés
|
|
Un atelier
national de validation des documents de politique et de
stratégies nationales de Gestion Intégrée des Ressources
en Eau (GIRE), a ouvert ses travaux, lundi, à l’ODSTA, à
Agoènyivé. Cette rencontre qui a pris fin hier,
constitue la seconde phase qui a permis de discuter,
d’amender, et d’approuver l’ensemble des documents
validés au niveau régional. |
|
C’est le ministre de l’Eau et des
Ressources hydrauliques, M. Yao Florent Maganawé qui a
présidé les assises.
Des documents validés au cours de l’atelier ont été
élaborés par le gouvernement togolais avec l’appui du
Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)
et l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture
et l’Alimentation (FAO). Ils visent une meilleure
maîtrise et une bonne gestion des ressources en eau du
pays.
Des
documents validés sont constitués de trois volets. Il
s’agit du volet faisant ressortir l’état des lieux du
secteur eau et de l’assainissement au Togo, celui des
propositions de politiques et enfin le volet des
stratégies et plan d’action. Après cette validation, ces
documents seront transmis au gouvernement pour adoption
et la loi portant code de l’Eau sera votée par
l’Assemblée nationale pour servir d’instruments
juridiques et de politiques viables et opérationnels.
Le ministre de l’Eau et des Ressources hydrauliques, M.
Yao Maganawé a, au terme des travaux, félicité les
participants pour la qualité du travail et a promis de
tout mettre en œuvre pour que le ministère assume
pleinement ses responsabilités.
Le ministre Maganawé à l’ouverture des travaux, a
souligné que l’eau, source de vie, est aujourd’hui plus
que jamais menacée, car intensivement exploitée. Ceci
est dû, selon lui, à la démographie galopante, à
l’urbanisation anarchique aggravée par le changement
climatique. « La rareté généralisée des ressources en
eau douce, leur pollution croissante et leur destruction
progressive appellent sérieusement à réfléchir dans le
sens d’une intégration de la planification et de la
gestion des ressources en eau », a-t-il relevé.
C’est
pourquoi, a-t-il signifié, le président de la
République, dans son pari sur l’avenir de l’eau, a créé
le département de l’Eau et des Ressources hydrauliques
afin d’assurer la maîtrise de l’eau, sa gestion
rationnelle pour l’amélioration de la santé des
populations et l’accélération du développement
économique et social du pays.
De son
côté, le conseiller en eau des Nations Unies, M. Claude
Sauveplan. a rappelé que l’eau fait partie intégrante du
patrimoine national togolais et joue un rôle essentiel
dans la satisfaction des besoins fondamentaux humains.
Il a
précisé que la validation de ces documents marque un
tournant décisif dans la mise en place de la GIRE au
Togo.
Alex TEYI |
|
|
|
[
N°7536: du 23 mai 2007] |
|
Projet de construction d’un nouvel embranchement
ferroviaire : Analyse et évaluation de l’étude des
impacts environnementaux |
|
Dans la perspective de la réalisation du projet de
construction d’un embranchement ferroviaire entre Lomé
et l’usine de la Diamond Cement Ghana Limited (DCGL), un
atelier a ouvert ses travaux, hier, pour analyser et
évaluer l’étude d’impact de ce projet sur
l’environnement. La réunion, initiée par le ministère de
l’Environnement et des Ressources forestières, a
rassemblé, à la Chambre de Commerce et d’Industrie du
Togo, les représentants de plusieurs services
techniques. |
|
La société Togorail est une filiale de WACEM qui veut
construire un nouvel embranchement ferroviaire, qui part
d’Attikoumé (Togo) jusqu’à l’usine de Diamond Cement
Ghana Limited (DCGL), située à Aflao en territoire
ghanéen. Cette construction est une extension pour
faciliter le transport des matières premières telles que
le clinker, le gypse et le calcaire vers cette usine qui
fabrique du ciment.
L’atelier, selon le cabinet d’étude, vise à examiner les
impacts que l’exécution des travaux aura sur
l’environnement et de voir comment les corriger pour
faciliter la vie des populations riveraines.
Dans une présentation du projet faite par le promoteur
Togorail, le directeur technique, M. Reddy MM. a
ressorti le double avantage qu’offre ce mode de
transport. D’abord, il permet d’éviter certains
inconvénients liés au transport routier, mais aussi
d’assurer l’acheminement d’une plus grande quantité de
matières premières dans un délai réduit et un coût
de revient plus compétitif.
Plus précisément, les impacts positifs concernent la
réduction du taux de dégradation des routes par le
report du trafic quotidien de 150 camions poids lourds
vers le mode de transport par rail. Ce projet a aussi
l’avantage de diminuer les risques d’accidents et le
problème d’embouteillage du trafic ainsi que les
accidents par déraillement. En somme, on assistera à une
palette de retombées positives (amélioration du cadre de
vie des populations par les travaux de pavage et
d’assainissement, offre de main-d’œuvre locale, etc.)
Par contre, des composantes de l’environnement seront
affectées : le sol, l’air, l’eau, la sécurité. Ces
impacts négatifs, de façon plus claire concernent
l’encombrement du sol par les déchets, la pollution de
l’air par le diesel et les gaz à effet de serre, la
perturbation de la structure du sol, etc.
Au vu des risques de santé et de sécurité, l’étude
recommande des sensibilisations pour informer les
habitants installés dans l’emprise du projet des
dispositions pratiques à prendre. Naturellement, des
programmes de dédommagement sont prévus à cet effet.
Les travaux à exécuter sont localisés entre les
jonctions des rails de Tokoin et le point d’entrée dans
le territoire ghanéen. Ce sont des travaux de
réhabilitation de la section de la ligne Lomé-Kpalimé,
comprise entre le château d’eau de Tokoin et le
carrefour Totsi/Djidjolé et de la construction de
l’extension ferroviaire d’une longueur totale de 4,563
km, dont 1,755 km sur le territoire du Togo et 2,808 km
en territoire ghanéen.
D’un coût partiel de deux milliards cent dix-sept
millions (2.117.000.000 FCFA), le projet techniquement
se caractérise par le remplacement des traverses
métalliques par des traverses en béton armé et la
construction d’un pont pour faciliter la circulation.
A terme, cette évaluation des impacts environnementaux
vise à obtenir un certificat de conformité
environnementale.
Les travaux ont été présidés par le directeur général de
l’Environnement, M Bougonou Djéri-Alassani. |
|
|
|
Soutenir une monnaie unique sans difficulté dans la zone
CEDEAO : La base de données de la surveillance
multilatérale lancée |
|
Un atelier, visant à lancer la base de données de la
surveillance multilatérale (ECOMAC) s’est ouvert, hier,
à l’Hôtel Ibis à Lomé. Organisé par la Commission de la
Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest
(CEDEAO), en collaboration avec le ministère de
l’Economie et du Développement, cet atelier va
rassembler pendant six jours, des statisticiens, des
économistes et agents des banques centrales des pays
membres de la CEDEAO. Deuxième du genre, il veut faire
le point et trouver les stratégies les plus appropriées
en vue de faciliter le fonctionnement du mécanisme de
mise en œuvre et de suivi de cette base de données. |
|
La mise en place de cette base de données a pour but de
faciliter et de rendre opérationnel le fonctionnement du
mécanisme de la surveillance multilatérale de la CEDEAO
destinée à baliser la voie vers une monnaie unique. Il
s’agit également de disposer d’un cadre dans lequel les
institutions sous-régionales seront appelées à échanger
les données nécessaires à leurs activités tout en
répondant au souci fondamental de réduire la charge
importante que constitue pour les Etats membres, la
collecte de données entreprise indépendamment par ces
institutions.
Durant les six jours que vont durer les travaux, il sera
question de charger les données requises dans la base et
de discuter des conditions de son fonctionnement dans
les Etats membres et institutions. Ainsi, au sortir de
cet atelier, la base devra contenir au moins des données
requises pour la période 2004 à 2006. D’autres sujets à
débattre, au cours de cet atelier, seront la question
épineuse de l’inflation et la mise en place puis le
fonctionnement effectif des Comités Nationaux de
Convergence (CNC) ou Comités Nationaux de Politique
Economique (CNPE).
Pour
le Pr. Lambert N’Galadjo Bamba, commissaire en charge
des Politiques Macro-économiques, la décision des chefs
d’Etat de la CEDEAO de créer à terme, une seule monnaie
pour toute la zone requiert de surveiller le
comportement de chaque, pays membre. «Si un pays gère
mal ses comptes nationaux, cela va avoir une incidence
sur la crédibilité extérieure de la monnaie. Pour éviter
ces problèmes, chaque pays s’engage à respecter un
certain nombre de conditions de gestion de son économie
». La base permet ainsi de recueillir les
informations permettant de vérifier que chaque pays est
en règle, a expliqué le Pr. Bamba. Au-delà de cet
avantage technique, cette base de données permet à un
opérateur économique qui veut investir dans la région,
d’avoir des informations économiques nécessaires pour
entrevoir la possibilité d’implanter son entreprise ou
non, a-t-il ajouté.
Le
ministre de l’Economie et du Développement, M. Daniel
Kloutsè, qui a ouvert les travaux, a exhorté les
participants à faire de cette base de données une
réalité. Il les a donc conviés à plus d’ardeur et de
vision prospective dans les travaux afin que jaillissent
des résultats pratiques pour la consolidation, le suivi
et la mise en œuvre efficace de la base de données de la
surveillance multilatérale. Pour la même occasion, le
ministre a salué l’esprit de coopération et de
collaboration qui a présidé au développement du cadre d’ECOMAC.
Blandine TAGBA
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|