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La
représentante de l’ONG Plan-Togo, Mme Conrad
Stéphanie a animé hier, une conférence de presse
relative à la controverse sur une étude menée par
l’organisation internationale dans le milieu
scolaire togolais. La rencontre tenue à l’Hôtel
Corinthia 2 Février a été l’occasion pour la
première responsable de l’ONG de présenter ses
excuses aux autorités togolaises et ses regrets pour
l’exploitation malencontreuse faite du document par
les médias dont TV5
La section togolaise de Plan, un organisme
international d’action humanitaire spécifiquement
axé sur les enfants a mené des recherches sur les
diverses formes de violence en milieu scolaire au
Togo. Cette étude était essentiellement destinée à
rendre compte de façon objective de la complexité du
phénomène en rapport avec la protection de
l’enfance.
Il s’agit d’un document qui balisera la voie à des
réflexions entre les différents acteurs en vue de
prendre les mesures adéquates pour y remédier. Le
produit de cette étude devra alors servir de guide
aux différents acteurs et partenaires préoccupés par
la question de la protection de l’enfance.
Mme Conrad a d’abord énoncé les raisons qui
justifient une telle recherche et les objectifs
auxquels elle est destinée. A l’en croire, cette
recherche s’inscrit dans le cadre d’un projet de
promotion de l’éducation de la jeune fille en milieu
rural et permet de renseigner Plan-Togo et ses
partenaires sur les contours de la problématique de
la violence : « Etant donné que la problématique
de la violence est peu cernée et son impact sur la
scolarisation des enfants en général et des filles
en particulier, peu connu, des recherches ont été
donc menées à titre exploratoire pour renseigner
Plan-Togo et ses partenaires afin d’orienter de
façon appropriée les différentes interventions »,
a-t-elle indiqué.
Cependant, force est de constater, malheureusement,
que le document mis à la disposition des médias par
le siège de l’organisme basé à Londres a fait
l’objet d’une interprétation malencontreuse par la
chaîne française TV5.
« Encore un rapport accablant pour le Togo »
a dit le journaliste qui a animé l’émission y
afférente dans son mot introductif le mercredi 12
avril dernier.
Elle a, à cet effet, réitéré le regret de son
organisme sur la mauvaise interprétation qui a été
faite de l’étude et qui jette non seulement des
discrédits sur le système éducatif togolais mais
humilie également le corps enseignent : « Il n’a
jamais été question de ternir l’image du pays dans
lequel nous travaillons depuis 1988 avec l’appui des
plus hautes autorités aux niveaux national et local »,
a-t-elle estimé.
Pour finir, Mme. Conrad Stéphanie a réaffirmé la
volonté de son institution de continuer à
accompagner les efforts du gouvernement en matière
d’éducation et de protection de l’enfant au Togo.
Françoise AOUI |