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Une réunion de mise au point a
réuni hier dans la salle de
conférence du cabinet des
Enseignements primaire et
secondaire, le ministre Komi
Klasou Sélom et la
représentante-résidente de l’ONG
‘’Plan ‘’ et leurs
différents collaborateurs.
Cette rencontre visait à
informer la presse du contenu
d’un rapport : « Souffrir
pour réussir ? », élaboré
par Plan-Togo, et de
l’interprétation abusive qu’en
ont fait la chaîne française TV5
et certains médias nationaux
tels que la TV2 et Nana FM. Il a
été aussi question de définir
les démarches appropriées pour
apporter un démenti quant au
contenu du rapport et qui est en
déphasage avec les réalités du
terrain et réparer le tort fait
au corps enseignant, au système
éducatif togolais et partant à
la nation togolaise toute
entière.
Aux dires du ministre Klassou,
non seulement le titre du
document ne reflète nullement le
contenu, pire encore
l’échantillon qui a servi à
l’étude se révèle biaisé. Ce qui
ne permet pas, selon lui,
d’aboutir à l’extrapolation qui
en a été faite.
« Ce document est une
assimilation abusive à des fins
polémiques. C’est une étude qui
cultive essentiellement du
sensationnel », a-t-il lancé
à l’endroit des responsables de
Plan-Togo.
Se référant à certaines pages,
le ministre des Enseignements
primaire et secondaire, a
indiqué que, TV5 n’a rien
inventé et qu’il s’agit d’une
compilation à dessein et
susceptible de remettre en cause
les multiples efforts du
gouvernement pour garantir un
environnement éducationnel
sécurisant et épanouissant aux
apprenants :
« C’est une étude qui manque
de l’éthique. Peut-être que vous
n’avez pas mesuré l’ampleur des
conséquences néfastes en
écrivant de la sorte. La preuve,
c’est que le journaliste de TV5
a taxé votre étude d’un autre
rapport accablant pour le Togo ».
Venant à la lettre d’excuse qui
lui a adressée la première
responsable de Plan-Togo, Mme
Conrad Stéphanie, et du coup de
fil du directeur régional de
cette même ONG, le ministre a
indiqué qu’on ne saurait
humilier quelqu’un au marché et
lui présenter des excuses dans
une chambre. « C’est sur des
médias que nous avons été
humiliés. C’est sur ces mêmes
médias que nous serons blanchis »,
a-t-il martelé.
Aussi, M. Klassou et ses
collaborateurs ont-ils convenu
avec les responsables de la
section togolaise de Plan des
démarches à mener pour que
l’opprobre soit lavé.
Ce 19 avril, une conférence sera
organisée à l’Hôtel Corinthia 2
février à l’intention de la
presse pour rétablir la vérité.
Dans le même temps, des contacts
seront noués avec la chaîne
française en question pour la
même cause. Ledit rapport sera
provisoirement retiré du circuit
en attendant sa validation par
un atelier.
La représentante-résidente de
Plan-Togo, Mme Conrad Stéphanie
a, de son coté, déploré
l’interprétation erronée que la
presse tant nationale
qu’internationale a faite du
rapport.
Elle a indiqué que le but de
cette étude qui ébranle
aujourd’hui les fructueux
rapports qui existent entre son
organisme et le Togo, est de
définir les approches de
solution devant freiner la
déperdition scolaire, au Togo,
prôner la parité-genre dans les
établissements scolaires et
permettre à tout enfant en âge
d’aller à l’école d’y être
effectivement.
L’organisme international « Plan »
œuvre spécifiquement pour la
protection de l’enfance. Il est
basé au Togo depuis 1988 ou il
intervient dans la Région
Centrale et dans la préfecture
de l’Est-Mono dans la Région des
plateaux. Il a son siège mondial
à Londres en Angleterre, le
siège régional Afrique se trouve
à Dakar au Sénégal.
Françoise AOUI |