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Togo Presse

9 avril 2007

[ 7507: du  5 avril 2007]

 

Investiture d’Abdoulaye Wade : Le président Faure Essozimna a assisté à la cérémonie

En réponse à l’invitation que lui a adressée son frère et ami Abdoulaye Wade, président élu de la République du Sénégal, le chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé a fait, le mardi, le déplacement de Dakar où il a assisté à la cérémonie d’investiture de celui à qui le peuple sénégalais, une fois encore, a confié sa destinée à travers ses suffrages. Suffrages que ce peuple lui a massivement accordés, le 25 février dernier au cours d’une élection que la communauté internationale a saluée. Par sa présence à cette cérémonie, le président Faure Essozimna Gnassingbé témoigne son amitié et sa solidarité au peuple et au président sénégalais et exprime sa foi et son adhésion au processus d’enracinement de la démocratie dans notre sous-région et en Afrique.

C’est un pas de plus qui vient d’être fait sur la voie de la démocratie de l’Etat de droit par la République du Sénégal qui vient encore de faire d’Abdoulaye Wade, pour une seconde fois, son président élu au suffrage universel. Un président installé dans ses fonctions au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée, le 3 avril au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, en présence d’une vingtaine de chefs d’Etat africains dont le président Faure Essozimna Gnassingbé, le Nigérian Olusegun Obasanjo, l’Egyptien Hosni Moubarak, le Libyen Mouammar Kadhafi, le Burkinabé Blaise Compaoré et le Ghanéen John Kufuor. Les Etats-Unis et la France étaient également représentés de même que l’Union Européenne présente à travers le commissaire au Développement M. Louis Michel.

Au centre donc ce cette cérémonie, le président élu Abdoulaye Wade que la présidente de la Cour constitutionnelle du Sénégal, Mme Mireille Ndiaye a convié, conformément à l’article 35 de la Constitution sénégalaise, à prêter serment.

Après avoir reçu le serment par lequel le président Abdoulaye Wade s’est engagé à « assurer fidèlement la charge de président de la République du Sénégal », à en défendre les institutions et l’intégrité nationale, la Cour constitutionnelle a présenté au nouvel élu ses félicitations. Des félicitations relayées par plusieurs intervenants dont les présidents Olusegun Obasanjo du Nigeria, John Kufuor du Ghana, président en exercice de l’UA, Blaise Compaoré, président en exercice de la CEDEAO et les représentants de la France et des Etats-Unis.

Cette cérémonie d’investiture a aussi été l’occasion pour l’heureux gagnant de l’élection présidentielle du 25 février d’exprimer sa reconnaissance au peuple sénégalais qui lui a renouvelé sa confiance en lui accordant massivement son vote. Le chef de l’Etat sénégalais après avoir demandé à Allah le miséricordieux de chasser du Sénégal la haine et la division, de renforcer au sein du peuple l’amour et la générosité, a déclare qu’il s’attellera à sa tâche en « rassembleur» et « n’établira aucune ligne de démarcation entre la majorité des Sénégalais qui ont voté pour lui et ceux qui ont exprimé un autre choix ». C’était également l’occasion pour lui, de rappeler le bilan de son premier mandat au cours duquel, a-t-il insisté, beaucoup de projets ont été réalisés ou sont en cours de réalisation. Parmi ces réalisations, il a évoqué la gratuité des soins pour les plus de 60 ans, le financement des semences, la scolarisation de la jeune fille, l’ouverture des cases des tout-petits et les infrastructures routières.

Les défis du développement restent cependant immenses, a noté le président sénégalais qui a convié son peuple au travail qui seul, crée les richesses et libère les peuples et les nations.

Il convient de rappeler que c’est le matin du 3 avril que le président
Faure Essozimna Gnassingbé a quitté tôt Lomé pour Dakar où il est arrivé à 7 h 15 minutes après environ 3 h de vol et où, l’attendaient d’ailleurs les autorités sénégalaises. Des personnalités au premier rang desquelles se trouvait le Premier ministre Macky Sall et plusieurs membres du gouvernement. La colonie togolaise s’y trouvait également pour accueillir le chef de l’Etat et lui rendre hommage pour la politique d’ouverture qui a permis la signature de l’APG, la formation d’un gouvernement d’union nationale et conduit à l’apaisement du climat social et politique au pays.

Enfin, signalons qu’en marge de cette cérémonie, le président de la République s’est entretenu à l’Hôtel Méridien avec son homologue gabonais le président Omar Bongo Odimba.

WIYAO Evalo
Attaché de presse à la présidence de la République

 
Législative du 24 juin : Les membres de la CENI se familiarisent avec les Kits d’enregistrement

Les membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) se forment, depuis hier, à Notsé, sur le fonctionnement des kits d’enregistrement des électeurs. Cette formation constitue aussi un cadre de maîtrise des dispositions générales et législatives du code électoral.

Les travaux de l’atelier de formation des membres de la CENI, prévus pour deux jours, se sont déroulés hier en présence du ministre de l’Administration territoriale, M. Séléagodji Ahoomey-Zunu et du président de la CENI, M. Tozim Potopéré.

On notait également la présence de trois experts des kits d’enregistrement des électeurs invités pour instruire les participants sur le système détaillé de fonctionnement de ces kits. Ces appareils d’enregistrement digital Sont empruntés à la République Démocratique du Congo (RDC), dans le cadre des législatives du 24 juin prochain.

Selon le porte-parole de la CENI, M. Kokou Tozoun, il est important que les membres de l’institution chargée d’organiser et de superviser les élections soient « outillés » pour répondre aux sollicitudes de tous les acteurs et électeurs.

Le présent atelier va permettre donc aux membres de la CENI « de se familiariser avec les kits, de comprendre leur fonctionnement, afin de savoir les éléments de sécurisation et d’assurance de ces appareils », a-t-il dit.

Ainsi, les explications des experts ont porté sur l’ensemble de ces éléments et ont débouché sur un exercice de simulation relatif au processus d’enregistrement des électeurs jusqu’à la délivrance de la carte d’électeur sécurisée avec photo.

C’est le ministre Ahoomey-Zunu qui s’est prêté volontiers à l’exercice en tant qu’électeur.

Cet exercice a été suivi des débats sur le code électoral. Les participants devront, jusqu’à la fin des travaux aujourd’hui, « éplucher et maîtriser » les dispositions générales et législatives de ce document.

Bernardin ADJOSSE

[ 7506: du 4 avril 2007]
Rapatriement volontaire des réfugiés togolais au Bénin : Un accord tripartite entre le Togo, le Bénin et le HCR signé à Lomé

Une cérémonie de signature d’accord tripartite sur le rapatriement librement consenti des réfugiés togolais au Bénin a eu lieu, hier, au ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine à Lomé. C’était en présence des ministres des Droits de l’Homme et de la Démocratie, Mme Célestine Akouavi Aïdam et de l’Administration territoriale, M. Kwési Séléagodji Ahoomey-Zunu.

Le Togo, le Bénin et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) ont signé, hier, un accord tripartite pour favoriser le retour des Togolais qui ont fui le pays lors des violences enregistrées au lendemain de l’élection présidentielle d’avril 2005.

            Ce sont les ministres d’Etat, en charge de la diplomatie togolaise, M. Zarifou Ayéva, des Affaires étrangères du Bénin, Mme Mariam Aladji Boni et le représentant du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) pour le Niger, le Togo, le Bénin et le Burkina Faso qui ont signé le document.

            « Par cet acte simple mais plein de signification que nous venons de poser, nous avons tracé et formalisé le cadre juridique dans lequel le rapatriement devra se dérouler pour rassurer les populations concernées », a indiqué le ministre d’Etat, M. Zarifou Ayéva.

             Le document signé apparaît comme une régulation du cadre juridique que le gouvernement togolais se propose de suivre pour accompagner le retour au pays natal des frères et sœurs qui se demandent encore si leur sécurité est garantie au terme du rapatriement.

            Aux termes de cet accord donc, les trois entités s’engagent à réunir, non seulement les conditions nécessaires d’un rapatriement volontaire dans la dignité et la sécurité, mais également la réinsertion socio-économique de ces réfugiés. D’ores et déjà le Togo s’engage à renforcer les structures déjà existantes dans ce domaine et à en créer d’autres. D’autres mesures plus appropriées et des dispositions nécessaires seront aussi mises en œuvre.

            Pour le représentant du HCR, M. Rafik Saïdi, c’est le lieu d’insister sur l’assistance de tous ordres qui devra accompagner ce processus de rapatriement volontaire : « le tout n’est pas de convaincre les compatriotes à rentrer au bercail, encore faut-il réunir les conditions nécessaires à leur réinsertion socio-économique », a-t-il laissé entendre.

            Il a, à cet effet rassuré les autorités togolaises de la disponibilité de son institution dans ce domaine.

            La ministre béninoise des Affaires étrangères, Mme Mariam Aladji Boni a, pour sa part indiqué que son pays remplira toutes les obligations qui lui incombent pour l’aboutissement heureux de ce processus.

            La signature d’un accord similaire interviendra, la semaine prochaine, entre le Togo, le Ghana et le HCR pour nos compatriotes et qui ont préféré se réfugier à l’Ouest.

            François AOUI

 
Modernisation de la justice et amélioration des conditions de vie des populations La France alloue une aide de 1,6375 milliard de F CFA au Togo

Deux conventions de financement ont été signées, hier, au ministère d’Etat, chargé des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine à Lomé, entre le ministre d’Etat, Zarifou Ayéva et l’ambassadeur de France au Togo, M. Alain Holleville. Ces fonds qui s’élèvent respectivement à 1.500.000 euros et 1.000.000 d’euros, vont servir l’un à la modernisation de la justice et l’autre à l’amélioration des conditions de vie des populations les plus démunies.

Le premier accord est une convention de financement pour l’exécution du projet « Appui au Programme de Modernisation de la Justice ». D’un montant de 1.500.000 euros soit 982.500.000 F CFA, ce financement permettra de participer, de façon effective, à la mise en œuvre des sous-programmes IV et V du projet, consacrés respectivement au renforcement des capacités des magistrats et auxiliaires de justice et à l’implantation d’un contrôle juridictionnel de l’administration.

            Le deuxième accord de financement relève du Fonds Social de Développement (FSD) mis en place au Togo depuis 1996 par le service de développement et d’action culturelle et destiné à accélérer la politique de décentralisation dans le pays.

            S’élevant à 1.000.000 d’euros, soit 655.000.000 de F CFA, pour une durée de deux ans, cette somme va contribuer à la réalisation de nombreux micro-projets de développement par les ONG, les associations de développement, les coopératives ou les collectivités locales.

            Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, M. Zarifou Ayéva, en signant les documents, a rappelé que la coopération entre le Togo et la France est vieille et multiforme. Il a noté qu’à travers ces financements, la France aide le Togo, non seulement à avoir une justice crédible et débarrassée de ses tares, mais aussi à soutenir les efforts que le pays déploie pour donner à ses populations, une lueur d’espoir quant à l’amélioration de leur mieux-être. Le ministre d’Etat a remercié et assuré le pays donateur de la capacité des bénéficiaires à participer efficacement au développement de leur communauté ainsi qu’au bonheur de la justice togolaise notamment des justiciables.

            L’ambassadeur de France au Togo, Alain Holleville a indiqué, de son côté, que l’allocation de ces fonds s’inscrit dans une logique politique d’appui au processus de réforme et d’appui institutionnel. Il s’est réjoui de ces signatures d’accord tout en étant persuadé qu’ils serviront à assurer les grands objectifs politiques de réformes, de démocratisation et de l’Etat de droit qui sont au cœur des priorités de l’action publique du Togo.

            Blandine TAGBA

 
La sécurité alimentaire durable au centre d’une réflexion à Lomé

L’Université de Lomé organise, en collaboration avec le ministère de l’Economie et du Développement, un séminaire-atelier de politique national consacré à la sécurité alimentaire au Togo. Son thème, « Sécurité alimentaire, stratégies de réduction de la pauvreté et Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) au Togo », réunit à l’Hôtel Sarakawa  chercheurs, décideurs et membres de la société civile en vue d’arrêter des mesures permettant de rendre plus visible la lutte contre la pauvreté et la faim.

Le présent séminaire-atelier offre un cadre de concertation et d’échange pour une harmonisation et d’un recentrage des actions concourant à la sécurité alimentaire dans notre pays. Car, malgré les efforts consentis par le gouvernement pour réduire la pauvreté, conformément au vœu des Nations Unies émis dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), celle-ci persiste toujours au Togo à l’instar de beaucoup de pays africains.

            L’Université de Lomé, avec l’aide financière du Consortium pour la Recherche Economique en Afrique (CREA), a ainsi réuni une vingtaine d’experts nationaux et internationaux pour recentrer les concepts et les mécanismes institutionnels en vue de réduire la pauvreté et par ricochet l’insécurité alimentaire au Togo. Il s’agit pour ces experts, spécialistes de questions agricoles, d’examiner la pertinence des diverses stratégies et actions existantes de manière à assurer une cohérence et une meilleure visibilité de leurs effets sur le quotidien des populations. Ces stratégies sont, on le sait,  consignées dans le « Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) » qui sert de cadre de référence, s’agissant de la lutte contre la pauvreté.

            A travers exposés et débats en plénière, en plus des travaux en commissions, les séminaristes procéderont à une évaluation du niveau d’adhésion des différents acteurs aux concepts, stratégies et actions cadrant avec les OMD. Ils évalueront les mécanismes institutionnels afin d’assurer l’exécution des politiques de sécurité alimentaire. Leurs réflexions mettront, par ailleurs, en valeur l’impact de l’insécurité alimentaire sur l’éducation, la santé, l’environnement et autres.

            En ouvrant les travaux, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, M. Messan Adimado Aduayom, a salué l’initiative qui appuie le gouvernement dans ses efforts pour la réduction de la pauvreté et l’éradication de la faim.

            De son côté, le président de l’Université de Lomé, M. Koffi Ahadji-Nonou a indiqué qu’il est honoré que son institution serve de cadre d’où partent les réflexions sur la pauvreté, la production et la sécurité alimentaire.

            Le ministre de l’Economie et du Développement, M. Daniel Kloutsè et son collègue de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, M. Yves Madow Nagou, ont assisté à l’ouverture du séminaire qui prend fin aujourd’hui.
Alexandre GOLI

 

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