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Placées sous le thème « Pesse
togolaise, enjeux hier et
aujourd’hui », ces assises
entendent procéder à une
autocritique de la presse
nationale, en approfondissant la
réflexion sur les lois qui la
régissent en vue de dégager des
perspectives pour sa
professionnalisation. Elles
baliseront également la voie à un
syndicalisme efficient afin de
mieux défendre les intérêts des
journalistes.
Aux dires des initiateurs de cette
rencontre, il est manifeste que,
depuis plus d’une décennie, le
paysage médiatique togolais a
connu une mutation qui se justifie
par le nombre important des
publications, des chaînes de
radiodiffusion et de télévision.
Selon eux, la presse libre doit,
cependant, évoluer et s’assumer
davantage.
Pour ce faire, il se révèle
impérieux de définir les voies et
moyens susceptibles de l’aider
dans le rôle qui lui est assigné,
celui de promouvoir la démocratie.
En deux jours, à travers un
symposium et des ateliers, les
participants vont débattre de
différentes questions relatives,
entre autres, aux forces et
faiblesses de la presse
togolaise : la politique des
médias et la réforme des lois de
la presse, le professionnalisme et
la formation des journalistes, et
leur sécurité et droits, etc.
A terme, cette rencontre qui
convie les animateurs de la presse
togolaise à poser un regard
critique sur leurs médias en
comparaison avec la presse au
standard international, aidera
notre presse à sortir des sentiers
battus de la médiocrité, de la
facilité, du calambour et du « politicisme ».
Ce qui lui offrira désormais
l’opportunité de tourner le dos à
certaines pratiques déplorables.
En ouvrant les travaux, le
ministre de la communication et de
la formation civique, M. Biossey
Kokou Tozoun s’est réjoui de la
portée du thème, estimant qu’il
tient compte des préoccupations
majeures du gouvernement, quant à
l’avènement d’une presse crédible
et participative à la
consolidation de la démocratie.
« Une auto-critique n’est
jamais quelque chose de superflu,
elle est nécessaire, voire
capitale pour relever les
imperfections et consolider les
acquis », a relevé M. Tozoun
« La presse togolaise 17 ans
après sa naissance en août 1989,
doit s’imposer une mutation de
croissance qui la projette hors du
berceau dans lequel elle est née
et qui est devenu trop exigu pour
elle », a-t-il martelé.
Pour le secrétaire général de l’UJIT
M Peter Sassou Dogbé, les
journalistes se doivent de
travailler en synergie pour mieux
manager leur profession et leur
pays le Togo. Il a à cet effet,
souhaité la disponibilité des
différents participants pour
donner une orientation nouvelle à
leur corporation.
Françoise AOUI |