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Togo
Presse |
16 fevrier 2007 |
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[
N°7472 du
15 fevrier 2007] |
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Pour l’étude du projet de loi portant statut des
personnels militaires des FAT : La 3e session
extraordinaire de l’année 2007 ouverte hier à
l’Assemblée nationale |
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Une
session extraordinaire, la 3e du genre pour
le compte de l’année 2007, a été ouverte hier à
l’hémicycle.
Cette
séance inaugurale, présidée par le président de
l’Assemblée nationale, El Hadj Abass Bonfoh, a été
consacrée à l’affectation en commission du projet de loi
portant statut des personnels militaires des Forces
Armées Togolaises, adopté en conseil des ministres
vendredi dernier. |
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Réunis
hier, au palais des Congrès de Lomé, siège de
l’Assemblée nationale, les députés ont ouvert leur 3e
session extraordinaire de l’année 2007, qui sera
consacrée essentiellement à l’étude et à l’adoption du
projet de loi portant statut des personnels militaires
des Forces Armées Togolaises, adopté le 9 courant par le
conseil des ministres.
En
ouvrant la session, le président de l’Assemblée
nationale, El Hadj Abass Bonfoh, a révélé qu’au départ,
« ce statut était régi par une loi prise en 1963 puis
modifiée en 1964, mais compte tenu de l’évolution rapide
de notre armée, depuis sa création jusqu’à ce jour,
cette loi n’est plus adaptée à la nouvelle donne ».
Selon
lui, l’armée togolaise était conçue pour quelques
centaines d’hommes et se voit aussi dépassée du fait
qu’elle en compte plusieurs milliers aujourd’hui.
Le
président Bonfoh a relevé certains aspects ou
caractéristiques du texte soumis à leur étude et
approbation. « Le nouveau texte souligne la nouvelle
nature de l’année qui se veut une armée nationale,
républicaine et apolitique. Il définit également les
missions de l’armée, ses composantes et sa soumission à
l’autorité politique légalement établie », a-t-il
déclaré.
Pour
un travail consistant, rigoureux et pointilleux sur le
projet de loi, une commission spéciale a été créée. Elle
comprend les Commissions Défense et Sécurité, Finances,
et Echanges ainsi que Lois constitutionnelles et
Législation de l’Administration générale pour étude au
fond puis celle des Droits de l’Homme pour avis.
Rigobert BASSADOU |
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Suite a une bagarre ayant entraîne la mort de son
adversaire : Koffii Komna est jugé et condamné à deux
ans de prison |
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Le
sort du nommé Koffi Komna, 26 ans, poursuivi pour
violences volontaires ayant entraîné la mort sans
intention d’homicide, a été connu le mardi 13 février.
Après avoir statué sur son dossier, la Cour d’assises de
Kara a reconnu sa culpabilité et l’a condamné à deux ans
de prison. Koffi Komna, qui a déjà passé quatre ans dans
les geôles, est allé en prison pour des faits banals,
sinon « accidentels ». |
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Le 30
juin 2002, Koffi Komna, portefaix de son état, revenait
du marché après ses activités, tirant sa charrette à
quatre roues. Il rencontre le nommé Temtou Adjamkassi
qui venait en sens inverse et demande à ce dernier de
lui céder le passage en raison de l’étroitesse du
sentier et dans le souci d’éviter un télescopage. Une
dispute naît entre les deux usagers de la voie concernée
du fait du refus de Temtou Adjankassi de libérer le
passage. La dispute dégénère en bagarre. Ils ne seront
séparés que par des passants.
Quelques heures après, Temtou Adjankassi sera admis à
l’hôpital pour cause de torsion testiculaire. A ses amis
qui lui rendaient visite, il déclare avoir reçu un coup
de pied aux testicules au cours de la bagarre avec Koffi
Komna. Celui-ci est aussitôt recherché et retrouvé. Il
est d’abord conduit au chevet du malade où il accepte de
payer les produits des premiers soins, puis à la
gendarmerie où il reconnaît s’être bagarré avec le
malade mais s’étonne que cette situation puisse
entraîner l’hospitalisation de la victime dont le décès
lui sera annoncé le troisième jour de son arrestation.
Dans
son réquisitoire, M. Essodon Ali, qui faisait office
d’avocat général, a reconnu que le drame s’est déroulé
dans des circonstances accidentelles. Cependant, a-t-il
rappelé, il y a eu mort d’homme et donc trouble à
l’ordre public. Le ministère public ne peut pas rester
passible. Il doit poursuivre l’auteur et le sanctionner.
L’avocat général a alors demandé que Koffi Komna soit
maintenu dans les lieux dé la prison pendant cinq ans.
Assurant la défense de l’accusé, Me Gaméli d’Almeida
s’est dit surpris de la peine requise par le parquet
qui, a-t-il dit, reconnaît le caractère accidentel du
drame. Pour Me d’Alméida, son client est innocent
d’autant plus qu’il n’y a aucun élément pour établir un
lien de causalité entre la bagarre et la mort du jeune
homme.
Dans
ses arguments, la défense s’est fondée sur le certificat
médical constatant la mort de Temtou Adjankassi. Selon,
ce document, la victime a souffert de torsion
testiculaire. Or, le dictionnaire médical définit la
torsion testiculaire comme un mal qui entraîne la
stérilité dans les huit jours si le patient n’est pas
soigné. Nulle part, il n’est dit que cette torsion
entraîne la mort.
Par
ailleurs, l’innocence de l’accusé est renforcée par le
fait que la victime n’est pas décédée à l’hôpital. Trois
jours après son hospitalisation, il a quitté son lit et
s’est rendu chez un parent où on l’a trouvé mort. Avant
de conclure la relaxe de son client, Me d’Almeida a
invité la Cour à écarter le certificat médical du
dossier.
Cependant, après délibération, la Cour a décidé de
maintenir l’accusé en prison pendant deux ans. Il a
trois jours francs pour se pourvoir en cassation.
L’audience a été présidée par Me Gbéboumé Edorh, assisté
de deux assesseurs, les juges Mondou Laré et Yao Klougan.
Le greffe a été assuré par Me Nakpane Bougonou alors que
l’huissier audiencier du jour était Me Cyprien Sansang.
Félix SEKOU |
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En
visite officielle au Togo : Le directeur général de
l’UNESCO M. Koïchiro Matsuura fait Docteur Honoris Causa
de l’Université de Kara |
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En
visite officielle au Togo, depuis lundi dernier, dans le
cadre du bicentenaire de l’abolition de l’esclavage et
de la traite négrière, le directeur général de l’UNESCO,
M. Koïchiro Matsuura était arrivé mardi à Kara. Il a
fait l’objet d’un accueil chaleureux et enthousiaste de
la population de la région au premier rang de laquelle
se trouvaient le chef de l’Etat, Faure Essozimna
Gnassingbé ainsi que plusieurs membres du gouvernement,
des députés, des autorités politiques, administratives,
militaires, religieuses et traditionnelles.
La
manifestation s’est déroulée au palais des Congrès de
Kara où M. Matsuura a été fait Docteur Honoris Causa. |
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Tout a
commencé aux environs de 10 heures avec l’arrivée du
chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé sur
l’esplanade du palais des Congrès où attendait déjà une
marée humaine venue de Kara et des préfectures de la
région. Quelques instants après, il accueille l’hôte du
peuple togolais dans une ambiance empreinte de joie mais
aussi de retrouvailles.
Les
deux personnalités ont été ensuite installées sur le
perron du palais des Congrès. Elles ont suivi une
séquence d’animation politique avant d’apprécier les
prestations de divers groupes folkloriques qui ont mis
en valeur la richesse du patrimoine culturel du Togo à
travers des accoutrements spéciaux, des chants et danses
du terroir.
Puis,
les officiels se sont dirigés dans la grande salle de
spectacle. Elle aussi était archicomble : élèves,
étudiants et étudiantes, etc. y avaient déjà pris place
pour dire merci à celui qui, il y a sept ans, avait posé
la première pierre de l’Université de Kara (UK).
Vêtus
pour la plupart de blanc, ceux-ci ont chanté les mérités
de l’UNESCO et souhaité le renforcement des bonnes
relations entre notre pays et cette institution des
Nations Unies.
Le
cérémonial d’accueil a été marqué par trois allocutions
entrecoupées de prestations de la chorale de
l’Université de Kara.
Le
président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé
s’est réjoui de ce second voyage de M. Matsuura au Togo,
ce qui témoigne du privilège qu’il accorde à notre pays.
Les autorités togolaises, a-t-il poursuivi, sont
profondément attachées et partagent pleinement les
idéaux de l’UNESCO à savoir la promotion de l’éducation,
de la culture. Le continent africain est la région du
monde où l’on compte le plus de conflits armés, a fait
remarquer le chef de l’Etat avant de confier que «
tout progrès dans la connaissance implique un progrès
dans la morale et donc dans les mœurs. Nous sommes
persuadés que c’est par l’éducation que se construit
l’humanité car celle-ci constitue la source du savoir,
du respect de l’autre, de l’apprentissage de la
démocratie de développement », a encore dit le
président de la République.
Il a
salué les efforts louables de l’UNESCO en faveur d’une
part de l’éducation, de l’alphabétisation et de la
formation des enseignants en Afrique subsaharienne, et
d’autre part de la sauvegarde de l’héritage matériel et
immatériel de l’humanité. Il a, pour terminer, remercié
le directeur général de l’UNESCO pour l’inscription sur
la liste du patrimoine mondial du site de Koutammakou
des pays Batamaribas.
M.
Matsuura s’est, de son côté, dit très heureux d’être de
nouveau au Togo, indiquant qu’après son élection à
l’actuel poste, l’une de ses tout premières visites
officielles a été pour le Togo en avril 2000.
Cela
prouve, a-t-il ajouté, « mon attachement et mon
engagement pour votre pays qui, après avoir traversé les
difficultés inhérentes à tout processus de croissance et
de construction nationale, relève vaillamment la tête et
dit au monde entier qu’il croit aux valeurs de l’Etat de
droit, à la liberté d’expression et l’instauration de la
culture, de la paix ». Il est revenu sur les
Objectifs du Millénaire pour le Développement, sur le
NEPAD, sur la lutte contre le VIH/SIDA et sur le
développement des nouvelles technologies et
l’information en Afrique.
«
Le Togo est très riche de traditions culturelles »,
s’est félicité le directeur de l’UNESCO, qui a promis
l’aide de son institution à notre pays en matière de
protection des traditions et de promotion des nouvelles
technologies de l’information.
Le
ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche,
président de la Commission nationale pour l’UNESCO, M.
Messan Adimado Aduayom a précisé les efforts du
gouvernement togolais en vue d’accélérer l’accès à
l’éducation, à une meilleure santé et aux nouvelles
technologies de l’information et de la communication. Il
a relevé que notre pays accueille, en mars prochain, la
première conférence itinérante de l’UNESCO sur «
l’éthique autour du monde ». M. Aduayom s’est
également dit persuadé que le passage de M. Matsuura
renforcera la place du Togo à l’UNESCO et sur
l’échiquier mondial.
C’est
à la suite de ce cérémonial d’accueil et du départ du
chef de l’Etat que la communauté universitaire de Kara a
fait M. Matsuura, Docteur Honoris Causa. Les insignes
honorifiques lui ont été remis par le Recteur Chancelier
des Universités du Togo, M. Ampah Johnson. Il était
entouré pour la circonstance des présidents des
Universités de Kara et de Lomé, respectivement MM. Komi
Tchakpélé et Koffi Ahadzi-Nonou. Le corps professoral de
l’Université de Kara au grand complet a assisté à la
cérémonie solennelle.
Le
directeur général de l’UNESCO a été ensuite convié à un
déjeuner avant de se rendre à Pya où il a déposé une
gerbe de fleurs sur la tombe du père de la Nation. Il a
poursuivi son séjour dans l’après-midi par la visite du
site Koutammakou en pays Batamariba.
Félix SEKOU |
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N°7470 du
13 fevrier 2007] |
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Réduction de la pauvreté au Togo : Les résultats des
enquêtes sont validés sous réserve d’amélioration
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L’atelier national de validation des résultats de
l’enquête sur le Questionnaire Unifié des Indicateurs de
Base du Bien-être (QUIBB) et des études quantitatives et
qualitatives sur la pauvreté au Togo a été clôturé,
vendredi dernier, à l’Hôtel 2 Février. Les documents
présentés ont été validés sous réserve d’amélioration.
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Au
terme de trois jours d’analyse et de débats consacrés à
l’examen des résultats de l’enquête QUIBB et des études
qualitatives et quantitatives sur la pauvreté au Togo,
les participants à cet atelier ont validé les documents
sous réserve d’intégrer après des recommandations, les
observations relatives à la méthodologie et aux chiffres
proposés et sur l’état de la pauvreté au Togo.
Il
ressort de ces travaux que la DGSCN, doit désagréger si
possible, toutes les données en tenant compte du sexe et
faisant ressortir la proportion des femmes ayant fait
trois la consultation prénatale (CPN3) par milieu de
résidence (urbain et rural). Il lui a été recommandé
aussi d’introduire dans le rapport final un chapitre sur
le genre et la pauvreté et d’harmoniser les concepts
utilisés pour aboutir à un profil de pauvreté unique.
A
l’endroit des experts nationaux, il s’agit, entre
autres, de coupler les données qualitatives et
quantitatives par région, de reprendre les analyses
effectuées sur la filière coton et de réfléchir sur
l’impact de la situation actuelle de la filière sur
l’état de pauvreté au Togo.
Enfin
la cellule Document Stratégique, de Réduction de la
Pauvreté (DSRP), doit mener une étude qualitative par
région afin de régler le problème des disparités
régionales. Elle doit également réaliser une étude sur
l’incidence des dépenses publiques dans la réduction de
la pauvreté tout comme elle doit envisager, à long
terme, des études spécifiques sur le secteur vivrier.
La
prise en compte du loyer imputé, au lieu de prendre le
loyer potentiel qui a été déclaré par les ménages non
locataires reste aussi une nécessité.
Globalement, il fallait prendre en compte toutes ces
recommandations et sortir avec rigueur le chiffre réel
de la pauvreté au Togo. Car, « le chiffre de 69% qui
avait été communiqué c’est un chiffre provisoire,donc il
va falloir pour que cela soit un chiffre réel que le
consultant intègre toutes ces recommandations », a
souligné M. Kokou Yao N’Guissan, directeur général de la
DGSCN.
Le Pr.
Mavor Tetey Agbodan a, a nom du ministre de l’Economie
et du Développement, remercié les participants pour le
travail abattu et les résultats fructueux auxquels il
sont parvenus. Il s’est réjoui de la tenue de cet
atelier qui a permis de confronter les résultats de
l’enquête QUIBB à la réalité de terrain et d’apprécier
la qualité des travaux réalisés par les techniciens et
experts statisticiens commis pour la circonstance.
Selon M. Agbodan, qu’il s’agisse des
autorités publiques, des bailleurs de fonds
multilatéraux ou des associations, tout le monde peut
apporter sa contribution pour un mieux-être des
concitoyens.
Alfred TCHALIM |
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Pour mieux maîtriser le secteur informel : 130 délégués
de pays francophones se réunissent à Lomé |
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Hier
se sont ouverts les travaux du 22e colloque
international et de la 23e assemblée générale
du Centre de Rencontres et d’Etudes des Dirigeants des
Administrations Fiscales (CREDAF) à l’Hôtel Sarakawa à
Lomé. Ces rencontres, dont le thème tourne autour du
secteur informel, ont pour objectif de faciliter la
coopération des pays membres du CREDAF en leur
permettant d’identifier les plus récentes expériences en
matière de connaissance et de fiscalisation du secteur
informel. Elles veulent également réfléchir sur les
meilleures pratiques en vue de minimiser les risques et
l’impact négatif de l’économie souterraine. Enfin va
être examiné au cours de ces assises, le programme des
activités 2006 et installé le nouveau bureau exécutif du
CREDAF. |
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Regroupant 130 participants de 24 pays francophones, les
travaux qui se tiennent du 12 au 15 février, seront
essentiellement consacrés à la fiscalisation du secteur
informel, en fait, à la recherche des voies et moyens
permettent de mieux maîtriser ce secteur clé en matière
de transactions commerciales. En effet, le secteur
informel est un domaine très hétérogène, tant par ses
activités que par les acteurs qui y interviennent. Il
occupe une place importante dans la création d’emplois,
la distribution des revenus et les modes de production
et de consommation. Il joue également un rôle important
dans le fonctionnement économique ainsi que dans la
régulation sociale des pays.
Ainsi,
les difficultés d’une parfaite maîtrise de ce secteur ou
l’insuffisance des moyens et des stratégies mises en
place pour le cerner, entraîne de facto, un manque à
gagner important pour un pays en matière de recettes
fiscales.
Selon
la directrice générale des Impôts, Mme Ingrid Awadé, la
fiscalité joue un rôle très important dans l’économie du
Togo d’autant plus que les recettes fiscales
représentent la moitié du budget interne de l’Etat.
L’ambition pour le pays est d’élargir l’assiette fiscale
en sériant les catégories d’entreprises, et de voir les
types d’impôts qui conviennent à chacune. Elle vise
également à amener chaque opérateur économique où qu’il
soit, à payer ses impôts.
Pour
Mme Awadé, le Togo est un pays fondateur du CREDAF et en
cela le choix du « Secteur informel »
comme thème de la rencontre vient à point nommé au
moment où la direction générale des Impôts a amorcé une
série de réformes, parmi lesquelles la fiscalisation du
secteur informel.
L’ouverture des travaux a été effectuée par le ministre
des Finances, du Budget et des Privatisations, Payadowa
Boukpessi. Pour lui, la faiblesse, entre-temps, des
ressources extérieures consacrées au Togo, a orienté les
efforts du pays vers la mobilisation plus accrue et une
meilleure maîtrise des ressources internes douanes et
impôts. Et c’est dans cette optique que le gouvernement
est en train d’intégrer un certain nombre de réformes à
la direction générale des Impôts en vue de permettre à
ce service fiscal d’atteindre les performances de
maîtrise de tous les secteurs socioéconomiques dont
l’informel. M. Boukpessi a convié tous les pays membres
du CREDAF à définir sereinement les contours de ce que
sera la fiscalité de leurs Etats dans un proche avenir.
Le
président ainsi que secrétaire général sortants du
CREDAF, respectivement. MM. Jean-Claude Tilliet
Dominique Ginet ont remercié tous les délégués et les
ont convié à un travail constructif.
Le
Centre de Rencontres et d’Etudes des Dirigeants des
Administrations Fiscales (CREDAF) c’est une association
de droit privé à but non lucratif constituées en 1982.
Il regroupe actuellement 29 pays d’expression française
situées sur 4 continents : 24 pays d’Afrique, 2 pays
d’Amérique, 2 pays d’Europe et 1 d’Asie. Sa mission est
de faciliter les échanges entre les administrations
fiscales des pays membres.
Blandine TAGBA |
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14e
Edition de la dictée d’Afrique : Chaque meilleur
candidat des quatre catégories sélectionné samedi pour
la finale continentale |
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La
section nationale de l’Association Afrique Dictée (ADD)
a organisé, samedi, au Collège Privée Laïc « Kouvahey »
à Avénou (Lomé), un concours d’orthographe qui a
regroupé une centaine de candidats issus des
établissements scolaires publics et privés de la
capitale et de l’Université de Lomé. Ils sont allés
compétir pour la sélection de quatre meilleurs candidats
des quatre catégories dont dispose l’ADD, pour la finale
continentale qui se déroulera le 14 avril prochain au
Centre Culturel Français « Blaise Cendrars » de Douala
au Cameroun. |
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Le
concours, « la dictée d’Afrique », est institué
pour promouvoir la langue française sur les plans
national continental et international. L’année 2007
marque sa deuxième édition au Togo. Mais,
malheureusement, celle-ci, n’a pas connu les phases
éliminatoires nationales devant déboucher sur la finale
continentale, compte tenu de certaines difficultés
techniques et financières. Les sponsors n’ayant pas
répondu aux appels d’aide de l’ADD- Togo. Pour ne
déserter les rangs à l’échelle continentale, l’ADD- Togo
a organisé vaille que vaille une compétition pour
sélectionner les quatre meilleurs candidats dans les
quatre catégories dont elle dispose, pour représenter le
Togo à la finale continentale prévue pour le 14 avril
prochain au Centre Culturel Français « Blaise
Cendrars » de Douala au Cameroun.
La dénomination des différentes catégories
se présente comme suit : « pupilles » pour les
élèves du Cours moyens et de la 6e,
« cadets » pour les élèves de 5e et 4e
« seniors amateurs » pour ceux de la 3e
en terminale ; la catégorie des « seniors
professionnels » est composée des étudiants.
Une centaine de candidats venus de
différents établissements scolaires publics et privés de
la capitale et de l’Université de Lomé ont participé à
ce concours. Il a porté sur le texte intitulé « la
danse des prêtresses » de l’écrivain béninois
Hilaire Dovonon. Chaque catégorie est déterminée par le
volume ou la longueur de la dictée du même texte. Le jeu
consiste à un découpage systématique par catégorie
jusqu’à la 4e dont la dictée est la plus
longue.
A l’issue de la compétition, les quatre
meilleurs candidats retenus pour affronter ceux d’autres
pays d’Afrique francophone sont Maryse Adiahéno de « Kouvahey »
en classe de la 6e pour les pupilles, Marylin
Fanyo de Notre Dame des Apôtres (NDA) en classe de 5e.
Cette dernière a été la championne d’Afrique 2006 à
Cotonou. Ce titre lui permet de représenter le Togo le
14 mars prochain au Canada pour la « Dictée des
Amériques ». La première place « des seniors
amateurs » est revenue à Mlle Laetitia du Complexe
Scolaire Baptiste du Togo en classe de Terminale A 4.
Pour la catégorie des « seniors professionnels »
c’est M. Koku-Elom Dzrogbo, étudiant en 3e
année d’Anglais, qui a occupé le 1er rang.
Une cérémonie de remise de prix sera
organisée prochainement pour honorer les trois premiers
de chaque catégorie, avant la finale de Douala.
A l’issue des délibérations, le représentant
national de l’ADD – Togo, M. Ferdinand Folly, a félicité
les lauréats et invité les futurs candidats à
s’entraîner davantage. M. Folly a, enfin, souhaité que
les autorités éducatives du Togo, les opérateurs
économiques, ainsi que les partenaires et acteurs en
développement du pays accordent une importance au
concours. Ce qui permettra de mettre en évidence des
génies créateurs, par le biais de la langue de Molière,
pour l’honneur du pays, aux plans continental et
international.
Vincent K. HOEDANOU |
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