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La
fièvre jaune est une maladie hémorragique grave, parfois
mortelle. Elle est causée par un virus appelé « le
virus amaril ». C’est une maladie endémique, mais
qui se présente généralement par des épidémies locales.
Elles se transmet par la piqûre d’un moustique appelé
« Aèdes » qui pique le jour, surtout, dans
l’après-midi. Ses oeufs résistent à la dessiccation
entre deux saisons pluvieuses, et le virus vecteur peut
subsister à l’intérieur de l’oeuf pendant toute la
saison sèche.
Les
manifestations de la maladie
La
fièvre jaune se manifeste par une fièvre de 40 degrés,
accompagnée de frissons et douleurs musculaires. Le
sujet atteint présente des oedèmes des lèvres et des
paupières, avec une langue rouge-vif, et des
vomissements généralement bilieux, parfois sanglants ou
noirs. Le malade est, de facto, ictérique (jaunisse). Il
urine un peu (oligurie), puis par la suite, survient une
absence totale d’urine (anurie). Par ailleurs, il
développe une hémorragie au niveau de la bouche et/ ou
du nez.
La
mort survient dans les cas graves. Mais malheureusement,
il n’y a pas de traitement spécifique de cette maladie.
Seule la prévention protège contre elle.
La
campagne de vaccination gratuite et les partenaires
impliqués
La
riposte vaccinale pour juguler la situation épidémique
est organisée gratuitement par le gouvernement togolais,
en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la
Santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance
(UNICEF), le Fonds GAVI, la Commission Européenne, etc.
Les
opérations de vaccination se dérouleront en stratégie
fixe dans les unités de soins périphériques, et dans les
hôpitaux publics et privés. Des stratégies avancée et
mobile, au profit des populations se trouvant à plus de
5 Km d’une formation sanitaire, ont été également
élaborées dans toutes les Régions des Savanes et de la
Kara. Les équipes mobiles se déplaceront soit à motos,
soit en véhicules, avec les vaccins, les porte-vaccins,
les fiches de pointage, le matériel d’injection et les
boîtes de sécurité.
Les
leaders d’opinion publique, les autorités religieuses et
les ONG se doivent de jouer un rôle déterminant dans la
sensibilisation au sein de leurs communautés. Un appel
pathétique leur est donc lancé pour la mobilisation
sociale à tous les niveaux du système de santé, en
expliquant aux populations, l’importance et les
modalités de vaccination contre la fièvre jaune.
Population cible et manifestations post immunisation
Toute
personne âgée de 9 mois et plus est concernée par cette
vaccination, à l’exception des femmes enceintes et des
enfants de moins de 9 mois, pour lesquelles cette
vaccination constitue une contre indication,
c’est-à-dire un risque de complication. Statistiquement,
au moins 95 % de la population générale des Régions de
la Kara et des Savanes sont indiquées, soit environ 1,3
millions de personnes.
Le
vaccin contre la fièvre jaune est l’un des vaccins les
plus sûrs. Plus de 300 millions de doses ont été
administrées, et les effets secondaires graves sont
extrêmement rares. Cinq ou sept jours après la
vaccination, on peut avoir des maux de tête avec ou sans
fièvre, et même, une fièvre sans symptômes (de jaunisse)
peut survenir. Tout cela ne doit susciter aucune
inquiétude
Une
nécessité de prévenir le mal
Etant
donné qu’il n’y a pas de traitement spécifique de la
fièvre jaune, la prévention reste donc le seul moyen
efficace de lutte contre elle. Sachant qu’elle est
causée et se transmet par la piqûre d’un moustique, nous
devons nous protéger en détruisant les gîtes.
Les
gîtes du vecteur sont des récipients de stockage d’eaux,
des pneus et récipients abandonnés pouvant retenir
d’eau, des eaux stagnantes des rochers, des creux
d’arbres, des coques de fruits et des aisselles de
feuilles, des carcasses de véhicules, des boîtes de
conserve des canaris cassés, etc.
Nous
devons aussi désherber les alentours des maisons et
dormir sous des moustiquaires imprégnées. C’est un
travail du contrôle permanent de et de désinfection et
de destruction pour toujours assainir l’environnement.
Les services d’hygiène : et de la santé publique, les
autorités de l’environnement et les populations locales,
doivent s’accorder à le faire, dans un esprit
participatif et cohésif.
Outre
ces mesures de lutte anti-vectorielles. Il faut qu’au
moins 80% de la population du pays soit vaccinée en vue
d’empêcher la survenue d’une épidémie. C’est pourquoi
l’OMS recommande la vaccination de tous les enfants. Une
injection couvrant l’individu pour dix années de
protection.
Cette
campagne de vaccination gratitude s’articule autour des
mots de passe tels que « Fièvre, jaune, tu seras
vaincue !», « Vaccinons-nous tous contre la fièvre Jaune
! », « Luttons ensemble contre la fièvre jaune », etc.
Réservons donc un accueil chaleureux aux équipes de
vaccination pour le bon déroulement de l’opération au
grand bonheur de tous.
Vincent K. HOEDANOU |