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Togo
Presse |
8 fevrier 2007 |
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Vient de paraître « Aydia » ou plusieurs générations de
femmes en souffrance
« Aydia » un nouvel ouvrage vient enrichir le
répertoire de la littérature togolaise. C’est le titre
du roman de la Togolaise Hélène Kaziendé, paru aux
éditions L’Harmattan, en octobre 2006. L’ouvrage traite
d’un sujet d’actualité, l’épineux problème des violences
faites aux femmes, aux jeunes filles, dans ses
différents aspects.
Le
tire de l’œuvre, « Aydia » est le nom de l’héroïne dont
Hélène Kaziendé raconte la vie et celle de son amie Fati. |
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Le
lecteur retrouve « Aydia » sur le chemin de
l’école. Toujours en retard, elle essuie la colère du
maître qui en profite pour la battre, car elle n’a pas
répondu à ses avances. Etant le souffle douleur du
maître tous les jours, elle abandonne l’école pour ne
pas mourir sous les coups. Du reste, cette école ne lui
était pas d’un grand secours car son environnement, la
pauvreté et la misère ne lui permettait pas d’étudier,
« Comment pouvait-on s’ouvrir aux lumières du savoir
lorsqu’on vit dans l’obscurité ? », se demande
l’auteur P. 12
De son côté, Fati la copine de « Aydia »,
allait assidûment à l’école, quand son père décide de la
marier. Ainsi commence le compte à rebours pour ces deux
filles avec son lot de souffrances, de misères, de
vicissitudes. Aydia a voulu s’y échapper en travaillant
comme une bonne, mais elle sera tout simplement
exploitée et harcelée par l’amant de sa patronne qui
finira par la violer et du coup, la contaminer du VIH/SIDA.
Tombée enceinte, elle sera secourue par son amie Fati
qui mène une vie de débauche. Après que Aydia a accouché
et que l’enfant est mort par malnutrition, elle sera
entraînée dans la vie de débauche par Fati, pour
survivre.
Les deux filles seront récupérées par deux
hommes blancs qui luttent contre la prostitution des
jeunes. Elles vont rencontrer l’amour mais, cet amour a
été porteur de vie pour l’une et de mort pour l’autre.
Dans le roman « Aydia » il est aussi
raconté l’histoire de Gnalé la mère de Aydia qui était à
la merci des hommes. Elle y trouera d’ailleurs la mort.
C’est également le récit de la grand-mère de Aydia qui
n’a pas eu une vie facile avec son lot d’épreuves.
En un mot, le roman de Hélène Kaziendé
raconte l’histoire de plusieurs générations de femmes
africaines en souffrance. L’auteur aborde des thèmes
d’actualité tels que la prostitution, le mariage précoce
des filles, la maltraitance des enfants, le SIDA, le
viol… Hélène Kaziendé s’exprime en ces termes : « Je
m’insurge contre le harcèlement sexuel surtout sur des
mineurs, contre les tortures physiques ou morales que
subissent les femmes, contre le mariage précoce. Je me
pose des questions et j’interpelle les auteurs de toutes
ces violences… »
Mais tout dans ce roman est raconté dans un
style poétique qui facilite la lecture. L’auteur joue
avec les mots en créant des envolées lyriques et des
effets poétiques comme « cette maison, un ruine dont
les pierres aux innombrables plaies, gémissements des
douleurs d’un temps vécu… » P. 16 ; « La mère de
Aydia buvait comme une éponge » P. 31 ; « Aydia
enjambe la misère, enjambe les saisons de son
adolescence pour racheter une part de son soleil
confisqué » P. 35.
Hélène Kaziendé, épouse Djondo, est née au
Niger et vit actuellement au Togo. Enseignante et
journaliste, elle avait écrit une nouvelle, « Le
Déserteur », primée au concours littérature organisé
par Radio Africa N°1 en 1990. Elle a reçu aussi le Prix
Afrique en création avec le Groupe littéraire
panafricaine en 1993.
Dorothée BROOHM |
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[
N°7464
6 fevrier 2007] |
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2e
anniversaire de la disparition du père de la Nation : Le
peuple togolais prie dans le recueillement |
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Le 5
février 2005, il sonnait environ 19 heures, lorsque
M. Koffi Sama, le Premier ministre d’alors, l’air grave,
brisé de chagrin, annonçait avec émotion sur le petit
écran, l’incroyable nouvelle : « le président
Gnassingbé Eyadema vient de décéder au cours d’une
évacuation sanitaire expresse ». Quelle immense
douleur pour les Togolais plongés dans l’angoisse cette
nuit-là. |
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Aujourd’hui 5 février 2007, il y a donc deux ans, jour
pour jour, tout le peuple togolais, toute la sous-région
ouest - africaine et l’Afrique entière unis à la famille
Gnassingbé, se souviennent de la brutale disparition de
cet illustre homme d’Etat. Un souvenir qui, à bien des
égards, vaut ce mérite quand on sait l’immense oeuvre
que le Père de la Nation, feu Gnassingbé Eyadema a
léguée à l’humanité. Feu Eyadema était un homme de paix,
de dialogue, un médiateur avisé et chevronné, un
passionné de l’intégration des peuples africains.
Les
Togolais prient aujourd’hui, deuxième anniversaire du
rappel à Dieu de feu président Eyadema pour le repos
éternel de son âme et implorent la bénédiction divine
sur toute la nation afin que le grand vide qu’il a
laissé soit comblé et surtout pour que le Tout-puissant
accompagne les Togolais, lors des prochaines élections
législatives. Depuis vendredi, divers offices religieux
et manifestations sont organisés à cet effet.
Il va
de soi qu’en ce 2e anniversaire de sa brutale
disparition, tout le peuple togolais rende un hommage
mérité, à travers leurs prières, à feu Eyadema dont les
actions resteront toujours gravées dans la mémoire
collective et transmises de génération en génération.
En
effet, le président feu Gnassingbé Eyadema, brutalement
arraché à l’affection des Togolais, le 5 février 2005,
dès son avènement à la magistrature suprême du pays, a
d’abord apaisé les tensions qui opposaient les
dirigeants d’alors du pays. Il s’est aussitôt montré
résolument engagé dans la voie de la recherche de
l’union, de la paix sociale, de la sécurité et de la
solidarité nationale et internationale. Nul n’ignore,
aujourd’hui, les réalisations, tant sur les plans
politique, économique, socioculturel que traditionnel,
sous sa sage clairvoyance. Des écoles, collèges, lycées,
universités, des dispensaires et hôpitaux, les voies de
communication, des marchés, hôtels, pour ne citer que
ceux-là ont été créés sur toute l’étendue du territoire
national avec sa politique des grands travaux.
Sur le
plan de la promotion de la démocratie participative et
du respect des droits humains, feu président a engagé la
bataille avant l’heure. Dans les années 80, il a décidé
que les candidats à la députation volent de leurs
propres ailes et a créé par ailleurs, la Commission
Nationale des Droits de l’Homme. Cette volonté de faire
du Togo un Etat de droit s’est réaffirmé avec a prise
des 22 engagements le 14 avril 2004 à Bruxelles, non
seulement pour permettre aux partenaires européens de
contribuer davantage à l’essor socio-économique du Togo,
mais surtout, pour traduire dans le vécu quotidien, les
valeurs de démocratie, de la bonne gouvernance et du
respect des Droits de l’Homme. |
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Le
président Eyadema un artisan infatigable de paix, de
l’intégration des peuples africains. |
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Outre l’instauration de la paix, de la sécurité, de la
solidarité, l’unité nationale et le redressement de
l’économie, feu président Gnassingbé Eyadema a aussi axé
sa politique sur une diplomatie active qui lui a valu
les titres d’homme de paix et de dialogue, de médiateur
hors pair et bien d’autres innombrables distinctions
honorifiques. |
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Médiateur avisé, le président Eyadema a consacré toute
sa vie à la recherche du bonheur et de la stabilité tant
à l’intérieur du pays qu’au-delà des frontières
togolaises.
Par
cette diplomatie active, le père de la Nation prônait le
règlement pacifique des conflits et différends en
Afrique et dans le monde.
Il a
su, de son vivant, apporter sa précieuse contribution
pour la naissance notamment des organisations qui font
aujourd’hui la fierté et la référence dans toute
l’Afrique : la CEDEAO, l’UEMOA, l’Union Africaine, etc.
Son
ambition était de supprimer les barrières douanières
entre les pays membres pour développer le commerce et la
coopération Sud - Sud.
L’histoire retient que, feu Eyadema a vécu dignement, il
a bâti le Togo, enseigné à l’humanité la voie du
progrès, de la sagesse, du combat continu, du dialogue
et de l’entente entre les peuples. Il entre dans
l’histoire comme un grand homme d’Etat, un patriote, un
homme profondément attaché à la paix.
Manati TCHANGAI |
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Plusieurs manifestations marquent l’événement sur toute
l’étendue du territoire national |
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Aujourd’hui un culte et des réjouissances populaires à
Pya
Dans
le cadre du 2e anniversaire de la disparition
du père de la Nation Gnassingbé Eyadema, des offices
religieux se sont déroulés sur toute l’étendue du
territoire national. Ils sont marqués par des messes
catholiques, des cultes protestants et des prières
musulmanes.
Tous
ces offices religieux ont été célébrés pour le repos de
l’âme de l’illustre disparu et se sont déroulés en
présence des membres du gouvernement et d’autres
autorités politiques et militaires. Un culte est prévu
aujourd’hui au Temple œcuménique de Pya ainsi que des
réjouissances populaires au domicile familial. |
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A la cathédrale Sacré-Cœur de Jésus, la messe
catholique a été dirigée, hier, par l’archevêque de
Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro en présence du Premier
ministre, Me Yawovi Madji Agboyibo, de plusieurs membres
du gouvernement ainsi que des autorités militaires,
administratives, politiques et traditionnelles.
Les textes bibliques ont été tirés du Livre
d’Isaïe au chapitre 6 versets 1 et 2 et 3 à 8 ainsi que
de l’Evangile selon Saint Luc au chapitre 5 versets 1 à
11 pour inviter les Togolais à s’abandonner, dans la
foi, au Dieu tout-puissant afin que ses miracles
s’accomplissent au Togo.
Dans son homélie, Mgr Kpodzro a demandé à
Dieu de permettre une sincère collaboration entre l’Etat
et l’Eglise pour le bien de l’homme. Tout comme Saint
Pierre qui, grâce à sa foi, a fait une abondante pêche
alors qu’il avait passé toute la nuit sur la mer sans
rien trouver, Mgr Kpodzro a demandé aux fidèles et à
travers eux, à tous les Togolais d’avoir une foi sincère
en Dieu. Car, explique-t-il, comme cette barque de
Pierre n’a jamais sombré avec Jésus-Christ dedans, le
Togo aura toujours des victoires, fera, des bonds en
avant, si les Togolais adhèrent à la parole de
Jésus-Christ, si les Togolais se reconnaissent tous
pécheurs, se pardonnent mutuellement et se réconcilient,
bref si tous les hommes vivent selon « la parole de
Dieu ».
Les fidèles ont aussi prié pour le chef de
l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé et pour tous ceux qui
exercent une parcelle de l’autorité de l’Etat afin
qu’ils aient la sagesse nécessaire pour œuvrer pour la
réconciliation nationale et pour le développement du
pays.
Au camp militaire Général Gnassingbé
Eyadema, à Lomé, la messe catholique a été dite par
l’aumônier militaire national des Forces Armées
Togolaises (FAT), le père Joseph Dzokpey. L’armée était
représentée par tous les corps, avec à leur tête le chef
de l’état-major, le gal Zakari Nandja. Des membres du
gouvernement, des députés, les membres de l’Association
des femmes FAT ainsi que des fidèles étaient présents à
cette célébration eucharistique pour le repos de l’âme
du président Eyadema qui nous a quittés il a deux ans.
Le père Dzokpey a d’entrée reconnu que nous
sommes tous pécheurs, mais si nous nous approchons de
Dieu qui est amour, avec un esprit de pénitence,
celui-ci est prêt à nous pardonner et à nous recevoir
chez lui. C’est pourquoi, a-t-il précisé, « nous
prions avec ferveur pour notre président qui a donné sa
vie pour la patrie afin que le Seigneur, dans sa
miséricorde lui pardonne ses manquements ».
Pour l’officiant, le président Eyadema a
apporté, à sa manière, la pierre pour la construction du
royaume de Dieu, un règne de service et d’amour.
Il a prié pour que Dieu tout-puissant
accorde sa grâce à la famille éplorée et qu’il comble de
sagesse le chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé et
implore la bénédiction divine sur tous les Togolais.
Cultes protestants
A l’Eglise Evangélique Presbytérienne du
Togo (EEPT), paroisse Lomé-Afégamé, le culte d’action de
grâces à l’occasion du 2e anniversaire du
décès du président Gnassingbé Eyadema a été célébré par
Mme Pasteur Kassa-Dovi Akpéné. Elle était assistée des
pasteurs Yawo Kakpo et Vitus Fiadzé.
« Tu aimeras ton prochain comme
toi-même », c’est par ces paroles saintes, en
référence du thème : « par amour, porte secours aux
autres », que le culte a été ouvert. Ce thème a été
inspiré de trois textes bibliques. Il s’agit des livres
des proverbes, chapitre 17, du verset 1 à 3 et de Paul
aux Romains, chapitre 13, du verset 8 à 13.
Dans son message tiré de l’évangile de St
Mathieu, chapitre 8, du verset 23 à 37, le pasteur
Kassa-Dovi a invité les fidèles en Christ à respecter la
vie, à donner à manger aux affamés, bref, à porter
secours aux autres par amour, afin de construire une
société de paix.
Dans sa prière d’intercession, le pasteur
Kakpo a loué la grâce du Seigneur afin que l’âme du père
de la Nation, feu Gnassingbé Eyadema, repose en paix. Il
a particulièrement prié pour le chef de l’Etat et la
famille Gnassingbé.
Le pasteur Kakpo a aussi imploré la grâce
divine sur le peuple togolais et ses principaux
dirigeants.
A l’Eglise Evangélique Presbytérienne,
paroisse d’Agoènyivé, un culte d’action de grâces
sollicité par le Rassemblement du Peuple Togolais
section Golfe, a été célébré dans le même cadre.
Plusieurs membres du Comité central du RPT et des
autorités préfectorales ont assisté à la célébration.
Le culte a été dirigé par le révérend
pasteur Odoh Koudjo qui a invité les fidèles à demeurer
idéalement bon dans tous les domaines. Il leur a
recommandé l’amour du prochain qui est l’un des plus
grands commandements de notre Seigneur « Tu aimeras
ton prochain comme toi-même ».
Prière musulmane
Vendredi déjà, à la grande moquée de Lomé
une prière musulmane avait été dite en présence du
Président de l’Assemblée nationale, El Hadj Abass Bonfoh,
de quelques membres du gouvernement et diverses autres
personnalités.
Dans son sermon, l’imam de la grande mosquée
de Lomé, El hadj Youssouf Guimba, a prié pour le repos
de l’âme du père de la Nation, Gnassingbé Eyadema. Il a
prié pour que le salut, la paix et la miséricorde
d’Allah se répandent sur lui car, a-t-il dit, le général
Eyadema a beaucoup lutté pour la paix dans ce pays.
L’imam Guimba a appelé tous les fils du Togo à suivre
l’exemple du général Eyadema en cultivant la paix,
l’union et le dialogue.
L’imam Guimba a aussi demandé à Allah de
soutenir le chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé,
dans sa politique de réconciliation nationale et que les
prochaines législatives se passent dans une grande
symbiose.
Le trésorier général de l’Union Musulmane du
Togo (UMT), El Hadj Nassouma Abdoulaye a, pour sa part,
rendu hommage au général Eyadema en rappelant qu’il a
été un grand homme qui a lutté pour la paix dans le
monde. |
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Wéndna B. HOURGNAMBA, Manati TCHANGAI,
Martial KATAKA, Moussouloumi BOUKARI & Alex TEYI
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