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Togo Presse

2 fevrier 2007

[ 7462 du 1er fev. 2007]

 

Consolidation de la démocratie au Togo : Des représentants de partis politiques se ont familiarisés avec les principes de l’Etat de droit

Des militants de divers partis politiques des Régions Centrale, de la Kara et des Savanes et d’autres des Régions Maritime et des Plateaux, ont renforcé leurs capacités du 17 au 19 janvier à Sokodé et du 25 au 27 janvier à Kpalimé sur les principes des l’Etat de droit.

Ces ateliers sont organisés par le Centre d’Observation et de Promotion de l’Etat de Droit (COPED) avec l’appui technique et financier de la Fondation Konrad Adenauer. Ils ont permis de renforcer les connaissances et capacités des militants des partis politiques, de contribuer à l’émergence et à la vulgarisation des principes de l’Etat de droit au Togo et aussi d’oeuvrer à l’instauration de la culture civique et démocratique chez les populations dans leurs milieux.

            Les participants ont échangé sur « les fondements de l’Etat de droit ; droits et devoirs du citoyen ; les institutions de la République ; le processus électoral et le mode du scrutin proportionnel de liste à la plus forte moyenne ; la politique : quelle signification pour le citoyen engagé ; les conflits et leur gestion ».

            A l’issue des travaux, les militants des partis politiques, qui sont désormais des volontaires de l’Etat de droit, ont recommandé que ces rencontres soient également organisées au niveau des chefs-lieux de préfecture et de faire le suivi des formations. Ils ont invité les partis politiques à accorder des moyens aux personnes formées pour la restitution des connaissances reçues. Les participants ont sollicité aussi le respect du genre dans les formations politiques.

            Le représentant de la Fondation Konrad Adenauer, M. Sylvain Zinsou, a noté que cette initiative du COPED est une opportunité pour son institution de contribuer une fois encore à la consolidation de la démocratie au Togo. Il a encouragé les participants à aider leurs différentes structures à s’organiser afin de faire face aux défis quotidiens auxquels elles sont confrontées.

            Le président du COPED, M. Koffi Toussah a indiqué pour sa part que sa structure œuvre à l’enracinement de la démocratie et l’instauration de l’Etat de droit au Togo, en Afrique et dans le monde. Elle s’est donnée comme priorité la mise à la disposition des populations, des personnes bien formées, décidées à la aider à comprendre les notions de la démocratie, de Droits de l’Homme et de bonne gouvernance. Il a rappelé la mission des volontaires de l’Etat de droit à savoir communiquer avec les citoyens et les amener à faire du respect des textes, leur vécu quotidien et en tout temps.

            A l’issue des travaux, des attestations ont été distribuées aux participants.

            (ATOP)

 
Héberger ou faire la compagnie des voleurs peut conduire en prison

Héberger un voleur ou faire sa compagnie peut conduire quelqu’un en prison. De même, si vous connaissez la source frauduleuse d’un bien ou d’une somme d’argent, et vous consentez à les partager avec le voleur, vous encourrez aussi une peine de prison

Baba, 28 ans, vendeur de carburant dans les secteurs du Lycée de Tokoin et Yaya, jeune homme de 21 ans, ont fait les frais de l’amitié qu’ils entretenaient avec certaines personnes, poursuivies pour vol. Le premier a passé quelques jours derrière les barreaux de la police. Le second a écopé de 12 mois de prison ferme.

En effet, le 2 janvier dernier, les nommés Mawuko, 20 ans, Assion, 19 ans, et Yaya, 21 ans, tous célibataires, sans emploi fixe et de nationalité togolaise ont comparu en 1er ressort devant la 4e chambre correctionnelle du tribunal de Lomé. Ils étaient impliqués dans une affaire de vol qualifié.

L’affaire remonte au soir du 22 décembre 2006. Selon la partie civile, les prévenus ont attaqué une commerçante de 38 ans et retiré son sac à main contenant près de 750 000 F CFA, un portable à caméra et un bracelet de valeur. Le tout est évalué à 1.000.000 F CFA.

De retour de la banque où elle avait effectué des opérations de retrait, Mme Assiba a été interceptée, au niveau du Lycée de Tokoin, par Mawuko et Assion. Ils l’ont conduite dans un coin peu éclairé où elle a été bousculée avant d’être renversée par le meneur en la personne de Mawuko, qui a ensuite arraché son sac avec tout son contenu.

« J’ai hurlé pour être secourue, mais personne n’a pu ni l’entendre». Chance que Mme Ayaba avait reconnu l’un des deux voleurs à l’arracher puisqu’elle l’avait souvent remarqué à ses passages en compagnie du vendeur d’essence Baba. Interpellé par la police au lendemain du forfait, ce dernier a été obligé de dénoncer ses amis.

Aux dires des prévenus, chaque soir, ils venaient se distraire aux côtés de Baba en son lieu de commerce. Ce qui leur a permis de remarquer dame Ayaba. « Nous nous sommes dit qu’elle doit être pourrie d’argent. C’est alors que nous avons commencé à étudier son itinéraire et à suivre ses déplacements. Cette soirée du 22 décembre, nous étions toujours en compagnie de M. Baba quand elle est arrivée seule à notre niveau, un gros sac sous la main.

Assion et moi avions décidé de saisir l’occasion et nous l’avions suivie de loin. Dès qu’elle est arrivée dans un coin obscure, nous l’avions attaquée et pris le sac », a relaté à la barre Mawuko. Après le forfait, Mawuko a emporté le butin. Il a été rejoint, quelques temps après, par son complice Assion, à qui il a remis le portable avec une somme de 100.000 CFA.

Mis au parfum de l’opération, leur camarade Yaya s’est pointé chez Mawuko, pour réclamer sa côte part. Il a aussi reçu 100 000 F CFA.

Pour le représentant du parquet, le vol a été longtemps mûri. C’est pourquoi il a demandé que les trois délinquants soient condamnés, conformément aux articles 97 et 100 du code pénal, pour délit de vol qualifié. Il a réclamé 18 mois de prison ferme contre les prévenus.

Le président du tribunal a, lui, condamné chacun d’eux, à 12 mois de prison ferme et à verser à la partie civile 1000 000 F CFA pour dommages et intérêts.

Le prévenu Mawuko a été condamné pour vol qualifié, Assion pour complicité de vol qualifié et Yaya pour recèle.

Baba par contre a été innocenté et relaxé. Il aura tout de même goûté à la vie carcérale pour avoir permis aux voleurs de lui tenir compagnie. Comme Baba et Yaya, vous risquez de connaître la prison si vous tombez dans leur erreur.

Alex TEYI

 
[ 7461 du 31 jan. 2007]
Réalisation des Projets du système des Nations Unies au Togo : Le plan cadre d’aide au développement 2008 – 2012 validé

Après la présentation du rapport annuel 2006 et le plan de travail 2007 qui met fin au cycle de programme 2002-2007 au Togo, la section togolaise du Programme des Nations pour le Développement (PNUD) a procédé hier, au cours d’un atelier, à l’Hôtel 2 Février à Lomé, à la validation du plan cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développement du Togo (UNDAF : United Nations Development Assistance Framework), pour le cycle 2008 – 2012.

Le cycle 2008-2012 du plan cadre des Nations Unies pour l’Aide au Développe­ment du Togo porte sur trois axes principaux : la lutte contre la pauvreté, le développement des secteurs sociaux et des ressources humaines, sans oublier la promotion de la bonne gouvernance démocratique, administrative et écono­mique.

Le processus de cette programmation a démarré en juin 2006 par la sensibilisation de l’ensemble des acteurs au développement, tels que les cadres du gouvernement, le staff et les partenaires nationaux du Système des Nations Unies (SNU) au Togo, à travers des réunions techniques et d’information. Ce qui a favorisé une grande implication et une contribution déterminantes des ministères, des ONG et des associations de développement. Ainsi, ce processus analytique, national et exhaustif, a permis d’identifier les causes fondamentales des défis du développement du pays et de répondre aux préoccupations communes des agences du SNU au Togo.

Au cours des assises, le plan cadre a été totalement présenté à l’assistance composée de représentants d'organisations internationales, de directeurs généraux de services publics, de directeurs et présidents des ONG ainsi que des coordonnateurs et gestionnaires de projets. Après, les discussions et échanges ont essentielle­ment porté sur la protection et l’identification des groupes vulnérables et sur la réconciliation et la prévention des crises. Les éclaircissements apportés ont permis aux participants de cerner les défis majeurs auxquels le Togo sera confronté au cours des années à venir et en fonction desquels le plan cadre a été élaboré. De même, des explications consé­quentes leur ont été données sur les causes multidimensionnelles de la pauvreté au Togo. Aussi, à l’unisson, le plan a été validé. Il sera soumis au comité exécutif du Groupe des Nations Unies pour le Développement, pour adoption.

En ouvrant cet atelier, le ministre de l’Economie et du Développement, M. Daniel Kloutsè a, au nom du président de la  République et du Premier ministre, présenté ses voeux et exprimé sa gratitude aux partenaires en développe­ment, pour l’assistance apportée au Togo. M. Kloutsè s’est dit persuadé que « cet atelier constitue pour le gouvernement et les agences du Système des Nations Unies, un nouveau départ certain vers l’harmonisation et la maîtrise des procédures pour une gestion plus efficace de l’ensemble des projets et programmes qui seront issus de l’UNDAF 2008-2012 ».

Pour Mme Rosine Sori-­Coulibaly, coordonnateur­-résident du SNU et représentante-résidente du PNUD, cette programmation conjointe constitue une des priorités de la réforme des Nations Unies initiée en 2002. Selon elle, « l’objectif de cette assise est non seulement de recueillir les différentes contributions dans le sens d’améliorer le document, mais de permettre tr tous les partenaires d’exprimer leur intérêt de collaboration avec les Nations Unies au niveau des priorités retenues ».

Alfred TCHALIM

 
Amélioration du cadre de vie des populations : Une réflexion sur les problèmes de la ville hier à La Mairie Centrale de Lomé

Le ministre de la ville, M. Komlan Mally, a présidé hier, à la mairie centrale de Lomé, une réunion de réflexion sur les grands problèmes qui minent aujourd’hui les villes togolaises et qui contribuent à la dégradation du paysage urbain. Plusieurs acteurs ou responsables des différents services relavant de ce secteur et des départements impliqués, ont pris part à cette rencontre.

Les nombreux problèmes auxquels sont, aujourd’hui, confrontées Lomé, notre capitale et les autres villes du Togo, méritent une réflexion profonde, en vue de déterminer les meilleures stratégies à entreprendre pour rendre le paysage urbain agréable, puis améliorer le cadre de vie des populations. La rencontre qu’a initiée, le ministre Komlan Mally de la Ville, avec différents acteurs impliqués, a permis d’échanger sur les propositions concrètes, susceptibles d’aider à résoudre ces problèmes.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le ministre Mally a présenté, les problèmes à débattre, qu’il a articulés autour de trois points essentiels : l’encombrement des emprises des voiries publiques, l’occupation anarchique du domaine public et l’insalubrité, due à l’obstruction et à la dégradation des ouvrages d’assainissement. En dernier ressort, le ministre a évoqué l’épineuse question des bruits et nuisances sonores qui perturbent quotidien­nement la quiétude des paisibles populations.

Par définition, la voirie est l’ensemble des voies aménagées et entretenues par l’administration publique. Le décret du 29 septembre 1928 (encore en vigueur), précise en effet que l’occupation du domaine public de l’Etat, n’est possible qu’à « titre exceptionnel, précaire et révocable ».

Malheureusement, les abords des voies publiques sont de plus en plus inondés illégalement pour des activités lucratives diverses. Cette situation crée l’insécurité des piétons, l’obstruction      et la dégradation des ouvrages d’assainissement et du paysage urbain, l’encombrement de la voirie par les déchets, etc.

Ce même constat a été établi par les différents intervenants, qui sont également d’avis que ces installations salissent énormément les espaces occupés sur les trottoirs et les abords des rues. Ils ont relevé aussi le fait que les populations sont perturbées dans leur repos par des bruits émis à des heures impossibles de la journée (bruits provenant des lieux de culte, de vente de cassettes audio, des moulins, des bars et ateliers de rabotage de bois, des forges...).

D’après ces différentes observations, cette situation déplorable est due à la paupérisation de la population, à l’incivisme ou à l’ignorance de ceux qui s’adonnent à ces pratiques préjudiciables.

Pour endiguer le phénomène, des recom­mandations ont été faites. Il s’agit de mener, en amont des campagnes de sensibilisation. D’autres résolutions visent à renforcer les capacités de la voirie urbaine, à doter les ménages, des puisards et fosses septiques et à définir un cadre juridique approprié devant favoriser, en aval, l’application des mesures dissuasives et répressives, en cas de non - respect de la loi.

Le ministre de la Ville a particulièrement recommandé, à chaque municipalité, de prendre des arrêtés pour réglementer ce secteur d’activités qui engendre l’insalubrité et tout désagrément lié à la situation décrite plus haut.

Martial Kokou KATAKA

 

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