|
Togo
Presse |
26
janvier 2007 |
|
|
|
[
N°7458 du
26 janvier 2007] |
|
|
|
Promotion de l’énergie au Togo : Le rapport énergétique
2006 présenté hier à Lomé |
|
Le
Système d’Information Energétique du Togo (SIE- Togo) a
organisé, hier, à la Coupole de la BIDC à Lomé, un
séminaire national de présentation de rapport
énergétique annuel (2006). Les échanges ont permis de
dégager une vision plus étendue et détaillée, devant
permettre d’appliquer des mesures idoines pour
l’élaboration et le suivi d’une politique énergétique
nationale structurée et cohérente, en vue d’un
développement harmonieux du pays. |
|
Le rapport de l’année 2006 est initié par le
Système d’Information Energétique du Togo. Présenté par
les différents acteurs énergétiques du pays, il est un
bilan détaillé des activités énergétiques menées par les
populations et services, au cours de l’année. Des
manquements et des imperfections ont été ressortis à
partir des éclairages dudit rapport. Des mesures idoines
ont été donc prises afin de relever le défi du système
énergétique national.
En effet, suivant les axes du rapport 2005
indiqués, à l’ouverture, la consommation annuelle
d’énergie par habitant au Togo est moins de 0,30 tonne
équivalent pétrole. Ce chiffre place notre pays en
dessous de la moyenne africaine qui est de 0,50 tonne
équivalent pétrole. D’après ce rapport de 2005, la
biomasse (charbon de bois, bois de feu, déchets
végétaux…), occupe près de 73% et les énergies
conventionnelles sont dans l’ordre de 23% pour les
produits pétroliers et 4% pour l’électricité.
Loin d’être meilleur à celui de 2005, le
rapport de 2006, qui sera amendé avant d’être adopté
prochainement par les autorités compétentes, confère à
la politique énergétique du Togo, des actions
courageuses, à travers un programme national bien
élaboré, en adéquation avec les programmes énergétiques
communautaires des institutions de la sous-région. Dans
cette optique, des communications ont été présentées sur
les priorités énergétiques, pour le Togo. Après les
débats, des solutions ont été envisagées pour résorber
la crise énergétique au Togo. Entre autres, les
séminaristes proposent le développement et
l’exploitation des différentes sources nationales
d’énergie. Le développement des interconnections avec
les autres réseaux de la sous-région, la promotion de
l’électrification rurale et des énergies rurales, la
réduction de la facture pétrolière, la substitution du
pétrole par le gaz naturel, etc. sont autant de
solutions énumérées pour pallier les problèmes
énergétiques du Togo.
En ouvrant les travaux du séminaire, le
ministre d’Etat aux Mines et à l’Energie, le Pr. Léopold
Messan Gnininvi, a exprimé sa volonté de faire de la
collecte des données et de la publication des bilans
énergétiques, un outil de planification fiable pour
« l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le
Développement pour le bien-être des populations ».
Soulignant le rôle moteur que joue l’énergie dans le
développement économique, social et culturel d’un pays,
le Pr. Gnininvi a témoigné sa gratitude à tous les
partenaires qui appuient le projet SIE- Togo, avant de
saluer les efforts du gouvernement togolais, qui
« fait de l’énergie, l’une de sa priorité de
développement ».
Pour sa part, la coordinatrice du projet SIE-
Afrique, Mme Chantal Guertin, a remercié le ministère
des Mines et de l’Energie du Togo pour son engagement à
pérenniser le SIE- Togo au-delà de la fin des appuis
techniques et financiers en 2008.
Le SIE- Afrique est un projet d’appui à la
mise en place de systèmes d’information énergétique
nationaux en Afrique dont le Togo.
Le ministre de l’Economie et du
Développement, M. Daniel Kloutsé a assisté à la
cérémonie d’ouverture.
Quelque quatre-vingts acteurs énergétiques
des secteurs de l’environnement, de l’hydraulique, de
l’industrie, du pétrolier, des eaux et forêts, de
l’électricité, ainsi que des représentants de
consommateurs ont participé au séminaire.
Vincent K. HOEDANOU |
|
[
N°7457 du
25 janvier 2007] |
|
Élections législatives de Juin 2007 : Le colonel
Titikpina a présenté à la délégation l’état du
dispositif sécuritaire |
|
Une
mission de l’Union Européenne (UE), venue s’enquérir de
l’état d’avancement des préparatifs des élections
législatives de juin 2007, a eu hier, une séance de
travail avec le ministre de la Sécurité, le col. Atcha
Titikpina, à son cabinet. Cette rencontre a permis au
col. Titikpina d’expliquer l’état du dispositif
sécuritaire. C’était en présence du ministre de la
Coopération et du NEPAD, M. Gilbert Bawara et des
responsables du système de sécurité de la police et de
la gendarmerie. |
|
Le ministre Titikpina a, dans son exposé, relevé que
la mission des forces de sécurité est de sécuriser les
activités des partis politiques, les manifestations
publiques, les opérations et le matériel électoral, les
candidats et les chefs des partis politiques. Mais, il a
précisé que les moyens de la police et de la gendarmerie
sont largement en deçà des attentes. En l’état actuel,
« ces moyens ne suffisent pas à garantir la plénitude
des résultats sécuritaires souhaitables pour les
législatives prochaines ».
Au niveau de la police et de la
gendarmerie, a fait remarquer l’exposant, les moyens
roulants sont inexistants ou sont dans un état de
vétusté très avancé. Les moyens de communication radio
sont insuffisants et rendent difficile, voire
impossible, la liaison entre les unités sur le terrain.
Sur le plan effectif, le col. Titikpina a
fait savoir que son ministère a renforcé des effectifs
de la police et de la gendarmerie nationale. « 615
policiers ont été recrutés, formés et sont opérationnels
depuis le 1er octobre 2006 et 1000 élèves
policiers sont actuellement en formation au centre
national d’instruction depuis 20 janvier 2007 ». Il
a ajouté que 750 gendarmes ont été recrutés, formés et
sont actuellement en stage pratique. Des formations en
maintien d’ordre, des exercices combinés de maintien
d’ordre de la police, de la gendarmerie, des gardiens de
préfecture, avec les 1000 nouvelles recrues de la
police, sont prévues aux mois de février et mai 2007. Il
y aura également le renforcement des capacités des
cadres de la police et de la gendarmerie en encadrement,
en gestion de maintien d’ordre et de procédures
d’enquêtes. Des actions de prévention en matière de
sécurité publique, comme le contrôle d’identité, les
patrouilles permanentes, etc. sont aussi prévues. Le
col. Titikpina a expliqué que le regroupement de toutes
les forces de sécurité se fera en début du mois de juin
2007 sur le site de la Foire Togo 2000 et le déploiement
dans la première quinzaine de juin 2007.
Outils de travail indispensables
Selon le ministre de la Sécurité, « il
y a lieu de doter en urgence les forces de sécurité en
moyens humains, matériels et outils de travail
indispensables pour leur permettre d’assurer, dans les
conditions optimales, non seulement la sécurité, des
personnes et des biens, mais également la sécurisation
des acteurs, des activités politiques et de l’ensemble
des opérations électorales ». A part les besoins
globaux, a-t-il expliqué, les besoins spécifiques
nécessitent une commande urgente pour un déploiement à
temps du dispositif de sécurité conçu pour les élections
de juin 2007. Ils portent notamment sur le matériel
roulant (véhicules et motos) destiné à assurer la
mobilité des services de sécurité. Il s’agit aussi des
matériels de transmissions indispensables à la maîtrise
quasi-instantanée des événements sur le terrain.
L’équipement des sapeurs pompiers reste aussi
indispensable à la sécurité civile. Le ministre a ajouté
que ces besoins sont estimés à 3.316.412.000 F CFA pour
les moyens roulants et 386.580.000 F CFA en ce qui
concerne la transmission. Les besoins de la chaîne de
commandement sont estimés à 5.975.000 F CFA.
Ce qui fait un total général de
3.708.967.000 F CFA.
Les membres de cette délégation ont
souhaité également rencontrer les responsables des
différentes sections de sécurité pour avoir plus de
détails.
Selon le col. Titikpina, le budget de
l’Etat, n’arrive pas à couvrir les besoins financiers et
matériels de la police et de la gendarmerie. C’est pour
cela, que l’appui de l’UE est très important et attendu.
« Les forces de sécurité sont disposées à assurer la
sécurité des élections libres, transparentes et
acceptables pour tous. Certes, la réussite repose tant
sur l’organisation que sur la logistique », a conclu
le col. Titikpina.
Moussouloumi BOUKARI |
|
|
|
Une délégation du PNUD à pied d’œuvre pour une
assistance |
|
La Commission Electorale Nationale Indépendante
(CENI) conduite par son président, M. Potopéré Tozim, a
eu hier après-midi à l’Hôtel 2 Février, une séance de
travail avec une délégation du bureau du Programme des
Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Dans la matinée la séance de travail qui avait eu pour
cadre le siège de la CENI était élargie à la délégation
de l’Union Européenne. |
|
Conduite par M. Richard Cox du bureau du PNUD, la
délégation est en mission de formulation des aspects
pragmatiques de l’assistance électorale que les Nations
Unies et l’Union Européenne veulent apporter pour
l’organisation des législatives prochaines au Togo.
M. Richard Cox a, à l’issue de la séance,
indiqué que sa délégation est en train de travailler,
main dans la main, avec la CENI pour identifier les
aspects pratiques et essentiels pouvant permettre de
mener à bon port ce processus très important.
Il a rassuré que les travaux ont évolué
sur la définition de certains paramètres, à savoir
l’examen des besoins en termes de logistique et
l’élaboration d’un plan stratégique. « Nous n’avons
pas assez de temps, nous travaillons dans un échéancier
assez restreint. Mais nous devons arriver à faire les
élections dans la sainteté », a-t-il déclaré.
Tout cela, selon lui, mène à des
considérations stratégiques dans le choix de certains
équipements comme par exemple l’enregistrement de la
population. Tout en reconnaissant qu’il est trop tôt
pour dire quels sont ces choix, M. Richard Cox a affirmé
que le PNUD et la CENI sont dans la bonne voie pour
définir les paramètres au point de vue administratif,
logistique et expertise en ressources humaines.
M. Cox a également indiqué qu’avec la CENI,
ils sont en train d’établir un calendrier, de voir quels
seront les achats à effectuer, la procédure à adopter,
pour l’enregistrement des électeurs sans oublier les
bulletins de vote ainsi que l’organisation dans les
centres d’enregistrement, dans les centres de votes,
etc.
M. Richard Cox du bureau du PNUD a aussi
indiqué que sa délégation est différente de celles des
Nations Unies qui est déjà venue, car celle-ci a eu un
regard beaucoup plus politique sur le pays. Il a précisé
que cette dernière n’a pas encore sorti de conclusion.
Il a déclaré, pour conclure que le travail
de sa mission reste à avaliser par le département des
Affaires politiques de l’ONU.
Manati TCHANGAI |
|
|
|
 |
|
|
|