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Togo Presse

24 janvier 2007

[ 7455 du 24 janvier 2007]

 

Le barreau du Togo et l’Université de Lomé signent un accord de partenariat

Un protocole d’accord est intervenu le jeudi 18 janvier 2007 entre le barreau du Togo et l’Université de Lomé (UL). La convention, qui scelle désormais un partenariat entre les deux institutions, a été signée à la salle Concorde de l’Hôtel 2 Février, en marge des manifestations ayant marqué la rentrée solennelle des avocats. L’accord prévoit l’élaboration du programme scientifique de formation, la formation théorique et pratique des étudiants de l’UL, notamment en droit ainsi que la formation continue des avocats du barreau du Togo. Concrètement, il devra permettre l’intervention des enseignants de l’UL dans la formation des avocats.

Les signatures ont été apposées, du côté du barreau par le bâtonnier de l’ordre des avocats du Togo, Me Alexis Coffi Aquereburu et du côté de l’UL par son président, M. Koffi Ahadji-Nonou.

En signant la convention, le bâtonnier Aquereburu s’est réjoui de l’établissement de ce partenariat qui, a-t-il souligné, démontre que sa corporation se veut un barreau ouvert sur les entreprises et l’enseignement. Il a saisi l’occasion pour saluer l’apport inestimable de quatre enseignants de l’UL au cours du séminaire organisé la semaine dernière par le barreau dans le cadre de la rentrée solennelle.

Le président de l’UL, M. Ahadji-Nonou, a également remercié le barreau dont certains membres apportent une contribution décisive dans la formation des étudiants en droit.

Il s’est lui aussi, félicité du rôle que joue son institution dans la formation des cadres et en particulier des avocats.

M. Ahadji-Nonou a révélé que plusieurs accords de partenariat sont intervenus, depuis deux ans, entre l’UL et de nombreuses entreprises et institutions. Et ces accords, tout comme la convention avec le barreau, favorisent l’intégration professionnelles des étudiants à la fin de leurs cursus scolaires. Ils permettent également d’accroître l’efficacité de l’Université dans l’accomplissent de sa double mission de formation et de recherche.

Au premier rang des personnalités qui ont assisté à la cérémonie de signature, on notait la présence de la ministre Célestine Akouavi Aïdam des Droits de l’Homme et de la Démocratie.

            Félix SEKOU

 
La mémoire de Martin Luther King célébrée pour la cause de la dignité humaine

La mémoire des grands hommes et des figures emblé­matiques a été toujours honorée et immortalisée dans le but de servir de modèle aux générations futures. Les Américains ne se sont pas dérobés à cette réalité au sujet du pasteur Martin Luther King. Une figure qui a marqué l’histoire de l’humanité au cours du 20e siècle. Ainsi, chaque année, le 3e lundi du mois de janvier, est célébrée la journée fédérale, en l’honneur du Dr King et au souvenir de la juste cause qu’il a défendue.

L’homme dont les paroles et les gestes ont bouleversé l’Amérique jusqu’en profondeur, fut sans doute le pas­teur Martin Luther King. Ce charismatique, grand défen­seur et militant des droits ci­viques et humains, est né le 15 janvier 1929 à Atlanta, en Georgie. Sa vie fut trop brève. Le 4 avril 1968, il était à Memphis, pour soutenir la grève des éboueurs noirs de cette ville, quand il tomba sous les balles d’un assas­sin. Il avait 39 ans.

C’est 15 ans après sa mort, le 2 novembre 1983, que le président républicain d’alors, Ronald Reagan, a décrété à la Maison Blanche à Washington, un jour de fête nationale tous les ans, cha­que 3e lundi du mois de jan­vier, en mémoire de ce grand témoin de Dieu, cet infatigable militant des causes jus­tes. Il a suscité auprès des Américains un sentiment profond et sincère, l’idée que « la justice doit être aveugle à la couleur de la peau et à la problématique de la langue, que les Noirs Américains et les Blancs pouvaient dire que leur des­tinée est liée à notre desti­née, que leur liberté est inextricablement liée à no­tre liberté... ».

Martin Luther King fut élevé dans une famille essen­tiellement chrétienne dont tout le monde était pasteur. Après ses études sanction­nées par un doctorat en théo­logie en juin 1955 à l’âge de 26 ans, il fut consacré à l’église baptiste de son père.

Sa position pour la paix et sa philosophie de non­ violence pour résister aux ar­mes lui ont valu le prix No­bel de la paix le 10 décem­bre 1964 à Oslo en Norvège. Son arme redoutable et sa confession de foi étaient « l’amour de Dieu et l’amour du prochain ». Ceci le disposa à mettre sa vie au service des autres.

L’oeuvre de King et sa philosophie de la non violence

Martin Luther King avait compris que les grandes causes exigent souvent de grands sacrifices et de sur­croît, il était persuadé que tous les êtres humains sont faits à l’image de Dieu et naissent égaux. Partant de ses valeurs divines et cons­cient du mépris, de l’injus­tice et de la discrimination qui avaient cours dans sa société, il décida de consa­crer sa vie à l’émancipation de ses concitoyens. A l’épo­que, les Noirs étaient isolés de leurs droits civiques no­tamment, droit de vote, droit d’aller à l’école, droit à l’em­ploi convenable, etc.

Dr King rentra dans les ar­chives de l’histoire de l’Amé­rique, quand il fut élu à la tête de Montgomery Improvement Association (MIA), alors que Mme Rosa Parks, venait d’être arrêtée pour avoir enfreint les lois sur la ségrégation. Elle a re­fusé de changer de place, lorsque le conducteur de l’autobus lui a demandé de se lever pour aller s’installer à l’arrière.

Stupéfié par cette injustice, il convoqua une assemblée générale au cours de laquelle, il décida du boycott du ré­seau des transports publics par les Afro-américains dans tout l’Etat d’Alabama. Dans un total esprit d’amour et de fraternité chrétienne, il pour­suivra sa lutte malgré les menaces, les intimidations, les emprisonnements. Il ex­cluait la vengeance, l’agression et les représailles. Le Pasteur King obtiendra en 19641a signature de la loi sur les droits civiques et la sup­pression de la discrimination par le président Lyndon Johnson. Après l’adoption de ces lois, il continua à recou­rir à sa stratégie de protesta­tion sociale non violente et élargit la portée de son ac­tion sur la pauvreté des Noirs.

La vie de Martin Luther King était pleine d’instruction de paix et de non violence. Orateur d’une rare élo­quence, à toutes les échelles, les femmes et les hommes étaient imbus d’esprit de sa­crifice, de tolérance et d’amour. Car, disait-il « la violence ne pourrait régler une situation que d’une ma­nière superficielle mais pas définitive. Par coutre, la non violence amène au dia­logue, à la compréhension quelle que soit la durée ».

Moussouloumi BOUKARI

 

     
 

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