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Les
signatures ont été apposées, du côté du barreau par le
bâtonnier de l’ordre des avocats du Togo, Me Alexis
Coffi Aquereburu et du côté de l’UL par son président,
M. Koffi Ahadji-Nonou.
En signant la convention, le bâtonnier Aquereburu s’est
réjoui de l’établissement de ce partenariat qui, a-t-il
souligné, démontre que sa corporation se veut un barreau
ouvert sur les entreprises et l’enseignement. Il a saisi
l’occasion pour saluer l’apport inestimable de quatre
enseignants de l’UL au cours du séminaire organisé la
semaine dernière par le barreau dans le cadre de la
rentrée solennelle.
Le président de l’UL, M. Ahadji-Nonou, a également
remercié le barreau dont certains membres apportent une
contribution décisive dans la formation des étudiants en
droit.
Il s’est lui aussi, félicité du rôle que joue son
institution dans la formation des cadres et en
particulier des avocats.
M. Ahadji-Nonou a révélé que plusieurs accords de
partenariat sont intervenus, depuis deux ans, entre l’UL
et de nombreuses entreprises et institutions. Et ces
accords, tout comme la convention avec le barreau,
favorisent l’intégration professionnelles des étudiants
à la fin de leurs cursus scolaires. Ils permettent
également d’accroître l’efficacité de l’Université dans
l’accomplissent de sa double mission de formation et de
recherche.
Au premier rang des personnalités qui ont assisté à la
cérémonie de signature, on notait la présence de la
ministre Célestine Akouavi Aïdam des Droits de l’Homme
et de la Démocratie.
Félix SEKOU |
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L’homme dont les paroles et les gestes ont bouleversé
l’Amérique jusqu’en profondeur, fut sans doute le
pasteur Martin Luther King. Ce charismatique, grand
défenseur et militant des droits civiques et humains,
est né le 15 janvier 1929 à Atlanta, en Georgie. Sa vie
fut trop brève. Le 4 avril 1968, il était à Memphis,
pour soutenir la grève des éboueurs noirs de cette
ville, quand il tomba sous les balles d’un assassin. Il
avait 39 ans.
C’est
15 ans après sa mort, le
2
novembre 1983,
que le président républicain d’alors, Ronald Reagan, a
décrété à la Maison Blanche à Washington, un jour de
fête nationale tous les ans, chaque 3e lundi
du mois de janvier, en mémoire de ce grand témoin de
Dieu, cet infatigable militant des causes justes. Il a
suscité auprès des Américains un sentiment profond et
sincère, l’idée que « la justice doit être aveugle à
la couleur de la peau et à la problématique de la
langue, que les Noirs Américains et les Blancs pouvaient
dire que leur destinée est liée à notre destinée, que
leur liberté est inextricablement liée à notre
liberté... ».
Martin
Luther King fut élevé dans une famille essentiellement
chrétienne dont tout le monde était pasteur. Après ses
études sanctionnées par un doctorat en théologie en
juin 1955 à l’âge de 26 ans, il fut consacré à l’église
baptiste de son père.
Sa
position pour la paix et sa philosophie de non violence
pour résister aux armes lui ont valu le prix Nobel de
la paix le 10 décembre 1964 à Oslo en Norvège. Son arme
redoutable et sa confession de foi étaient « l’amour
de Dieu et l’amour du prochain ». Ceci le disposa à
mettre sa vie au service des autres.
L’oeuvre de King et sa philosophie de la non violence
Martin
Luther King avait compris que les grandes causes exigent
souvent de grands sacrifices et de surcroît, il était
persuadé que tous les êtres humains sont faits à l’image
de Dieu et naissent égaux. Partant de ses valeurs
divines et conscient du mépris, de l’injustice et de
la discrimination qui avaient cours dans sa société, il
décida de consacrer sa vie à l’émancipation de ses
concitoyens. A l’époque, les Noirs étaient isolés de
leurs droits civiques notamment, droit de vote, droit
d’aller à l’école, droit à l’emploi convenable, etc.
Dr
King rentra dans les archives de l’histoire de
l’Amérique, quand il fut élu à la tête de Montgomery
Improvement Association (MIA), alors que Mme Rosa Parks,
venait d’être arrêtée pour avoir enfreint les lois sur
la ségrégation. Elle a refusé de changer de place,
lorsque le conducteur de l’autobus lui a demandé de se
lever pour aller s’installer à l’arrière.
Stupéfié par cette injustice, il convoqua une assemblée
générale au cours de laquelle, il décida du boycott du
réseau des transports publics par les Afro-américains
dans tout l’Etat d’Alabama. Dans un total esprit d’amour
et de fraternité chrétienne, il poursuivra sa lutte
malgré les menaces, les intimidations, les
emprisonnements. Il excluait la vengeance, l’agression
et les représailles. Le Pasteur King obtiendra en 19641a
signature de la loi sur les droits civiques et la
suppression de la discrimination par le président
Lyndon Johnson. Après l’adoption de ces lois, il
continua à recourir à sa stratégie de protestation
sociale non violente et élargit la portée de son action
sur la pauvreté des Noirs.
La vie
de Martin Luther King était pleine d’instruction de paix
et de non violence. Orateur d’une rare éloquence, à
toutes les échelles, les femmes et les hommes étaient
imbus d’esprit de sacrifice, de tolérance et d’amour.
Car, disait-il « la violence ne pourrait régler une
situation que d’une manière superficielle mais pas
définitive. Par coutre, la non violence amène au
dialogue, à la compréhension quelle que soit la durée
».
Moussouloumi BOUKARI |