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Ce
jeudi 18 janvier 2007, le chef de l’Etat, son Excellence
Faure Essozimna Gnassingbé, a présidé au palais de la
présidence de la République à Lomé, une réunion du
conseil des ministres essentiellement consacrée à
l’adoption du projet de loi portant modification du code
électoral.
L’on
se rappelle que l’Accord politique global du 20 août
2006 a convenu de certaines modalités d’organisation des
prochaines élections législatives anticipées qui
nécessitent que plusieurs dispositions du code électoral
soient révisées. Lors des précédentes lectures du projet
de loi, il a été intégré le rétablissement de la
Commission Electorale Nationale Indépendante dans les
fonctions d’organisation et de supervision des
consultations électorales et référendaires. De même, le
mode de scrutin proportionnel de liste avec la
préfecture comme circonscription électorale a été
retenu.
Les recommandations de la 3e session du
Comité de Suivi de l’Accord politique global, tenue le
16 janvier 2007 à Ouagadougou, ont permis de finaliser
le texte en étude. Ainsi, le mode de prise de décision
au sein de la CENI et de ses démembrements a été
arrêté : les décisions doivent être prises en
privilégiant le consensus. Toutefois, en cas de blocage
avéré, la CENI recourra au vote de la manière suivante :
majorité qualifiée des 2/3 des membres présents au
premier tour ; si cette majorité n’est pas obtenue, il
sera procédé à un deuxième tour et la décision sera
prise à la majorité relative des membres présents. La
question lancinante du modèle de carte d’électeur a
trouvé sa solution dans l’adoption d’une carte
infalsifiable et sécurisée avec une photo numérisée du
titulaire. Enfin, troisième difficulté surmontée, le
recensement électoral se fera dans les bureaux de vote
avec délivrance immédiate de la carte d’électeur.
Après
l’adoption de ce projet de loi qui sera soumis au vote à
l’Assemblé nationale dans les meilleurs délais, le
conseil des ministres a écouté une communication du
ministre de la Sécurité qui a fait un point sur la
situation en ce qui concerne les accidents de la route
et les vols à main armée. Il ressort de son exposé que
durant l’année 2006, l’on a eu à recenser sur nos routes
395 accidents qui ont fait 517 morts sur-le-champ et 127
vols à main armée qui ont entraîné 11 morts. L’axe
routier le plus dangereux est la route nationale N°1
Lomé-Cinkassé sur laquelle l’on a enregistré 183
accidents qui ont entraîné 253 morts. Le ministre de la
Sécurité souhaite donc qu’une réflexion approfondie soit
menée avec ses collègues de la Santé, de l’Equipement et
des Transports, des Finances, du Budget et des
Privatisations et en fin du Commerce, de l’Industrie et
de l’Artisanat pour rechercher les mesures susceptibles
de réduire cette hécatombe.
Pour sa part, le ministre d’Etat, ministre de la Santé
assurant l’intérim du ministre de la Jeunesse et des
Sports, a informé le conseil du tirage de la phase
finale de la CAN Cadets qui se déroulera à Lomé du 10 au
24 mars 2007. L’Etat a fait un effort substantiel en
affectant un crédit de six cent millions de francs CFA
pour la préparation des jeunes qui porteront les
couleurs du Togo.
Fait à Lomé, le 18 janvier 2007
Le Conseil des ministres |
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Après
une heure environ d’entretien à l’Aéroport Nandi Azikiwé
d’Abuja, le chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé a,
au nom de ses pairs, fait le point des résultats
auxquels ils sont parvenus à la suite des travaux.
C’était au cours d’une conférence de presse.
« Le président Yayi Boni et moi-même,
dans le cadre des excellentes relations qui nous
unissent à ce grand peuple du Nigeria, avons décidé de
rendre une visite de courtoisie au président Obasanjo.
Nous avons également saisi cette occasion pour lui faire
part des difficultés que nous connaissons dans le
domaine stratégique de l’énergie. Car, vous savez que
depuis quelques mois plusieurs pays, dont le Togo et le
Bénin, souffrent d’une pénurie en matière d’énergie »,
a déclaré le président Faure Gnassingbé. Cette pénurie,
a expliqué le chef de l’Etat togolais, est d’autant plus
accentuée dans les institutions telles que les hôpitaux,
les écoles et les sociétés d’adduction d’eau. Pour ce
faire, il a remercié le président Obasanjo pour avoir
accéléré les travaux d’interconnexion entre le Nigeria
Energetic Power Autority (NEPA) et la Communauté
Electrique du Bénin (CEB).
Ainsi, le Togo et le Bénin pourront
bénéficier, selon le président togolais, d’une énergie
de 100 mégawatts suite à la décision tout à fait
généreuse et salutaire du chef de l’Etat nigérian. Il a
saisi également cette opportunité pour remercier une
fois encore « le président Obasanjo et son
gouvernement pour cet acte de solidarité qui va
réellement soulager les peines des populations » et
implorer la bénédiction divine sur eux.
Aussi, le président Faure Gnassingbé a-t-il
félicité le président Obasanjo pour ses œuvres qui
permettent aux pays qui sont tout autour de cette
puissance qu’est le Nigeria de profiter également des
fruits de ses progrès.
Par ailleurs, il a tenu, au nom de tous, à
féliciter son homologue nigérian pour le travail
remarquable que ce dernier a effectué pendant les deux
mandants qu’il a faits à la tête du pays.
« Nous avons également accueilli avec
beaucoup d’administration, les résultats auxquels le
président Obasanjo est parvenu au cours de ces deux
mandats notamment dans le domaine agricole. Et pour
nous, l’agriculture est la base de tout », a-t-il
conclu.
Pour sa part, le directeur général de la
Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), M. Dammipi
Noupokou a, dans une interview accordée à la presse,
réitéré sa reconnaissance au chef de l’Etat « pour
son engagement personnel dans la recherche de solutions
à la crise énergétique au Togo ».
M. Noupokou a souligné qu’à l’issue des
séances de travail effectuées à Abuja, il sera mis en
service l’interconnexion entre le réseau haute tension
du Nigeria et celui de la CEB dont les travaux vont
prendre fin le 27 janvier 2007. Il a précisé que la
ligne sera opérationnelle dès le 1er février.
Selon le directeur général de la CEET, « le Nigeria
mettra sur le réseau de la CEB, une puissance de 75
mégawatts qui est la puissance contractuelle ».
Mais sur demande du chef de l’Etat, Faure
Essozimna Gnassingbé, le Nigeria consent d’augmenter
cette puissance à 100 mégawatts au plus tard le 15 mai
2007. Cela permettra, selon M. Noupokou, d’alimenter la
population en électricité de manière satisfaisante.
Patouani BATCHMLA |
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Que
sont devenues les bonnes manières léguées par nos aïeux
? Au réveil le matin, le premier devoir d’un enfant
vis-à-vis de ses parents, consiste à leur dire «
bonjour ». Les parents accordaient une place de
choix aux salutations. Ils ne se «jetaient » pas
le « bonjour ». Ils se le souhaitaient.
La
courtoisie était la pièce maîtresse dans les rapports
que les parents entretenaient. Constituant les membres
d’une même société et vivant dans un même monde social,
ils étaient amenés à avoir des contacts, de la
générosité et de la loyauté les uns envers les autres.
Toutes
ces qualités se remarquaient dans les salutations
d’usages. Le caractère longtemps reconnu aux
salutations à l’africaine en est l’exemple : « Le
fait de demander comment va chacun des membres de la
famille, cette question pouvait s’étendre aux oncles,
aux cousins, aux voisins, voire jusqu’au bétail ».
Ces manifestations reflétaient les valeurs de la
société et l’éducation des enfants était dirigée dans
cette logique de courtoisie.
Aux
dires de certains sages, « la politesse est un
ensemble de comportements sociaux, visant à reconnaître
l’existence d’autrui, son droit à être différent et à
être traité en tant que personne ayant des sentiments ».
Ces comportements sociaux, encore appelés codes,
normes, savoir-vivre, bonnes manières, ont facilité les
relations entre les individus, contribué à créer une
harmonie sociale et dicté les obligations de chacun
envers la hiérarchie sociale. Ces liens de
complémentarité qui ont permis de constituer un code de
communication ont disparu en faveur de la violence
verbale.
Malaise dans le système éducatif
Aujourd’hui, le temps ne se prête plus à ces pratiques,
même dans les campagnes. L’environnement
socio-économique ne le permet plus. Bref, les données
ont changé au coeur de cette communauté africaine. «
La grande famille » qui regroupait le père, la mère,
la grand-mère, les oncles, les cousins, les tantes, les
neveux, etc., a laissé la place à la « la famille
nucléaire » où on ne voit que la mère, le père et
les enfants. Cette situation a rendu les enfants
irrespectueux à l’égard des aînés. Ils sont devenus des
rois sans repères et d’autres n’hésitent pas à «
commander » leurs parents. Un auteur africain dit
que « Tout homme se définit par rapport à ses
attaches familiales et parentales. Leur influence sur
l’individu reste prépondérante surtout dans son
processus d’ouverture sur le reste de la société. C’est
là où se nouent des relations particulières entre les
enfants et leurs parents ».
Même à
l’école, le corps enseignant est confronté à beaucoup de
problèmes : plus de discipline, rébellion contre toute
forme d’autorité, irrespect, actes violents tels que
vols, injures ou encore agressions physiques. Si les
jeux vidéos, l’impact de la télé en sont responsables,
on peut noter aussi le laxisme des parents et la
disparition des valeurs morales, qui nuisent au climat
scolaire. Malheureusement, l’on confond enseignement et
éducation. Le corps enseignant ne peut, à lui seul,
faire face aux carences du savoir vivre.
A
l’école, on transmet le savoir et on enseigne comment
l’acquérir. L’école ne doit pas être tenue pour
principale responsable de la démotivation, des
grossièretés et des violences des enfants. Elle semble
être la victime impuissante des difficultés
socio-économiques et familiales que vit notre société.
Des parents démissionnaires ou ne remplissent plus leurs
responsabilités d’éducateurs, abandonnent leurs
enfants, qui à leur tour, deviennent violents,
indisciplinés, mal éduqués et difficiles à contrôler
par les enseignants à l’école.
Des
fois, cet abandon est involontaire. Par exemple à Lomé,
beaucoup de travailleurs passent toute la journée au
service. De lundi à vendredi, si les deux parents sont
travailleurs, les enfants se retrouvent seuls à la
maison sans encadrement parental. Il est dans ces
circonstances difficile de circonstances éduquer et
conformément aux valeurs qu’on entend leur inculquer.
Certaines familles vivent des situations sociales,
économiques et affectives dramatiques. Ce sont par
exemple des femmes seules, sans aucun soutien familial,
qui se chargent de l’éducation de leurs enfants.
Il y a
aussi un certain nombre de parents qui, parce qu’ils
sont stressés par leur travail ou parce qu’ils se
trouvent au chômage, éprouvent beaucoup de difficultés à
s’occuper de l’éducation de leur progéniture et à suivre
la scolarité de cette dernière. Ce qui crée un
laisser-aller et un dérapage permanent, d’où les crises
familiales et sociales.
La
mauvaise interprétation de la démocratie est également
source de problème. Les adultes sensés donner des
conseils, de bons exemples à la jeunesse, se livrent à
des actes de vandalisme, à l’incivisme, au mauvais
comportement. N’ayant pas de comportements disciplinés,
comment peuvent-ils discipliner les jeunes ?
Redéfinir les normes de l’éducation
La
solution viable, c’est peut-être de redéfinir les normes
de l’éducation par rapport à la réalité présente. Les
parents doivent se réinvestir dans l’éducation des
enfants, car elle commence au berceau et non à l’âge de
sept ans. Il est nécessaire de montrer les bonnes
manières aux enfants. « Excusez-moi », « s’il vous
plaît », ne sont pas seulement des mots. Ce sont des
expressions de courtoisie et des comportements qui
démontrent une gentillesse et une sensibilité envers les
autres. Faire preuve de respect envers les autres, c’est
les traiter avec beaucoup d considération, c’est être
poli envers les parents, le aînés et les professeurs.
Une autre possibilité consisterait pour les parents à
créer des lieux de dialogue entre leurs enfants avec
leurs enseignants pour voir comment faire face au
problème de l’éducation. C’est à travers l’obéissance,
la paix, la charité, l’humilité, la vérité et la
sincérité dans chaque maison, que les enfants
respecteront toujours leurs parents et auront une bonne
attitude envers les autres. Et cela pour le bien de
l’enfant, de la famille et aussi pour toute la
communauté.
Moussouloumi BOUKARI |