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Il n'y a que ceux qui croient encore pouvoir
impressionner quelqu'un dans ce pays pour écrire
avec l'intention de révolter que les Gnassingbé ont
le vent en poupe pour enfin singulariser leur
pamphlet sur le cumul de fonction au sommet de
l'Etat.
Un confrère bien rangé de ceux qu'on
connaît a suscité une polémique sur l'accueil que le
ministre délégué à la présidence M. Kpatcha
Gnassingbé a réservé au président Nino Viera. Et
pour cause ce ne sera ni la première ni la dernière
fois que ce soit au Togo ou dans les grandes
démocraties que le président de la République,
empêché, déléguera ses pouvoirs ne serait ce que de
façon protocolaire à un de ses ministres pour
accueillir tel ou tel président. On a bien vu le
ministre Mathieu EKRA de la RCI accueillir le
président Eyadema du vivant du président Houphouët
Boigny. C'est de même que très souvent de simples
chargés de la cellule Africaine à l'Elysée
accueillent nos présidents en France.
Faut-il le reconnaître après les
tracasseries du sommet de l'UA à Khartoum, ajoutées
à la commémoration du 24 janvier, Faure a tout
simplement choisi de confier cette charge au
ministre Kpatcha qui était dans la région.
S'agissant du ministre des Affaires
Etrangères et de son homologue chargé de la
coopération, on peut aisément comprendre qu'ils ne
pouvaient pas remplir cette mission étant sur le
même vol que notre illustre hôte. Au delà des liens
de sang, il serait raisonnable qu'on reconnaisse
que, frère ou pas, Kpatcha Gnassingbé, de part ses
compétences, est devenu ministre et remplit bien ses
missions.
Outre cette mission bien remplie, qui a suscité de
jaloux, le ministre Kpatcha assure pour le moment la
direction de la Sazof qu'il occupait depuis, ce qui
semble aiguiser la jalousie de ceux qui se cachent
derrière des plumes insidieuses pour révolter.
Faire croire que le ministre Kpatcha
Gnassingbé est le premier à cumuler de fonction au
Togo, c'est en sorte faire preuve d'une myopie et
d'une carence notoire dans la connaissance de
l'histoire récente du Togo. Pour donc rafraîchir la
mémoire à ces plumistes chevronnés en mal de
sensationnel. Rappelons que de part le passé,
d'autres ministres, par exemples, M. Débaba Balé,
ministre de l'Economie, des finances et des
privatisations jouait le rôle de trésorier payeur
tout en assurant la fonction de DG de la caisse de
retraite ou alors M. Boukpessi Payadoua cumulait son
poste de ministre avec celui du DG de la SALT et
même M. Looky Alexis n'était-il pas PDG de l'UTB ,
en même temps président régional de la Bourse des
valeurs mobilières, Président de la Chambre du
commerce et d'Industrie du Togo, Pdt du Conseil
d'Administration de Togotélécom et de la SALT ? Il
est donc clair que les thuriféraires de la plume à
la solde de cause perdue d'avance s'engouffrent dans
une négation et dans un oubli sans précédent pour
jeter leur dévolu sur la respectable famille
Gnassingbé.
Reconnaissant tout de même que porter le patronyme
Gnassingbé focalise tous les appétits et prédispose
aux attaques les plus odieuses.
Au
demeurant, au delà du patronyme il serait sage de
voir plutôt les compétences que ces responsabilités
mettent au service de la nation.
Ici revient le sacro -saint devoir d'objectivité du
journaliste qui, dans sa quête d'informations et
dans ses livraisons, doit plutôt s'intéresser au
fait qui très souvent diffère de l'apparence et des
a priori que peut générer un patronyme comme
Gnassingbé surtout au Togo.
Augustin Assiobo |