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Gilchrist Olympio été reçu hier à la présidence par
Faure Gnassingbé :
L’UFC gagnée par le
participationnisme !
La
presse l’avait annoncé, et ce ne fut ni un canular,
ni un poisson d’avril (ou de novembre). Gilchrist
Olympio, le président de l’Union de Forces de
Changement, celui qui est présenté comme l’opposant
le plus charismatique et le plus radical au pouvoir
RPT des Gnassingbé, s’est déplacé de lui-même pour
aller rencontrer l’occupant des lieux, Faure
Gnassingbé. Une grande première sur la terre
togolaise. Il nous a été très difficile, voire
impossible d’avoir quelque indiscrétion sur le
face-à-face Faure-Gilchrist d’hier, que ce soit de
la présidence ou de l’UFC. Mais on peut présager que
les entretiens ont tourné autour de la nomination du
prochain premier ministre et de la formation du
gouvernement, et des autres sujets qui en découlent.
A la présidence, on situe cette rencontre dans le
cadre des consultations que Faure mène avec Gnininvi,
Zarifou Ayéva, et les autres leaders politiques.
Ainsi donc, après avoir rencontré les
Gnassingbé du père Eyadema au fils Faure à Rome,
Abuja et Paris, Gilchrist vient de le faire
ouvertement en terre togolaise. Il est bien loin, le
temps où rencontrer un Gnassingbé était synonyme de
trahison de la cause de l’opposition et des
populations togolaises. L’histoire vient de venger
les Agboyibo, Gnininvi, Edem Kodjo, Zarifou Ayéva,
Koffigoh, etc qui ont par le passé, payé un lourd
tribut pour cela.
Par cette rencontre d’hier à la
présidence, Gilchrist vient de donner sa dernière
onction au pouvoir de Faure Gnassingbé et aux
élections législatives du 14 octobre 2007. Aurait-il
pu continuer à faire autrement, alors que la
communauté internationale, sur laquelle l’opposition
dite radicale a compté durant des années, vient de
la lâcher au profit du nouveau pouvoir de Faure ?
Les dernières preuves en sont les satisfecit à
propos des législatives du 14 octobre, et des pompes
de la coopération qui sont entrain de s’ouvrir du
côté des institutions de Bretton Woods (Banque
mondiale et Fonds Monétaire International) et Union
Européenne.
Gilchrist Olympio qui va discuter d’une
éventuelle entrée de l’UFC au gouvernement à la
présidence de la République, avec Faure Gnassingbé !
Incroyable, impensable aux yeux de beaucoup, il n’y
a pas longtemps. Mais mieux vaut tard que jamais, ou
seuls les imbéciles invétérés ne changent jamais
d’avis, retient la sagesse populaire.
En tout état de cause, le dernier virage
de Gilchrist le mène dans le choix que Edem Kodjo,
Zarifou Ayéva, Abi Tchessa, Loretta Acconettey ont
fait dès 2005, confortés par Me Agboyibo et Gnininvi
en 2006. Mais celui qui doit se sentir vraiment fier
a pour nom Gabriel Dosseh Anyron. Quand ce militant
fondateur du PFC puis de l’UFC entrait au
gouvernement en juin 2005, c’était à peine croyable.
Il y était avec Gilbert Atsu, puis ils ont su
convaincre d’autres jeunes du parti comme Agano
Koffi. Puis, Amah Gnassingbé, le 2e vice-président
de l’UFC les avait rejoints en septembre 2006. Leurs
efforts conjugués aux initiatives des autres
réalistes ont rendu possible l’organisation de
bonnes élections auxquelles l’UFC a participé. Les
participationnistes sont en train de convaincre le
tout puissant Gilchrist Olympio lui-même à leur
cause.
Ephaata
Visage probable du nouvel exécutif au Togo
:
Faure Gnassingbé à la mode Nicolas Sarkozy
La
question se pose ouvertement aujourd’hui de savoir à
quoi sont bons les actuels ministres français, dont
même leur chef du gouvernement François Fillon.
Puisque le Chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy est
omniprésent sur tous les dossiers. Qu’il s’agisse
d’aller chercher des infirmières Bulgares en Libye
ou des Français impliqués dans l’affaire de l’arche
de Zoé au Tchad, ou de négocier avec des
travailleurs mécontents, Sarkozy enjambe les
ministres et monte lui-même au front. Et il assume
haut et fort sa nouvelle vision de chef de l’Etat.
Toutes proportions de style et d’énergie gardées,
c’est à un schéma similaire qu’on risque d’assister
dorénavant au Togo, du moins jusqu’à la
présidentielle de 2010. Déjà dans notre dernière
parution (Nouvelle Ere N°70 du 15 Novembre 2007),
nous vous avions fait l’histoire de la fonction de
premier ministre de Koffigoh en 1991 jusqu’à
Agboyibo en 2007. Le constat est clair : le premier
ministre actuellement se place tout juste au-dessus
des ministres, comme cela est consacré dans la
révision de la Constitution intervenue en décembre
2002. Le Chef de l’Etat nomme qui il veut, mais il
concentre toutes les prérogatives du pouvoir
exécutif entre ses propres mains.
Faure Gnassingbé risque d’user à merveille de ces
pouvoirs durant le reste de son mandat présidentiel
qui s’achève en avril 2010. En voici quelques unes
des raisons.
De son élection en avril 2005 jusqu’à
présent, Faure n’a travaillé que sur le dossier
brûlant de la réconciliation nationale. Car, comme
il le disait dès 2005, le Togo pourrait mobiliser
des ressources endogènes pour son développement une
fois la confiance politique revenue dans le pays, et
chacun pouvant s’investir à fond dans ses activités.
Lui n’a plus procédé comme feu son père qui mettait
tout en œuvre pour séduire la communauté
internationale et faire reprendre la coopération,
éventuellement. Faure savait que dès que la
confiance et la sérénité revenaient au Togo, la
coopération tomberait d’elle-même comme un fruit
mûr. C’est ce à quoi on assiste effectivement au
lendemain des élections législatives réussies du 14
octobre 2007.
La
page des législatives à peine tournée, avec les
satisfactions, Faure peut rouvrir celle de son
projet de société présidentiel de 2005, les fameux
20 plus. Entre autres, la construction du fleuve de
l’espoir, cette grande autoroute qui relierait le
Sud du Togo au Burkina, voire au-delà ; la
construction de 10 grands Hôtels, d’une Maison de la
culture dans chaque préfecture, d’une grande salle
de spectacle théâtre à Lomé ; la modernisation et
l’équipement des centres de santé, etc.
Bref, Faure sera un président en chantier, en
prévision de l’élection présidentielle de 2010. Et
s’il veut avoir certaines chances de l’emporter,
Faure devrait écraser tout le monde dans son
gouvernement, le premier ministre compris, et
surtout si celui-ci est issu d’un parti autre que le
RPT. Parce que justement Faure n’aurait pas intérêt
à ce que son prochain premier ministre comptabilise
à son profit les fruits des chantiers à venir,
notamment les travaux à grand usage de main d’œuvre
dans les villes.
Le
prochain chef du gouvernement devrait savoir à quoi
s’en tenir. Car même si Faure ne fait pas preuve
d’autant de déploiement d’énergie que son homologue
français Nicola Sarkozy, l’essentiel du gouvernement
risque de s’installer à la présidence de la
République. Afin que les fruits du dégel et de la
reprise de la coopération profitent à Faure
exclusivement. Cap sur 2010.
Sas
Etat de dénuement et mauvais accueil dans nos
centres hospitaliers
:Accusés
politiques et personnels soignants, levez-vous !
Il
n’est nul besoin ici de faire un procès aux uns et
aux autres, mais d’interpeller sérieusement les
décideurs politiques et les personnels soignants sur
des situations poignantes qu’on constate dans nos
hôpitaux. Pour preuve, nous vous relatons cette
triste expérience, un fait vrai.
Mardi 20 novembre, une dame respectable Mme Ak. E.D.,
dans la force de ses 50 ans, est subitement victime
en direct d’une attaque d’hémiplégie. En quelques
minutes, elle perd l’usage de tout le côté gauche de
son corps. Avec beaucoup de peines, les témoins de
cette attaque arrivent à arracher des lèvres de la
pauvre dame le nom de son médecin traitant, le Dr.
Ts….. Avec toute l’urgence qu’il sied à une telle
situation, on hèle un taxi et on transporte la
patiente dans la clinique du DR. Ts…, en plein
centre de la ville de Lomé. Aucun médecin n’est à la
clinique, seulement quelques infirmières, ou aide
soignants. Malgré qu’on leur explique qu’il s’agit
d’une des patientes de leur cabinet, et qu’elles
mêmes l’aient constaté, les infirmières ne se
dérangent outre mesure pour joindre leur directeur
et lui rendre compte de l’urgence.
Afin de sauver la patiente dont l’état s’aggravait
au fur et à mesure que les minutes et les heures
passaient, les amis de circonstance décident de la
conduire au CHU Campus, là où est supposé être le
meilleur traitement neurologique au Togo. On arrive
dans cet hôpital, auprès d’un médecin de permanence,
sûrement un étudiant, interne. L’accueil est
distant, froid inhospitalier. Bien malgré lui, il
s’approche de la malade, et cherche d’abord à savoir
si les accompagnants sont en mesure de payer les
ordonnances et autres nécessaires de premiers soins.
Car même le simple thermomètre pour prendre la
température de la malade est aux frais des parents.
Ensuite, il pose quelques questions, puis dresse une
première ordonnance, qu’il tend naturellement aux
accompagnants.
Pendant ce temps, la malade se tord sur son brancard
et essaie d’en descendre. On tend les oreilles à sa
bouche, et difficilement on comprend qu’elle a un
besoin pressant d’uriner. On rapporte cela à
l’interne qui répond qu’elle ferait cela une fois
dans la cabine qu’on lui affecterait. On monte en
escargot vers les chambres. On arrive au médecin de
l’étage ; celui-ci consulte le premier dossier
établi en bas, et décide qu’on emmène la malade
faire aussitôt un scanner à la clinique Saint
Joseph. Quant au besoin d’uriner de la pauvre dame,
il n’en est plus question. Bien évidemment que les
frais de scanner, 50.000 francs, de même que le
transport en ambulance, 7.000 sont à payer par les
amis de la malade.
On
redescend avec le brancard portant la malade, et on
attend longtemps l’ambulance. La patience ne tient
pas en place, tant l’urine presse. Vite, ses amis
courent expliquer la situation au premier interne
qui, de mauvaise grâce, prend un papier et dresse
une nouvelle ordonnance de sonde pour évacuer
l’urine. On va payer cela aussi. Mais la malade est
dans le grand hall d’entrée de l’hôpital, et la
question se pose de savoir qui et comment lui mettre
la sonde en ces lieux.
Sur ces entrefaites arrivent les ambulanciers.
Sourds au besoin de la femme et aux tentatives
d’explications de ses accompagnants, ils la mettent
sur un autre brancard, la montent dans l’ambulance
et direction la clinique saint Joseph pour le
scanner de la tête. Quant au besoin d’uriner, la
malade le ferait une fois arrivée à la clinique.
En
fin de journée d’hier, on a appris que la malade a
été ramenée au CHU Campus après le scanner, et son
état de santé était stationnaire, mais toujours très
préoccupant.
Voila ce qui était arrivé le mardi à une dame, haut
fonctionnaire de l’Etat, qui avait pu compter sur
des amis et des collègues disponibles et serviables,
et qui disposaient de moyens financiers. Qu’en
aurait-il été d’un pauvre individu sans moyens ?
Comme signifié en introduction, il n’est pas dans
nos intentions de faire procès hommes et femmes qui
s’échinent pour nous remettre sur pied en cas de
maladie. Mais au vu de ce qui est décrit ici, et qui
est souvent beaucoup pire et fatal souvent ailleurs,
on reconnaît aisément que les personnels ont à
faire plus dans l’accueil et les premiers soins à
prodiguer aux malades qui leur sont amenés.
A
l’endroit des décideurs politiques, la presse ne
cesse de se plaindre de l’état de dénuement, voire
d’abandon dans lequel se trouvent nos établissements
hospitaliers. Tout s’y achète, avant qu’on touche
aux malades, sinon, ils meurent là, dans
l’indifférence des hommes et femmes qui passent à
côté sans regarder. Si ce que nous décrivons ici se
passe au CHU Campus à Lomé, qu’en serait-il dans un
dispensaire d’une obscure et éloignée bourgade de
notre pays ?
Heureusement que la coopération avec les
parlementaires est en train de reprendre,, nous
espérons que le gouvernement saura faire une bonne
place au dossier des hôpitaux dans les
sollicitations de ressources.
SAS
Au
carrefour des rivalités, de la mauvaise gestion et
des sanctions
:
La
descente aux enfers du football togolais continue de
plus belle
9
octobre 2005, sixième et dernière journée
qualification couplée de Coupe d’Afrique des nations
(Egypte 2006 et Coupe du monde (Allemagne 2006). Le
Togo l’emportait vaillamment par 3 buts à 2 devant
le Congo à Brazzaville, et venait de se qualifier
haut la main à la fois pour la CAN et pour le
mondial. La performance des Eperviers était d’autant
plus grande qu’ils venaient de damner les pions au
bec des Aigles maliens et surtout à la babine des
Lions du Sénégal. Aucun qualificatif n’était trop
grand pour qualifier l’exploit du petit Togo qui
s’invitait à la cour des plus grands dieux du
football mondial. Les plus optimistes n’hésitaient
pas à prédire des avenirs des plus radieux pour le
football, une façon, disaient-ils, de consoler les
togolais des récurrentes difficultés et
incompréhensions que leur faisaient sévir les hommes
politiques.
Puis, patatras ! Comme au réveil d’un rêve trop beau
pour être vrai, tout commença à s’écrouler.
L’entraîneur nigérian Stephen Keshi qui avait réussi
la qualification historique pour le mondial commença
à faire l’objet de critiques acerbes. La sérénité au
sein de l’équipe fit place à des procès d’intention,
à de la médisance, à des conflits d’intérêts
antagonistes. Première conséquence, les Eperviers
entamèrent leur CAN 2006 sans la vedette adulée
Emmanuel Adebayor Shéhi. L’équipe ne fut que l’ombre
d’elle-même et logique triste, le Togo fut une fois
encore éliminé au 1er tour
d’une CAN, comme en 1972, 1984, 1998, 2000 et 2002.
De
retour d’Egypte, le coach Keshy fut débarqué et
remplacé par l’Allemand Otto Pfister, à moins de 3
mois de la coupe du monde. On crut naïvement que le
génie germanique allait masquer les contradictions
et incompréhensions au sein des Eperviers, mais que
non ! Le Togo s’illustra à la face du monde entier
comme la première nation sans âme, sans entraîneur
et sans dirigeants au moment de disputer une phase
finale de coupe du monde. Les visites du premier
ministre de l’époque, Edem Kodjo, ou du président du
Comité national olympique togolais, le Général
Zoumaro Gnofame, n’y firent rien. Les joueurs
menacèrent de ne pas jouer, tant que des primes
faramineuses ne leur seraient pas payées d’avance.
La Fédération internationale de football association
(FIFA) dut intervenir, avant que le boycott du Togo
qui se profilait à l’horizon ne fût évité de
justesse. La FIFA s’engagea à payer aux joueurs 50
millions sur les 80 que la FTF leur avait promis.
Logique ici aussi, le Togo quitta le Mondial dès le
premier tour.
Avant même le retour du camp allemand de Wangen,
tous les coups se dirigèrent contre le président de
la Fédération togolais de football, le
Lieutenant-colonel Rock Balakiyem Gnassingbé. On
glosa à loisir sur sa gestion financière opaque et
autoritaire des hommes, son déficit de
communication, ses improvisations préjudiciables
pour l’éclosion du football. Bref, Rock était
l’homme à abattre pour que survît le foot au Togo.
Quatre membres d’importance du bureau de la FTF (les
vice présidents Winnie Dogbatsè et Théodore Amégnran,
le secrétaire général Espoir Assogbavi et le
trésorier Tino Adjété) se liguèrent contre Rock et
démissionnèrent de façon retentissante.
FIFA et la CAF s’y mêlèrent, qui dépêchèrent deux
émissaires spéciaux au Togo (le Belge Jaan Peters et
le Tunisien Slim Aloulou), avant de commettre le Gal
Séyi Mèmène (1er vice-président
de la CAF) d’organiser un congrès électif uniquement
destiné à destituer démocratiquement Rock Gnassingbé.
L’occasion était trop belle pour que des individus
sortis de nulle part ne prétendissent se révéler le
nouveau messie du football togolais. De Auguste
Sagbo au sortant Rock Gnassingbé, en passant par
Agbeyome Kodjo ou le nouveau mécène Tata Adaglo
Avlessi, ils furent nombreux, les candidats. Leur
odorat était surtout aiguisé par le milliard de
francs CFA que la Fifa allait octroyer à la FTT pour
sa participation au mondial 2006 en Allemagne.
Le
9 janvier 2007, Tata Adaglo Avlessi fut élu
président de la FTF. Par la magie du populisme et de
la planche à billets. Tous les critiques les plus
acerbes en matière de football étaient devenus
subitement ou muets ou béats d’admiration pour Tata
qui ne tarda pas à s’affubler du titre de noblesse
« de Mass ». Le congrès électif a-t-il vendu le
« voleur » Rock pour acheter le « sorcier » Tata ?
Si
la presse avait reproché à Rock le fait qu’il ne
parlait pas, elle fut à présent servie par Tata qui
se découvrit une nouvelle passion : les conférence
de presse agrémentées de déclarations improvisées,
coloriées et à l’emporte-pièce. « Où est-ce que tout
cela va nous mener? », se demandèrent ceux qui
restèrent encore lucides. Tata engagea un conflit
ouvert avec le défunt ministre des sports, Richard
Attipoé, à propos du prochain sélectionneur des
Eperviers. Il refusa le Français Patrice Neveu et
s’en alla faire revenir Stephen Keshi, contre l’avis
du ministre. Sur ce, les Eperviers engagèrent les
qualificatifs pour la CAN 2008 au Ghana.
Puis arriva mars 2007, avec la phase finale de la
CAN des cadets que le Togo abritait. Les cadets
togolais remportèrent leur 1er match
du tournoi contre les Sud-africains 2 buts à 0,
avant de sombrer devant les Tunisiens 3 à 0. Malgré
cette sévère défaite, on murmura que le Togo aurait
tenté de corrompre l’arbitre gambien de cette
rencontre. On pointa un doigt accusateur contre Tata
(l’instigateur de la manœuvre) et l’arbitre Cessi
Attivi (qui aurait servi d’intermédiaire). Le
lendemain de la finale de ce tournoi que le Togo
joua et perdit contre le Nigéria 0 but contre 1, et
après le 2ème match
qualificatif pour Ghana que les Eperviers seniors
emportèrent face à la Sierra Leone par 3 à 0, Tata
Avlessi prit la décision sans appel de suspendre
jusqu’à nouvel avis 3 joueurs cadres de l’équipe (le
capitaine Emmanuel Adebayor, le défenseur Nibombé
Daré et l’attaquant Coubadja Kader). Leur tort
aurait été de réclamer le reste de l’argent (30
millions) que la FTF leur devait pour le mondial
2006.
La
suite, on la connaît. Avec le match qualificatif du
4 juin gagné 1 à 0 à Freetown, mais que le Togo a
payé par 22 victimes carbonisées dans le crash
d’hélicoptère de Lungi, dont on ne connaît pas
encore (peut-être jamais) les vraies causes. Suivi
deux semaines plus tard des humiliations sur le
terrain de Cotonou au Bénin : (défaite de 1 but
contre 4) et des officiels et supporters à La FTF ne
porta aucune plainte, et la CAF ferma les yeux sut
tant d’in humanisme des Béninois contre leurs
« frères » du Togo. Toujours logique, l’équipe
togolaise sans âme et sans motivation, se fit battre
à Lomé par le Mali 0 but contre 2, en dernière
journée qualificative de la CAN. Le Togo n’ira pas
au Ghana 2008.
Entre temps, les Eperviers cadets sont revenus
derniers de leur poule au mondial en Corée. Les
Eperviers seniors sont revenus derniers du tournoi
de l’intégration de l’UEMOA en octobre à Ouaga. Ils
ne firent pas mieux au tournoi à quatre de la
mi-novembre à Accra.
La
cerise sur le gâteau pour tous ces
dysfonctionnements au sein de notre football, c’est
la sanction inimaginable de suspension à vie
infligée par la FIFA contre Tata Avlessi, avec
interdiction de regarder ne serait-ce qu’un match
sur quelque stade du monde. Le reste de son bureau
ne sut jamais s’entendre pour continuer la lutte.
Ses vice présidents Gabriel Améyi et Essoyaba
Boukpessi qui s’étaient plus jusque là à boycotter
toutes les réunions, se révélèrent indignes
d’assumer l’intérim. A leur lieu et place, le
gouvernement fit mettre sur pied un comité
provisoire de gestion de la FTF dirigé par le
ministre Bernard Walla conséquemment. Qui fait
montre des mêmes incohérences et pilotages à vue. Et
qui est attaqué de toutes parts.
Dans tout cela, personne ne pense aux joueurs, aux
vrais amoureux du football et aux petites gens dont
la plus grande raison de vivre est le football
débarrassé de toutes les convoitises et intérêts.
Himmel |