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Nouvelle Ere

24 Nov 2007

[71 : 21 Nov 2007]

Gilchrist Olympio été reçu hier à la présidence par Faure Gnassingbé : L’UFC gagnée par le participationnisme !
La presse l’avait annoncé, et ce ne fut ni un canular, ni un poisson d’avril (ou de novembre). Gilchrist Olympio, le président de l’Union de Forces de Changement, celui qui est présenté comme l’opposant le plus charismatique et le plus radical au pouvoir RPT des Gnassingbé, s’est déplacé de lui-même pour aller rencontrer l’occupant des lieux, Faure Gnassingbé. Une grande première sur la terre togolaise. Il nous a été très difficile, voire impossible d’avoir quelque indiscrétion sur le face-à-face Faure-Gilchrist d’hier, que ce soit de la présidence ou de l’UFC. Mais on peut présager que les entretiens ont tourné autour de la nomination du prochain premier ministre et de la formation du gouvernement, et des autres sujets qui en découlent. A la présidence, on situe cette rencontre dans le cadre des consultations que Faure mène avec Gnininvi, Zarifou Ayéva, et les autres leaders politiques.

            Ainsi donc, après avoir rencontré les Gnassingbé du père Eyadema au fils Faure à Rome, Abuja et Paris, Gilchrist vient de le faire ouvertement en terre togolaise. Il est bien loin, le temps où rencontrer un Gnassingbé était synonyme de trahison de la cause de l’opposition et des populations togolaises. L’histoire vient de venger les Agboyibo, Gnininvi, Edem Kodjo, Zarifou Ayéva, Koffigoh, etc qui ont par le passé, payé un lourd tribut pour cela.

            Par cette rencontre d’hier à la présidence, Gilchrist vient de donner sa dernière onction au pouvoir de Faure Gnassingbé et aux élections législatives du 14 octobre 2007. Aurait-il pu continuer à faire autrement, alors que la communauté internationale, sur laquelle l’opposition dite radicale a compté durant des années, vient de la lâcher au profit du nouveau pouvoir de Faure ? Les dernières preuves en sont les satisfecit à propos des législatives du 14 octobre, et des pompes de la coopération qui sont entrain de s’ouvrir du côté des institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et Fonds Monétaire International) et Union Européenne.

            Gilchrist Olympio qui va discuter d’une éventuelle entrée de l’UFC au gouvernement à la présidence de la République, avec Faure Gnassingbé ! Incroyable, impensable aux yeux de beaucoup, il n’y a pas longtemps. Mais mieux vaut tard que jamais, ou seuls les imbéciles invétérés ne changent jamais d’avis, retient la sagesse populaire.

            En tout état de cause, le dernier virage de Gilchrist le mène dans le choix que Edem Kodjo, Zarifou Ayéva, Abi Tchessa, Loretta Acconettey ont fait dès 2005, confortés par Me Agboyibo et Gnininvi en 2006. Mais celui qui doit se sentir vraiment fier a pour nom Gabriel Dosseh Anyron. Quand ce militant fondateur du PFC puis de l’UFC entrait au gouvernement en juin 2005, c’était à peine croyable. Il y était avec Gilbert Atsu, puis ils ont su convaincre d’autres jeunes du parti comme Agano Koffi. Puis, Amah Gnassingbé, le 2e vice-président de l’UFC les avait rejoints en septembre 2006. Leurs efforts conjugués aux initiatives des autres réalistes ont rendu possible l’organisation de bonnes élections auxquelles l’UFC a participé. Les participationnistes sont en train de convaincre le tout puissant Gilchrist Olympio lui-même à leur cause.

Ephaata 

Visage probable du nouvel exécutif au Togo : Faure Gnassingbé à la mode Nicolas Sarkozy
La question se pose ouvertement aujourd’hui de savoir à quoi sont bons les actuels ministres français, dont même leur chef du gouvernement François Fillon. Puisque le Chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy est omniprésent sur tous les dossiers. Qu’il s’agisse d’aller chercher des infirmières Bulgares en Libye ou des Français impliqués dans l’affaire de l’arche de Zoé au Tchad, ou de négocier avec des travailleurs mécontents, Sarkozy enjambe les ministres et monte lui-même au front. Et il assume haut et fort sa nouvelle vision de chef de l’Etat.

Toutes proportions de style et d’énergie gardées, c’est à un schéma similaire qu’on risque d’assister dorénavant au Togo, du moins jusqu’à la présidentielle de 2010. Déjà dans notre dernière parution (Nouvelle Ere N°70 du 15 Novembre 2007), nous vous avions fait l’histoire de la fonction de premier ministre de Koffigoh en 1991 jusqu’à Agboyibo en 2007. Le constat est clair : le premier ministre actuellement se place tout juste au-dessus des ministres, comme cela est consacré dans la révision de la Constitution intervenue en décembre 2002. Le Chef de l’Etat nomme qui il veut, mais il concentre toutes les prérogatives du pouvoir exécutif entre ses propres mains.

Faure Gnassingbé risque d’user à merveille de ces pouvoirs durant le reste de son mandat présidentiel qui s’achève en avril 2010. En voici quelques unes des raisons.

            De son élection en avril 2005 jusqu’à présent, Faure n’a travaillé que sur le dossier brûlant de la réconciliation nationale. Car, comme il le disait dès 2005, le Togo pourrait mobiliser des ressources endogènes pour son développement une fois la confiance politique revenue dans le pays, et chacun pouvant s’investir à fond dans ses activités.

Lui n’a plus procédé comme feu son père qui mettait tout en œuvre pour séduire la communauté internationale et faire reprendre la coopération, éventuellement. Faure savait que dès que la confiance et la sérénité revenaient au Togo, la coopération tomberait d’elle-même comme un fruit mûr. C’est ce à quoi on assiste effectivement au lendemain des élections législatives réussies du 14 octobre 2007.

La page des législatives à peine tournée, avec les satisfactions, Faure peut rouvrir celle de son projet de société présidentiel de 2005, les fameux 20 plus. Entre autres, la construction du fleuve de l’espoir, cette grande autoroute qui relierait le Sud du Togo au Burkina, voire au-delà ; la construction de 10 grands Hôtels, d’une Maison de la culture dans chaque préfecture, d’une grande salle de spectacle théâtre à Lomé ; la modernisation et l’équipement des centres de santé, etc.

Bref, Faure sera un président en chantier, en prévision de l’élection présidentielle de 2010. Et s’il veut avoir certaines chances de l’emporter, Faure devrait écraser tout le monde dans son gouvernement, le premier ministre compris, et surtout si celui-ci est issu d’un parti autre que le RPT. Parce que justement Faure n’aurait pas intérêt à ce que son prochain premier ministre comptabilise à son profit les fruits des chantiers à venir, notamment les travaux à grand usage de main d’œuvre dans les villes.

Le prochain chef du gouvernement devrait savoir à quoi s’en tenir. Car même si Faure ne fait pas preuve d’autant de déploiement d’énergie que son homologue français Nicola Sarkozy, l’essentiel du gouvernement risque de s’installer à la présidence de la République. Afin que les fruits du dégel et de la reprise de la coopération profitent à Faure exclusivement. Cap sur 2010.

Sas 

Etat de dénuement et mauvais accueil dans nos centres hospitaliers :Accusés politiques et personnels soignants, levez-vous !

Il n’est nul besoin ici de faire un procès aux uns et aux autres, mais d’interpeller sérieusement les décideurs politiques et les personnels soignants sur des situations poignantes qu’on constate dans nos hôpitaux. Pour preuve, nous vous relatons cette triste expérience, un fait vrai.

Mardi 20 novembre, une dame respectable Mme Ak. E.D., dans la force de ses 50 ans, est subitement victime en direct d’une attaque d’hémiplégie. En quelques minutes, elle perd l’usage de tout le côté gauche de son corps. Avec beaucoup de peines, les témoins de cette attaque arrivent à arracher des lèvres de la pauvre dame le nom de son médecin traitant, le Dr. Ts….. Avec toute l’urgence qu’il sied à une telle situation, on hèle un taxi  et on transporte la patiente dans la clinique du DR. Ts…, en plein centre de la ville de Lomé. Aucun médecin n’est à la clinique, seulement quelques infirmières, ou aide soignants. Malgré qu’on leur explique qu’il s’agit d’une des patientes de leur cabinet, et qu’elles mêmes l’aient constaté, les infirmières ne se dérangent outre mesure pour joindre leur directeur et lui rendre compte de l’urgence.

Afin de sauver la patiente dont l’état s’aggravait au fur et à mesure que les minutes et les heures passaient, les amis de circonstance décident de la conduire au CHU Campus, là où est supposé être le meilleur traitement neurologique au Togo. On arrive dans cet hôpital, auprès d’un médecin de permanence, sûrement un étudiant, interne. L’accueil est distant, froid inhospitalier. Bien malgré lui, il s’approche de la malade, et cherche d’abord à savoir si les accompagnants sont en mesure de payer les ordonnances et autres nécessaires de premiers soins. Car même le simple thermomètre pour prendre la température de la malade est aux frais des parents. Ensuite, il pose quelques questions, puis dresse une première ordonnance, qu’il tend naturellement aux accompagnants.

Pendant ce temps, la malade se tord sur son brancard et essaie d’en descendre. On tend les oreilles à sa bouche, et difficilement on comprend qu’elle a un besoin pressant d’uriner. On rapporte cela à l’interne qui répond qu’elle ferait cela une fois dans la cabine qu’on lui affecterait. On monte en escargot vers les chambres. On arrive au médecin de l’étage ; celui-ci consulte le premier dossier établi en bas, et décide qu’on emmène la malade faire aussitôt un scanner à la clinique Saint Joseph. Quant au besoin d’uriner de la pauvre dame, il n’en est plus question. Bien évidemment que les frais de scanner, 50.000 francs, de même que le transport en ambulance, 7.000 sont à payer par les amis de la malade.

On redescend avec le brancard portant la malade, et on attend longtemps l’ambulance. La patience ne tient pas en place, tant l’urine presse. Vite, ses amis courent expliquer la situation au premier interne qui, de mauvaise grâce, prend un papier et dresse une nouvelle ordonnance de sonde pour évacuer l’urine. On va payer cela aussi. Mais la malade est dans le grand hall d’entrée de l’hôpital, et la question se pose de savoir qui et comment lui mettre la sonde en ces lieux.

Sur ces entrefaites arrivent les ambulanciers. Sourds au besoin de la femme et aux tentatives d’explications de ses accompagnants, ils la mettent sur un autre brancard, la montent dans l’ambulance et direction la clinique saint Joseph pour le scanner de la tête. Quant au besoin d’uriner, la malade le ferait une fois arrivée à la clinique.

En fin de journée d’hier, on a appris que la malade a été ramenée au CHU Campus après le scanner, et son état de santé était stationnaire, mais toujours très préoccupant.

Voila ce qui était arrivé le mardi à une dame, haut fonctionnaire de l’Etat, qui avait pu compter sur des amis et des collègues disponibles et serviables, et qui disposaient de moyens financiers. Qu’en aurait-il été  d’un pauvre individu sans moyens ?

Comme signifié en introduction, il n’est pas dans nos intentions de faire procès  hommes et femmes qui s’échinent pour nous remettre sur pied en cas de maladie. Mais au vu de ce qui est décrit ici, et qui est souvent beaucoup pire et fatal souvent ailleurs, on reconnaît aisément  que les personnels ont à faire plus dans l’accueil et les premiers soins à prodiguer aux malades qui leur sont amenés.

A l’endroit des décideurs politiques, la presse ne cesse de se plaindre de l’état de dénuement, voire d’abandon dans lequel se trouvent nos établissements hospitaliers. Tout s’y achète, avant qu’on touche aux malades, sinon, ils meurent là, dans l’indifférence des hommes et femmes qui passent à côté sans regarder. Si ce que nous décrivons ici se passe au CHU Campus à Lomé, qu’en serait-il dans un dispensaire d’une obscure et éloignée bourgade de notre pays ?

Heureusement que la coopération avec les parlementaires est en train de reprendre,, nous espérons que le gouvernement saura faire une bonne place au dossier des hôpitaux dans les sollicitations de ressources.

SAS

Au carrefour des rivalités, de la mauvaise gestion et des sanctions : La descente aux enfers du football togolais continue de plus belle

9 octobre 2005, sixième et dernière journée qualification couplée de Coupe d’Afrique des nations (Egypte 2006 et Coupe du monde (Allemagne 2006). Le Togo l’emportait vaillamment par 3 buts à 2 devant le Congo à Brazzaville, et venait de se qualifier haut la main à la fois pour la CAN et pour le mondial. La performance des Eperviers était d’autant plus grande qu’ils venaient de damner les pions au bec des Aigles maliens et surtout à la babine des Lions du Sénégal. Aucun qualificatif n’était trop grand pour qualifier l’exploit du petit Togo qui s’invitait à la cour des plus grands dieux du football mondial. Les plus optimistes n’hésitaient pas à prédire des avenirs des plus radieux pour le football, une façon, disaient-ils, de consoler les togolais des récurrentes difficultés et incompréhensions que leur faisaient sévir les hommes politiques.

Puis, patatras ! Comme au réveil d’un rêve trop beau pour être vrai, tout commença à s’écrouler. L’entraîneur nigérian Stephen Keshi qui avait réussi la qualification historique pour le mondial commença à faire l’objet de critiques acerbes. La sérénité au sein de l’équipe fit place à des procès d’intention, à de la médisance, à des conflits d’intérêts antagonistes. Première conséquence, les Eperviers entamèrent leur CAN 2006 sans la vedette adulée Emmanuel Adebayor Shéhi. L’équipe ne fut que l’ombre d’elle-même et logique triste, le Togo fut une fois encore éliminé au 1er tour d’une CAN, comme en 1972, 1984, 1998, 2000 et 2002.

De retour d’Egypte, le coach Keshy fut débarqué et remplacé par l’Allemand Otto Pfister, à moins de 3 mois de la coupe du monde. On crut naïvement que le génie germanique allait masquer les contradictions et incompréhensions au sein des Eperviers, mais que non ! Le Togo s’illustra à la face du monde entier comme la première nation sans âme, sans entraîneur et sans dirigeants au moment de disputer une phase finale de coupe du monde. Les visites du premier ministre de l’époque, Edem Kodjo, ou du président du Comité national olympique togolais, le Général Zoumaro Gnofame, n’y firent rien. Les joueurs menacèrent de ne pas jouer, tant que des primes faramineuses ne leur seraient pas payées d’avance. La Fédération internationale de football association (FIFA) dut intervenir, avant que le boycott du Togo qui se profilait à l’horizon ne fût évité de justesse. La FIFA s’engagea à payer aux joueurs 50 millions sur les 80 que la FTF leur avait promis. Logique ici aussi, le Togo quitta le Mondial dès le premier tour.

Avant même le retour du camp allemand de Wangen, tous les coups se dirigèrent contre le président de la Fédération togolais de football, le Lieutenant-colonel Rock Balakiyem Gnassingbé.  On glosa à loisir sur sa gestion financière opaque et autoritaire des hommes, son déficit de communication, ses improvisations préjudiciables pour l’éclosion du football. Bref, Rock était l’homme à abattre pour que  survît le foot au Togo. Quatre membres d’importance du bureau de la FTF (les vice présidents Winnie Dogbatsè et Théodore Amégnran, le secrétaire général Espoir Assogbavi et le trésorier Tino Adjété) se liguèrent contre Rock et démissionnèrent de façon retentissante.

 FIFA et la CAF s’y mêlèrent, qui dépêchèrent deux émissaires spéciaux au Togo (le Belge Jaan Peters et le Tunisien Slim Aloulou), avant de commettre le Gal Séyi Mèmène (1er vice-président de la CAF) d’organiser un congrès électif uniquement destiné à destituer démocratiquement Rock Gnassingbé. L’occasion était trop belle pour que des individus sortis de nulle part ne prétendissent se révéler le nouveau messie du football togolais. De Auguste Sagbo au sortant  Rock Gnassingbé, en passant par Agbeyome Kodjo ou le nouveau mécène Tata Adaglo Avlessi, ils furent nombreux, les candidats. Leur odorat était surtout aiguisé par le milliard de francs CFA que la Fifa allait octroyer à la FTT pour sa participation au mondial 2006 en Allemagne.

Le 9 janvier 2007, Tata Adaglo Avlessi fut élu président de la FTF. Par la magie du populisme et de la planche à billets. Tous les critiques les plus acerbes en matière de football étaient devenus subitement ou muets ou béats d’admiration pour Tata qui ne tarda pas à s’affubler du titre de noblesse « de Mass ». Le congrès électif a-t-il vendu le « voleur » Rock pour acheter le « sorcier » Tata ?

Si la presse avait reproché à Rock le fait qu’il ne parlait pas, elle fut à présent servie par Tata qui se découvrit une nouvelle passion : les conférence de presse agrémentées de déclarations improvisées, coloriées et à l’emporte-pièce. « Où est-ce que tout cela va nous mener? », se demandèrent ceux qui restèrent encore lucides. Tata engagea un conflit ouvert avec le défunt ministre des sports, Richard Attipoé, à propos du prochain sélectionneur des Eperviers. Il refusa le Français Patrice Neveu et s’en alla faire revenir Stephen Keshi, contre l’avis du ministre. Sur ce, les Eperviers engagèrent les qualificatifs pour la CAN 2008 au Ghana.

Puis arriva mars 2007, avec la phase finale de la CAN des cadets que le Togo abritait. Les cadets togolais remportèrent leur 1er match du tournoi contre les Sud-africains 2 buts à 0, avant de sombrer devant les Tunisiens 3 à 0. Malgré cette sévère défaite, on murmura que le Togo aurait tenté de corrompre l’arbitre gambien de cette rencontre. On pointa un doigt accusateur contre Tata (l’instigateur de la manœuvre) et l’arbitre Cessi Attivi (qui aurait servi d’intermédiaire). Le lendemain de la finale de ce tournoi que le Togo joua et perdit contre le Nigéria 0 but contre 1, et après le 2ème match qualificatif pour Ghana que les Eperviers seniors emportèrent face à la Sierra Leone par 3 à 0, Tata Avlessi prit la décision sans appel de suspendre jusqu’à nouvel avis 3 joueurs cadres de l’équipe (le capitaine Emmanuel Adebayor, le défenseur Nibombé Daré et l’attaquant Coubadja Kader). Leur tort aurait été de réclamer le reste de l’argent (30 millions) que la FTF leur devait pour le mondial 2006.

La suite, on la connaît. Avec le match qualificatif du 4 juin gagné 1 à 0 à Freetown, mais que le Togo a payé par 22 victimes carbonisées dans le crash d’hélicoptère de Lungi, dont on ne connaît pas encore (peut-être jamais) les vraies causes. Suivi deux semaines plus tard des humiliations sur le terrain de Cotonou au Bénin : (défaite de 1 but contre 4) et des officiels et supporters à La FTF ne porta aucune plainte, et la CAF ferma les yeux sut tant d’in humanisme des Béninois contre leurs « frères » du Togo. Toujours logique, l’équipe togolaise sans âme et sans motivation, se fit battre à Lomé par le Mali 0 but contre 2, en dernière journée qualificative de la CAN. Le Togo n’ira pas au Ghana 2008.

Entre temps, les Eperviers cadets sont revenus derniers de leur poule au mondial en Corée. Les Eperviers seniors sont revenus derniers du tournoi de l’intégration de l’UEMOA en octobre à Ouaga. Ils ne firent pas mieux au tournoi à quatre de la mi-novembre à Accra.

La cerise sur le gâteau pour tous ces dysfonctionnements au sein de notre football, c’est la sanction inimaginable de suspension à vie infligée par la FIFA contre Tata Avlessi, avec interdiction de regarder ne serait-ce qu’un match sur quelque stade du monde. Le reste de son bureau ne sut jamais s’entendre pour continuer la lutte. Ses vice présidents Gabriel Améyi et Essoyaba Boukpessi qui s’étaient plus jusque là à boycotter toutes les réunions, se révélèrent indignes d’assumer l’intérim. A leur lieu et place, le gouvernement fit mettre sur pied un comité provisoire de gestion de la FTF dirigé par le ministre Bernard Walla conséquemment. Qui  fait montre des mêmes incohérences et pilotages à vue. Et qui est attaqué de toutes parts.

Dans tout cela, personne ne pense aux joueurs, aux vrais amoureux du football et aux petites gens dont la plus grande raison de vivre est le football débarrassé de toutes les convoitises et intérêts.

Himmel

 
 

 
 
 
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