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11 Août 2006 |
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Incitation à l’excellence et médiation entre parties en
conflit :
Quand
la HAAC joue le bon rôle |
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Ceci est un constat. Puisqu’il n’y a pas
très longtemps, la Haute autorité de
l’audiovisuel et de la communication (HAAC)
n’avait pas une très bonne presse auprès
des organes de presse privés du Togo.
Ceux-ci se sont toujours plaints de
convocations expresses, de rappels à
l’ordre, de menaces, de suspensions,
voire de fermetures d’organes, notamment
de stations radios. Même l’élection à la
tête de cette institution de Philippe
Evégno, pourtant venu de la presse
privée, n’avait pas dissipé très tôt les
appréhensions. Pendant que la HAAC
affirmait défendre la liberté de la
presse mais en ne perdant pas de vue
l’éthique ainsi que la déontologie de la
profession et les lois de
la République Togolaise,
les médias, eux, ne voyaient en elle que
le gendarme répressif des pouvoirs
publics.
Cette guéguerre entre la HAAC
et les médias privés est en passe d’être
reléguée au passé.
La HAAC
est en effet est en train de jouer les
bons offices entre le confrère Le
Changement et le groupe PROGOSA dans le
différend judiciaire qui les oppose
depuis fin juin 2006. Plutôt que d’aller
en découdre devant la justice, les deux
parties sont sur la voie de convenir d’un
règlement à l’amiable, sur initiative de
la HAAC.
Mais déjà une semaine avant de jouer le
médiateur,
la HAAC
a eu une rencontre avec les journaux
écrits le vendredi
4 août 2006
à son siège à Agbalepedo, à la
satisfaction de tous. Et pourtant
l’institution présidée par Philippe
Evégno n’avait pas du tout été tendre
avec les journaux : fautes grossières de
forme, manquements inacceptables quant au
fond, entorses graves à la déontologie et
l’éthique journalistiques, etc.
Les critiques étaient sévères, mais elles
avaient été acceptées par tous les
directeurs de publications accompagnés de
leurs collaborateurs. La raison en était
que les observations relevées par
la HAAC
étaient vraies et impartiales. Chaque
organe s’est vu comme dans un miroir. Il
faut avouer que rares étaient les
directeurs de journaux qui avaient gardé
la tête haute sur les épaules.
Une vieille sagesse populaire nous
enseigne que l’essentiel n’est pas de
tomber, mais de rechercher les raisons de
la chute, et surtout d’éviter de tomber à
l’avenir.
La HAAC et les journaux écrits en ont
discuté longuement. Des formations et
autres séminaires de suivi ont été
évoqués. Unanimement, tout le monde a
convenu de s’appliquer plus, de
rechercher un maximum de
professionnalisme et goût à l’excellence.
Car le censeur le plus impitoyable va se
révéler être le lecteur qui ne tarderait
pas à reléguer aux oubliettes ceux des
journaux qui continuer à végéter dans
l’approximation, à ne se plaire que dans
le sensationnel ou le pittoresque et à
servir que des attaques sur fond de « bitos ».
Qui à l’avenir continuerait à se plaindre
d’une HAAC qui travaille ainsi à tirer la
presse togolaise vers le haut, et à faire
siennes les difficultés que viendraient à
connaître certains organes ? Nous à
Nouvelle Ere, nous espérons que la lune
de miel entre
la HAAC et les organes de presse dure le
plus longtemps possible. A la
satisfaction du bon monde de la presse
togolaise
La Rédaction |
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Défaillance aux feux tricolores à Lomé :
Attend-on une tragédie avant de réagir ? |
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La sagesse enseigne que lorsqu’on a un tout petit
patrimoine, on le conserve jalousement et on en use
judicieusement. Mais ce ne semble pas être le choix de
nos autorités en ce qui concerne les rues de notre
capitale.
Circulez sur le boulevard qui traverse Lomé d’est en
ouest et qui est son artère la plus fréquentée. Au
croisement de la rue de France au niveau de la pharmacie
du boulevard, vous assistez à une anarchie dans le
trafic routier. La raison en est que les feux tricolores
à ce carrefour ne marchent pas. Cette panne dure depuis
de nombreuses semaines déjà, ce qui crée de fâcheux
embouteillages aux heures pointe. Des fois, on voit
quelques policiers, de pauvres âmes en peine essayer un
tant soit de faire entendre raison et ordre aux
véhicules et autres motos. S’ils y parviennent tant bien
que mal, c’est au prix de quantités de volutes de gaz
d’échappement âcre et nauséabond avalé, sous le bruit
assourdissant des klaxons, écrasés par le soleil ou
mouillés par la pluie récurrente ces derniers temps. Les
mêmes scènes se déroulent au croisement de l’immeuble
FIATA, et un peu plus loin au carrefour de la voie pavée
au niveau de la station Total et à d’autres endroits de
Lomé.
Avec l’affluence que connaît la circulation à Lomé, et à
considérer le peu d’attention que les automobilistes et
motocyclistes, cyclistes et piétons accordent au code de
la route dans notre pays, c’est un vrai miracle qu’une
grande catastrophe ne se soit encore produite dans nos
rues. Mais rien ne nous prouve qu’elle ne survienne pas
un beau (ou plutôt vilain) jour. Les sapeurs pompiers
mettront un temps fou pour arriver (s’ils arrivent), et
ne pourront que constater les dégâts qu’on peut
légitimement craindre graves.
On peut s’étonner du silence observé par les autorités
compétentes sur ce phénomène : la municipalité de Lomé
et le tout nouveau ministère de la ville. On peut d’une
certaine façon comprendre qu’elles ne puissent pour le
moment agrandir les rues, ni même les entretenir
décemment. Mais de là à ce que même les quelques rares
feux tricolores ne soient pas réparés dans les meilleurs
délais, il y a de quoi s’interroger sur la volonté des
autorités à faire véritablement leurs les problèmes
quotidiens de la population.
On se serait donc attendu à ce que les syndicats de
conducteurs de taxis montent au créneau. Mais ici
également, c’est le silence total. Les responsables
syndicalistes ont une autre préoccupation autrement plus
urgente : livrer une guerre sans merci aux stations
pirates.
Pauvres de nous tous, usagers de la route !
SAS |
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